Présents à la réunion, approximativement en fonction de l'emplacement autour de la table
Jérôme,
moi,
Julien,
Théo,
Nicolas,
Guillaume,
Sébastien,
Alexandre,
Emmanuel,
et David (L).
Nous avons mangé des bacon-cheeseburgers, des blue-cheeseburgers, des magrets de canard,
des tartiflettes, des spaghetti bolognaise, des glasses et des tartes Tatin.
Nous avons bu de la Beamish Red, de la Stout, de la Blanche,
une bière vraisemblablement basque, dont le nom ressemble à Etorki,
d'autres bières, une margarita, un gin fizz, de l'Orangina et de l'eau.
Théo a apporté un extrait du script qu'il a écrit pour
son travail. Le script permet de lire des
données écrites dans le format TLV (type, longueur,
valeur). Il a été étonné de ne pas trouver sur CPAN
un module pour lire et écrire dans ce format. Il
a juste trouvé le module pour le protocole
OSCAR
qui contient accessoirement une fonction de lecture
de ce format. Et il s'est inspiré de cette fonction
pour son programme. Il a ainsi vu qu'il était très
simple de tronquer une chaîne de caractères sur la gauche
en enlevant les 4 premiers caractères. Il suffit
d'écrire :
substr($chaine,0,4) = "";
Remarque : pour ceux qui ne connaissent pas le format
TLV, voici comment est stockée la valeur "TLV" :
02 05 03 00 55 4C 56
où :
02 désigne le numéro de la variable, qui ne peut donc pas dépasser 255,
05 est la valeur conventionnelle pour désigner le format alphabétique,
03 est la longueur de la valeur,
00 est un marqueur imposé par le format,
55 4C 56 est la valeur demandée en ASCII.
Et Théo est obligé de lire 500 Go de données comme cela dans un fichier
plat. Il n'est pas prévu de lire ces informations dans une base de données.
Dans le listing qu'il m'a montré, Théo m'a fait remarquer qu'il
y avait de la coloration syntaxique : les mots-clés
sont en caractères gras. Je tolère une telle coloration syntaxique
sur un listing imprimé en noir et blanc. En revanche, je n'aime
pas du tout le coloriage syntaxique affiché à l'écran tel qu'il
est pratiqué habituellement : les commentaires en jaune sur
fond blanc, les chaînes de caractères en vert clair sur fond blanc
et les mots-clés en bleu ciel sur fond blanc. Surtout que c'est
la croix et la bannière pour utiliser des couleurs autres que les
couleurs par défaut.
Je n'utilise pas Perl directement pour mon travail, mais
je l'utilise en marge pour des tâches annexes. C'est ainsi que
récemment, j'ai écrit un programme utilisant
Parse::Yapp
pour décortiquer des fichiers sources et les régurgiter
au format HTML, chaque call et chaque goto
étant alors associé à une balise <a href=...>.
J'avais déjà écrit un programme
yacc
en 1994 pour analyser du SQL et, depuis que j'ai
appris Perl en 1998, je cherchais une occasion
de faire du Parse::YAPP.
David est sur le point de diffuser un nouveau module,
qui donnera les informations associées aux communes
(et peut-être aux autres collectivités locales) de France.
Le principal obstacle qui l'empêche d'avancer
est le nom à attribuer à ce module.
Peut-être Geo::fr
ou quelque chose approchant.
Bien entendu, ce n'est pas lui qui a saisi
toutes les données. Il les a générées à partir
d'un fichier fourni par un organisme gouvernemental.
Il a consulté attentivement les conditions d'utilisation
de ce fichier. Il y est précisé que l'utilisation
non commerciale de ce fichier est autorisée, à condition
que le programmeur s'engage à faire évoluer son programme
au fur et à mesure que le fichier évolue. Mais, se demandent
certains, comment ce fichier peut-il évoluer ?
Il évolue lorsque des communes changent de nom,
comme
Asnières
qui est devenue Asnières-sur-Seine, ou comme
Châlons-sur-Marne
qui est devenue Châlons-en-Champagne
(sauf que les dernières fois que j'y suis passé en train, la
gare portait de nouveau des panneaux « Châlons-sur-Marne »).
Quelqu'un a cité les départements qui changent de nom, mais
cela fait plusieurs décennies que cela n'est pas arrivé.
À part les
Côtes-du-Nord
qui se sont rebaptisées Côtes-d'Armor en 1990 cela n'est plus arrivé
depuis 1970.
Julien a parlé en termes élogieux de
PostFix.
Puis il a appris que lors de la réunion d'octobre,
il aurait pu parler avec Xavier, qui a traduit la
documentation de PostFix en français.
Guillaume nous a signalé une bande dessinée
à lire sur Internet,
Everybody Loves Eric Raymond.
Le titre fait référence à un feuilleton américain,
Everybody Loves Raymond
(digression). En revanche, les personnages sont des
célébrités du monde du logiciel libre et de
l'open source, à commencer par
Eric Raymond et sa moustache.
Dans une
bande récente,
il était question de Hans
Reiser, représenté avec une chemise complètement
maculée de sang et avec une bêche sur l'épaule.
Mais n'allez pas tirer des conclusions hâtives
sur les apparences. En fait, Reiser s'est écorché
en se rasant le matin puis il a décidé de faire
du jardinage.
Concernant le fait divers auquel
Reiser
est associé, Julien croit voir un élément à charge dans le fait
que la nouvelle version de
reiserfs
a abandonné les arbres équilibrés (B-trees) pour les
arbres dansants. J'avoue ne pas avoir compris le raisonnement de
Julien. Quant aux arbres dansants, Jérôme nous précise que ce sont des
arbres équilibrés avec une profondeur limitée.
Plusieurs participants ont évoqué l'utilisation
de LDAP, dans divers domaines qui dépassent la simple
gestion des droits d'accès des personnes aux machines.
Julien est dubitatif sur l'utilisation de LDAP.
Dans une vraie base de données, les différentes rangées
d'une table ont toutes la même description. Dans LDAP,
en revanche, il est possible d'ajouter des attributs
spécifiques à une entrée ou une autre. D'où la menace
d'un manque de cohérence dans les données traitées et
d'une complexité accrue dans les traitements.
Toujours à propos de LDAP, il a été question d'y ajouter
une authentification grâce à
Radius.
Julien fait remarquer qu'une authentification avec Diameter serait deux fois meilleure.
Quelqu'un raconte qu'il a travaillé en 2000 ou 2001 pour une
boîte qui recherchait un bon logiciel de calendrier partagé
ou de groupware.
Ces jours derniers, il a été de nouveau en contact avec
cette boîte et il s'est aperçu qu'ils sont toujours à la
recherche d'un bon logiciel de calendrier partagé.
Jérôme ne prétend pas avoir la réponse définitive à cette
quête, mais il nous signale deux anecdotes.
La première est que quelqu'un a mis en place un
système qui va fouiller dans tous les calendriers
Evolution
des personnes de son
service et qui alimente un serveur
ICal
avec le résultat. Même si la mise à jour n'est pas
immédiate, on obtient quelque chose qui s'approche
relativement bien du partage.
La seconde anecdote, c'est qu'il a constaté que
Outlook et Evolution savaient travailler de concert.
En effet, il a reçu une demande de rendez-vous sur
sa boîte Evolution, demande émise par quelqu'un qui
utilise Outlook. Il s'ensuit une discussion sur le
protocole IMAP,
censé permettre le traitement de
demandes de réunion. À moins que ce soit le
protocole MAPI,
made in Microsoft.
Il est bien connu que le type de logiciel le plus
répandu est la galerie de photos. En effet, chaque
programmeur amateur se doit d'apprendre PHP
et de réaliser son logiciel phpMyPhotoGallery,
ou bien phpMyGalleryPictures ou encore phpMyCameraGallery.
Qu'en est-il dans le domaine professionnel ?
Éh bien il semblerait que ce soient les logiciels
de réservation de salles. Mais c'est justifié :
chaque logiciel répond à des besoins différents. Par
exemple, alors que l'un d'entre eux prévoit d'afficher
tel élément en rouge, un autre logiciel de réservation
affichera le même élément en rose. Vous comprenez bien
que cela nécessite de tout redévelopper depuis A jusqu'à Z.
Pendant la réunion, Jérôme, muni de son PC portable,
a appelé BooK avec
Skype.
Il a trouvé qu'il y avait pas mal de latence
dans la transmission, vraisemblablement à cause du Wifi.
Moi, j'ai surtout remarqué que la qualité sonore
était mauvaise. Il est vrai que l'environnement
sonore de la Taverne ne se prête pas à une conversation
téléphonique, mais même dans un environnement plus calme,
je pense que j'aurais été gêné par la distortion sonore.
Heureusement, Skype possède également un mode
en saisie de texte et Julien en a profité pour
lancer un troll, mais BooK n'a pas réagi.
Il y a eu un certain nombre de « mots à la mode »
(buzzwords) prononcés lors de la réunion.
L'un de ceux apparus ces derniers temps dans la presse est
ITIL.
Ce concept est lié à la qualité des prestations en
informatique. À la différence des normes ISO-9000
qui définissent des procédures dont le but est théoriquement
d'assurer des prestations de qualité,
ITIL
définit plutôt un ensemble de bonnes pratiques.
ITIL prévoit même un processus d'amélioration
de la qualité, alors que les normes ISO-9000 favorisent une certaine
rigidité mentale (un participant a décrit ISO ainsi :
« Avec la norme ISO, si vous produisez de la m..., vous
produisez de la m... de façon calibrée. », voir également la
digression).
Ce n'est pas la seule dérive de la norme ISO, nous avons
déjà noté
que l'application bête et méchante d'une procédure
qualité peut permettre de faire couler un projet.
Julien demande s'il existe une bibliothèque permettant
de trier des noms de personnes en respectant les règles
valables en France. Par exemple, ces règles doivent mettre au
même rang une voyelle accentuée et la même voyelle sans
accent. Par exemple, François devrait être juste après
Francis, mais avant Frank, même si le code ISO du « ç »
est 231, alors que celui du « k » est 107.
Parmi les fabricants d'ordinateurs, il en est dont on parle
assez peu. C'est ainsi que Jérôme a appris à plusieurs personnes que
Fujitsu
fabriquait des unités centrales.
Ces machines sont très performantes, mais également
elles chauffent beaucoup. Au mois de novembre, ce n'est
pas un problème, mais c'en était un pendant l'été.
Avec la progression du matériel, on arrive à des tailles de base
de données impensables il y a quelques années. C'est ainsi que
l'on peut avoir une base de données de 600 Go.
Il a même été question de 1,5 To pour une grande
chaîne de supermarchés.
En fait, il ne s'agit pas tout-à-fait d'une base de données,
mais plutôt d'un info-centre. La différence entre les deux
est que l'info-centre sert à faire du data-mining :
beaucoup de requêtes en lecture, très peu de mises à jour
en fonctionnement permanent.
Il a été question des super-modems fournis par les opérateurs
Internet et dont le nom se termine par « ...box ».
En faisant un bête telnet sur l'appareil, puis
avec une commande du genre uname, vous pouvez constater
que ces boîtes fonctionnent assez souvent sous Linux.
Cela pose quelques problèmes juridiques. Il s'agit à coup sûr
d'un Linux légèrement modifié pour travailler dans un environnement
inhabituel. Donc, conformément à la
GPL,
le constructeur est tenu de mettre à disposition du public le code
source des programmes modifiés. Pour se dispenser de cette obligation,
les opérateurs Internet utilisent les termes « prêt de matériel à
l'abonné » ou bien « dépôt de matériel chez l'abonné »
de façon que l'abonné ne soit pas propriétaire de sa
xxxbox. Il arrivera peut-être un jour où ces pratiques
seront portées devant un tribunal et où le juge décidera de
requalifier ce prêt ou ce dépôt comme une vente et de requalifier le
« dépôt de garantie » ou la « caution » comme le
paiement de cette vente.
C'est à cause d'affaires comme celles-ci que la
FSF
a élaboré une GPL V3. La GPL V2 a été définie à l'époque
où les appareils électroniques avaient un firmware
qui devait tenir dans 8 Ko, voire 16 Ko à tout casser.
Il était illusoire d'y mettre un noyau Linux. Maintenant,
l'espace mémoire est beaucoup plus large, donc on peut y
caser un véritable système d'exploitation.
En attendant, il existe
un site
consacré aux infractions à la GPL. Ce site est
tenu à jour par un Allemand,
Harald Welte.
Il a été question également
d'OpenBSD
et de Theo de Raadt.
Compte tenu du caractère assez... difficile de cette
personne, tous les autres participants à OpenBSD se
sont fait confisquer leur bit de commit un jour
ou l'autre. D'autre part, sur la liste de courrier
pour OpenBSD, l'un des sujets qui revient le plus
souvent est celui des armes à feu. C'est là
que l'on apprend la différence entre l'AK-47
et l'AK-74 et je ne sais plus quel autre matériel
inventé par
M. Kalachnikov.
Et l'on s'étonne que Eric Raymond n'ait pas encore rejoint les rangs
des développeurs OpenBSD.
Avec la multiplication des
distributions Linux
adaptées pour
faire fonctionner tel ou tel logiciel, comme Oracle pour Linux,
Julien entrevoit le jour où chaque machine aura
une distribution avec un serveur de machines virtuelles,
plus une machine virtuelle avec un Linux-Oracle, une autre
pour faire fonctionner Apache, une autre encore
avec un autre noyau adapté à tel ou tel logiciel, et ainsi
de suite. Le tout étant bien sûr synchronisé avec rsync.
En complément à
Request Tracker,
il existe une application
RT Asset Manager
qui permet de gérer l'équipement et le matériel.
Sauf que une pièce d'équipement est gérée comme un
ticket pour RT, ce qui fait qu'il n'est pas possible
de lui appliquer un ticket en cas de panne ou autre
problème.
Julien a occasionné quelques instants d'incompréhension
en prononçant le sigle
SASL
(Simple Authentication Security Layer) comme s'il
s'agissait d'un acronyme. Le problème, c'est d'une part que tout le
monde à part Julien prononce : « essa-esselle »,
d'autre part que l'on peut confondre avec SAS qui est, comme Jérôme
nous le précise, un protocole qui combine le mode série avec le
SCSI
(prononcez au choix « essecé-essi » ou
« skeuzi »), l'avantage sur le vrai
SCSI
est que les connecteurs ont une dizaine de broches au lieu de 40 ou plus.
Encore un autre problème de prononciation. Lorsqu'il
est question de
cfengine,
Julien prononce cela
« céef en'jaïne », alors que les autres
participants lui ont dit plusieurs fois que cela
se prononce « céef en'jine », ainsi
que l'a expliqué David (L) à une occasion
précédente. Cela se passait avant l'arrivée
relativement tardive de David. Lorsque celui-ci
est arrivé, Julien a voulu le provoquer en lui
posant une question sur « céef en'jaïne »
mais David n'a pas mordu à l'hameçon et ce sont
les autres participants qui lui ont encore une
fois rappelé la prononciation correcte.
Nous avons évoqué la sortie récente du nouveau
Firefox,
avec notamment le
gateau
envoyé par l'équipe de
développemnt d'IE7 aux développeurs chez Mozilla.
Et le fait que les développeurs de Mozilla sont encore
tous vivants et en bonne santé. En fait, l'attitude des développeurs
de Microsoft vis-à-vis des développeurs de logiciel
libre n'a rien à voir avec l'attitude des
gens du marketing de Microsoft.
On cite de même le cas des développeurs du protocole
SMB.
Un jour, ils se sont aperçus que les documents
de définition de SMB n'étaient plus disponibles
(machine partie au rebut ? disque reformatté ?
cela n'a pas été précisé lors de la réunion).
Heureusement, ils ont pu se baser sur la documentation
libre d'accès de
Samba.
Je ne sais pas si l'on peut en dire autant de RTF.
Ce format a été développé sans aucun souci de cohérence,
sans se reposer sur une définition style grammaire
formelle BNF ou équivalent. Chaque fois qu'il fallait
ajouter un gadget, le programmeur concerné ajoutait
sa verrue dans un coin de l'interpréteur RTF.
Malgré quelques tentatives de logiciels libres
du genre rtf2ltx, on ne dispose d'aucune
description valable de RTF.
Intel choisit les
noms de ses processeurs en cherchant les fleuves et
les rivières sur la carte de la Californie.
C'est ainsi que le processeur
Pentium III
a été baptisé Coppermine
d'après une rivière qui passe près
d'une mine de cuivre et qui, de ce fait, s'appelle
Coppermine. Il existe également
une rivière
Centrino,
alors que Guillaume et
moi pensions que le nom avait été adopté pour faire
penser à de la mécanique quantique.
(Digression)
L'équipe où travaille Guillaume compte parmi ses membres un certain
Leslie Lamport.
Mais ne lui parlez pas de
LATEX,
cela ne l'intéresse pas du tout.
Lorsque Théo m'a parlé de son script pour les fichiers TLV,
il m'a montré comment il avait imprimé le
le tutoriel sur pack et unpack.
Il a fait cela vraiment bien : les pages sont formattées en A5 et
imprimées deux par deux sur une feuille A4, ou plutôt quatre par
quatre, car c'est du recto-verso. Puis Théo a assemblé ces pages et
les a agrafées au milieu pour en faire un livret. Cela a l'avantage de
permettre la lecture dans le métro, sans déranger le voisin lorsque
l'on tourne la page.
À propos de l'agrafage des pages, je révèle que j'ai
l'habitude d'agrafer les pages dans le coin supérieur
droit plutôt que dans le coin supérieur gauche comme
le font la plupart des gens. En effet, qu'il s'agisse
d'un source de programme ou d'un document en français,
il y a beaucoup plus de texte sur la gauche de la feuille
que sur la droite. En agrafant sur la droite, cela me
permet de soulever à moitié la première page pour lire
la seconde, alors que si l'agrafe se trouvait à gauche,
il faudrait que je soulève complètement la feuille pour
lire la suivante.
Nous avons évoqué le format italien des livres.
Alors qu'en informatique, il est question de portrait et
de paysage, dans l'édition on parle de format italien.
Est-ce que tous les livres édités en Italie sont
au format italien ? N'ayant jamais passé plus de quelques
heures d'affilée en Italie et n'ayant jamais mis les pieds
dans une librairie italienne, je ne suis pas en mesure de
répondre. Pour les livres d'art et les livres de photos
touristiques, le format italien prédomine. Mais Théo
me signale qu'il a déjà eu des livres de classe
dans ce format.
Cela me fait penser à quelque chose que l'on m'avait
raconté à une certaine époque, mais que je n'ai pas
vu personnellement. Pendant une année ou deux,
Apple
a diffusé des Macintosh avec des écrans
pivotants. L'écran était, comme pour tous les autres
systèmes, un écran en mode paysage.
Lorsqu'un utilisateur voulait faire
du traitement de texte, il pouvait faire pivoter
l'écran pour le mettre en mode portrait et afficher
ainsi une page complète de son document à l'écran.
Il n'y avait absolument pas besoin de faire redémarrer
la machine, ni d'actionner un quelconque interrupteur,
le simple fait de faire pivoter l'écran était intercepté
par le système d'exploitation qui adaptait en conséquence
les paramètres d'affichage, après, bien entendu, un effet
visuel genre fondu-enchaîné. Ce gadget n'a pas dû
rencontrer un succès important, car on n'en a plus entendu
parler et personne d'autre ne l'a proposé.
L'un des centres d'intérêt de Nicolas, c'est la science-fiction.
Il lui arrive donc de participer à des conventions de S-F.
Il y a même rencontré une fois
Kim Stanley Robinson,
l'auteur de
Mars la Rouge
(et des romans suivants, en bleu et en vert).
Nous avons évoqué les nouvelles consignes pour la sécurité
des transports aériens, obligeant à se limiter à des quantités
faibles de liquides et à tout stocker dans des sacs en plastique
transparent. Je signale que les passagers doivent faire très
attention aux vêtements qu'ils portent. Je cite une
anecdote
qui m'a marqué, puisqu'elle correspondait en lieu et en date à
YAPC::Europe.
Un jeune a voulu prendre l'avion à l'aéroport de Birmingham,
à destination des États-Unis. Il portait un T-shirt
à l'effigie du groupe
Guns'n Roses,
donc un T-shirt avec quelques roses et deux pistolets
croisés.
[ Enfin, presque, c'était un T-shirt pour un
groupe de patineurs,
inspiré du groupe Guns'n Roses. ]
Les agents de sécurité ont voulu lui
refuser l'accès à l'avion, parce que le dessin
de ces deux pistolets était un risque pour la sécurité.
Si vous prenez l'avion, choisissez un T-shirt
à l'effigie des Bisounours !
[ Dernière minute :
ça continue à Birmingham ! ]
Pour des déplacements de courte durée, jusqu'à 4 jours,
Jérôme estime que l'on peut se contenter d'emporter
un bagage à main et éviter ainsi l'attente pour récupérer
les bagages en soute. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait
pour YAPC::Birmingham.
J'avais même choisi de la lecture en fonction du volume
du livre. C'est ainsi que j'ai lu
Perl Debugger Pocket Reference
de préférence à un livre de taille normale.
Nicolas a évoqué les compétitions de
TREC
(non, pas du trek, comme j'ai cru comprendre, mais
« Techniques de Randonnée Équestre de Compétition »).
On connaît les compétitions de dressage,
qui sont basées sur des techniques de combat mises au point
au XVIIe ou XVIIIe siècle, comme
la caracole.
Les compétitions de TREC sont
également des compétitions de dressage, mais basées
sur des techniques plus pacifiques. L'une des épreuves
consiste à faire marcher son cheval sur un sentier
large seulement de quelques dizaines de centimètres,
sans poser le sabot à l'extérieur. Une autre épreuve
consiste à traverser une zone avec des branches basses ;
selon la difficulté du concours, ces branches se situent
à 30 centimètres, voire seulement 10 centimètres
au-dessus du garrot du cheval. Une autre épreuve, encore, consiste
à parcourir un itinéraire et à se présenter à divers points
de contrôle à un instant précis, ni trop en avance ni trop
en retard. Il existe enfin l'équivalent hippomobile de
la course d'orientation.
Lors d'une réunion précédente,
nous avons eu la démonstration d'une méthode pour arrêter de
fumer. Apparamment, cela n'a pas donné de résultat pour celui qui nous
a fait la démo, car il a grillé quelques cigarettes pendant la
réunion. En revanche, comme il nous l'a montré, l'écharpe qu'il
tricote a beaucoup progressé, il est presque prêt pour l'hiver.
J'ai eu l'occasion de voir un épisode de
Everybody Loves Raymond
lors d'un voyage aérien de longue durée, c'est pour cela que je connaissais
ce titre. À cette époque, je n'utilisais plus les écouteurs, sauf si
le film était réellement intéressant, plus intéressant que le livre
que j'emporte pour le trajet. Je n'ai donc pas suivi les
dialogues. Toujours est-il qu'en regardant quelques images
par-ci par-là, cette série m'a semblé quasiment identique à
Friends dont j'ai vu un épisode
dans les mêmes conditions ou à Maguy
dont j'ai dû voir un demi épisode, mais avec le son,
il y a une décennie ou deux.
Cela me rappelle la réflexion d'un copain qui, comme moi,
est wargameur et informaticien. Il était en train de lire
l'historique qui accompagne le jeu
Paths of Glory
sur la guerre 14-18. Dans cet historique, il était
dit que suite à la déclaration de guerre par la Russie
à l'Autriche-Hongrie, l'Allemagne avait déclaré la guerre
à la Russie. Mais comme l'État-Major général allemand
n'avait pas prévu de plan pour une guerre qui se serait
limitée au front russe, l'Allemagne avait déclaré la
guerre à la France, pour pouvoir appliquer le plan
mis au point de longue date pour mener la guerre sur les
deux fronts. La réflexion de mon copain fut :
La guerre 14-18 fut la première guerre ISO-9001. On définit
les procédures, on applique les procédures.
Apparamment, lorsque l'on consulte
l'entrée de Wikipedia,
il semblerait que ce ne soit pas Centrino qui soit une
rivière californienne, mais les sous-projets de ce
processeur.
D'autre part, Intel n'est pas le premier à utiliser
des noms de rivières pour ses produits. C'était déjà le
cas de deux fabricants de turbo-réacteurs,
Rolls-Royce
et Turboméca.
Celui-ci, basé dans les Pyrénées Atlantiques
utilise des noms de torrents et lieux-dits des Pyrénées :
Adour,
Astazou,
Artouste,
Piméné,
etc, tandis que celui-là utilise des noms de rivières britanniques :
Nene,
Trent,
Tay.
Dans Un Siècle d'aviation française,
(collection Docavia, éditions Larivière)
aux pages 142 et 144, l'auteur explique que les deux
constructeurs font le rapprochement entre les cours d'eau
et leurs turbomachines, qui transforme un flux d'air
en force propulsive. Mais alors, comment peut-on expliquer la métaphore
pour les processeurs Intel ?
La discussion ayant tourné trop vite à un autre sujet, j'énumère
ici d'autres auteurs conseillés par Nicolas et moi-même.
Tom HOLT ;
je n'ai pas réussi à accrocher mais d'autres peuvent le trouver à leur goût.
John Sladek,
avec Tik-Tok qui reprend le thème asimovien des robots pour lui tordre le cou.
Bob Ottum,
avec Pardon, vous n'avez pas vu ma planète ?
Larry Niven,
qui écrit en général de la S-F de type hard-science, mais qui ne
dédaigne pas de temps à un texte comique ; j'ai
déjà citéMan of Steel, Woman of Kleenex
disponible librement sur Internet.
Et je viens de relire un recueil de nouvelles, Temps,
sur le thème des paranormaux en Angleterre, qui seraient appelés
super-héros aux USA. Le niveau général des nouvelles
est plutôt faiblard. Heureusement, il y a deux ou trois nouvelles
potables et qui méritent d'être lues. Plus une, franchement hilarante,
qui relève le niveau du volume :
Pitbull Brittan
une nouvelle très thatcherienne, mais au second degré.
C'est écrit par un certain Jack Yeovil (1956--1989),
mais en consultant le web, j'ai trouvé que
Jack Yeovil
était un pseudonyme de
Kim Newman
né en 1959 et encore vivant
et que les livres publiés sous ce pseudonyme n'ont rien
à voir avec ceux que la notice de Temps
attribue à Jack Yeovil.