Le nombre de participants a été encore plus restreint que lors de la
réunion du mois de mai, toujours pour les mêmes raisons, les grèves
de transport. Au rez-de-chaussée également, l'affluence
des clients normaux était très en-dessous
du niveau habituel du mercredi.
moi,
Eric (le debianeur),
Philippe (BooK) avec sa nouvelle coiffure,
Stéphane,
D@vid,
Emmanuel,
Briac
et David (L).
Nous avons mangé des blue cheeseburgers, des hamburgers, des spaghetti carbonara,
des tartiflettes, des magrets de canard,
des salades, une coupe colonel et des tartes Tatin.
Nous avons bu de l'Irish Stout, de la Kriek, de la Furstenberg, sauf les
deux irréductibles habituels qui ont bu, le premier, « une 50 d'Orangina »
et l'autre deux (pas une) Margarita.
Le café et le calva étaient offerts par la maison.
Pour la conférence YAPC,
l'un des sujets du moment est la liste
des exposés, que Stéphane avait promise pour le début du mois de
juin. Il a lancé un vote sur la liste yegt et a essayé de faire
activer ce sujet. C'est pour cela qu'il a considérablement mâché le
travail des votants. Quelques personnes ont répondu, mais il laisse le
vote continuer un peu et ensuite il verra en comité restreint avec
Philippe pour la sélection définitive.
Une fois les exposés choisis, il faudra s'occuper des proceedings.
Cela demande une charge certaine pour la mise en forme.
J'évoque les proceedings de
l'an dernier
à Munich
et je signale que celui qui avait mis en page la présentation de Stéphane
pour son exposé sur TEXmacs avait laissé les indications
de Stéphane « j'aurai besoin pour l'exposé d'un portable avec... »
En fait, j'ai confondu avec le site web de YAPC::EU-2002. Les requêtes
de Stéphane figuraient dans la
page web,
pas dans le document imprimé.
Nous avons également parlé des événements hors conférence :
visites pour les Perl widows, le repas pour les
early arrivals et le speakers' dinner
qui aura vraisemblablement lieu au Maître Albert, juste après
une scéance de dédicace au
Monde en Tique.
En fin de soirée, le patron de la
Taverne République
est
venu nous rejoindre pour discuter de l'organisation des pauses
café du matin et du soir. Faut-il du sucré, du salé ou les deux à
chaque pause ? Est-il judicieux de laisser les participants
se constituer des tartines de pâté ? Les tartelettes ne
sont-elles pas un peu trop fragiles pour être mangées par des
personnes debout et risquant de se faire bousculer ?
Philippe a un peu parlé de l'épuration de la liste des inscrits.
Il a envoyé un message de relance à ceux qui ne s'étaient pas
connectés depuis leur inscription et a supprimé ceux dont l'adresse
électronique n'était pas valide. Il a également supprimé la plupart
des doublons.
Quelqu'un a demandé quelle base de données était utilisée pour
les inscriptions. Philippe a répondu :
« Postgres ».
« Non, PostgresQL ! » ont clamé
ceux qui,
un mois plus tôt,
avaient entendu David raconter ses démélés avec
Randal Schwartz
sur Perl Monks.
Une fonctionnalité qui a du succès, c'est la possibilité de fournir
sa photo à l'inscription. Compte tenu de l'aide apportée par
Fotango,
cette fonctionnalité n'est plus primordiale, car Fotango produira
chaque badge en deux exemplaires, le premier pour que chaque participant
l'épingle à sa chemise comme lors de toute bonne conférence, l'autre
pour faire un tableau mural donnant la liste des présents à la conférence.
De plus, une fois la conférence finie, les photos seront reprises pour
le site web.
En attendant, un certain nombre de participants ont déjà leur
portrait en ligne. Outre ceux qui ont fourni une photo complètement
hors de propos et dont nous avons
déjà discuté,
il y en a quelques-uns qui ont chargé une
caricature les représentant.
D'ailleurs,
D@vid
émet l'opinion qu'une caricature peut se révéler
meilleure qu'une photo, car elle accentue et met en valeur les
caractères distinctifs
de la personne. À noter que l'un des inscrits n'a pas compris
l'utilisation de la photo, car il a fourni la sienne dans un
document Word.
BooK nous montre la
page d'inscription
de Léon Brocard.
Cet Orange-loving Perl/Parrot eurohacker, comme
il se définit, a le droit à un traitement de faveur car sa page
d'inscription apparaît en orange, sa couleur préférée.
Philippe a apporté le dernier numéro de
Linux Magazine,
lequel
comporte une publicité pour YAPC::Europe. Il a également apporté
le dernier numéro de
Précision Mac,
qui reprend cette même publicité, quoique dans un format réduit.
Dans ce numéro de Linux Mag, il n'y a pas d'article
portant notre griffe. C'est dû au fait que nous espérions faire un
article sur les rapports entre
Perl
et XML,
mais que cet article n'était
pas prêt. Philippe a voulu soumettre un article en replacement, mais
il l'a transmis légèrement trop tard, la date limite était dépassée.
Le prochain article aura pour sujet la
documentation standard de Perl.
BooK demande des bonnes volontés pour le relire.
Pendant la soirée, Briac a gribouillé quelques ébauches pour le T-shirt
officiel de la conférence. D@vid a fait remarquer la facilité avec laquelle
Briac dessinait mais BooK a rétorqué que cette facilité était due
aux longues années d'expérience de Briac, sans lesquelles l'inspiration
ne lui serait pas venue aussi rapidement et sans lesquelles également
il aurait eu plus de difficulté à coucher ses idées sur le papier.
C'est ce soir qu'a eu lieu le tirage au sort des trois exemplaires
d'Amélia
fournis par O'Reilly France.
Il y en a effectivement
un dont la couverture est abîmée, avec des plis et une amorce de déchirure.
Sur un autre, c'est simplement la pellicule plastique qui est
fendue et sur le dernier, le seul défaut que j'ai constaté est
que le bord de la couverture est jauni, comme s'il avait été exposé
au soleil un peu trop longtemps.
Nous avons évoqué les personnalités « féminines » de la
communauté Perl, notamment
Elaine Ashton
et Abigail.
Personne ne
connaît le patronyme réel d'Abigail. Suite à une discussion sur
Dan Sugalski et son nom à consonance polonaise (ce qui n'est
pas étonnant, les ancêtres de Dan étant bel et bien polonais),
il semblerait que le véritable nom d'Abigail soit aussi un nom
polonais imprononçable. Toujours est-il qu'Abigail, un père
de famille normal dans la vie de tous les jours, laisse planer
le doute sur Internet et écrit comme s'il était une femme. À noter
également qu'il apparaît au générique de la
vidéo de YAPC::NA-2002
en tant que Abigail, as herself et qu'il est
cité dans
l'historique de Perl
à propos de la première
rencontre des deux « femmes » de Perl.
Elaine Ashton vit avec
Jarkko Hietaniemi.
Pour certains, ils sont mariés, les autres ne savent pas et auraient plutôt
pensé à un concubinage. Toujours est-il qu'elle habite en Finlande
et qu'elle a déclaré que si Bush avait l'idée d'envahir la Finlande,
elle se rangerait du côté des Finlandais. À noter qu'elle n'écrit
plus rien dans use.perl depuis
qu'elle a eu un différend avec
« Pudge » (Chris Nandor).
Si The Perl Review
a ralenti, voire interrompu sa parution, c'est parce que
brian d foy
est en Irak, sous l'uniforme d'un MP.
Comme la dernière fois,
David a évoqué le
spam.
Il a présenté les différentes vérifications qu'ils a mises en
place sur les machines dont il s'occupe. Je n'ai plus le détail
en tête, mais il s'agit essentiellement de contrôles sur l'adresse
de l'émetteur ou l'adresse de réponse, ou bien sur d'autres données
de l'en-tête du message. Il n'y a aucun contrôle sur le contenu
du message. Il faut effectuer les contrôles et les rejets le
plus tôt possible pour réduire l'utilisation de la connexion
Internet. Ainsi, il prend l'exemple de trois Russes, dont le site
reçoit 1 000 messages légitimes et 100 000 messages
de spam par jour. Dans ce cas, accepter les spams
pour ensuite les stocker dans une boîte-à-lettres poubelle n'est
pas une solution satisfaisante, il faut les rejeter avant qu'ils monopolisent
la connexion Internet.
Le contrôle sur le contenu présente un certain nombre de pièges.
Quelqu'un sur la liste
PostFix
avait indiqué une expression régulière
destinée à détecter les mots obscènes dans un texte. David a constaté
que cette expression régulière interceptait tous les mots contenant
tit (nichon), comme institute,
entity, etc, soit 145 mots
dans /usr/share/dict/words. Cela me rappelle quelques anecdotes
dans le forum sur les risques technologiques
où il était question de censurer la ville de
Scunthorpe
ou le comté de Middlesex.
Quelqu'un s'était même amusé à essayer de constituer
phrase la plus obscène possible. [ Voir l'annexe ]
La solution, comme nous l'indique BooK, c'est d'utiliser
l'assertion \b dans l'expression régulière. Cela lui rappelle
d'ailleurs un échange avec moi lorsqu'il avait rédigé son article sur
les unilignes et que je l'avais corrigé. Au cours de cet échange, il
avait cité un
exercice oulipiste
de Luc Etienne
qui avait construit des phrases anodines. Si l'on
« expurge » ces phrases anodines en supprimant les syllabes
correspondant à des mots grossiers ou obscènes, on obtient alors une
nouvelle phrase, intelligible elle aussi, et en plus, dans
certains cas, cette phrase a une signification grivoise.
Par exemple,
Le consul, content qu'on convie sa comptable au festin près des (z)
aubépines en fleurs.
Devient :
Le sultan s'attable, hautain, près des haies en fleurs.
Cela dit, même avec \b il peut se produire des problèmes.
David évoque le filtrage installé par IBM à l'occasion des Jeux Olympiques
(Atlanta ? Salt Lake City ?). Pour je ne sais quelles raison,
le verbe die (« mourir ») était catalogué comme
obscène ou grossier et les messages comportant ce verbe étaient supprimés.
Le problème, c'est qu'en allemand, die signifie « la »
ou « les ». Les messages envoyés par les Allemands ont donc été
supprimés sans discernement.
Une autre plaie de l'informatique, ce sont les virus. Il existe maintenant
des virus spammeurs ! Ce sont des virus qui ne cherchent pas à faire
de dégâts sur les machines hôtes, mais qui, de temps en temps, vont chercher
en douce sur une machine donnée s'il y a du travail à effectuer. Dans l'affirmative
et toujours en essayant de ne pas se faire remarquer, ils envoient des
messages de spam. Une variante en quelque sorte du
Distributed Denial Of Service.
Et pour lutter contre les virus, une idée qui court consiste à utiliser
des anti-virus
se transmettant
de façon virale.
David a eu vent également d'un système de cryptage de fichiers
qui se diffuserait également de façon virale lorsque l'on copie
un fichier crypté sur une disquette par exemple.
Comme le mois dernier,
David a évoqué les liens de
Google
avec la NSA.
Il nous a promis l'adresse de deux sites exposant cela, quand je
lui ai fait remarquer qu'il en avait déjà été question le mois dernier,
qu'il m'avait déjà communiqué ces URL et que je les avais insérés
dans le compte-rendu. Indépendamment de cela, David a signalé
qu'un phénomène curieux se produisait. Si l'on demande plusieurs fois
de suite la même requête, on obtient des résultats différents, un site
apparaissant en position 14, puis en position 10, puis en position 20, etc.
C'est dû au fait que, pour équilibrer la charge, les requêtes ne sont pas traitées
par la même machine et les différences machines ont des index qui ne sont pas
au même niveau de mise à jour.
Stéphane et David parlent du site NTK
(ou Need To Know). Les rédacteurs de ce site utilisent
un jargon qui leur est propre et que même David, pourtant
anglophone de naissance, ne comprend pas. L'intérêt des différentes
rubriques est variable. Stéphane ne se sent pas concerné par
la rubrique sur la télévision britannique. En revanche, il aime
beaucoup la rubrique
Sufficiently Advanced Technology: The Gathering,
qui présente à chaque fois des logiciels intéressants.
Quant à Goto Not Considered Harmful,
peut-être pouvons-nous envisager qu'il y soit question de YAPC::EU...
L'une des cibles récentes de NTK, c'est
Eric Raymond.
À la fin des années 90, c'était lui l'évangélisateur qui semait
la bonne parole du logiciel libre. Il a écrit quelques textes
à ce sujet, notamment
The Cathedral and the Bazaar.
Contrairement à ce que l'on pense généralement, ce texte n'oppose pas
le développement propriétaire au développement libre, mais deux méthodes
de développement du logiciel libre. Il y a la « cathédrale »,
avec un maître à penser qui a les accès en écriture sur le source
du logiciel et tout plein de disciples qui proposent des adaptations
mais sans pouvoir les imposer. Et il y a le « bazar »,
où tout le monde participe au développement sur un pied d'égalité.
ESR préconisait ce dernier modèle.
Or, comme on a pu le constater, la plupart des projets de logiciels
libres sont des cathédrales
(Perl,
Emacs,
etc). À la suite de ce premier
texte, ESR a écrit
Homesteading the Noosphere.
Ce texte est nettement influencé par le rève américain des colonisateurs
qui explorent the Frontier, qui s'installent là
où il n'y a personne et qui mettent en valeur leur domaine (« et
qui exterminent les Indiens qui étaient là auparavant »).
Cette vision très américaine du logiciel libre oublie que les Européens
(Allemands, Scandinaves) jouent un rôle important dans le développement
du logiciel libre.
Si ESR
est la cible de NTK,
c'est à cause de son rôle dans la
mise à jour du Jargon File. Jusqu'à présent, il était
le scribe neutre qui se contentait d'observer la culture geek
et de mettre ses observations par écrit. Depuis peu, il cherche plutôt
à infléchir la culture geek en fonction de ses désirs
et pour ce faire, il invente de nouveaux termes épousant ses vues :
anti-idiotarian,
gandhi-con, etc.
Les rédacteurs de NTK ont googlé ces termes et ils se sont
aperçu que seul ESR les utilisait. D'autre part,
comme le fait remarquer Stéphane, après avoir
mélangé armes à feu et bouddhisme
dans un même paragraphe (recherchez la chaîne buddhist), ESR mélange maintenant
dans un même mot et dans une même notion
Gandhi, l'apôtre de la non-violence avec la DEFCON,
c'est-à-dire le niveau d'implication des États-Unis dans une guerre.
De même, dans l'ancienne version du portrait-robot du geek,
celui-ci se plaçait plutôt à gauche en politique ; dans la nouvelle
version, il se retrouve à droite, tout simplement parce que c'est là
que se trouve ESR lui-même.
Deux petites précisions : Indira Gandhi et Rajiv
Gandhi ne sont pas la fille et le petit-fils du Mahatmah Gandhi, mais ceux
de l'autre artisan de l'indépendance indienne, Jawaharlâl
Nehru. D'autre part, la citation sur laquelle se base le terme gandhicon
d'ESR est :
Tout d'abord, ils t'ignorent. Ensuite, ils se moquent de toi. Puis ils
t'affrontent. Enfin tu les vainc.
Gandhi est connu pour une autre citation :
Journaliste : Monsieur Gandhi, que pensez-vous de la civilisation occidentale ?
Gandhi : Je pense que ce serait une bonne idée.
Parmi les récriminations
(rantings ou gruntles)
de Jamie Zawiski, David évoque
celle où il évoque les sites « vides de contenu »
(content-free).
Certains concepteurs de sites estiment que la qualité d'une page
web se mesure à la quantité de graphiques évolués, d'animations
Flash et de fonctions JavaScript. JWZ préfère mesurer l'intérêt
des sites à la qualité de leur contenu. En passant en revue tous les
sites qu'il a référencés dans son fichier bookmarks,
il a constaté que les sites qu'il préfère sont en général les sites
pour lesquels le design est simpliste, voire inexistant.
C'est d'ailleurs pour cela qu'il se contente de la
version 3.02 de Netscape.
Si la page demandée refuse de s'afficher, c'est qu'elle ne
contient rien d'intéressant.
On ne peut pas dire que les pages affichant les erreurs 404 comportent
beaucoup d'information. Pourtant, certains sites tiennent à en jeter plein
la vue en fournissant une page 404 avec des tas d'images dans tous les coins.
Briac évoque notamment la
page 404 de Disney.
Parmi les défauts qui affectent les
abonnés lambda d'AOL,
il y a leur propension à répondre me too. Du coup,
dans les forums et les newsgroups
les autres internautes ont adopté la construction :
<aol>me too</aol>
D'autres vont encore plus loin en écrivant AOL pour
signifier me too.
BooK évoque un gadget électronique qui intéressera les Mongueurs (sauf
les irréductibles) : un refroidisseur de bière. L'appareil comporte quelques
piles pour l'alimentation, un capteur de température et un circuit à effet
Peltier. Selon mes vagues souvenirs de physique, l'effet Peltier se produit
dans des fils électriques composés de deux métaux différents bien choisis.
Lorsque le fil est mis sous tension, la jonction entre les deux métaux
absorbe de la chaleur, contrairement à l'effet Joule qui en dissipe.
Mais ne m'en demandez pas plus sur le sujet. Pour en revenir au refroidisseur de
bière, Philippe nous précise que le capteur de température a un défaut :
il n'est pas prévu pour descendre en-dessous de 0 degré. De plus, un défaut
de conception fait que le capteur mesure la température du fil électrique, pas
celle de la bière.
Stéphane s'est abonné à la liste LL1 (Little Languages).
Y interviennent d'obscures personnes du nom de
Paul Graham
ou Guy Steele...
Mais il y a aussi notre
Dan Sugalski.
Parlant de Paul Graham, son projet actuel s'appelle
Arc
et c'est une implémentation de
Lisp.
BooK a apporté le livre sur les 25 ans d'Unix. Stéphane expose alors
à Eric l'historique d'Unix, avec l'origine chez DEC, les problèmes
pour se plier à la loi anti-trust, la diffusion dans les universités
et le développement des fonctions réseau par Bill Joy à Berkeley.
Il expose également comment Sun a été créé.
Un copain d'Eric travaille sur VMS (il ne savait pas si c'était MVS
ou VMS, mais la suite de la conversation semble montre que c'est VMS).
Selon ce copain, en voyant à quoi ressemble l'éditeur de VMS, on sait
d'où vient vi. Cela dit, VMS est sur le point de disparaître car
DEC a été racheté par Compaq. Ce dernier diffuse bien une version
OpenVMS de ce système, mais cela risque de ne pas durer.
Emmanuel a parlé d'UTF-8 comme s'il s'agissait
d'Unicode.
En fait, UTF-8 n'est qu'un encodage parmi tant d'autres.
Cet encodage est compatible avec l'ASCII à 7 bits :
chaque caractère de code 0 à 127 est codé sur un octet comme au bon vieux
temps. À partir de 128, il faut au moins deux octets, le premier ayant le bit
de poids fort à 1. Il existe d'autres encodages, comme UCS-4 pour lequel chaque
caractère est codé sur 4 octets, mais c'est toujours Unicode.
En se documentant sur Unicode, Stéphane s'est rendu compte que
l'Urdu, une langue indienne, utilise les caractères arabes.
Le gros du boulot, pour Unicode, c'est le groupe Chine-Japon-Corée.
La situation se complique par le fait que certains idéogrammes sont communs
à deux ou trois langages mais que pour des raisons politiques
les parties concernées refusent que ces idéogrammes soient assimilés
les uns aux autres par Unicode.
Unicode doit répertorier toutes les écritures de la Terre... et même
d'ailleurs. C'est ainsi que l'on a proposé d'inclure les
caractères klingons
ainsi que
les tengwar
et les cirth
de Tolkien. Il s'agit pour l'instant d'une
proposition,
ce n'est pas encore accepté officiellement.
En fait, cette dernière remarque ne faisait pas suite à la question
d'Emmanuel sur Unicode, mais à l'anecdote suivante. Si je me
souviens bien,
CNN a signalé
un asile de l'Oregon cherchait à recruter quelqu'un
parlant le klingon.
Le démenti
est arrivé quelques jours plus tard.
L'information était erronée, il s'agissait de l'amplification
et de la déformation d'une autre information. Un gratte-papier était
chargé de concevoir un formulaire de demande de renseignements personnels.
Ce formulaire comportait entre autres une liste de langues et, pour
s'amuser, le gratte-papier y a inséré le klingon. C'est tout.
À noter qu'il existe également un langage de programmation klingon :
le Var'Aq.
J'ai récupéré une revue informatique datant de juin 2001. Cette
revue comporte entre autres une publicité pour un anti-virus, avec
une photo remarquable. Au premier plan, figurent deux pompiers new-yorkais
de dos, reconnaissables à leur casque particulier. Au dernier plan, on voit
les deux tours du World Trade Center et l'une d'elle est
amochée, il en manque une portion notable. Briac évoque l'épisode pilote de la série
The Lone Gunmen.
Dans cet épisode, un méchant détournait un avion et le dirigeait vers
les tours jumelles. Mais au dernier moment, le héros arrivait à faire
dévier l'avion et à éviter la catastrophe. Il a également vu l'extrait
supprimé de Spiderman où l'on voit les deux tours se
réfléchir dans l'oeil de Spiderman.
Stéphane reparle de l'affaire du Pentagone le 11 septembre 2001.
Il est beaucoup plus hésitant que précédemment. Chez les
partisans de la thèse du missile,
il y a l'argument du kérosène : les photos
prises après l'accident ne montrent pas de traces d'un incendie
causé par le carburant présent dans les réservoirs de l'avion
au moment de l'écrasement. Chez les
partisans de la thèse de l'avion,
il y a le fait que l'avion existait bel et bien,
qu'il a réellement décollé et que si ce n'est pas cet avion qui
s'est écrasé sur le Pentagone, il a dû atterrir ou s'écraser ailleurs.
Je suggère le triangle des Bermudes mais on ne me croit pas.
Un sujet qui a tenu une bonne partie de la soirée a été la manipulation
psychologique et les
escroqueries.
Stéphane évoque à ce sujet
Mamet
et trois de ses films,
Homicide,
House of Games
et la Prisonnière espagnole.
Le premier a pour sujet l'enquête d'un policier sur un meurtre.
La victime est un juif appartenant à une communauté plutôt
paranoïaque, qui voit de l'anti-sémitisme partout. Le film raconte
comment le policier en vient à raisonner comme les habitants
du quartier et à considérer que le mobile du crime est l'anti-sémitisme,
alors que c'était tout simplement un crime crapuleux par un loubard
qui a pris pour victime la première personne qu'il a rencontrée.
Le deuxième
relate la rencontre entre un escroc et une psychiatre.
Cette dernière, en tant que psychiatre, est intéressée par l'activité de l'escroc
et elle le suit pour étudier comment il s'y prend pour manipuler
ses victimes et elle assiste à une escalade dans les escroqueries... jusqu'à
l'escroquerie finale qui couronne le tout. Le deuxième film comporte également
une progression dans les escroqueries présentées. David (ou D@vid ?)
confirme ce point : il est impossible d'ordonner directement à quelqu'un d'effectuer
une action contraire à ses idées. En revanche, il est possible de lui
faire faire des actions qui s'éloignent de plus en plus de ses
principes et d'arriver à une action à l'opposé de ses idées.
Lors de ses études, Emmanuel a eu un cours ayant pour thème la
manipulation psychologique. Dans ce cadre, ses camarades et lui
avaient eu droit à la projection de
Douze Hommes en colère.
Le professeur avait évoqué la Prisonnière espagnole mais
Emmanuel n'a pas eu l'occasion de le voir.
Pour en revenir aux escroqueries, il y a celle de la cyber-officine
de conseils boursiers. Le soi-disant expert commence par collecter
1 024 adresses. Ensuite, il envoie à 512 d'entre eux un
conseil gratuit du genre : « La semaine prochaine, l'action
General Motors va monter. » Aux 512 autres, il envoie le conseil
gratuit : « La semaine prochaine, l'action
General Motors va descendre. » Après le délai indiqué, il purge
son carnet d'adresses en enlevant ceux à qui il a donné le mauvais conseil.
Il sépare alors les adresses restantes en deux parties. Aux 256 premiers
il envoie un deuxième conseil gratuit : « L'action Boeing va monter. »
et aux 256 autres il envoie l'inverse. Quelques itérations plus tard, les
4 ou 8 « heureux élus » sont prêts à croire n'importe quoi
venant de ce soi-disant expert.
Et nous avons eu droit deux fois à cette anecdote. La première fois, c'est
David qui nous l'a racontée alors que D@vid venait de partir aux toilettes, la deuxième
fois, c'est D@vid qui nous l'a racontée alors qu'il revenait des toilettes.
Avec une légère différence entre les deux : alors que David utilise
des nombres ronds (1024, 128), D@vid préfère utiliser 1000 et 125, quitte
à avoir un problème dans ses dichotomies.
Stéphane a trouvé un
site web
qui génère automatiquement
du Chomsky. David le connaissait déjà, il paraît même que c'est le
plus ancien programme CGI en existence. Je signale que l'idée n'est
pas nouvelle, car Mozart parlait déjà de générer des fugues mécaniquement
et automatiquement. Attention, ne pas confondre avec
die Kunst der Fugue, de J-S Bach, où le compositeur
fait preuve de créativité.
L'un des
Perl Mongers de Londres
souhaite faire bande
à part à l'occasion de YAPC::EU-2003. Il ne souhaite pas avoir plusieurs
soirées arrosées. Nous parlons des problèmes d'alcoolisme :
en Angleterre, les jeunes n'attendent qu'une chose : atteindre
l'âge de 18 ans, ce qui permet d'aller dans un pub le samedi soir
et de prendre une cuite. Heureusement, les pubs sont suffisamment proches
des habitations, ce qui fait qu'il est inutile d'y aller en voiture.
En France, l'alcoolisme possède un autre visage. Il y a ceux
qui carburent au vin rouge dès huit heures du matin, il y a les bébés
à qui l'on donne du calva dans le biberon car c'est un bon somnifère
et que l'on doit traiter à l'âge de trois ans à cause d'une cirrhose.
BooK nous évoque l'Après-Midi d'un magnétophone,
de Luc Etienne. Cet ouvrage comporte des
palindromes
phonétiques, comme
Jeanne en luge.
Pour les esprits chagrins qui ne comprennent pas, il suffit de compléter ainsi
Jeanne en luge et Jules en nage.
Si l'on enregistre une de ces phrases sur un magnétophone et que l'on fait
passer la bande à l'envers, on doit obtenir la même phrase. Toutefois,
si les sons (consonnes et voyelles) sont correctement restitués, il
existe une modulation en intensité pour chaque son (l'« attaque
phonétique » ?)
et la manipulation sur le magnétophone provoque une modulation
à rebours.
David a déjà vu une expérience similaire à la télévision, dans l'émission
des Nuls. Ils commençaient leur sketch en parlant à l'envers et en marchant
en moonwalk. À un moment, l'un des nuls laisse tomber une
tartine de pain et s'exclame : « Ah, m... ! » en parlant
normalement. Les autres interviennent alors en parole normale pour interrompre
le tournage du sketch. En régie, le réalisateur rembobine alors la
bande de magnétoscope, quoiqu'à vitesse normale, et l'on assiste alors
au sketch avec des dialogues normaux et des gestes normaux.
La médaille Fields,
l'équivalent pour les mathématiques du prix Nobel, est décernée tous
les 4 ans à 4 lauréats ou moins.
L'un des derniers récipiendaires
de la médaille est un Français qui tient à rédiger
toutes ses publications en français, même si du coup cela restreint
son audience. Dans un même ordre d'idées, on observe que la qualité
des communications mathématiques venant d'auteurs français a tendance
à être meilleure que pour les auteurs, par exemple,
germanophones. C'est dû au fait que les Allemands rédigent directement
en anglais, alors que les Français rédigent dans leur langue
maternelle et, seulement ensuite, traduisent leur article.
Après nous avoir cité le Dr. Seuss le
mois dernier,
Stéphane nous signale ce mois-ci qu'il a conseillé à Sniper de réviser
l'anglais avec les chansons du
Dr. Seuss...
« puisqu'il écrit pour des enfants ! »
Lorsque je lis l'archive du forum sur les risques technologique, je
conserve dans un coin la liste des articles qui m'intéressent,
classés par thème. Je vous ai déjà donné
les liens concernant l'heure d'été.
Voici les liens ayant pour sujet la censure.