Présents à la réunion, en fonction de la disposition autour de la table.
Richard,
Emmanuel,
moi,
Laurent (B),
Stéphane,
Théo,
Jorge,
Guillaume,
Olivier,
et Jérôme.
Nous avons mangé de la salade de lardons, un autre type de salade,
des boudins antillais, une bavette,
une andouillette, des rognons, de la saucisse dite « au couteau »
(pour souligner le fait que la viande n'est pas hachée au hachoir
mécanique) et des foies de veau. Je suis parti avant que les
quelques participants restants commandent leur dessert.
Nous avons bu de la Leffe, du Coca-Cola, du rhum et un Cognac.
Il n'y avait plus de limonade pour faire un panaché ni de vodka.
En fait, nous n'avons pas parlé de Perl, mais de sujets
connexes, comme les conférences à venir. C'est ainsi
que Laurent nous apprend que la structure destinée
à organiser OSDC en France est créée et qu'elle a tenu
une réunion en ligne la veille au soir.
Un peu plus proche, il y a
Solutions Linux
de 2009. La période a changé. Ce ne sera plus à cheval
sur janvier et février, mais deux mois plus tard.
En plus, le CNIT est en chantier pendant la quasi-totalité
de 2009, donc le salon aura lieu à la Porte de Versailles.
Emmanuel, responsable du village associatif, nous enjoint à y tenir
un stand, car il y a déjà Python, Ruby et même PHP.
À noter qu'en plus de l'organisation du village associatif,
Emmanuel assurera une conférence pour représenter son
employeur.
Il est rapidement question des formalités pour l'association
Les Mongueurs de Perl.
Je confirme que j'ai déposé les documents au mois de juin,
suite à
l'AGE du 30 mai 2008.
La personne de la Préfecture de Police m'avait dit
que l'annonce paraîtrait au
Journal Officiel.
Et elle est parue.
Cette personne m'a dit aussi
je recevrais la facture pour le prix de cette parution
mais je n'ai encore rien reçu.
Éric fait remarquer que lorsque les internautes français ont
pu acheter des noms de domaine avec le TLD belge .be,
certains en ont profité pour acheter des domaines basés
sur des jeux de mots. Par exemple, Nicolas Chuche a acheté
barna et lui-même a acheté exacer.
Récemment, ce sont les domaines espagnols en .es
qui sont disponibles en France. Mais il n'y a pas eu le même
engouement pour des jeux de mots en .es.
[ Signalons à ce propos que BooK a acheté le domaine suisse
ismybit et qu'à Copenhague, il a vendu aux enchères un
nom de sous-domaine. C'est
Liz Mattijsen
qui a acheté le nom wendy.ismybit.ch.
Ultérieurement, en dehors de la vente de solidarité,
Wendy van Dijk
a acheté liz.ismybit.ch. Les deux sites
ne sont pas encore en ligne.
]
Stéphane demande quelle est l'évolution du nombre
de participants à nos réunions mensuelles. Puis
il nous parle d'un outil diffusé par
Adobe,
qui permet de suivre l'évolution d'un site web
au fil du temps. Cet outil permettrait par exemple
de tracer le graphe de la température si le site
que vous suivez donne la météo, ou bien l'évolution
du CAC40 ou du NASDAQ. Nous nous posons beaucoup de questions
sur le fonctionnement de cet outil. Faut-il archiver
sur sa machine personnelle l'historique du site
suivi ou bien l'archivage est-il assuré par un service
extérieur ? Puis la question un peu plus fondamentale :
étant donné que Stéphane a eu connaissance de ce
site par une
vidéo de présentation,
peut-on prêter foi à une démo commerciale ?
Il est question d'une bibliothèque
PHP
pour insérer des graphiques dans une page web.
En fait, cette bibliothèque génère du
Flash.
Il est question de
Jacques Attali,
connu pour les
accusations de plagiat
dont il a été l'objet.
Lors de la réunion, il a été dit que son
blog
était entièrement en Flash,
pour éviter le copier-coller, mais il semblerait
que ce ne soit pas le cas. [ Ou peut-être s'agit-il
d'un autre site que je n'ai pas pu retrouver. ]
Stéphane se demande pourquoi, à la faveur de ces discussions
sur Adobe et Flash, il pense à
Queen.
C'est tout simple, c'est parce que Queen a écrit la
bande originale
du film Flash Gordon
et notamment le
thème principal.
Il est question épisode des
Simpsons,
avec un
épisode disponible sur la toile
qui est une satire
d'Apple.
Dans cet épisode, on y voir entre autres
un certain « Steve Mobs », l'un des
fondateurs de « Mapple ».
Lisa, la soeur de Bart, souhaite avoir des écouteurs
factices pour avoir l'air de posséder un
iPod ou plutôt miPod. Et effectivement, elle peut en acheter à la boutique
Mapple, cela s'appelle « Phone-i »
(jeu de mot avec phoney, signifiant
justement « factice » ou « bidon »).
Et il y a une allusion à la
publicité de 1984,
déjà évoquée par Éric.
Il est question de la méthode
GTD,
ou Getting Things Done,
qui s'applique à toutes les personnes qui
travaillent dans un environnement où
le travail consiste à mener plusieurs tâches
de front et où les interruptions telles que
les coups de téléphone sont fréquentes.
Il existe un site,
Life Hacker,
qui rassemble les témoignages sur cette méthode
et qui répertorie les outils utiles pour cette
méthode.
Éric est arrivé plus tôt qu'à son habitude à la
réunion. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus
de problème d'exploitation sur le site où
il travaille, cela signifie que ces problèmes
étaient résolus. Mais il y a des problèmes,
tels qu'une salle machine qui se prend pour
une guirlande de Noël : un coup elle fonctionne,
puis elle ne fonctionne plus, puis elle se remet
à fonctionner, et ainsi de suite. C'était déjà arrivé
l'an dernier à la même époque.
Lorsque les machines dont il s'occupe acceptent
de fonctionner, Éric suit leurs performances
en faisant des statistiques sur la charge CPU.
Et il affiche ces statistiques de façon synthétique
en faisant des diagrammes en
ASCII art.
D'où l'étonnement des managers qui voient ces
diagrammes et un gain de réputation d'Éric.
Il y a peu de temps, Éric a été convoqué à une
réunion à laquelle participaient trois managers
et trois personnes de profil technique. Or la
réunion n'avait rien de technique. Les trois
techniciens étaient là simplement au cas où
un manager aurait voulu avoir des informations
sur l'aspect technique d'une des questions abordées.
Donc, pendant tout le temps de la réunion,
Éric a pratiqué
l'origami.
À la fin de la réunion, au cours de laquelle
aucun sujet technique n'a été abordé,
il a demandé quelle avait été la valeur ajoutée
de ses deux collègues et de lui-même.
Éric évoque un installeur Linux très léger,
qui occupe peu de place en mémoire.
Il ne se souvient plus du nom, mais c'est le
nom d'un tout petit serpent. Ce nom a été adopté
pour faire le pendant avec l'installeur de
Red Hat,
Anaconda.
Certains collègues d'Éric ne comprennent pas
l'astuce.
Pour ceux qui ont plusieurs machines sur leur
bureau, il existe un utilitaire qui permet
d'utiliser plusieurs ordinateurs à partir
d'un seul, donc en utilisant un seul clavier
et une seule souris. Cet utilitaire s'appelle
Synergy.
Stéphane évoque des documentaires sur
une civilisation au nord de l'Inde,
que nous appelerons civilisation tibétaine
même si ce n'est pas sur le territoire
du Tibet. Cette civilisation n'a pas toutes
les commodités de la nôtre, comme l'électrité
omniprésente et pourtant, culturellement
il n'ont rien à envier à notre civilisation.
Par exemple, à un moment le reportage montre
des moines novices âgés de huit ans environ
qui dissertent d'un sujet métaphysique,
du genre « les arbres ont-ils une âme ? ».
Le jour même, Stéphane a été témoin d'un accident à la
station Saint-Michel.
Une passagère n'a
pas fait attention à l'intervalle entre le quai
et le wagon et elle est tombée sur la voie.
En général, lors d'un tel accident, la victime
plonge seulement la jambe dans l'intervalle entre
le quai et la rame, mais dans le cas présent,
la personne est tombée complètement, les deux
jambes et tout le reste du corps. Heureusement,
plusieurs passagers, dont Stéphane, ont tiré le
signal d'alarme et la victime a pu être repêchée
sans grand dommage.
Quelqu'un dit que la plus grande hantise des
conducteurs de transport en commun concerne
les tentatives de suicide des personnes qui
se jettent sur la voie devant le train, le métro,
voire le bus. Nous nous demandons si, au bout
du troisième accident, le conducteur pourrait adopter
une attitude cynique et peindre des silhouettes
sur la portière du poste de conduite...
Une autre cause d'accidents dans le métro concerne
les personnes qui posent leur sac ou leur valise
sur le quai et qui se penchent en avant pour le
ramasser au moment où le métro arrive. Dans certains
cas, à cause de leur attitude inclinée, leur tête
se trouve sur le chemin de la rame qui arrive.
Lors de l'accident de la station Saint-Michel, Stéphane
a remarqué que les
pompiers
étaient arrivés au bout de cinq
minutes. C'est le principe adopté pour les services
d'urgence en France : arriver sur les lieux
de l'accident le plus vite possible, en moins
de cinq minutes et traiter le blessé sur place
pour stabiliser son état avant de l'évacuer.
À l'inverse, aux États-Unis, les services d'urgence
évacuent le blessé immédiatement, quel que soit
son état. Les deux démarches ont leurs avantages
et leurs inconvénients. Par exemple, il a été dit
que lors de l'accident de
Diana Spencer
(« Qui ça ? » ont dit certains),
la méthode américaine aurait été plus efficace que
la méthode française.
Toujours au sujet des interventions d'urgence, Jorge nous
signale qu'il existe un système de mots-clés
pour faire intervenir le
SAMU.
Par exemple, une
crise d'asthme en pleine nuit est beaucoup plus grave
qu'une crise dans la journée et cela déclenchera
l'intervention du SAMU. Ou alors, une chute dans
une salle de bains la déclenchera également, car
il est quasiment certain que la victime s'est heurtée lors de la chute
à des obstacles tels que la baignoire ou le lavabo, ce qui
se produit beaucoup moins souvent lors des chutes
dans les autres pièces d'un appartement.
Comme la plupart des participants ont la trentaine
ou la quarantaine, nous sommes confrontés au fossé
des générations avec nos collègues plus jeunes.
Ainsi, Laurent et Éric peuvent s'amuser à
reprendre des citations de
la Cité de la Peur
dans leur conversation et nous comprenons,
tandis que les plus jeunes ne saisiront pas
l'allusion. De même, Éric introduit dans la
conversation les paroles d'une chanson de
Claude François
et nous reconnaissons tout de suite la chanson,
ce qui restera un mystère pour un jeune d'à peine
plus de vingt ans. Lorsqu'à mon travail, j'ai
lancé une plaisanterie où il était question de
bromure,
deux collègues qui ont la trentaine
bien avancée ont compris tout de suite, tandis que
les plus jeunes n'ont pas saisi. Et si les plus jeunes
ont connu la série
X-Files,
elle n'a pas pour eux la même image que pour nous.
Pour nous, c'était une série télévisée distrayante
à base de phénomènes paranormaux, tandis que pour
eux, qui l'ont vue à 7 ou 8 ans, cela avait la
même portée qu'un film d'horreur.
Cette nouvelle génération est appelée parfois les
digital natives,
c'est-à-dire
ceux qui ont toujours connu les ordinateurs.
Cela ne veut pas dire qu'ils savent mieux
se débrouiller que nous. Par exemple, compte tenu
des progrès dans les utilitaires de configuration
des machines, en général il suffit de brancher
un ordinateur au réseau pour qu'il puisse y accéder.
Alors que nous, les plus anciens, nous avons connu
l'époque où il fallait renseigner l'adresse de la
passerelle, le masque de sous-réseau et ainsi de suite.
Du coup, nous savons ce qu'est une
adresse IP,
alors que
les plus jeunes l'ignorent.
Jorge nous évoque la difficulté pour un étranger
d'apprendre la langue française, notamment les
expressions consacrées. Celle qui l'a le plus
intrigué, c'est
« Le fond de l'air est frais. »
Bien que cette expression soit
composée de mots simples et compréhensibles,
il a eu du mal à en comprendre le sens.
À noter que certains ont enchaîné avec
« Le fond de l'eau aussi. »,
référence à une histoire drôle qui fait
intervenir un blanc et un noir en train
d'uriner. Dans mon cas, il s'agissait de
deux personnes quelconques. Pour Stéphane,
cette histoire drôle faisait intervenir
Giscard d'Estaing et Bokassa.
Le problème de la langue ne se pose pas
forcément pour les étrangers s'établissant
en France. Laurent évoque le cas d'un Néerlandais
qui s'est installé à Grenoble il y a onze ans
et qui y a vécu depuis, à part un interlude
de deux ans en Sardaigne. Comme ce Néerlandais
travaille dans une entreprise multinationale
où l'anglais est la langue principale et
comme c'est sa femme, une étrangère d'une autre
nationalité mais qui connaît le français,
qui s'occupe de la vie courante, courses dans
les magasins, formalités administratives, etc.,
ce Néerlandais n'a pas eu besoin d'apprendre
le français. Il s'y est quand même mis, mais
depuis un an seulement.
Les États-Unis n'ont pas de langue officielle.
Stéphane nous apprend par exemple que lorsqu'il a passé
son permis de conduire aux États-Unis, il pouvait
choisir entre plusieurs langues, dont le chinois.
Puis il nous explique que la CIA a deux langues
officielles, l'anglais et le français, sans doute
parce que le français est la langue diplomatique
officielle.
Ce que Stéphane a oublié de nous dire, c'est
que la CIA en question n'est pas la
Central Intelligence Agency.
C'est, comme l'explique
l'article
que Stéphane a lu, le
Conseil International des Archives.
Jorge évoque l'image que les Français ont
des Brésiliens et il compare les magasins
brésiliens qui existent à Paris. Pour nous, le Brésil est
le pays de la
Samba.
Donc, dans un magasin
brésilien tenu par des Français, il y a
systématiquement un fond musical qui diffuse
de la Samba. Tandis que dans les magasins
brésiliens tenus par des Brésiliens, il n'y
a pas de fond sonore, ou bien il y a un
fond sonore purement quelconque.
Stéphane reprend un sujet qu'il a déjà évoqué,
mais que je n'ai pas encore repris dans les
comptes-rendus précédents. Pour lui, lorsqu'il
lit un livre en anglais, il est plus
facile de lire un roman de
Nabokov
qu'un roman
d'Asimov.
En effet,
Nabokov
a un langage assez évolué, avec des constructions identiques
en anglais et en français. Tandis que le langage
d'Asimov
est proche du langage américain de base,
donc assez éloigné de la langue française.
Et à l'époque où il travaillait aux États-Unis,
cela étonnait ses collègues américains pour lesquels
il était évidemment plus facile de lire
Asimov
que Nabokov.
Nous n'avons pas directement parlé de la crise,
mais d'un problème qui s'en approche beaucoup,
les emprunts pour l'achat d'un logement. Il
faut savoir que le critère essentiel pour
obtenir un emprunt n'est pas la capacité
d'endettement, mais l'apport initial. Examinons
la situation vue de la banque : le particulier
veut acheter une maison à 200 000 euros
avec un apport initial de 100 000 euros.
Si ce particulier tombe en défaut de remboursement
dès le début, la maison reviendra à la banque
qui l'aura donc acquise pour 100 000 euros.
Même si le marché de l'immobilier est à la baisse,
la banque pourra trouver à revendre la maison
à 140 000 ou 160 000 euros et faire
ainsi un bénéfice. Tandis que si le particulier
cherche à acheter un appartement à 100 000 euros
avec un apport initial de 20 000 euros
et qu'il tombe en défaut de paiement, la banque aura
pour ainsi dire acquis un bien de 100 000 euros
en déboursant 80 000 euros et il lui sera
plus difficile de rentrer dans ses fonds. Cela explique aussi
pourquoi certains emprunts tels que le PEL sont comptabilisés
dans l'apport initial. Ces emprunts sont en effet subventionnés
par l'état, donc ce n'est pas la banque qui débourse de
l'argent. Finalement, réexaminons l'exemple de la maison
à 200 000 euros dans le cadre de la crise actuelle.
Comme le marché de l'immobilier se casse la figure à
la vitesse V, les banques estiment qu'acquérir
à 100 000 euros un bien qui en vaut actuellement
200 000 est risqué : peut-être qu'avec la chute
des marchés, la maison n'en vaudra que 80 000 ou 70 000
dans quelque temps.
Nous évoquons les
formules
de trigonométrie
que nous avons apprises au lycée. Il nous a fallu
apprendre par coeur une série de formules qui n'avaient
rien d'intuitif. Et l'année suivante, nos professeurs
nous ont enseigné l'exponentielle complexe et nous avons
alors découvert que les formules de cos(a+b)
et de sin(a+b) se déduisaient de manière très
simple de la décomposition de l'exponentielle complexe
exp(i(a+b)).
Dans un même ordre d'idée, lorsque nous devons
aider des lycéens en classe de seconde par
exemple pour leurs devoirs de mathématiques,
il y a parfois des problèmes dans la mesure où
les méthodes que nous utilisons ne figurent pas
au programme de la seconde, mais à celui de la
terminale, voire plus. Et paradoxalement, il est
plus difficile d'aider un collégien d'une petite
classe qu'un lycéen d'une classe avancée.
Stéphane a vu le
dernier film
des frères Coen,
Burn after Reading.
Il nous dit que ce film vaut le coup d'être vu
mais il ne nous donne aucun détail précis,
pour ne pas gâcher notre plaisir lorsque nous
le verrons.
Il est question d'un autre film des
frères Coen,
The Big Lebowski.
Ce film comporte des lignes avec la musique pop, notamment avec le groupe
Kraftwerk et son album Autobahn,
car on y voit un groupe de nihilistes allemands
formant un groupe appelé Autobahn.
L'un de ces nihilistes est joué par
un musicien du groupe
Red Hot Chilli Peppers,
Michael Peter Balzary surnommé flea.
Stéphane enchaîne sur un film de
Robert Altman,
Short Cuts.
Stéphane a vécu un épisode identique à la scène d'ouverture,
où des hélicoptères épandent des insecticides
sur la ville pour éliminer un insecte nuisible.
J'avoue que je suis mal placé pour apprécier l'oeuvre
d'Altman, car le seul film de lui que j'ai vu est
M*A*S*H.
Stéphane signale que l'un des acteurs de Short Cuts
est un chanteur connu,
Tom Waits.
Il est question des trains de la
SNCF.
Quelqu'un a voulu
réserver des billets sur Internet. Il a consulté les tarifs
juste avant minuit, puis a acheté le billet juste après
minuit. Et les prix avaient augmenté dans ce bref intervalle
de temps. Je fais le rapprochement avec les tarifs des
lignes aériennes, dont
Joel Spolsky
avait évoqué le principe dans
une de ses colonnes.
Et je rappelle que la SNCF avait adopté
un logiciel de compagnie aérienne pour la
vente des tickets,
Amadeus.
Les numéros des trains de la SNCF
indiquent dans quel sens
se déroule le trajet. Si le numéro est impair, il s'agit
d'un trajet Paris -> province, tandis que si le numéro
est pair, c'est un trajet province -> Paris. Dans certains
cas où il n'est pas possible de déterminer la direction
générale du trajet, le train possède une numérotation double.
Le cas du RER est différent. Les
trains du RER
ont une codification en quatre lettres.
La première indique la destination et la troisième indiquent la gare
de départ. Par exemple, la mission « MONA » part
de Pontoise (« N ») et va jusqu'à Massy-Palaiseau (« M »).
Si la deuxième lettre est un « O » comme dans
cet exemple, le train est omnibus. Quant à la dernière
lettre, c'est un caractère pour une somme de contrôle
modulo 1. En d'autres termes, c'est toujours un « A »,
car la somme de contrôle modulo 1 donne obligatoirement 0.
[ En fait, ce n'est pas vrai, il y a des codes missions
qui se terminent par une autre lettre que « A ». ]
Cette discussion sur les modulos nous entraîne vers les bases
de numérotation. Ainsi, il est question des souris
qui apparaissent dans le
Guide du Routard Galactique
pour dire qu'elles comptent en base 13 : 3 doigts pour chaque
patte, plus la queue. Quelqu'un juge nécessaire de préciser que
cela ne concerne que les souris femelles. Il n'a pas
précisé pourquoi. Quelqu'un d'autre, je crois que c'est
Stéphane, évoque les extra-terrestres de
Battlefield Earth,
qui compte en base 11 car ils ont 5 doigts à une main et
6 doigts à l'autre main.
Stéphane et Jorge parlent de
Freakconomics,
un livre qui démonte certaines idées reçues
sur l'économie et la société. Le livre cite par
exemple la politique nataliste de Ceausescu,
qui a mis la Roumanie dans une position économique
et sociale intenable, ce qui a conduit à la
chute de Ceausescu. Un autre exemple est celui
de la répression de la délinquance. Un état des
États-Unis a instauré une politique de répression
de la délinquance en multipliant les prisons.
Le fait est que la délinquance a diminué au fil des
ans. Mais quand on y regarde de plus près, il se trouve
que la délinquance a décru dans les mêmes proportions
dans les États voisins qui n'appliquaient pas la même
répression à outrance. L'explication réelle de cette
baisse semble plutôt être le contrôle des naissances.
Avec la pilule et la contraception, les naissances
non désirées ont beaucoup régressé. Donc, les enfants
qui naissent ne sont plus laissés à eux-mêmes, les parents
s'occupent d'eux et les éduquent. Dans le même ordre d'idée,
le fait que les familles sont moins nombreuses fait que
les familles ont plus de moyens pécuniers pour l'éducation
des enfants. Et ces deux facteurs semblent être la cause réelle de
la diminution de la délinquance.