Présents à la réunion, en fonction de la disposition autour de la table.
Jorge,
Théo,
moi,
Laurent (B),
Guillaume,
Stéphane,
Olivier,
et Jérôme.
Nous avons mangé de la salade de gésiers, de la salade de magrets, un pavé de boeuf,
une andouillette, des rognons, de la saucisse fumée avec de la purée de pois cassés,
des îles flottantes et des profiterolles.
Nous avons bu de la Karolus, de la Leffe, du pastis et de la vodka.
La réunion a eu lieu au Maldoror. Compte tenu du faible nombre de participants,
nous avons pu nous placer tous autour de la même table, quittes à
déplacer légèrement les fauteuils.
Jorge est un nouveau venu à nos réunions et au monde Perl
plus généralement. Il nous vient du monde
Python
et il travaille dans une société adepte de
PHP.
Pourquoi a-t-il choisi
d'apprendre Perl, alors que cela contredit à la fois
son expérience personnelle et les habitudes de sa boîte ?
Parce qu'il doit analyser du texte contenu dans une base de
données de plusieurs Go. PHP est trop limité pour cela
et Python ne permet pas l'utilisation des expressions régulières
aussi facilement que Perl.
Néanmoins, Jorge a du mal à identifier les squelettes
habituels de programmation, notamment pour la programmation
orientée objet. Par exemple, pour un programme accédant
à une base de données, il commence par une déclaration
package et une fonction new.
Or, ses besoins sont uniquement l'utilisation de
DBI,
pas de définir une nouvelle classe, qu'il s'agisse
d'une classe totalement nouvelle ou d'une classe dérivée
de DBI. S'il veut extraire des données d'une
table noms, il lui suffit donc de programmer ainsi :
my$dbh;sub ouverture{$dbh = DBI->connect("DBD:mysql","nom","pass");}sub lecture{my$sth = $dbh->prepare("SELECT * FROM noms");$sth->execute();}
en prenant bien le soin de déclarer la variable $dbh
à un endroit où elle est visible de toutes les fonctions
qui l'utilisent.
Pour apprendre Perl, Jorge a acheté un certain nombre
de livres, notamment
Learning Perl
et Programming Perl.
Il trouve que Learning Perl n'est pas
très intéressant, car trop élémentaire.
Nous lui expliquons que
le public ciblé par Learning Perl
est constitué des personnes qui n'ont jamais programmé
et des personnes qui connaissent uniquement PHP, tandis
que ceux qui connaissent déjà des langages évolués
tels que
Python
ou Ruby
ont plutôt intérêt à commencer par
Programming Perl.
Quelqu'un évoque le chapitre de Programming Perl
sur les
threads.
Le chapitre énumère tous les inconvénients des threads en
long, en large et en travers. Et lorsque le lecteur
est bien dégoûté à l'idée d'utiliser les threads,
le livre explique enfin comment les utiliser.
Nous reparlons de la crise, en évoquant ses rapports
éventuels avec Perl. En effet, je rappelle que la préface
de Programming Perl contient
la phrase suivante (extraite de la traduction de
Gérald, Philippe et Kai) :
L'une des plaisanteries de la communauté Perl est que
le prochain crak boursier sera probablement déclenché
par un bogue dans un
script Perl.
La fiction serait-elle devenue réalité ? Saurons-nous
la vérité sur la crise actuelle ?
Guillaume, qui poursuit son activité de packageur
bénévole pour
Mandriva,
nous informe que ce n'est pas facile d'écrire
un paquet RPM pour installer
Parrot
sur Mandriva. En effet, un paquet RPM pour
une
distributioncorrecte
doit respecter un certain nombre de contraintes, notamment
pour la hiérarchie standard du système de fichiers
(FHS).
Tandis que Parrot, comme d'ailleurs d'autres projets
en phase active de développement, comporte de nombreux
sous-répertoires difficiles à répartir dans cette hiérarchie
standard.
À l'inverse, Stéphane signale que,
conformément aux
critères d'évaluation
par la
Perl Foundation
des propositions pour améliorer Perl ou Parrot, les packageurs
de distributions Linux ou autres ne peuvent pas
demander à avoir une subvention (grant)
de la part de la fondation.
Si le mois dernier,
j'ai évoqué un projet sur
Acme::MetaSyntactic
consistant à énumérer des rétroacronymes en
prévenant que c'était un projet à long terme
pour lequel je n'ai pas encore écrit une ligne de Perl,
en revanche, j'ai diffusé un autre module,
Acme::MetaSyntactic::soviet,
qui énumère les codes OTAN pour des équipements soviétiques :
radars, avions, hélicoptères, etc. Laurent revient
sur le message qu'il m'a envoyé à ce sujet.
Il m'écrivait dans ce message que la documentation du module
aurait dû signaler que le Hokum était le code
OTAN du
Kamov Ka-50.
J'ai répondu à ce message sans
relire mon module, en lui expliquant que je m'étais
limité à des sources antérieures à la fin de l'Union Soviétique
et que par conséquent, le Hokum ne figurait
pas dans mon module. En réunion, Laurent me précise que
le code Hokum figure bien dans le module,
c'est la désignation Ka-50 qui en est absente.
[ Laurent avait raison : le Hokum figure bien dans le module.
Après avoir relu mes sources pré-1991, j'ai constaté que deux d'entre
elles donnent ce code en lui attribuant la désignation incomplète
« Ka- » ou « Ka-? ». ]
Laurent évoque l'organisation des
Journées Perl 2009,
dont il a été question la semaine précédente lors de la réunion
en ligne de l'Association. Il n'est pas certain qu'elle
aura lieu à la
Cité des Sciences et de l'Industrie.
En effet, notre contact privilégié, Thomas Séchet,
ne s'occupe plus de la réservation des salles.
Une autre piste pour l'emplacement serait de demander
à l'EPITA.
À ce sujet, Stéphane évoque la préparation de
YAPC::Paris
en 2003, avec les démarches d'Isabelle Hernandez, ainsi que la
surprise que nous avions eue la veille de la conférence,
lorsque l'administration du
CNAM
et nous-mêmes avons appris que la personne qui
nous avait promis les salles était partie en vacances
sans avertir ses supérieurs.
Il vaut mieux ne pas retenter l'expérience
avec la Cité des Sciences et de l'Industrie
ou avec l'EPITA.
Il en
a été
question à plusieurs
occasions, nous reparlons aujourd'hui de l'expression
régulière d'Abigail pour tester les nombres premiers.
À ce sujet, nous évoquons aussi
l'exposé d'Abigail
sur la résolution de sudoku par expression régulière
et le programme de résolution de pentominos
par expression régulière, cette fois dû à Stéphane.
La résolution de pentominos,
c'est le
Hello World!
de Stéphane : le programme qu'il écrit chaque fois qu'il
apprend un nouveau langage. Pour Olivier,
il s'agit du « Compte est bon »
[ Je n'ai pas eu le temps de dire que pour moi,
c'est d'abord l'extraction du PGCD par l'algorithme
d'Euclide, puis la
conversion
entre le calendrier grégorien et le
calendrier républicain.
]
Guillaume nous évoque
Sympa,
le gestionnaire de listes de diffusion en Perl.
Cela lui rappelle un autre gestionnaire de listes
écrit, dit-il, « en Perl 4 ».
Souvenez-vous, il s'agit de
Majordomo.
Stéphane a été confronté au problème du disque plein sur
Mac OSX.
Cela a été d'autant plus gênant que
plusieurs applications ne tiennent pas compte
de la possibilité de cette situation :
l'application écrit ses informations dans le
fichier de configuration, sans tester le code retour
de cette écriture sur fichier. Du coup, l'utilisateur
croit avoir une sauvegarde de ses données, ce qui
peut s'avérer complètement faux.
Cela me rappelle un site qui a disparu de la toile
et qui énumérait un certain nombre d'erreurs ergonomiques
sur des applications, à l'époque de Windows 3.1 et 95
et de Mac OS Classic. L'une de ces erreurs était un
message d'avertissement expliquant (en anglais) :
Impossible de supprimer les fichiers : espace insuffisant.
Commencez par supprimer un ou plusieurs fichiers pour libérer
de l'espace disque, puis réessayez.
Tout le monde a entendu parler des langages
write-only, ces langages où il
est possible d'écrire facilement le premier jet d'un
programme mais où il est délicat, voire impossible,
de débuguer un programme existant. C'est le cas
d'APL
ou, si l'on en croit les mauvaises langues,
de Perl.
Stéphane nous demande si nous connaissons à l'inverse
un langage read-only. Nous pensons à
Cobol,
qui est tellement verbeux que cela nous ôte toute velléité
d'écrire dans ce langage. Stéphane nous propose un autre exemple,
AppleScript.
En effet, AppleScript
est un sous-ensemble de l'anglais, donc est très facile
à lire (pour les anglophones, s'entend). En revanche, personne
ne connaît exactement les frontières précises de ce sous-ensemble de la
langue anglaise, c'est pourquoi les erreurs de syntaxe
sont monnaie courante.
Nous évoquons les différentes distributions Linux.
Certaines, telles
Debian
ou Gentoo
sont proches de la communauté des développeurs
de Linux et participent donc activement à la
vie de cette communauté. En revanche, d'autres
distributions, telles que
Ubuntu
ou celle de Novell
se contentent de suivre une autre distribution
sans que cela profite à la communauté.
Richard Stallman
a été récemment invité en France pour faire un discours.
La personnalité qui l'avait invité a commencé par le
présenter comme une personnalité marquante de
l'open-source.
Richard Stallman est tout de suite intervenu
pour expliquer qu'il ne faut pas confondre
open-source et
logiciel libre
et que lui défend ce dernier. De plus, fait relativement rare pour
un américain, il s'exprime en français.
Il est question des douchettes permettant la lecture des
codes à barres. Ces douchettes envoient des
scancodes.
Tant que vous utilisez un clavier avec les chiffres
en bas de casse de la rangée supérieure, tout va bien.
Si votre machine est configurée avec un clavier AZERTY
pour lequel les chiffres sont en haut de casse sur la rangée
supérieure et sur un pavé numérique, la lecture des codes
à barres produit alors des résultats curieux :
vous lisez par exemple le nombre « 12345 »
sur le code à barres et c'est « &é"'( »
qui s'affiche sur votre écran (et qui est stocké dans votre
fichier).
Nous évoquons le « langage officiel de script de GNU ». Non, ce n'est pas
E-Lisp,
l'interpréteur Lisp contenu dans
Emacs.
C'est, si je me souviens bien,
Scheme
ou un dialecte proche.
Il est question également du firmware
d'Apple (je crois). Ce firmware
est écrit dans un langage interprété de haut
niveau, à savoir
Forth.
Alors qu'aucun
membre de Lyon.pm
n'est présent, il est néanmoins question de
gants Mapa,
à cause semble-t-il d'un dessin mettant
en scène Tux et un gnu (« gnou » en français)
utilisant des gants Mapa.
Je n'ai pas pu trouver le dessin en question, et c'est aussi
bien comme cela, vous n'auriez pas pu le consulter au bureau...
Stéphane pratique les jeux « FPS », ou
jeux de tir subjectif
selon la Wikipédia francophone.
Stéphane avoue lui-même avoir un niveau plutôt faible
à ces jeux. Il semble toutefois qu'il soit quand même
meilleur
que son homonyme
de User Friendly.
Laurent lui donne quelques conseils, notamment pour l'utilisation
d'un lance-roquettte. Avec cette arme, il faut viser les pieds de la
cible, plutôt que le coeur ou la tête. Pourquoi ?
Parce que la munition de la roquette a un rayon d'efficacité
de l'ordre du mètre. Donc, que la roquette explose pile sur les pieds de
la cible, ou quelques décimètres à gauche ou à droite, la
cible sera touchée par les éclats de la roquette. En revanche,
si la roquette passe 50 cm à gauche ou à droite du coeur
de la victime, elle poursuivra sa trajectoire jusqu'au prochain
mur, plusieurs mètres plus loin. Et elle explosera sans infliger
de dégâts sur la cible espérée.
Il a été beaucoup question de cinéma, avec des films plus ou moins récents.
Il y a notamment le dernier James Bond,
Quantum of Solace
(ou « Quantum of Salace »
comme je l'ai vu écrit sur une affiche puis sur le
web).
On a perdu l'atmosphère des anciens James Bond.
À part son téléphone portable, James Bond n'utilise plus
aucun gadget. Cela dit, il fait énormément de choses avec
son téléphone. D'autre part, il passe son temps à se castagner
avec les autres. On ne voit plus vraiment la différence
avec Bruce Willis dans la série
Die Hard.
Ensuite, au lieu de frimer tout le long du film
avec une super Aston-Martin, celle-ci se fait bousiller
au tout début du film et James Bond se retrouve à se déplacer
en Ford Ka par la suite. Remarquons que cela est déjà arrivé
dans Rien que pour vos Yeux,
où la Lotus explosait quelques minutes après le générique
et du coup, James Bond était obligé d'emprunter la
2CV de Melina Havelock
(Carole Bouquet).
Finalement, tout le long du film, Stéphane
s'est dit que James Bond faisait plus Russe que
Britannique. Traduisez : Daniel Craig a une ressemblance
assez marquée avec Vladimir Poutine.
L'une des poursuites de ce film fait penser aux
yamakasi
immortalisés par un film
d'Ariel Zeitoun
(en réunion, nous avons dit
Luc Besson,
qui est en fait le scénariste).
La question qui se pose, c'est de savoir quel sera la santé
de ces
yamakasi
et de leurs articulations après quelques années de pratique.
Ou alors, peut-être ont-il une technique pour amortir
les chocs à la réception après chaque saut ?
Stéphane a également vu
Entre les Murs.
Cela lui a permis de mieux comprendre
le travail de sa soeur, qui est enseignante
dans une banlieue « difficile ».
Il est question d'un autre film d'espionnage et d'action,
Mensonges d'État.
D'après ce film, la CIA dispose du contrôle des satellites
espions et des caméras de surveillance un peu partout.
Ceux qui l'ont vu ont raconté un exemple de contre-mesure
pour éviter de se faire pister par un satellite-espion.
Je ne rapporterai pas cet exemple pour ne pas le dévoiler
à ceux qui comptent voir ce film ultérieurement.
Toujours est-il que l'utilisation intensive des satellites-espions
et des caméras de surveillance dans ce film nous évoque un
autre film,
Ennemi d'État,
avec Will Smith et Gene Hackmann, mis à part
que dans ce film de 1998, les méchants maniaques
de la caméra de surveillance et du satellite appartenaient
à la NSA
et non pas à la CIA.
Et pour quitter la fiction et rejoindre la réalité, je cite une
anecdote
citée par Stupid Security.
Un homme s'est introduit dans un parc de voitures, vêtu d'un poncho
très coloré et portant des ballons gonflés à l'hélium.
Pendant tout le temps où il était dans le champ d'une caméra,
il s'est arrangé pour que les ballons cachent son visage.
Puis il a déposé une bombe à une place de parking tout
en continuant à se dissimuler. Et il est reparti comme il
est venu, c'est-à-dire par le même chemin et caché derrière
ses ballons. Personne ne s'est inquiété, sans doute a-t-on considéré
qu'il s'agissait d'une attitude tout-à-fait normale, qui ne méritait
pas de vérification d'aucune sorte. Cela en dit long sur l'utilité
réelle des caméras de surveillance...
Jérôme évoque un film beaucoup plus vieux,
Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !,
avec Annie Girardot
et Bertrand Blier.
On y voit ce que l'on avait oublié depuis longtemps,
comme par exemple les bidonvilles de Nanterre, remplacés
maintenant par les tours de la Défense.
Il est question du film de
Pierre Jolivet,
La Très Très Grande Entreprise.
Ce film dénonce les pratique douteuses des
grosses entreprises. Le réalisateur en tire
des conclusions que Guillaume ne partage
pas et qu'il trouve assez naïves.
Stéphane évoque très brièvement un film sur
Chomsky.
Brièvement, car le film n'est pas encore sorti et Stéphane
ne l'a donc pas vu.
En revanche, Stéphane a vu le film sorti le jour même sur la
Bande à Baader
également connue sous le nom de
Fraction Armée Rouge.
Le film montre que ce mouvement est issu de la contestation
contre la Guerre du Viêtnam, ainsi que de la réaction face
à la répression qui a eu lieu contre les manifestations qui se sont
produites à l'occasion d'une visite du Chah d'Iran en Allemagne.
Stéphane évoque également la suite du film, avec une évolution marquante
vers la violence lorsque certains membres ont incendié un supermarché,
provoquant des victimes dans la classe ouvrière qu'ils étaient censés
défendre.
Et nous évoquons les incidents récents sur les lignes
SNCF, pour lesquels sont suspectés des membres de l'« ultra-gauche ».
Puis nous nous sommes posé la question de savoir pourquoi
les trains roulent à gauche en France. Il me semble avoir
lu quelque part que les voies ferrées avaient été élaborées
par des ingénieurs britanniques, qui avaient ainsi imposé leur
sens de circulation. Jérôme ne croit pas à cette explication,
puisque selon lui, les trains du Royaume-Uni roulent à droite.
[ Si l'on en croit
l'article de Wikipedia
sur le sujet, les trains britanniques
roulent à gauche.
]
Un autre événement récent, c'est-à-dire qui s'est produit le
jour-même, c'est l'explosion qui s'est produite dans
une cité universitaire de Montpellier, mettant en cause
des étudiants russes. Il semblerait toutefois que cet
accident n'ait rien à voir avec le terrorisme.
Et l'événement un peu moins récent, mais qui a marqué la planète :
Les États-Unis d'Amérique ont un président de gauche !
Qui professe donc des idées tellement subversives qu'on
les croirait dites par un européen !
(Merci à Guillaume, je crois, pour cette caricature de l'américain moyen.)
Jorge vient du Brésil. Il nous raconte que les gens
ont souvent tendance à mélanger ce qui vient du
Brésil et ce qui vient d'Argentine.
Par exemple, Buenos Aires est une grande
ville du Brésil. Et le plus grand joueur
de foot-ball brésilien après
Pelé
est
Maradona.
Et, même si cela sort du sujet, j'évoque
Richard Feynman
qui, dans son autobiographie
Vous voulez rire, M. Feynman !
racontait qu'il s'était inscrit pour apprendre
l'espagnol, mais qu'il avait failli aller en cours
de portugais, à cause d'une jolie fille qui suivait
ce cours.
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