La voix du secrétaire (Jean) avec la participation de Sniper et d'Emmanuel et l'aide
d'Eric, de Stéphane et de Jérôme (entre autres)
Présents à la réunion :
Jérôme,
Nicolas,
Emmanuel,
Philippe (Blayo),
David (Sniper),
docteur Guillaume,
Stéphane,
Eric (glb),
Philippe (BooK),
et moi.
Nous avons mangé des spaghetti au saumon et carbonara (sans persil),
des blue cheeseburgers, des bacon
cheeseburgers, de l'autruche, du magret de canard, des oeufs
mayonnaise, des dames blanches et une charlotte
et une mousse toutes deux au chocolat. Et nous avons bu de la Beamish, de la
Leffe, de la Stout, de la Kriek, de l'Orangina et une margarita. Pour ceux qui étaient
encore là après minuit, le patron a proposé de nous offrir du Beaujolais nouveau
mais nous avons préféré six calvas nouveaux et un café nouveau.
Nous avons parlé de sujets divers que, comme à mon habitude, j'ai
tenté avec plus ou moins de bonheur de scinder en quatre catégories,
Perl,
Internet,
informatique
et le reste.
Eric (glb) a pris des
photos pour illustrer le tout.
[ Paraphrase d'un message de Sniper ]
Les deux premiers arrivés étaient Guillaume et Sniper. L'un
faisant partie de la foule qui réclame une facture, l'autre
faisant partie de l'équipe chargée de produire ces factures. Sniper
explique à Guillaume qu'il était chargé d'écrire un script prenant un
extrait de la base de données et produisant les factures et que ce
script est prêt depuis deux mois. C'est du côté de l'extrait de la
base de données que ça coince.
Alors qu'il s'est écoulé un an entre la sortie de la
version 5.8.0
et celle de la
version 5.8.1,
il n'a fallu que quelques semaines
pour obtenir la
5.8.2.
Pourquoi ? Simplement parce que l'unique
but de la 5.8.2 était de rétablir la compatibilité binaire avec la 5.8.0,
compatibilité perdue par la
5.8.1
à cause de l'algorithme de calcul des clés de hachage
comme annoncé à l'époque.
Voici une anecdote racontée par un participant à la réunion. Je ne
donnerai pas son identité car il est arrivé que lors d'un entretien
d'embauche, il tombe sur quelqu'un qui a lu les comptes-rendus de nos réunions.
Cela dit, les autres participants auront reconnu Sniper.
Ce gars-là venait d'intégrer une nouvelle équipe.
Confronté à un programme Perl existant, il le « modifie »
et commite la nouvelle version dans le CVS avec le commentaire
Rewritten from scratch
Un peu plus tard, le chef vient voir le Mongueur qui
lui dit en gros : « Le programme était pourri, il valait mieux
le réécrire en totalité. » Lorsque le chef est parti, un autre membre de
l'équipe s'est approché du Mongueur, lui a posé la main sur l'épaule et
lui a révélé que le programme était l'oeuvre du chef. Mais ce n'est
pas la première fois que ce Mongueur perdait 5 000 points de karma
sur son capital de 200. Je lui explique qu'il y a plusieurs manières
de présenter la même chose. Il aurait pu dire de façon plus
diplomatique
quelque chose du genre, « Perl est un langage qui évolue très vite.
Ce programme correspond à un style de programmation qui n'a plus tellement
cours. J'ai préféré le réécrire pour refléter les nouveaux usages
de programmation Perl. »
Sniper n'a pas expliqué ce qu'il avait trouvé dans la version
originale. En revanche, d'autres participants donnent des exemples
des horreurs qu'ils ont pu voir par ailleurs. Il y a par exemple les
programmes qui lisent un fichier ainsi :
my@lignes = `cat info.txt`;
tandis que d'autres, ou peut-être les mêmes, interfacent
Perl avec les utilitaires Unix ainsi :
system('diff -w fic1 fic2 > /var/tmp/diff');
pour ensuite ouvrir le fichier temporaire dans la suite du programme.
Si nous réprouvons ces techniques, cela n'empêche pas certains
participants d'écrire des programmes Perl qui accèdent au
web via
wget(1),
au lieu de faire comme BooK qui,
de nos jours, utilise LWP ou
WWW::Mechanize
et qui, il y a quelques années, ouvrait lui-même ses
sockets.
[ Paragraphe dû à Sniper ]J'ai discuté avec quelqu'un
de la petite astuce rendant aisée l'ouverture
de n fichiers en utilisant @ARGV et <> (diamant vide)
pour afficher toutes les erreurs des applis foo et bar.
[ Sniper, encore ]
Je crois que c'est avec Guillaume Rousse, avec qui je discutais
des problèmes des développeurs Perl. En général on sort un produit
à destination des développeurs, alors qu'avec
PHP
ils préfèrent sortir des outils entiers comme
phpBB,
phpMyadmin...
Ce qui fait que l'on reste entre nous, on connaît Perl si on
développe en Perl. Il faut que l'on se réveille AMHA :)
En évoquant un fil de discussion récent sur la liste au sujet du
tri d'un très gros fichier, nous avons admiré l'intervention de
David (notre tsar, absent ce jour-là) qui a conseillé d'utiliser la
transformée de Guttman-Rosler
en shell. Ou alors, il y a la possibilité d'utiliser
le module
File::Sort
de Chris Nandor.
Ce module est du pur Perl, sans XS, mais il fonctionne
sur le même principe que le sort(1) d'Unix : dans un
premier temps, il charge
le fichier en entrée morceau par morceau tout en surveillant
la taille de ces morceaux, effectue un tri de chacun de
ces morceaux en mémoire et les écrit dans autant de fichiers temporaires ;
dans un deuxième temps, File::Sort lit ces fichiers temporaires
de manière synchronisée et les fusionne pour obtenir un fichier trié.
Chris Nandor est également connu pour être le gourou de
MacPerl.
Il a d'ailleurs écrit
un livre sur le sujet.
Dispose-t-on de statistiques sur les téléchargements d'un module CPAN ?
Est-ce souhaitable pour notre ego d'en disposer ? L'auteur peut obtenir
une vague idée lorsque qu'un utilisateur lui écrit. C'est ainsi que Jérôme
sait que quelques personnes utilisent
Inline::Befunge.
La semaine précédente, Nicolas avait menacé d'extorquer à Sniper
une bière,
pour avoir posé une question sur
sed.
Cette semaine, Sniper se défend en rappelant qu'il avait écrit
[OT] dans le sujet de son message pour avertir qu'il était
hors-sujet. Nicolas s'interrogeant sur la signification de [OT],
je lui précise que c'est « O comme hors, T comme sujet ».
Par ailleurs, Sniper précise que ce n'est pas les hors-sujets
qui le dérangent, ce sont les guerres de religion Vi-Emacs, FreeBSD-Linux,
Linux-Windows, et ainsi de suite.
Parmi les abonnés à la liste
Paris.PM,
il y en a beaucoup qui n'ont
pas grand-chose à voir avec Paris. Il y a des provinciaux,
comme Jérôme ou comme
Michel Rodriguez.
Il y a même des étrangers, comme
Nicholas Clark
qui est intervenu une fois dans une discussion
qui portait sur les messages hors-sujet ; il avait raconté à cette
occasion que sur la liste
London.PM,
un message est hors-sujet s'il
y est question de Perl.
Il y a même quelques cosmopolites. C'est ainsi que nous avons
évoqué Robin Berjon, qui est membre de quatre groupes différents
de Mongers, de part et d'autre de l'Océan Atlantique.
Il est également le fondateur d'un groupe sans implantation géographique,
Dahut.PM. Une polémique s'engage pour savoir s'il faut écrire « dahu »
ou bien « dahut ». Une autre polémique enchaîne pour savoir dans
quel sens les dahus tournent : sont-ils lévogyres ou dextrogyres ?
Ou bien les deux types cohabitent-ils ?
[ Sniper, encore une fois ]
J'ai essayé de parler de l'exemplaire du Camel Book que j'ai au travail.
Il est rouge, c'est la première fois que j'en vois un de cette couleur.
Personne n'a relevé, ou entendu :)
Stéphane raconte une anecdote récente. Il a accédé au contenu d'un URL donné par
Dan Sugalski sur le
canal #parrot et appartenant à son site personnel. Celui-ci a
constaté que le bot Google a accédé à son site peu après. Stéphane
se rappelle alors avoir installé dans
Opera
le spyware Google pour
remplacer les publicités en haut à droite du butineur par les
adwares ciblés sur le contenu de la page visualisée. Ce pour
éviter que certaines publicités « tressautantes » et désagréables
visuellement utilisent toute la CPU.
Il en a parlé (sous IRC) avec
Dan Sugalski
qui s'est livré à l'expérience suivante. Il a créé de toute pièce une
adresse web sur un site dont il s'occupe. Puis il a mis en fonction un
logiciel de surveillance sur le serveur
de ce site. Ensuite, il est allé consulter cette adresse web avec
Opera. Trois minutes, plus tard, le site recevait la visite d'un
robot Google
(spider
pour ceux qui préfèrent les métaphores animales).
Cet incident a été
mentionné
par Dan lui-même dans son blog qui voulait vérifier que le
coupable n'était pas un bot google qui traînait sur le canal
#parrot.
Selon Jérôme, Google ne stocke aucune donnée sur disque. Toutes les
données nécessaires pour le moteur de recherche et toutes les pages
en cache sont conservées en mémoire vive. S'il y a besoin de
redémarrer une machine, celle-ci reconstitue sa base de données en lançant
des robots sur le web. Mais on ne s'en rend pas compte, car Google
possède plusieurs sites différents, un sur la côte ouest, un sur la côte
est, un aux Pays-Bas, peut-être d'autres encore ailleurs, ce qui assure
une certaine redondance et la permanence du service.
Nous évoquons le site
Google-Watch
dont David (L) nous avait
déjà parlé en mai
et selon lequel Google est une émanation de la
NSA qui sert à
compiler les consultations web de tout un chacun.
Toutefois, il existe également un site
Google-Watch-Watch
qui explique que le site Google-Watch est l'oeuvre d'un
individu aigri qui était mécontent de la classification de son
site dans les index de Google et qui aurait alors décidé
de discréditer le
moteur de recherche
le plus connu.
Il existe un
site
destiné à promouvoir l'utilisation
des CSS
pour la présentation des sites web. Ce site comporte
N pages HTML identiques, à l'exception du nom de
la feuille de style associée. Il faut toutefois disposer d'un
navigateur qui affiche correctement les feuilles de style.
Ce n'est pas le cas, semble-t-il,
d'Internet Explorer,
même dans les versions les plus récentes. En effet, lorsque Microsoft
a développé la version d'IE acceptant les CSS, la spécification
de celles-ci n'était pas encore diffusée. Et lorsqu'elle est
sortie, elle ne correspondait pas à ce qui était programmé
dans IE. Pour les versions ultérieures d'IE, Microsoft a
préféré assurer la compatibilité ascendante avec les anciennes
versions plutôt que d'obéir aux normes du W3C.
À l'occasion de la sortie de Matrix Revolutions,
le service marketing a organisé un jeu de piste sur Internet.
On commence par accéder au site web de l'entreprise dans laquelle
Neo travaillait au début du premier épisode, puis, notamment en
consultant le source HTML des différentes pages web, on obtient
des adresses cachées et des mots de passe qui permettent d'accéder
à d'autres sites web et ainsi de suite. Pas très intéressant, nous
avons mieux à faire. [ Et nous n'avons même pas parlé
du film. ]
Pour BooK, le jeu de piste sur Internet, c'était lorsqu'il n'y
avait pas de moteur de recherche, avant 1995.
Netscape
a arrêté tout développement sur son navigateur.
Ils ont donc licencié tous les programmeurs qui travaillent
sur le projet. Tous... sauf un. En effet, l'un de ces programmeurs
est français et son contrat de travail prévoit un préavis pour
son licenciement. Les autres ont donc déjà été licenciés, mais
Tristan Nitot
est toujours là, ce qui lui permet de clamer :
« Netscape, c'est moi ! ».
Pour ssh (ou Openssh),
il existe un couple clé publique-clé privée pour chaque utilisateur du côté client
et un couple clé publique-clé privée pour la machine qui sert de serveur.
De temps en temps, un client reçoit un message d'avertissement
le prévenant de la possibilité d'une attaque par un « homme du milieu ».
Cela peut se produire s'il y a effectivement une attaque. Cela peut
également se produire si l'on a réinstallé un OS sur le serveur sans
prendre de précaution, c'est-à-dire sans sauvegarder les deux clés
le temps de l'installation. Dans ce cas, à l'issue de la réinstallation
de l'OS, le démon sshd génère un nouveau couple de clés, mais
la clé publique n'est pas (encore) connue des clients. D'où l'avertissement.
Éh bien Guillaume a connu une situation où l'avertissement se déclenchait
régulièrement. Un informaticien avait installé une distribution Slackware
et avait mis le script de génération de clé dans la crontab(5).
Nicolas évoque l'anecdote suivante. Une personne était chargée de
vérifier un livre avant sa parution, notamment de contrôler les
URL apparaissant dans le texte. Heureusement, elle disposait d'une
version électronique (Word ? PDF ? autre ?).
La méthode qui lui a été indiquée consistait à faire un copier-coller de chaque
page vers Outlook, puis de repérer les passages de texte en bleu souligné
et de cliquer dessus. Lorsqu'il a appris cela, Nicolas a proposé ses services
et a écrit un programme Perl qui demandait beaucoup moins de manips répétitives
et stériles.
Il a été question de forums de discussion où certains individus
s'adonnent à des pratiques répréhensibles, la capillotraction et
une autre pratique dont nous n'avons pas pu retrouver le nom.
A posteriori, je pense que « capillotraction »
était un lapsus pour « tétracapillotomie » et l'autre
pratique nuisible est la
brachycérophilie.
[ Et en jetant un coup d'oeil sur ce site, vous
retrouverez un sujet
abordé la semaine précédente. ]
Les messageries d'entreprise véhiculent de nombreux messages
électroniques avec des destinataires multiples et de grosses pièces
jointes. Il peut s'agir de documents de travail, des fichiers Word pas
zippés avec tout plein de dessins bitmaps. Ou bien il
peut s'agir de films MPEG de goût plus ou moins doûteux que
l'on se transmet de copain en copain. Les développeurs de
Sympa
ont prévu ce cas. Lors de l'émission d'un tel message, le logiciel
extrait la ou les pièces jointes et les stocke sur un serveur.
Également, il modifie le contenu du message pour remplacer cette pièce
jointe par un lien hypertexte qui permettra de la charger à partir du
serveur. Cette démarche permet d'étaler la charge du réseau, voire de
la réduire si certains destinataires n'ont pas envie de lire la pièce
jointe.
Parmi les fichiers que l'on se transmet de copain en copain, l'un
de ceux qui sont le plus en vogue ces jours-ci est l'enregistrement
audio d'un appel à la hotline
d'Apple. Dans cet enregistrement,
une femme appelle pour se plaindre du fait qu'on la trompe et que
quand on lui donne une adresse IP, il s'agit en fait d'un numéro de
téléphone auquel on la connecte contre son gré. Le délire continue en
faisant intervenir les satellites en orbite autour de la
Terre. Cependant, si Nicolas a évoqué ce fichier MP3, ce n'est pas
tellement à cause des élucubrations de la cliente, c'est surtout parce
qu'elle a donné son identité et son adresse au début de la
conversation et que, dans l'enregistrement diffusé sur Internet, le
nom n'a pas été masqué par un bip. Nicolas a vérifié, la personne
existe réellement. Il s'agit d'une indiscrétion grave de la part de
celui qui a reçu l'appel et l'a diffusé sur Internet. Eric nous fait
part d'une autre hypothèse. La femme dont le nom figure dans
l'enregistrement n'aurait rien à voir avec cette conversation. Il s'agirait
d'un coup monté par une autre personne se faisant passer pour elle et
la diffusion de ce fichier sur Internet permettrait de la discréditer.
Nous citons d'autres cas de personnes dont la notoriété subite
a causé la perte. Il y a le
cas déjà cité
de la femme qui avait
envoyé à son compagnon un message à caractère très privé, message
relayé en cascade de collègue à collègue ou de copain à copain.
Il y a le
Star Wars Kid,
qui s'était fait filmer
en train de combattre avec un sabre laser (un manche à balai peint
en couleur fluo ?) et dont le film avait été largement diffusé
sur Internet. Il y a la directrice de ressources humaines,
mise en cause à tort par un employé
fraîchement viré de sa boîte : l'employé profite du départ
du vendredi soir pour rester quelques minutes après le départ
des autres personnes et pour diffuser à toute l'entreprise
les messages privés de la DRH, laquelle n'était en aucune
manière responsable du licenciement de l'employé.
En fait, il n'y a rien de bien nouveau dans tout cela. Les mêmes
problèmes se produisaient avec la télévision et avec la presse papier.
Simplement, avec Internet, les problèmes prennent une ampleur
considérablement plus étendue, et ce, beaucoup plus rapidement.
Dans un domaine similaire, personne n'a pensé à évoquer
Alan Ralsky,
dont nous avions parlé
il y a quelques mois.
En revanche, j'évoque
Dave Barry,
le chroniqueur humoristique du Miami Herald.
Après avoir souvent évoqué le démarchage téléphonique au fil des ans,
il suggérait
dans une colonne récente
à ses lecteurs de
contacter l'association de démarchage téléphonique pour leur
expliquer ce que cela représente pour un particulier d'être
dérangé à l'heure du dîner pour s'entendre proposer une cuisine
équipée (version française) ou une carte de crédit (version US).
Et il a été très suivi. À noter que quelques semaines
plus tard,
Dave
Barry a fait amende honorable
et a reconnu que
lorsqu'une entreprise met à disposition du public un numéro
gratuit en 1-800 ou en 1-877, c'était très méchant d'appeler
à ce numéro, tandis qu'appeler à l'heure du repas quelqu'un
qui s'est inscrit sur la
Do-Not-Call List,
c'est l'un des fondements
de la société américaine et c'est garanti par la constitution
(fanfare interprétant le Star Spangled Banner).
Dans un registre également similaire, Emmanuel évoque un
article récent
de MISC
sur la guerre de l'information.
La victime prise en exemple par l'article est un cabinet
d'avocats. L'intrus commence par se renseigner sur les habitudes
des avocats : leurs activités de loisir, leurs sites web
préférés, etc., sans se montrer. Ensuite, il va à la pêche aux
informations de façon un peu plus active, par exemple en téléphonant
et en se présentant comme un partenaire de golf de X.
[ Un peu comme Kevin Mitnick. ] Au bout d'un certain temps,
il peut alors passer à l'offensive et répandre des rumeurs sur
les forums de discussion, ou bien s'introduire dans le réseau de
l'entreprise pour y subtiliser un document confidentiel et
diffuser ce document sur un forum. Au bout de quelques mois, le
cabinet sera discrédité auprès de ses clients et de ses partenaires
et il sera obligé de déposer son bilan.
Jérôme utilise Python.
On le savait déjà depuis sa présentation
à YAPC où il décrivait comment il calculait les nombres de Fibonacci.
Mais il nous a dit lors de la réunion qu'il utilisait
Python pour des
vrais programmes. Pour un programme d'une certaine ampleur,
il préfère
Python
à Perl.
L'un des gros manques de Python, c'est un équivalent de
Perl-DBI.
On demande à Jérôme s'il existe une bibliothèque ou bien
s'il y en a une de prévue. Nous notons toutefois
que le troisième larron,
Ruby,
dispose de sa version de DBI.
[ Sniper reprend le curseur pour un paragraphe ]
J'ai découvert que
MySQL
était une daube infame, trop limitée
(pas de subselect, pas de vue) et pourtant je suis loin d'être
DBA. On est arrivé à se mettre
d'accord avec l'assemblée en disant qu'une base MySQL c'est bien
pour stocker quelques infos pour un site web mais si l'on veut vraiment
une DB il faut se tourner vers
PostGreSQL
ou Oracle.
Bizarre, SQLServer
n'a pas été cité :-)
Jérôme raconte avoir vu le script suivant pour trouver le PID
d'un processus exécutant une commande donnée :
avec, notamment, l'utilisation de cut pour extraire
des données d'un fichier texte. Un on-liner awk
ou Perl aurait fait l'affaire.
[ J'ai essayé de faire cette extraction sur un Unix plus récent (2000) avec un rapport
qualité sur prix meilleur (Linux) et j'ai trouvé ceci :
Nicolas évoque la complétion dans
zsh(1).
Au lieu de
prendre la liste de tous les fichiers dans le répertoire cible,
il tient compte de la commande en cours de saisie. Par exemple,
si l'on tape cd a puis la touche de tabulation,
zsh
examinera la liste des sous-répertoires commençant
pas « a », mais sans tenir compte des fichiers normaux
commençant par « a ». Le comportement de la complétion
est paramétrable dans un fichier de configuration. D'autre part,
il paraît que bash(1) se met à faire de même.
[ Paragraphe dû à Sniper ] Guillaume et moi avons discuté
de sauvegardes, je lui ai parlé de ce que je faisais, qu'en fait c'est
de la « Reprise d'activité après sinistre »
(Disaster Recovery Management, DRM en VO) et que la
sauvegarde en était une partie. Il m'a proposé de faire un article
là-dessus dans Linux-Mag vu que l'article xchat part en vrille car le
gars change l'API tout le temps. J'ai précisé que
TSM
était
propriétaire et je ne vois pas un article là-dessus dans Linux-Mag. Il
m'a parlé de 2 softs de sauvegardes sur Linux, je vais les regarder et
faire un comparatif je pense.
Sniper est expert TSM. Oui, mais qu'est-ce que TSM ?
« Un truc de sauvegarde » répond quelqu'un. « Un
truc de sauvegarde managé »
précise BooK, nous révélant ainsi la signification du sigle.
Un peu plus tard, Sniper a voulu faire savant en tentant
de nous faire admettre que c'était Tivoli Storage
Manager, mais qui l'a cru ?
Le prochain salon Linux-Expo promet d'être animé. Il y aura
un stand Microsoft et un stand SCO !
Une tendance semble se faire jour dans le logiciel libre.
Pour chaque sujet, pour chaque activité, deux logiciels
se dégagent, un léger et un gros. C'est ainsi que l'on a :
Jérôme nous fait l'éloge de Solaris et notamment de son
scheduler. Il est possible de choisir le
scheduler normal ou un scheduler
évolué. Avec le modèle évolué, on peut répartir les ressources système
en fonction de critères nombreux : on peut répartir par
processus, on peut répartir par utilisateur, dans le cas d'une machine
multi-processeur, on peut paramétrer différemment l'utilisation des
processeurs. Et ce n'est qu'un échantillon de ce que Jérôme a raconté
sur Solaris.
Quelques histoires (vécues) de coupure de courant. Un
informaticien qui devait installer un nouveau serveur dans
un rack. Les autres serveurs déjà présents dans le rack étaient en fonction.
Compte tenu du nombre de fils branchés au dos des serveurs,
l'informaticien avait peur d'en débrancher un par mégarde.
Il installe donc le nouveau serveur en prenant son temps
et en redoublant de précautions. Il parvient enfin au
bout de sa tâche et, quel bonheur, sans avoir rien débranché.
Soulagé, il se tourne pour parler à un collègue et il s'appuie
de façon décontactée sur le mur... ou plutôt sur l'interrupteur
d'urgence. D'où l'utilité des coques qui protègent ces interrupteurs
sur d'autres sites mieux conçus.
Eric nous raconte l'une des rares fois où il a vu un ordinateur
tournant sous GCOS8 avoir besoin de rebooter. Un informaticien devait effectuer
un petit travail dans une salle machine. Pour ce travail, il avait
besoin de brancher un moniteur. Il arrive donc, branche les
différents câbles, puis le cordon d'alimentation. Et il allume
le moniteur. Ce qu'il ne savait pas, c'est que l'alimentation
électrique de la salle était proche de la saturation.
Il a dû le deviner lorsqu'il a entendu le niveau sonore
décroître [ difficile à imiter par écrit le genre d'effet sonore
obtenu ] et l'éclairage faiblir en deux ou trois secondes.
Certains ont tout de suite pensé à quelques épisodes de
User Friendly
qui se passent dans l'obscurité
et où l'on ne voit que les yeux et les paupières des personnages.
Nous avons abordé les méthodes de travail dans l'informatique.
Quelqu'un, peut-être Stéphane, a évoqué une de ses lectures
sur Internet où l'auteur se posait la question de savoir
pourquoi nous étions capables de construire des ponts
qui tiennent (sauf que,
cf. la semaine dernière)
alors que les logiciels plantent souvent et sont buggués.
L'article faisait alors remarquer que la programmation n'est
pas une science ni une technique, mais bien un art.
Et les programmeurs sont donc des artistes.
Je fais remarquer qu'à l'époque de la Rome antique,
la première fois que quelqu'un devait emprunter un pont,
l'architecte était obligé de se tenir sous le
pont. [ J'ai lu cette anecdote dans un
long article
du forum sur les risques technologiques. Long mais intéressant. ]
Emmanuel reprend la définition du
créationisme
dans le Jargon File.
Ce terme décrit l'idée selon laquelle un bon logiciel
commence par être spécifié par quelques concepteurs.
Ensuite, lorsque la spécification est complète, alors
on met des programmeurs sur le projet et ceux-ci
écrivent les programmes, qui sont testés par des utilisateurs
impliqués dans le processus de développement puis
livrés. L'entrée du Jargon File continue
en expliquant que la réalité consiste plutôt à
effectuer de nombreux allers-retours entre l'équipe
de conception, l'équipe de développement et l'équipe
de test, mais que ce mécanisme d'évolution ne correspond
pas aux idées préconçues du management qui préfère le créationisme.
D'autres projets connaissent des problèmes qui ne sont pas
spécifiques à l'informatique. C'est le cas lorsqu'une administration
est concernée. L'administration doit suivre la procédure, rédiger un
appel d'offres, le publier, attendre trois mois et sélectionner
le fournisseur. Mais si l'appel d'offres ne respecte pas
les règles, il faut en rédiger un nouveau en conformité avec ces
règles, le publier à son tour et attendre de nouveau trois mois.
Il s'écoule donc parfois presque un an entre l'expression du besoin et
le début des travaux. Eric (glb) indique un
site consacré aux projets pathologiques
exposant d'autres mécanismes.
BooK évoque la bonne façon de programmer des applications Windows,
c'est-à-dire en employant les couleurs système. Lorsque vous
avez une telle application, un bon test (partiel mais néanmoins
efficace) consiste à modifier les couleurs par défaut. Si l'application
reflète les changements, c'est qu'elle utilise les couleurs système
correct (au moins partiellement). Si l'application conserve
les anciennes couleurs, c'est que son programmeur ne sait pas ce
que sont les couleurs système. Cela dit, il y a un revers à la médaille.
Si un plaisantin change les paramètres d'affichage du poste de son
voisin et qu'il utilise la même couleur pour le texte et pour le fond...
Jérôme est parmi nous ce soir parce qu'il suit une formation
chez
H-P.
Certains font part de leur étonnement, car le site
principal de H-P se trouve à Grenoble, donc pas très loin de Lyon.
Jérôme répond que toutes les formations de H-P ont lieu à
Paris (ou plus exactement Issy-les-Moulineaux) ou à Toulouse.
Un peu plus tard, nous évoquons la question du prix des
formations. Surtout lorsqu'il faut y ajouter des frais de déplacement
et d'hébergement comme dans le cas de Jérôme. Une autre façon de se
former à une technique ou à un logiciel est de faire venir un expert
pour qu'il transmette son savoir à quelques élèves tout en travaillant
sur un sujet directement utile. Je n'ai pas eu le temps d'intervenir
pour expliquer que la loi impose aux entreprises de dépenser un
certain pourcentage (du chiffre d'affaires ? de la masse
salariale ?) en formation. Dans certains cas, si une entreprise
estime que ses besoins en formation sont relativement peu importants,
elle pourra être amenée à préférer une formation plus chère dans le
but d'obéir à la loi.
Les gens de Microsoft avaient prétendu que
Internet Explorer
était un composant essentiel du système d'exploitation
Windows.
Ils tentent de faire de même maintenant avec
Windows Media Player.
À quelqu'un qui s'étonne de cela, je réponds que je
suppose que l'aide en ligne est maintenant sous la forme de fichiers
MPEG où l'on voit quelqu'un vous expliquer comment faire pour ouvrir
un fichier en double-cliquant.
Si ça se trouve, ça serait une bonne idée de présenter l'aide en ligne
sous la forme de fichiers MPEG. L'un des participants raconte qu'il
expliquait à quelqu'un que pour ouvrir une application, il fallait double-cliquer
sur l'icône de cette application. C'est-à-dire, il fallait déplacer la souris
jusqu'au dessin et cliquer deux fois. La personne a donc saisi la souris
qui se trouvait sur la table, l'a approchée de l'écran et a cogné deux fois
l'écran à l'endroit où se trouvait l'icône de l'application.
Cela amène quelqu'un d'autre à évoquer Clippy, le trombone qui sert
d'aide en ligne. Il paraît qu'il va disparaître des prochaines versions
de Windows. Du coup, est apparu sur le net un site
« sauvez Clippy ! ».
Également, lors d'une conférence, les écrans de projection
diffusaient en direct l'image des conférenciers en plein exposé.
Soudain, Clippy est apparu sur l'écran !
Nicolas a présenté à Jérôme un panorama de l'oeuvre de
Daniel Pennac.
L'oeuvre comporte un cycle basé sur le
XVIIIème arrondissement de Paris et comporte
des romans tels que
La Petite Marchande de Prose,
La Fée Carabine, Au Bonheur des Ogres
et M. Malaussène. Il y a également quelques
ouvrages en dehors de ce cycle, tel Comme un roman.
Je me rappelle avoir entendu parler de Daniel Pennac au début
de 1991 par un de mes collègues qui, chaque fois
qu'il lisait un livre, me disait : « Tu devrais le lire,
je suis sûr que ça te plairait. »
BooK fait remarquer une certaine tendance chez les auteurs de
roman, ils ont tendance à être issus de l'enseignement du
français. C'est le cas de Pennac, c'est le cas également de
Philippe Delerm,
auteur de
La première gorgée de bière.
[ Les quelques paragraphes suivants sont dûs à Emmanuel. ]
Nous avons parlé de Seduction of the Innocent, un bouquin publié en 1954
écrit par Fredric Wertham qui condamne la violence et le gore des comics
de l'époque, surtout les comics d'horreur, de western et de polar (je
rappelle que les super-héros ne dominaient pas le marché comme il le font
maintenant). Dans son livre, Dr Wertham explique que les polars, western
et aventures de super-héros (en fait, tout ce qui oppose les "gentils" et
les "méchants") incitent les enfants qui les lisent à devenir violents et
à reproduire dans la réalité ce qu'ils voient dans la bande dessinée.
Il accuse Superman d'être fasciste, Batman et Robin d'être un fantasme
homosexuel, les comics de contenir des images subliminales et trouve
qu'ils font l'apologie du dicton « oeil pour oeil, dent pour dent ».
Ce livre a contribué à une psychose dans l'industrie des comics qui a
poussé les éditeurs de comics à établir le Comics Code, un ensemble
de règles de bonne conduite qui a eu le mérite de calmer le jeu et le défaut
d'être le plus gros ramassis d'imbécilités que j'ai jamais lu :
pas de mention de stupéfiants, bonne ou mauvaise,
pas de relations sexuelles en dehors du mariage,
les méchants ne doivent jamais gagner (bonjour le suspense),
etc, etc, etc.
Ainsi, l'une des histoires de Spider-man (Amazing Spider-man #96-98),
dénonçant les effets malsains des stupéfiants, a été diffusée sans le sceau
du CC (car on y faisait référence a la drogue).
Le bouquin de Dr Wertham
est disponible en ligne (un .zip par chapitre, du
html et des images dans chaque .zip).
Ou alors, lisez une
version résumée.
La BD franco-belge n'est pas en reste. Michel Greg raconte dans
sa biographie l'anecdote suivante : « La bande dessinée a
longtemps été méprisée et déconseillée par les enseignants : plus
elle se développait, plus elle était détestée par les professionnels
de l'éducation, à tel point que ça tournait à la haine
obsessionnelle. Il a fallu des années pour que les professeurs
acceptent l'existence même de la bande dessinée : seuls les
cancres en lisaient. En général, lorsqu'un inspecteur passait dans
une classe, il demandait : « Quel est le
cancre ? » Le plus mauvais élève était alors désigné et
l'inspecteur lui disait : « Mon ami, est-ce que tu lis des
bandes dessinées ? » Invariablement, le cancre répondait
« Oui » et l'inspecteur concluait victorieusement :
« Vous voyez ! » Seulement, s'il avait posé la même
question au premier de la classe, il lui aurait répondu la même
chose. »
Pour en revenir aux comics, la lecture des BD de super-héros n'est
pas à faire au premier degré, comme le fait Wertham. Les affrontements
physiques sont des allégories, symbolisant le Bien contre le Mal et
non deux mecs qui se tapent dessus.
[ Passons maintenant à un autre sujet avec Sniper ] Nous
avons parlé avec Nicolas Chuche de musique, de
Benabar en particulier. J'ai
été le voir à l'Olympia et c'était génial. [ Sur ce, je reprends
le curseur à Emmanuel et Sniper. Jean ]
Nous avons évoqué les malheurs judiciaires de Michael Jackson.
Selon ceux qui ont daigné se renseigner, le motif d'inculpation
serait lascivious pose. Nous nous interrogeons
sur ces termes (qui sont peut-être des faux-amis). Nous nous
interrogeons également sur ce qui pousse les parents à laisser
leurs enfants approcher la star qui n'en est pas à sa première
accusation. Inconscience ? Espérance d'un gain juteux après
procès ?
Nous évoquons une malformation assez rare du corps humain :
les individus qui ont le coeur à droite. Pour prévoir le cas où on
devrait les opérer en urgence, ces gens-là doivent systématiquement
porter un collier avec une plaque indiquant leur particularité
anatomique. Cette malformation est souvent liée à des troubles de
l'audition, pour des raisons inconnues.
BooK a apporté un exemplaire de
01-informatique.
Il y a remarqué un article illustré par des courbes dignes
de figurer dans
200% of Nothing.
En effet, ces courbes sont construites à partir de deux points, une
statistique de 2001 ou 2002 et une estimation pour l'année 2007. Un
autre article, rempli de buzzwords, se résume
à : « Si les Américains le font, c'est forcément bien, donc
faisons-le. »
J'ai tenté d'expliquer les gros problèmes d'apprentissage
de la langue anglaise, notamment le fait que la prononciation
n'a rien à voir avec l'orthographe. Heureusement, ma démonstration
passe mieux par écrit que par oral. J'ai donc pris l'exemple de
« poisson ». L'orthographe de la traduction est fish,
alors que la prononciation est ghoti décomposé comme suit :
GH comme dans enouGH,
O comme dans wOmen,
TI comme dans naTIon.
Il a été question d'une émission de l'École des Fans
où un enfant avait mis ses parents dans l'embarras devant le public
(salle et télévision). Ce qui est intéressant, c'est que nous avons
eu droit à deux versions qui diffèrent dans les détails. Suite à
la question traditionnelle de Jacques Martin sur la cuisine, l'enfant
aurait expliqué pourquoi un jour de la semaine il avait le
droit à des sandwichs au lieu de plats chauds. Selon la première
version, ce serait
parce que Maman et Tonton vont dans la chambre et font des drôles
de bruits.
et le papa aurait violemment lancé le caméscope sur le tonton.
Selon la deuxième version ce serait
parce que Maman et Tonton font la sieste.
et le papa aurait collé une baffe au tonton.
Un sujet récurrent pour la réunion a été le
cas étrange
du diabolique docteur G.
Ce sinistre individu, qui ne
s'était pas fait remarquer outre mesure jusqu'à présent,
a soudain changé de comportement. Certains attribuent
ce revirement à la présence d'un membre du gang des Lyonnais.
Depuis sa métamorphose, l'abominable docteur G s'est
procuré
un gant Mapa
et, armé de son seul poing, il plonge régulièrement dans des bas-fonds
d'une noirceur absolue. Il existe, semble-t-il, un forum sur Usenet
consacré à ses activités mais je n'ai pas retenu son nom.