Charles (et non pas
Alain
comme BooK et moi avons tendance à penser),
Guillaume,
Emmanuel,
et moi.
Nous avons mangé du pâté de campagne, des spaghetti
carbonara (sans persil), des blue cheeseburgers, des
bacon cheeseburgers, de l'autruche, de la
tartiflette, des oeufs mayonnaise et une salade (niçoise ou
fraîcheur ?). Et nous avons bu de la Beamish, de la Leffe, de la
Stout, de la Kriek, de la Pécheresse, de l'Orangina et une margarita.
Les calvas étaient offerts par le patron. Pas de vert chartreuse.
Nous avons parlé de PHP, un peu plus qu'à l'ordinaire.
Nous avons aussi parlé de
Perl,
Internet,
informatique
et le reste.
Eric (glb) a pris des
photos pour illustrer le tout.
Quand il a été question de PHP,
j'ai signalé que je ne connaissais ce langage
que par l'article qui est paru dans un ancien numéro de The Perl Journal.
[ Quoique, il y avait aussi
quelquesarticles
dans Linux-Mag,
mais cela ne m'est pas venu à l'esprit lors de la réunion. ]
La mission sur laquelle est Sniper jusqu'en janvier est une mission
de développement (et du coup, il apprécie l'administration système).
Récemment, quelqu'un lui a parlé d'un programme, écrit en
PHP,
qui devait lire des fichiers logs et les afficher avec
des couleurs pour faire ressortir certains éléments pour permettre
de distinguer ce qui vient de tel ou tel logiciel. La durée de développement
de ce programme PHP était évaluée à un mois. Sniper a dit qu'il lui faudrait
deux jours pour écrire la même chose en Perl et il a réussi.
Toujours sur le même site, un partisan de
PHP
voulait prouver à Sniper
la valeur de PHP. Pour cela, il prend comme exemple une page web
générée par PHP et « qui marche très bien ». Sniper examine
le programme PHP et il constate que c'est un one-liner
dont la seule action consiste à lancer un programme CGI... écrit en Perl.
Parmi les nombreux modules pour
Apache,
il y a bien sûr
mod_perl.
Il y a aussi mod_php. Mais la comparaison entre les deux ne va pas
très loin. Dans mod_php, il y a un response handler
et pas grand-chose d'autre, alors que mod_perl permet de faire
de l'authentification et autres fonctions bien pratiques.
Un autre argument de Sniper pour prouver la supériorité de Perl
sur PHP
est de faire remarquer que la version 1 de
PHP
était écrite
en Perl. Mais essayez donc d'écrire un interpréteur Perl en PHP !
Malgré tout, c'est PHP qu'Emmanuel a choisi pour le site de
Parinux.
Un sujet qui est revenu tout au long de la soirée est celui
des factures. Cela a été très dur pour Sniper, surtout qu'il
est arrivé très tôt, peu après 20 h, et qu'il est resté jusqu'à
la fin de la réunion vers 1 h 30. Il a toutefois su garder
son calme et il n'a frappé personne. S'il lui est arrivé de saisir
un projectile, il ne l'a pas lancé sur la personne qui venait d'évoquer
les factures.
Sniper a évoqué quelques problèmes lors de la production et
de l'envoi des factures. Par exemple, il a testé l'expédition
des courriers en mettant son adresse personnelle en Bcc:.
Puis, lorsqu'il a lancé son programme « en réel »,
il a oublié d'enlever le Bcc:. Il s'est donc pris
187 messages avec 187 fichiers PDF. Il a également
évoqué le fait qu'il a réclamé maintes et maintes fois la
liste des paiements effectués et
qu'au cours de la dernière réunion,
BooK s'est souvenu avoir accès à la base de données
en lecture. Il y a également ceux dont les paiements ont été
refusés par la banque, mais qui réclament néanmoins le remboursement
de l'inscription, sous le prétexte qu'ils n'ont pas pu assister
à la conférence. Il y a même quelqu'un qui parle de procès.
Heureusement, il y a d'autres personnes qui ont profité de
l'expédition de la facture pour envoyer leurs remerciements.
Faut-il conserver le paiement en ligne ? Précisons une
chose. Pour disposer d'un paiement en ligne sur le web,
la banque traite avec deux interlocuteurs : le client
et le prestataire. Le prestataire achète une licence pour pouvoir
écrire la page web comportant le paiement en ligne. Le client
paie un abonnement pour pouvoir utiliser le paiement en ligne.
Dans le cas de YAPC::EU-2003, c'était
l'association Les Mongueurs de Perl
qui était à la fois client et prestataire. Pour
YAPC::EU-2004
et les
suivants, c'est toujours nous qui serons le prestataire (du coup, pas
besoin de payer la licence, elle est déjà payée), mais ce sera
YAS-Europe qui sera client. Quant à livrer le source à YAS-Europe,
les avis sont partagés. Pour certains, le code, tel qu'il est, est
trop restrictif. Il permet d'acheter une place pour YAPC::EU-2003 et
rien de plus. Il faut donc le revoir si l'on veut permettre la vente
en ligne des T-shirts de London.pm ou ailleurs, la vente de places
pour YAPC::EU-2004, la vente de places pour les XYZPerl Workshops, etc. Pour les autres, on peut envisager
de livrer le logiciel en l'état, il y a peu de choses à changer pour
assurer la vente en ligne de places pour YAPC::EU-2004. Et il y a le
problème de la licence de programme, Sylvain étant partisan de la
GPL.
Ce coup-ci, c'est Damien qui a posé la question. Pourquoi la page
d'accueil du site est-elle en
Espéranto ?
Nous rappelons
l'historique de ce sujet (déjà exposé dans des précédents
comptes-rendus). Pour justifier que la défaite de la langue anglaise,
certains émettent l'hypothèse que les gens n'ont pas voté
pour le japonais ou pour l'espéranto, mais
contre l'anglais, voire contre
London.pm.
Philippe a assisté aux enchères depuis l'estrade, ce qui lui a permis
de voir parfaitement le visage de Mark Fowler se
décomposer au fur et à mesure des enchères. En fait, BooK souhaitait
la victoire de Swedish Chief. Mais pourquoi a-t-il associé la
langue de la page de Paris.pm à celle de London.pm et pourquoi
n'a-t-il pas exprimé les enchères de façon à ne proposer comme choix
que le français ou le
chef suédois ?
Nous avons parlé de
Nicholas Clark
et de son travail mais les
témoignages sont contradictoires. Pour certains, Nick quitte
Fotango
parce qu'il veut travailler avec autre chose que C
et C++. Pour d'autres participants, cette raison n'est pas
la bonne, puisque chez Fotango, les développements se font
en Perl.
Que ce soit pour remplacer Nick ou pour une autre raison,
Fotango recrute. Cela a d'ailleurs fait l'objet d'un fil
de discussion sur la liste London.pm. En effet, parmi
les critères d'embauche, il était signalé que le candidat
devait avoir écrit au moins n modules utiles sur
CPAN
(n = 3 ?). Ce critère est-il valide ?
Si l'on prend l'exemple de
Larry Wall,
il n'a écrit aucun module
présent sur CPAN. Ou bien
Randal,
il a écrit un seul script
utile, sh2perl, permettant de convertir un script
shell en script Perl. Or, on ne peut pas dire que
ces deux individus soient des nullités en Perl.
Randal a écrit quelques modules un peu moins utiles.
Je ne me souviens plus en quoi consistait le premier cité lors
de la réunion. J'en ai cité un autre sans donner de détail, sinon
qu'il avait été présenté sur la
liste DateTime.
Depuis, j'ai fouillé dans mes archives et celles du web
et j'ai retrouvé qu'il s'agissait du
premier module de Randal sur CPAN.
Ce module, Acme::Current
a en fait été repris et remanié par
Jesse Vincent.
Dans la version de Randal,
le module
donnait la date au moyen de variables codées « en dur ».
On peut croire que c'est antinomique avec la notion de date.
Éh bien non. En fait, il faut régulièrement mettre à niveau
le module, environ une fois par jour. Et Randal a donné
le source du programme
qui charge régulièrement la nouvelle version sur CPAN.
Lors de la soutenance de sa thèse, Guillaume a eu droit
à la question suivante : « Pourquoi avoir utilisé Perl ?
Est-ce uniquement parce que c'est un logiciel libre ? »
Guillaume a répondu que c'était aussi parce qu'il existait une
communauté Perl. Mais il n'a pas donné tous les détails.
Notamment, il n'a pas expliqué que c'est au sein de cette
communauté que l'on peut mettre aux enchères le soutien-gorge
d'un membre éminent
de cette communauté. [ Ou bien la chemise
hawaïenne puis le blue-jean
d'un autre membre,
mais c'était
à Munich. ]
Il semblerait que la communauté Perl fasse une fixation sur l'anatomie
d'Elaine Ashton et que cette dernière s'en accommode, voire elle cultive
cette fixation. En effet, outre les enchères
de YAPC::EU-2003, il y a eu la
vidéo de YAPC::US-2002
dans laquelle
Elaine a fait une intervention remarquée. Il y a eu également
un haïku qu'elle a envoyé à Philippe, plutôt que
de cochonner le T-shirt Perl is my bitch que BooK
venait de remporter aux enchères. Et ce haïku
brodait sur ce sujet. En voici le texte.
For Philippe Bruhat-
I am not Perl's only bitch,
But I have boobies! :)
Elaine 'HFB' Ashton
Guillaume travaille avec une équipe de l'INRIA, dont l'un
des sujets d'étude est l'analyse du langage naturel.
Alors que l'INRIA est le berceau de CAML, l'équipe de Guillaume
connaît et aime Perl. Ils utilisent XML::Twig et, selon
eux,
« XML::Twig,
c'est génial ».
Avec DBI et
DBD::Oracle,
on peut insérer des
ordres SQL à l'intérieur de programmes Perl pour accéder à une base
Oracle.
Quelqu'un a fait l'inverse. Il a inséré (embed)
Perl dans Oracle, de sorte que dans les instructions SQL, on peut
insérer des traitements Perl tout comme on peut insérer des
traitements PL-SQL dans des instructions SQL avec un Oracle normal.
Dans le cadre de son travail actuel, Guillaume cherche à permettre
à des collègues qui ne connaissent rien à HTML d'écrire des
annotations sur des images concernant la biologie. En d'autres
termes, il souhaite créer
un site web qui tient à la fois de la gallerie d'images
et du wiki. Il n'existe hélas pas d'outils pour faire les
deux. Il existe bien
Apache::Gallery
pour aligner des photos, mais cela ne permet pas d'ajouter
des annotations aux images.
D@vid n'a pas le problème des annotations, il cherche seulement à
insérer ses photos de vacances sur un site web. Mais lui non plus
n'utilise pas Apache::Gallery. Il préfère utiliser ses
propres templates pour ses galleries plutôt que
de se voir imposer un modèle qu'il n'aime pas forcément et il utilise
Imager
pour créer des aperçus (thumbnails).
Il paraît qu'il y a du rififi chez les
moines de Perl et que certains se
retrouvent avec un niveau d'expérience négatif. Lors de la réunion,
certains ont dit que c'était le cas de
Briac.
[ Apparamment, ce n'était pas le cas lorsque j'ai vérifié. ]
BooK a apporté son exemplaire du
livre de Stas et d'Eric
pour que ce dernier le dédicace. À la fin du mois de juin, il
y avait déjà 6 000 exemplaires de vendus, ce qui équivaut
au tirage global de la traduction française de Fido (6 600 pour
la totalité de la « vie » du livre).
Il y a eu quelques discussions à propos d'IRC. J'en ai retenu peu
de choses : il existe un adepte d'IRC surnommé « Arizona Junior »
qui insère un smiley à la fin de chacune de ses phrases.
Un peu comme D@vid qui, dans un message récent sur la liste, a mis des points de suspension
à la fin de chacune de ses phrases, ce qu'Eric n'a pas manqué de faire
remarquer. Un peu plus tard, il y a eu un quiproquo
lorsque plusieurs participants ont discuté de xchat et que
Jérôme a cru qu'il était question d'un logiciel qui existait déjà
en 1994, xtalk. Avec des noms comme cela, la confusion était
inévitable.
Tout comme les Mongueurs de Perl se sont mis à l'espéranto, Alan Cox
s'est mis au gaélique.
Dorénavant, son
blog
est rédigé dans
cette langue. Il paraît en outre qu'il prépare un MBA. Si maintenant
les geeks se mettent à faire du commercial ou de la
finance !
En conséquence de son déménagement, BooK est voisin
d'une personne qui a installé le Wifi dans son appartement. Comme les
sécurités d'accès sont plutôt faiblardes, BooK peut se connecter
sur la borne de son voisin. Il a donc essayé de déterminer la
topologie au sens IP de son appartement avec
traceroute
et il s'est aperçu que ses toilettes étaient à 12 hops
de sa salle de séjour.
Philippe nous parle également de son courrier électronique. Étant
abonné à plusieurs listes de diffusion, il reçoit une quantité
considérable de messages tous les jours, même si l'on ne tient pas
compte du spam. Comme il n'a pas le temps de les
lire, il s'est résolu à résilier son abonnement à certaines listes à
fort trafic, comme
London.pm.
En revanche, il conserve son abonnement
à la liste Lyon.pm,
pour laquelle le trafic est de l'ordre de trois
messages par mois. Toutefois, il ne jette aucun message à la
poubelle. Il les garde pour le jour où il aura le temps de les lire et
de les classer. Mais il a toujours quelque chose de plus urgent ou de
plus intéressant à faire en attendant.
Les
moteurs de recherche
nous facilitent la vie, mais ils ne suffisent pas toujours. Par exemple,
Stéphane cherchait s'il existait des galleries montrant les photos
d'Helmut Newton,
un photographe de mode et de charme. Il n'en a
pas trouvé. Une amie de Sniper, qui suit des études pour être
infirmière, doit se procurer des vêtements appropriés, mais les
magasins qu'on lui a indiqués proposent des articles hors de prix.
Sniper a donc cherché si l'on peut trouver sur le net des sites de
vente en ligne de vêtements d'infirmière à des prix abordables, mais
les (nombreux) sites qu'il a trouvés comportent des photos avec
beaucoup plus d'« infirmières » que de
vêtements d'infirmière et l'activité du site n'a pas de rapport avec la
vente de vêtements.
Grâce à Internet, nous pouvons maintenant exécuter des applications
qui ne sont pas installées à demeure sur la machine, mais téléchargées
au fur et à mesure des besoins. Ainsi le rêve de Scott
McNealy est en voie de se concrétiser : faire payer les
logiciels en fonction de leur utilisation. Stéphane fait remarquer
que les machines sont de plus en plus puissantes pour permettre
l'utilisation d'applications de plus en plus gourmandes, mais
qu'en fait, le goulot d'étranglement risque d'être du côté de la liaison
avec le fournisseur d'accès.
Il y a déjà un certain temps, Emmanuel a installé Linux sur la machine
d'un copain. Ce copain l'a appelé la veille pour lui signaler que
cela ne fonctionnait plus. Un rapide examen de la situation a révélé
que le système de fichier comportait un répertoire lost+found
de 2 Go et pas grand-chose d'autre. Et pour ceux qui, comme moi,
ne savent pas à quoi correspondent les répertoires lost+found,
il s'agit du répertoire où fsck range les fichiers
et les morceaux de fichier qu'il ne sait pas restaurer.
Microsoft a sorti sa version de Matrix avec Steve
Ballmer dans le rôle de Neo et Bill Gates dans le rôle de
Morpheus. Dans cette version, la pilule bleue est énorme (donc difficile à
avaler) et est marquée « Unix -- Linux ». Cela nous paraît
inapproprié d'avoir choisi Unix pour la pilule bleue, cette couleur
étant associée à Windows depuis les origines. Au fait, il paraît que
les plantages sur les machines XP utilisent une nuance particulière de
bleu, justement dénommée « bleu XP ».
Dans la
guerre
entre les partisans de Windows et ceux de Linux,
on observe que les partisans de Windows ont recours au
FUD
pour parler de Linux, tandis que les partisans de Linux
avancent des arguments qui font ressortir leur ignorance
du monde Windows.
Eric (glb) a trouvé sur le site d'Eyrolles
un fichier PDF nous fournissant gratuitement le livre
Devenez beau, riche et intelligent, avec PowerPoint, Excel et
Word
par Rafi Haladjian.
Il explique entre autres comment Excel permet d'élaborer un business plan.
Il sous Excel existe une fonction,
« Valeur Cible », qui permet de rechercher la valeur qu'il
faut donner à une première cellule pour obtenir une valeur
donnée pour une cellule 2 calculée à partir de la première.
La fonction « Solveur » permet de faire la même chose lorsque
la cellule 2 est obtenue par une formule faisant intervenir plusieurs cellules 1.
Très utile pour les documents
comptables et budgétaires ! D'ailleurs, l'exemple de la documentation
d'Excel porte justement sur un exemple de budget publicitaire.
Comme Emmanuel et moi le signalons,
Douglas Adams avait déjà
examiné la question. Dans un de ses romans,
Dirk Gently Holistic Detective Agency,
écrit en 1987,
il expliquait que les logiciels d'aide à la décision fonctionnent
sur ce principe :
On commence par établir une base d'hypothèses de départ.
On définit un système d'inférences.
On fait tourner le programme.
Et on obtient en sortie une liste de conclusions.
Le héros du roman avait jeté un oeil novateur sur le concept et avait
programmé un nouveau système d'aide à la décision fonctionnant
sur ce principe :
On commence par établir une base d'hypothèses de départ.
On définit la liste des conclusions.
On fait tourner le programme.
Et on obtient en sortie le système d'inférences à utiliser.
Hélas, l'armée avait fait main basse sur le logiciel et avait tout
confisqué, jusqu'au dernier papier de brouillon. Et quelques mois
plus tard, Ronald Reagan lançait le programme SDI
alias Star Wars.
Et pour répondre à Guillaume, qui ne connaissait pas ce livre,
Douglas Adams a écrit un certain nombre de livres qui ne
sont pas, à ma connaissance, traduits en français :
Et pour Eric (glb) qui me l'a demandé en réunion, la date
du Towel Day
est le
25 mars, 10 jours en fait
après l'anniversaire de la mort de Douglas Adams.
Nous évoquons les distributeurs automatiques bancaires Diebold
qui ont été infectés par un virus.
Le nom de Diebold ne dit rien à certains mais d'autres en ont
entenduparlerà plusieurs occasions
à propos
des élections
en
Amérique.
Pour en revenir aux distributeurs de billets de banque en général,
il semble que dans le temps, ils fonctionnaient plutôt sous OS/2.
Comme nous parlions des photos de la
page d'insciption
à YAPC::EU-2003 et de l'individu qui avait téléchargé un document
Word contenant sa photo, certains font remarquer que les
navigateurs se basent sur le type MIME du fichier reçu pour choisir
comment l'afficher. Sauf
Internet Explorer,
qui se base sur l'extension du fichier. D'ailleurs, tous les
programmes Microsoft se basent sur l'extension du fichier pour
déterminer sa nature, alors que file(1) sous Unix
utilise les magic bytes se trouvant au début
du fichier et que Mac OS utilise des méta-informations mémorisées
quelque part (selon les uns, elles se trouvent dans le système de fichiers,
selon les autres, elles se trouvent dans la branche ressources du
fichier).
[ Cela me rappelle une anecdote datant de l'époque de MS-DOS. Savez-vous
comment être sûr que la compilation de votre programme Pascal ne provoquera
pas d'erreur ? C'est simple, il suffit de compiler avec la commande
RENAME HELLO.PAS HELLO.EXE
D'accord, le module exécutable ne fait pas vraiment ce qu'on attend de
lui. Mais au moins, vous avez obtenu votre .EXE sans aucun
message d'erreur. ]
Il a été longuement question des possibilités d'installer
un système Linux (ou autre) à distance, sans aucun accès
physique à la machine, donc sans la possibilité de mettre
ce que l'on veut dans le lecteur de disquette et le lecteur
de CD-ROM. Jérôme évoque l'existence de serveurs comportant une carte
d'administration. Cette carte contient un système d'exploitation
rudimentaire capable de faire du TCP/IP, un serveur web (http et https)
ainsi qu'un serveur telnet. Elle permet ainsi de gérer la machine, de l'allumer et
de l'éteindre, et surtout d'avoir accès, à travers le réseau IP, à la console
texte (voire graphique avec une licence). On peut donc faire s'amorcer
et s'installer un serveur à distance, sans être directement présent à côté
du serveur. Bien évidemment, cette carte n'est pas accessible par le système
d'exploitation et doit être connectée sur un réseau particulier.
Guillaume est obligé de changer de serveur pour les paquets de la
distribution PLF.
Tout allait plus ou moins bien, couci-couça, avec l'ancien hébergeur,
jusqu'au jour où Mandrake a diffusé une nouvelle version. Ce jour-là,
les possesseurs d'une machine sous Mandrake ont voulu charger la
nouvelle version et les serveurs se sont mis à saturer. L'hébergeur a
vite vu qui était concerné. Il a demandé à Guillaume de s'arranger
pour que cela cesse, mais il n'a pas donné d'indication claire et
précise sur le débit moyen et le débit en pointe auquel Guillaume
aurait droit. Faute d'avoir des indications claires, Guillaume change
donc d'hébergeur.
Pour le nouveau serveur, à la grande surprise de son adversaire
Eric le debianeur, Guillaume va installer une distribution
Debian.
Il nous explique longuement les raisons de son choix. Mandrake est
bien pour les postes clients avec bureau graphique et icônes dans tous
les coins, mais pour un serveur, ce n'est pas idéal. Mandrake n'a plus
que 20 développeurs salariés, dont un seul pour s'occuper de
la sécurité. Impossible donc d'avoir une réponse rapide sur un problème, il
faut attendre la diffusion de la prochaine version. Eric a filmé la
tirade de Guillaume, soit pour le faire chanter, soit pour mettre le
fichier MPEG sur le site de Debian.
L'autre Eric (« echo », un adepte de
FreeBSD)
n'a pas compris la raison de cette polémique. Après
tout, Debian ou Mandrake, tout ça, c'est du SCO.
Il est question de l'arborescence des fichiers sous Unix
et sous Windows. Il s'agit pour Unix de l'architecture
FHS
(File Hierarchy System). Lorsque l'on
installe un logiciel, les différents fichiers sont
répartis aux quatre coins de la mémoire de masse :
les exécutables dans /usr/bin ou dans /usr/local/bin,
les bibliothèques dans /usr/lib ou dans /usr/local/lib,
les pages de manuel dans /usr/share/man et ainsi de suite.
Si l'on veut désinstaller le logiciel, il faut aller à la pêche
dans tous ces répertoires pour supprimer les fichiers correspondants.
Windows adopte une autre démarche. Chaque fois que l'on installe
un nouveau logiciel, Windows crée un nouveau répertoire dans
C:\Program Files\ et si l'on veut désinstaller le logiciel,
tout se trouve là. « Faux ! » répondent les partisans
d'Unix. Même si les fichiers sont installés aux quatre coins de la machine,
le gestionnaire de paquets en conserve la trace dans sa base de données
et il est capable de tout retrouver s'il faut désinstaller le
logiciel. Avec le système FHS, tous les exécutables sont dans quelques
répertoires en nombre réduit, donc la taille de la variable d'environnement
PATH reste raisonnable. Et il vaut mieux optimiser
l'utilisation du logiciel plutôt que sa désinstallation.
[ Un point qui n'a pas été soulevé en réunion : même dans Windows,
un logiciel n'est pas concentré dans un endroit unique. Il y a le
sous-répertoire de C:\Program Files\, mais il y a aussi
la base de registres, non ? Et c'est pour cela que, bien souvent,
l'installation du programme ajoute un élément de menu
pour désinstaller le logiciel. ]
Sniper n'est pas souvent venu aux réunions de cet été. Il donne
l'explication pour l'une de ses absences. C'était à 6 heures
moins 10, il reçoit un message : « Coupure du courant dans
la salle XXX ». Ça fait tilt dans son esprit et il
téléphone aussitôt à l'auteur du message pour lui dire :
« Hé, ça va pas ! J'ai 75 serveurs dans cette
salle ! ». L'autre lui répond calmement : « Ne
t'inquiète pas. Il y a le feu dans cette salle mais les pompiers sont
prévenus. » Sniper a donc préféré rester pour savoir comment
ça se terminerait.
Emmanuel a une chemise de documents avec un autocollant
Parinux.
Cet autocollant représente, bien sûr, un pingouin. C'est la deuxième
version du logo Parinux. La première version, encore visible sur le
site, représente un pingouin qui louche.
Compte tenu des nombreuses mentions et des quelques citations
de Terry Pratchett
que j'ai casées dans les précédents comptes-rendus, Emmanuel et
moi avons réussi à faire un nouvel adepte en la personne d'Eric (glb).
Il a commencé à lire les
Annales du Disque-Monde
et il apprécie.
Guillaume intervient pour signaler que le meilleur roman de
Terry Pratchett est celui qu'il a écrit en collaboration avec
Neil Gaiman,
De Bons Présages
(Good Omens en V.O.).
Ce roman met en scène quelques anges et quelques démons. Nous
cherchons à déterminer d'où vient le nom de ces divers personnages.
Ayant lu ce livre en anglais, j'ai noté le nom de l'un des
démons : A. Crowley. Mais c'est « A » comme
Anthony. Terry s'est amusé à évoquer la figure historique d'Alistair
Crowley, condamné à mort pour sorcellerie, pour révéler ensuite que le
personnage du roman n'avait aucun rapport avec le personnage
historique (lu dans
Annotated Pratchett File ;
attention, contient des spoilers).
Nous avons recherché l'origine du nom des autres personnages
angéliques et démoniaques et la discussion a dérivé sur l'oeuvre de
H.P. Lovecraft. Difficile de s'y retrouver entre les différents dieux,
avec leurs noms à consonance inhabituelle comme Nyarlathotep,
Yog Soggoth et
Shub-Niggurath.
Toujours est-il que le dieu qui a donné son nom au cycle de romans
et au jeu de rôle, Cthulhu, est en fait un dieu mineur du panthéon lovecraftien.
Suite à la
discussion de la dernière réunion,
Emmanuel a apporté
trois exemplaires d'un fanzine sur les comics, pour
le bénéfice de BooK. Ce fanzine est écrit par un auteur de
comics qui a exercé dans les années 50. Les trois
numéros qu'Emmanuel a apportés ne correspondent pas vraiment à l'image
habituelle des fanzines. C'est du grand format (A4, lettre US ou
quelque chose d'approchant, les fanzines ayant plutôt tendance à
utiliser le A5), la couverture est en quadrichromie (les fanzines
étant fréquemment en N&B avec des dessins au trait ou des photos
scannées qui rendent mal) et si je me souviens bien, le numéro est un
nombre à deux chiffres (la plupart des fanzines ne dépassant pas le
numéro 1...).
Suite à son déménagement, BooK est devenu un réginaburgien et un
altoséquanais.
Pour ceux qui sont largués, cela signifie qu'il habite
Bourg-la-Reine dans les
Hauts-de-Seine.
Quelques-uns ont du mal à
comprendre la géographie de ce département, qui est simultanément
au nord et au sud de Paris, s'étendant de Clichy à Bourg-la-Reine.