Présents à la réunion, approximativement en fonction de l'emplacement autour de la table
Dam's,
Romain,
Éric,
Briac,
Nicolas,
moi,
Antoine,
Emmanuel,
Théo,
David (L),
Jérôme,
Laurent,
et Sébastien.
Nous avons mangé des bacon-cheeseburgers, des blue-cheeseburgers, des entrecôtes,
des salades niçoises,
des glaces et des tartes aux pommes.
Nous avons bu de la Beamish Red, de la Stout, de la Paulaner,
d'autres bières, une margarita, un gin fizz et de l'eau (Perrier ou carafe).
Romain, Nicolas et Éric se sont absentés en milieu de soirée pour
assister à un concert à la Guinguette Pirate. Ils prévoyaient
de revenir après le concert, mais je suis parti avant leur retour.
C'est le retour de
YAPC::Birmingham.
Nous sommes deux participants à la réunion à y
être allés : David et moi.
Nous racontons quelques points marquants
de la conférence, essentiellement les
communications éclairs et la vente aux enchères.
Parmi les communications éclairs, il y a
Tatsuhiko Miyagawa
qui nous a montré
une animation intéressante sur son Thinkpad.
Il affiche une page de
Google Maps,
puis lorsqu'il incline légèrement son Thinkpad,
la carte ou la photo aérienne se déplace comme si elle glissait sur un plan
incliné. L'explication, c'est qu'il teste le capteur « anti-chocs »
qui lui donne l'angle d'inclinaison du PC et il en déduit la requête à lancer
à Google Maps, à savoir s'il faut dérouler la photo vers le sud, vers le nord,
vers l'ouest ou vers l'est.
Une autre communication éclair intéressante était celle de
Juerd,
sur la valeur undef. Il part du constat
que la documentation de undef est très claire et
très précise, ce qui veut dire que la valeur undef est
parfaitement définie. Et il remédie à cet état de fait,
en s'arrangeant pour que undef ait une valeur qui
ne soit pas celle définie par la documentation. Mais cette valeur
étant constante, il estime que undef est encore
trop bien définie à ce stade. Il va donc une étape plus loin,
en s'arrangeant pour que la valeur soit déterminée de façon aléatoire
et que même le test de véracité de la valeur undef
en contexte booléen donne un résultat aléatoire.
La vente aux enchères a eu droit aux lots habituels,
T-shirts et livres. Il y a eu également, comme d'habitude,
les lots farfelus. BooK, notamment, a vendu le fait
qu'il portera des tatouages (temporaires, quand même)
à chaque conférence de 2007 à laquelle il participera.
Le tatouage sera le nom du module préféré de l'enchérisseur.
À l'issue de la vente aux enchères, je lui ai fait remarquer
que sa promesse ne s'appliquerait pas seulement aux
YAPC
et aux Perl Workshops,
mais à des conférences un peu plus formelles comme le
SSTIC.
[ Note de BooK : l'enchère a été remportée par Cog, qui a choisi un
module créé
spécialement à cette l'occasion]
Un autre lot vendu aux enchères est le style capillaire
des organisateurs de YAPC::Europe-2007, qui se tiendra
à Vienne.
Résultat, nous ne verrons pas
Thomas Klausner
avec des
dreadlocks,
mais avec une crête d'Iroquois orange.
Il y a eu une discussion sur la liste Perl où
nous nous sommes posé la question de savoir pourquoi
Perl était si méconnu en France, en comparaison avec
les autres langages de script, notamment
PHP
et JavaScript.
L'une des raisons avancées est que la communauté
Perl est un peu trop repliée sur elle-même.
Du coup, Jérôme propose d'étendre le champ d'intérêt
des Journées Perl Francophones, pour
traiter également des autres langages
de script. Cela attirerait les personnes
intéressées par ces autres langages et ils entendraient
parler alors de Perl, autrement que par l'intermédiaire
de la presse corporate qui ressasse
constamment les mêmes clichés.
Il a été question à un moment du site web de
London.pm.
Ce site utilise
Template Toolkit,
on peut s'en douter. Mais il l'utilise d'une façon
assez surprenante : les templates
en entrée de
Template::Toolkit
sont générés par Template::Toolkit à partir
d'autres templates qui sont eux-mêmes
générés par Template::Toolkit. C'est (ou c'était)
un système en trois passes.
Plus généralement, nous avons parlé des différents
systèmes de templating et des gestionnaires
de contenu, comme
Jifty,
AxKit
et Catalyst
ainsi que le grand concurrent,
Ruby on Rails.
D'autre part, bien qu'ils aient la même origine,
Request Tracker
et Hiveminder
n'ont aucun rapport entre eux. Hiveminder
est un gestionnaire de todo list, ce
n'est pas la réécriture de RT avec le nouveau CMS
à la mode.
Nous avons rappelé la conférence commune aux
Journées Perl Francophones 2005
et à l'Austrian Perl Workshop,
où Audrey Tang (alors encore Autrijus) avait répondu aux questions au sujet
de Perl 6. De temps en temps, Audrey présentait
les fonctionnalités nec plus ultra
de Parrot
et de Pugs :
continuations, inférence
de types, et ainsi de suite. À chaque fois, une personne
présente à Marseille faisait une réflexion dans son coin :
« Ça, on sait le faire. », « Ça, cela fait
déjà pas mal de temps que ça fonctionne. »
Il n'y a que lorsqu'il a été question des threads
que cette personne a légèrement changé de discours :
« Ça, cela fait vingt ans qu'on travaille dessus et nous
n'arrivons toujours pas à le faire fonctionner, alors
bon courage ! » Intrigué, Stéphane s'est
enquis de l'identité de cette personne et il a
appris qu'il s'agissait de Pierre Weis,
l'un des créateurs
d'OCaml.
David évoque l'une des dernières réflexions de
Jamie Zawinsky :
quand un utilisateur surfe sur le web, l'historique
des pages qu'il consulte n'est pas linéaire, mais
arborescent. En effet, il arrive fréquemment que
l'on accède à une page de type index ou résultat
de recherche et que l'on choisisse successivement les
liens qui figurent dans cette page. Or, actuellement,
si l'utilisateur revient sur cette page et clique
sur un deuxième lien, alors le premier disparaît
de l'historique, ainsi que tous ceux auxquels l'utilisateur
a accédé lors de sa session. Il devrait être possible
de conserver ces historiques en parallèle avec,
par exemple, une représentation arborescente.
Ce qui étonne Jamie Zawinsky, c'est que personne n'ait
proposé une telle fonctionnalité.
Si cela semble un peu trop compliqué pour le commun
des mortels internautes, il est toujours possible
de proposer cette fonctionnalité sous la forme d'un
greffon (plug-in). Si l'utilisateur
fait l'effort de chercher ce greffon
et de l'installer, on peut penser qu'il saura à
quoi s'en tenir lorsqu'il constatera que la touche
« flèche droite » ou le bouton « suivant »
change de comportement et propose une liste déroulante
de liens récemment visités.
Il est question de l'ergonomie d'applications
basées sur des formulaires HTML. L'une de ces
applications présentait un calendrier.
Chaque jour du mois est représenté, non pas
par deux chiffres au sein du source HTML, mais
par un fichier GIF contenant le dessin de
ces deux chiffres. Et pour économiser l'espace
disque du serveur, les 28 à 31 fichiers GIF
nécessaires pour le calendrier sont générés
à la volée. Finalement, ces fichiers GIF ne
sont pas stockés en cache. Sûrement pour prévoir
la possibilité que d'une seconde à l'autre,
les autorités décident que nous n'utiliserons
plus les chiffres arabes, mais les chiffres
romains.
David n'apprécie pas les
cookies
de Google, valables jusqu'en 2038.
Or, ces cookies
sont indispensables pour pouvoir utiliser
Google-Mail.
C'est pour cela que David a une session sous
Internet Explorer,
réservée à Google-Mail, ainsi qu'une session
sur un autre navigateur, pour tout le reste.
Si nous n'avons pas vu
Briac
depuis très longtemps,
c'est qu'il a déménagé à Bayonne. Il continue à travailler
pour la même boîte située en région parisienne, mais
il fait du télétravail. Il est juste obligé d'être
présent deux jours par mois. C'est justement
parce que la réunion du mois de septembre coïncidait
avec un déplacement en région parisienne que Briac
a pu y participer de nouveau. Pour le reste du mois,
il y a des avantages et des inconvénients à travailler
depuis son domicile. L'avantage est qu'il travaille
dans un cadre agréable, à proximité immédiate d'une
forêt. L'inconvénient est que son rythme de travail n'est
pas aussi régulier que s'il travaillait dans un bureau.
En effet, il faut qu'il tienne compte de ses deux
enfants en bas âge et les seuls moments où il peut
se consacrer à ses tâches professionnelles sans
craindre d'être dérangé sont
l'heure de la sieste et la soirée.
Laurent a réussi à trouver une personne qui n'était pas là
le mois dernier
et à lui faire une démo du Nokia 770,
dont l'intérêt n'a quasiment pas diminué en un mois.
Le Nokia de Laurent est un pur PDA, il n'a aucune fonction
de téléphone. Néanmoins, nous en sommes venus à évoquer
les téléphones-PDA et leurs utilisateurs qui, parfois,
semblent ignorer qu'il existe au choix des kits mains-libres
et des oreillettes Blue Tooth pour leur rendre la vie facile.
En effet, c'est difficile de prendre des notes sur son PDA,
lorsqu'on est obligé de le coller à l'oreille.
Emmanuel a également présenté son
Treo,
qui ressemble
à un téléphone quand il est replié, mais qui fait
apparaître un clavier et un écran lorsqu'il est déplié.
Emmanuel s'en sert à l'occasion pour se connecter
via SSH sur un serveur. C'est alors qu'il ressent
amèrement la grosse lacune de son Treo :
il n'y a pas de touche tabulation. Donc, il n'y a
pas de complétion automatique des noms de fichier
sous bash.
Dam's nous dit que si
Guillaume
avait été présent, il n'aurait pas manqué de nous dire tout le bien
qu'il pense du nouveau
bash_completion.
En attendant, nous dit David, rien ne vaut la complétion
que nous offre « zish ». Puis Nicolas nous explique
que rien ne vaut la complétion que nous offre « zèdessache ».
Dam's a l'impression d'entendre de l'écho. Du coup, la discussion
dérive vers les différentes façons de prononcer le nom des
divers shells connus. Notamment,
ksh
doit-il se prononcer « cache » ou bien
« quiche » ? La seconde possibilité serait,
semble-t-il, à l'origine du slogan :
Dam's donne un exemple impressionnant de la complétion sous
zsh.
Il avait stocké l'adresse d'un serveur
Subversion
dans la variable d'environnement adéquate.
Puis il a tapé svn checkout et une
tabulation. À ce moment-là, le shell lui a énuméré
tous les projets déclarés sous SVN sur le serveur.
[ Ou peut-être était-ce CVS. Je pense que si
zsh est capable de traiter l'un, il est
aussi capable de traiter l'autre. ]
La complétion avec interrogation sur Internet
est également possible avec apt-get.
ksh
n'est pas très populaire. Quelqu'un explique
qu'il travaille sur une machine où ksh est le
shell de connexion qui lui est attribué par /etc/passwd.
La première chose que fait cette personne une fois connectée,
c'est d'appeler
bash.
Je rappelle qu'il fut un temps où je me contentais du Bourne shell
des années 70 et que j'arrivais même à utiliser l'équivalent des
alias. J'ai déjà évoqué cela
dans un compte-rendu précédent.
Emmanuel a apporté l'un des derniers livres qu'il a achetés :
Digital Identity
de chez
O'Reilly.
Il va jusqu'à affirmer que c'est l'un des deux meilleurs
livres d'informatique qu'il ait eu l'occasion de lire.
En attendant que les problèmes d'identification numérique
et d'authentification numérique soient résolus et
qu'un cadre légal soit défini, on peut toujours
recourir au fax pour obtenir un document à
valeur légale. C'est d'ailleurs pour cette raison
que certains fournisseurs exigent encore un fax
pour confirmer des commandes passées par Internet.
Cela me fait penser à une anecdote qui m'est arrivée
il y a quelque temps. J'étais en intervention chez
un client. Pendant cette intervention, j'avais
rédigé un document (sous Word, désolé, je
n'avais rien de mieux), mais je n'avais ni disquette
ni clé USB pour le rapporter à mon bureau.
Le lendemain, j'ai donc contacté la personne avec
qui j'avais travaillé pour qu'elle m'envoie mon
document.
-- Je vous le faxe ?
-- Non, c'est plus simple de me l'envoyer dans
un message électronique.
Et j'ai reçu un message avec en pièce jointe
un fichier TIFF représentant mon
document Word. Je suppose qu'elle a procédé comme pour
l'envoi d'un fax, en interceptant au bon moment le
résultat dans un fichier et en m'expédiant ce fichier
(861 Ko en TIFF au lieu de 198 Ko en Word).
Ou bien, si ça se trouve, elle a imprimé
le fichier Word sur ces machines qui servent à la fois
de photocopieuse, d'imprimante, de scanner et de fax,
puis elle a sélectionné le mode « scanner »,
introduit les feuilles dans le chargeur d'entrée de la machine
et a obtenu le fichier TIFF qu'elle m'a envoyé.
Quelqu'un précise que parfois, la taille imposante des fichiers
TIFF vient du fait que le même fichier stocke la même image dans plusieurs
résolutions différentes.
Le salon
Solutions Linux
a envoyé son appel à conférenciers
pour son édition 2007. Jérôme en profite pour
exprimer les doutes qu'il a sur l'avenir de ce
salon. Si l'on compare les sociétés présentes
dans la partie professionnelle en 2005 et en 2006,
on peut constater que certaines n'ont pas fait
acte de présence en 2006 et que d'autres ont fait
stand commun en 2006 alors qu'elles avaient des stands
séparés en 2005. Le salon professionnel est en train
de se vider. Et, ne serait-ce que pour des raisons
financières, le salon ne peut pas reposer uniquement
sur le village associatif.
Il est arrivé une tuile à David : alors qu'il travaillait
habituellement avec deux écrans, l'un d'eux est tombé en panne.
Et, bien entendu, c'est le plus grand qui a foiré.
Suit une discussion sur la taille des écrans de plus de vingt
pouces. J'évoque encore une fois le siècle dernier
(plus précisément l'année 1997 ou 1998) pour raconter
que ma boîte avait changé le PC et l'écran d'un collègue, qui
était passé d'un 15 pouces à un 17 pouces (si je me
souviens bien). Un véritable luxe à l'époque ! Mais
le collègue s'était plaint que maintenant, pour lire un
texte à l'écran, il était obligé de bouger sa tête vers le haut
puis vers le bas. Parlant des écrans de plus de vingt pouces,
Jérôme dit qu'en effet, un informaticien est constamment
en train de bouger la tête, ce qui occasionne une fatigue
certaine. David lui demande si vraiment il serait prêt à revenir
à un écran de 17 ou 15 pouces.
David raconte le jour où son fils l'a accompagné
au travail. Ce n'était pas la première fois
qu'il voyait un PC avec un environnement graphique,
mais c'était la première fois qu'il voyait un
PC connecté à deux écrans. Ce qui l'a le plus
impressionné, c'est que son père était capable
de déplacer une fenêtre d'un écran vers l'autre.
Il a été question de l'article de
Linux Magazine,
à propos de
Ruby
et des
threads.
Cela a bien fait rigoler certaines
personnes, étant donné que les threads
sont entièrement gérés par l'interprêteur Ruby,
ils ne font pas appel aux bibliothèques système
correspondantes. Donc, pas de gain de performances sur
une machine avec plusieurs processeurs.
Jérôme a parcouru un
article
sur les transactions atomiques en informatique
(bases de données, mais pas seulement).
Cela ne se résume pas à faire des commit et des
rollback. Votre SGBD peut vous permettre d'échelonner
des commit provisoires, de sorte qu'un rollback
revienne à n'importe lequel de ces commit, au choix
du programmeur. [ Il me semble avoir vu cela il y a très longtemps,
sous Oracle ; cela s'appelait, si mes souvenirs sont exacts,
des checkpoints. ] Dans des situations passablement
compliquées, on peut même quitter le domaine de l'algorithmique
pour aborder celui de l'heuristique.
Il a été question du langage C, avec sa variante K&R.
David rappelle que dans la première version du langage,
les opérateurs d'incrémentation et de décrémentation avaient
deux formes possibles : celle que nous connaissons,
Pendant les vacances, David est retourné à son pays d'origine.
Il nous raconte son trajet en avion avec sa famille.
Parmi leurs bagages à main, ils avaient une trousse de toilette
avec divers médicaments, produits et ustensiles.
Au départ à Paris, il n'y a eu aucun problème. En revanche,
à l'escale à Singapour, les services de sécurité ont
détecté une arme dangereuse dans la trousse de toilette :
une paire de ciseaux pour couper les ongles. Confisqué !
Dans son dernier livre
Beyond Fear,
Bruce Schneier
évoque ce problème. Après les attentats du 11 septembre 2001,
l'IATA a recensé les objets dangereux à interdire.
Le lobby des vendeurs de briquets, qui est également le lobby des vendeurs de
tabac, a fait savoir qu'il était hors de question d'interdire
les briquets à bord des avions. En revanche, il n'existe pas
de lobby des vendeurs de limes et de ciseaux à ongles,
donc le couperet est tombé sur ces armes dangereuses.
[ Page 34 de l'édition reliée. Si vous en avez une autre édition,
faites une règle de trois, sachant que la dernière page en excluant
l'index et les remerciements est la page 281. ]
Bruce Schneier donne d'autres exemples d'aberrations après
septembre 2001. Un jour, il était en train de faire la
queue pour passer au portique de sécurité. La vérification
étant très stricte, donc plutôt longue, la queue
était d'une longueur démesurée. Une femme à côté de Schneier
a fait la réflexion qu'elle se sentait en sécurité,
en voyant cette file d'attente. Schneier avait une
vision différente de cela. Le nombre important de personnes
entassées dans un espace plutôt réduit faisait de cette
file une cible de choix pour un terroriste armé d'une
simple grenade. Sans avoir l'impact symbolique de deux
tours qui s'effondrent, le nombre de personnes tuées et
blessées par la grenade aurait un effet médiatique certain.
[ Page 113 sur 281. ]
Et je me permets une digression sur une autre anecdote
tirée du livre, mais dont je n'ai pas parlé en réunion.
Page 25 Schneier évoque un pilote qui s'est retrouvé
menotté pour avoir dit :
Pourquoi vous préoccupez-vous de ce que je possède une
pince à épiler, alors que j'ai la possibilité de
crasher l'avion ?
Je ne sais pas trop quoi penser de cela. Car si le pilote
est un terroriste vilain pas beau, pour crasher l'avion,
il faut qu'il neutralise le copilote. Et pour ce faire,
être armé d'une pince à épiler peut lui faciliter grandement la
tâche. En revanche, si les rôles sont inversés, si
le pilote à la pince à épiler est gentil et son copilote
est méchant, alors le pilote risque de se faire attaquer
à coups de lime à ongle par le copilote et il sera
alors bien content de se pouvoir défendre avec sa pince à épiler.
À noter qu'à la même époque, on se demandait s'il convenait
d'armer les pilotes de ligne avec des armes à feu, ce qui,
vous en conviendrez, est anecdotique comparé avec la détention
de ciseaux à ongles et de pinces à épiler.
J'ai également évoqué
un article de Slashdot
où il était question de la technique consistant à obtenir
un explosif en combinant deux liquides inoffensifs.
L'article est surtout intéressant parce que quelqu'un
qui se présente comme étant bien informé a écrit une
longue réponse où il explique que les personnes
arrêtées n'avaient pas de passeport, donc n'étaient pas
susceptibles de prendre l'avion dans un avenir proche.
D'autre part dans
un autre article
cité par Slashdot et que j'ai confondu avec la longue
réponse citée ci-dessus, il est expliqué que le
mélange des produits de base doit se faire dans
un récipient réfrigéré, ce qui n'est pas très pratique
dans un avion.
Si je lis les livres de Schneier, en revanche
je ne lis pas régulièrement sa newsletterCrypto Gram.
De plus, lorsque je vais sur son site pour lire
les anciens articles, je constate que souvent
ces articles correspondent souvent à des passages
de ses livres. En quelque sorte une avant-première
en attendant qu'il y ait suffisamment de matière pour un livre.
Évoquant son changement d'employeur, Jérôme raconte
que le geste de déposer sa lettre de démission était
un moment jouissif de sa carrière. C'est vrai, il éprouvait
des sentiments de regrets pour le milieu qu'il quittait,
mais c'était mêlé avec ce sentiment jouissif associé
à la lettre, ce qui donne un cocktail assez curieux.
Il n'a pas vraiment réussi à trouver le sommeil la nuit
suivante.
Dam's est sur le point d'aller s'installer au Royaume-Uni,
à Londres ou à proximité. Il a déjà fait les démarches
pour obtenir un logement. Il a toutefois eu un problème :
il a envoyé un mandat pour la caution, mais il manquait
6 livres à l'arrivée. Apparamment, ce seraient les
frais de dossier, de change ou de je ne sais pas quoi d'autre
qui auraient été prélevés sur la somme que Dam's a envoyée.
L'employé du guichet de départ aurait dû se douter que
la somme que Dam's indiquait était la somme qu'il voulait
payer à son logeur et qu'il fallait prévenir Dam's qu'il faudrait
y ajouter les frais de dossier / change / etc.
Et Dam's va bientôt avoir son permis de conduire.
Permis de conduire qu'il aura passé dans un pays
où l'on roule à droite, alors qu'il le mettra en pratique
en roulant à gauche...
L'un des problèmes qui se posent aux parents, c'est qu'il
faut parfois répondre à des questions gênantes. Et lorsque
l'on répond à une telle question, la réaction de l'enfant
est parfois surprenante, comme en témoigne ce dialogue
récent rapporté par David, entre lui et son deuxième
enfant :
-- Dis, Papa, c'est vrai qu'il y a des films
avec des gens tout nus ?
-- Euh... oui.
-- Ohhh les pauvres !
Il y a eu une panne à la Défense récemment. Tout le monde
en parle, même les Bayonnais. Enfin, peut-être pas tous les
Bayonnais, mais au moins Briac qui nous montre l'article
de journal où il a appris cet accident. Il semblerait que
ce soit un engin de chantier qui ait accroché un fuseau
de câbles et qui les aurait sectionnés. Ce qui nous intrigue,
c'est qu'il n'est pas question du court-circuit causé à cette
occasion et de l'effet que ce court-circuit a pu avoir
sur l'engin et son conducteur.
Pour concilier son travail professionnel et son activité
en tant que président de
Parinux,
Emmanuel s'arrange pour être affecté sur des projets
qui ne lui demandent pas trop de transports quotidiens.
D'autre part, il a notablement augmenté sa consommation
de café. À la médecine du travail, on lui a dit :
« Pas plus de quatre tasses de café. »
Pour peu, il aurait répliqué : « Mais comment
voulez-vous que je fasse, si je me limite à quatre
tasses de café par heure ? » Et puis, il faut
reconnaître que le corps médical n'est pas cohérent,
ils nous disent qu'il faut boire au moins un litre
et demi par jour !
David s'est aperçu qu'il a oublié d'apporter le jeu de
Campaign Secrets
qu'il a acheté à la vente aux enchères à Birmingham.
Nous n'avons donc pas pu en faire une partie.
Jusqu'à la rédaction de ce compte-rendu, j'ai cru que
ce jeu était issu des mêmes
Looney Labs
qui nous ont donné
Fluxx
et Aquarius,
déjà présentés.
Et comme Fluxx, c'est R. Geoffrey Avery qui a voyagé
avec pour nous en faire profiter lors des
repas et des soirées. J'avoue que je n'ai pas été
vraiment enthousiasmé par Campaign Secrets,
un jeu qui simule les élections américaines, avec
un rôle particulier des « cadavres dans le placard »
(la façon dont je traduirais le titre).
Je préfère nettement un autre jeu auquel Geoffrey
nous a fait jouer,
Chrononauts.
C'est un jeu où les joueurs voyagent dans le
temps et causent puis réparent des paradoxes
temporels. Ainsi, certains attentats (contre Lincoln,
Kennedy ou John Lennon) peuvent échouer et d'autres
(contre Hitler ou Reagan) peuvent réussir,
ou bien le Titanic
et le Lusitania
peuvent arriver à bon port, ce qui a des répercussions
sur la suite des événements.