Présents à la réunion, en fonction de la place autour de la table
Sébastien,
Olivier,
Guillaume,
David (la cravate),
moi,
Stéphane,
Emmanuel,
Charles,
Jérôme,
Éric (glb),
et David (L).
Nous avons mangé des oeufs mayonnaise, des rillettes,
des escaloppes milanaises, des magrets de canard, des tartiflettes,
des hamburgers,des moules et des frites,
des tartes Tatin, des mousses au chocolat,
Il ne restait plus de meringue, donc les habitués ont
été privés de nègre en chemise. Nous avons bu de la Paulhaner, de
la Grim, de la Kriek, de la Beamish Red, de la Desperados,
d'autres bières, du Pepsi, de l'Orangina et une margarita.
Nous avons évoqué la suite de
l'AG du 11 février.
Entre autres, D@vid a exprimé son étonnement de constater que parmi
les 11 membres du CA, il y en avait eu 4 pour soutenir Sniper
dans son rejet des plaisanteries potaches affichées sur le
site web de Paris.pm.
Éric, qui n'a pas pu libérer son samedi et qui a donné
procuration, évoque le déferlement de messages qui a eu
lieu dans la semaine qui a suivi. C'était d'autant plus
gênant pour lui que, pendant trois jours de suite,
il n'a pas pu paramétrer son gestionnaire de courrier
chez lui pour diriger ce qui venait de la liste
adhérents vers un dossier particulier. Comme il
lisait son courrier au travail à travers
un webmail, il était obligé
de dérouler une liste avec plus de trois cents
entrées pour obtenir les derniers messages.
D'autres, tels Guillaume, ont eu un problème
dans la mesure où ils apparaissaient deux fois
dans la liste adhérents avec deux adresses différentes.
Il a donc reçu en double exemplaire le déluge
de messages.
Le jour de la réunion, nous avons cru que cette période
était revenue. Cependant, il ne s'agissait plus de la liste
adhérents, mais de la liste Perl. Quelqu'un a demandé
comment analyser la sortie de ifconfig
et les esprits se sont déchaînés pour golfer
sur ce sujet.
Pour la traduction
de Perl Best Practices,
il ne reste plus qu'une tâche annexe, la traduction des
exemples de code, qui seront disponibles en téléchargement libre
sur le site
d'O'Reilly.
Jérôme exprime un regret que je
partage : nous aurions dû commencer par traduire ces
exemples, avant de traduire le chapitre correspondant.
Cela nous aurait permis de mieux traduire le texte, mais
surtout de détecter des fautes de frappe que nous n'avons
pas détectées par une simple lecture du code original.
Nous avons parlé de l'opérateur « Goatse ».
Philippe m'en avait déjà parlé lors d'une
réunion hérétique, donc sans compte-rendu.
Cet opérateur fait partie des secret operators
qui avaient fait l'objet d'une discussion sur la liste
Fun With Perl.
Il s'agit
de l'opérateur =()= dont le rôle est
d'imposer un contexte de liste à ses opérandes de droite
et de gauche. Quant à l'étymologie, je ne m'étendrai
pas sur ce sujet.
Nous avons également parlé de la variable d'environnement
$PERL. Cette variable permet de spécifier un
interpréteur à utiliser en remplacement de l'interpréteur
habituel, y compris dans le cas d'un script commençant
par une ligne shebang.
Stéphane évoque le
poisson d'avril
qu'il a écrit pour le prochain numéro de
Linux-Mag.
Le but d'un poisson d'avril est de mélanger des
éléments véridiques avec des éléments faux, tout en
laissant des indices visibles mais pas trop, pour
que le lecteur puisse comprendre après relecture que
l'article est un faux. C'est ainsi que tout ce
qu'il raconte est vrai, à l'exception de l'existence
du processeur Méhari. Notamment, les tableaux
creux existent bien en Parrot.
Parmi les indices laissant à penser qu'il s'agit
d'un poisson d'avril, il y a le nom de code d'une
évolution du processeur: ichtyos,
ainsi qu'un pointeur vers une page web présentant
un roman de
Douglas Adams,
Merci pour tout le poisson.
Certains suggèrent d'encadrer de tels indices par
des balises <blink>, mais je ne sais pas si cela
va passer correctement à l'imprimerie. On me répond
qu'une prochaine version de
PostScript
le permettra.
C'était la journée de la femme. Nous avons parlé
d'Audrey
et d'Elizabeth Mattijsen.
Si la première est connue (quoique sous un autre nom)
pour son activité sur
Pugs,
la seconde est moins connue. Pourtant, elle
ne passe pas inaperçue : elle est grande
et barraquée. Elle a beaucoup fait pour tenter
d'implémenter les
threads
(fils d'exécution) dans Perl 5. Cela ne fonctionne
toujours pas convenablement, mais c'était une tâche
ardue, voire impossible et il ne faut pas jeter la pierre à Elizabeth.
Malgré tout, elle a acquis une expertise appréciable
sur ce sujet et elle sera en mesure de conseiller
Audrey pour implémenter les
threads
dans Perl 6.
Le journal de Matt Sergeant
a annoncé il y a peu
la mort de Merlyn.
Mais pour rassurer ses
lecteurs, il annonce dès le début de son article qu'il
ne s'agit pas de
Randal Schwartz,
mais de son perroquet (c'est-à-dire le perroquet de Matt, je ne
sais pas si Randal a un perroquet chez lui).
Nous avons évoqué une autre personnalité du monde Perl
qui a de graves ennuis,
Chip Salzenberg.
Il a voulu signaler des agissements de son employeur
contraires à l'éthique, mais il ne l'a pas fait
exactement dans les règles. Il a bien eu des
avocats pour le défendre, mais maintenant
que toutes ses économies ont fondu comme neige
au soleil, il se retrouve avec ces avocats sur
le dos. Comme dit la citation :
Seigneur, gardez-moi de mes amis. Mes ennemis, je m'en charge.
Certains participants ont attribué cette maxime à une personnalité
du XXe siècle. Je crois qu'elle est plus vieille que
cela. Il me semble qu'elle était due à Charles-Quint, mais
mes recherches ultérieures sur Internet font penser que
ce serait plutôt Voltaire qui l'aurait prononcée, bien que
dans quelquespages web,
son origine soit fixée à l'Antiquité.
Finalement, la réunion s'est terminée avec l'Assemblée Générale Extraordinaire
de l'association Les Mongueurs de Perl. Le
compte-rendu
est sur le site de l'association.
À l'occasion du top pour les articles du numéro d'avril de
Linux-Mag,
David s'est fait remarquer parce que
l'un de ses messages a été émis à 4 heures du
matin. Oui, David le reconnaît, il dort très peu
la nuit. J'émets l'hypothèse que l'on peut obtenir
le même résultat avec une tâche cron.
Mais, me rétorque-t-on, comment faire pour que le
message de 4 h apparaisse comme une réponse
sensée et argumentée à un message précédent.
Guillaume suggère un texte sensé et argumenté tel que :
C'est nul et il faudrait plus de détails.
Une habitude à bannir dans l'utilisation de la messagerie
électronique, c'est le
top posting.
Cette pratique
s'observe lorsque quelqu'un répond à
un message initial et qu'il tape la réponse au début
de la zone de texte, avant la citation
du ou des message(s) précédent(s) préfixé(s) par un ou
plusieurs « > ». Pour lire le fil de discussion
dans l'ordre chronologique, le regard doit effectuer
plusieurs va-et-viens verticaux pour trouver le message le
plus ancien, le lire, passer au message suivant et ainsi de
suite. De l'avis de certains, c'est pis que le goto !
Il est arrivé un problème à Guillaume : son disque
dur a pris feu ! Pas le disque dur entier,
seul un circuit intégré de la carte qui pilote
le disque dur. Il a appelé le service après-vente
du constructeur,
Maxtor,
[ ou bien était-ce
Matrox ?
j'ai cru entendre le second, mais le premier semble plus vraisemblable
]
et il a été agréablement surpris. Tout d'abord, quand il a
raconté l'incident, il n'a pas eu la question que posent
toujours les préposés à la hot-line :
« Êtes-vous sûr que votre ordinateur est branché ? »
Ensuite, lorsqu'il a signalé qu'il n'était pas en mesure
de produire la facture d'achat, Guillaume a appris
que Maxtor accordait une garantie de n années
en partant de la date où ce modèle de disque dur
a été disponible sur le marché. Finalement,
quand Guillaume a expliqué qu'il cherchait
essentiellement changer le circuit intégré, son correspondant
lui a donné les coordonnées de sociétés spécialisées
qui allaient chercher si ce composant était
disponible et ensuite, la société avertirait Guillaume
du résultat de la recherche et du prix que cela coûterait,
sans pour autant que Guillaume soit obligé de donner suite.
Il a été question d'une personne qui a commis une bévue.
Elle avait connecté un disque USB sur une machine.
Pour je ne sais plus quelle raison, elle a été obligée
de rebooter la machine. Manque de chance, d'une part
le disque USB était un disque destiné à installer
un système d'exploitation sur un serveur, d'autre
part le port USB était prioritaire sur le disque dur
interne de la machine. Le reboot a donc utilisé ce
disque dur, le programme d'installation s'est lancé tout
seul et il a formatté les disques internes de la machine.
Commentaire de Jérôme :
« PICNIC »
Pour ceux qui n'ont pas compris, cet acronyme signifie :
Problem In Chair, Not In Computer.
soit en français,
Le problème se situe sur la chaise, pas dans l'ordinateur.
Cela dit, l'acronyme peut s'interpréter dans l'autre sens, en échangeant
la signification des deux « C ».
Guillaume évoque l'enseignement de l'informatique à Jussieu.
Lors du premier semestre, les professeurs enseignent la programmation
en langage
Scheme.
Pourquoi un langage aussi ésotérique ? Si l'on prenait un
langage plus commun, comme
PHP,
il y aurait de fortes chances
que la classe comporte un étudiant qui pratique PHP depuis
sa sortie du berceau, qui le connaît en long, en large
et en travers et qui perturbe le déroulement pédagogique
du cours en posant des questions ou en émettant des remarques
imprévues. Scheme pose un problème d'un autre ordre, en revanche.
Une fois le semestre terminé, les étudiants se demandent :
« À quoi ça sert ? »
Puis vient le second semestre. Le cours est alors axé sur
Visual Basic
pour Excel. De la sorte, les données
en entrée sont saisies dans des cellules de la feuille de
calcul et les données en sortie sont affichées de même.
Pas besoin de programmer les entrées-sorties.
Et là, ce sont les enseignants qui se demandent :
« À quoi ça sert ? »
À noter que les enseignants donnent un CD-ROM à chaque étudiant
au début du semestre, et ce CD-ROM contient
tout ce qu'il faut pour suivre le cours tout seul à domicile
sur son PC. En d'autres termes, les étudiants n'ont pas besoin
de faire acte de présence. S'ils sont présents au cours, c'est
pour y prendre une part active.
Dans le cadre de son activité professionnelle, D@vid s'est
retrouvé à programmer en
C.
Cela lui permet de mieux apprécier la facilité de programmation
dont nous bénéficions en Perl. D'ailleurs, Perl est
à certains points de vue un très mauvais premier langage.
En effet, un informaticien a tendance à prendre sa première
expérience de programmation comme étalon de mesure et à comparer
toutes ses activités ultérieures à cette première expérience.
Si un débutant commence avec Perl, il ne pourra avoir que
des déconvenues à l'avenir. Tandis que s'il commence avec
C
ou avec Visual Basic[ ou mieux, Fortran ],
il sera émerveillé lorsqu'il découvrira Perl.
Comme il travaille en C, D@vid est obligé de faire attention
à la disposition physique des structures de données.
C'est ainsi qu'il manipule des fillers,
des zones dont le seul rôle est d'occuper quelques octets
dans une structure de données (alignement de la zone suivante
sur une frontière de mot, par exemple). Ce qui l'exaspère, c'est
que ses collègues prononcent cela « faïleur ».
Je l'approuve, surtout que « faïleur » existe et
s'écrit filer avec un seul « l ».
J'ai rencontré ce terme comme abréviation de
file manager.
Dans le même ordre d'idée, Emmanuel est énervé d'entendre
des gens désigner les programmeurs comme des « jiques ».
Nous sommes des geeks, le « g » se
prononçant comme celui de Google.
Si l'on regarde les applications phares des différents langages
de programmation, on peut constater une particularité de PHP.
Toutes les applications phares contiennent le sigle PHP :
PHPmyAdmin,
phpGallery,
phpBB.
Mais la communauté PHP va rapidement devoir faire face à
une pénurie de nom, compte tenu de l'existence de PHPGallery, myPHPGallery,
PHPmyGallery, GalleryPHP, myGalleryPHP, PHPPhotoGallery, PHPmyPhotoGallery et
quelques autres, très peu d'autres.
Pour ceux qui sont contraints de travailler sous Windows, Éric
signale un site web
qui propose divers outils utilisables sous Windows, mais
permettant une meilleure maîtrise de la machine que les outils
standards de Microsoft. Grâce à l'un de ces outils,
Éric s'est aperçu qu'il existe un programme sur sa machine
qui se lance à l'ouverture d'une session, écrit un fichier
dans son propre répertoire, ne fait rien d'autre et finalement
s'arrête.
La concurrence entre M$ Office et
OpenOffice.org a franchi une
nouvelle étape : maintenant, OOo possède lui
aussi son trésor caché, ou son
oeuf de Pâques,
si vous préférez. Ce n'est pas un simulateur
de vol, c'est un jeu de tir.
Nous avons parlé de trésors cachés également dans les puces
électroniques. Le but aurait été de pister les fuites
et les vols de technologie. Charles est très sceptique à ce sujet.
D'une part, cela s'accorde mal avec les méthodes utilisées
à l'époque où l'élaboration des masques de circuit intégré
s'effectuait encore par des humains, d'autre part, les transferts
de technologie étaient inévitables avec les accords de
seconde source : un constructeur d'appareil électronique
ne passait accord avec un fabricant de circuit intégré que
si un autre fabricant de circuit était en mesure de fournir
le même circuit intégré.
Nous avons évoqué
Fluxx,
le jeu que Geoffrey Avery avait fait découvrir aux participants de
YAPC à Belfast.
C'est un jeu où il faut rassembler des
cartes
pour obtenir
une combinaison demandée. L'originalité de ce
jeu est qu'il existe une autre série de cartes
qui permet de modifier de façon dynamique les
règles du jeu : le nombre de cartes à piocher
ou à jouer, la succession des joueurs, etc.
Il n'est donc pas possible de planifier son jeu
à long terme, car le jeu risque de changer de
physionomie en quelques tours. Comme l'a dit
un participant à la réunion, la bonne tactique
à ce jeu, c'est de ne pas avoir de stratégie.
Guillaume a évoqué un autre jeu,
Soviet System.
C'est un mélange de
Monopoly
et de
Trivial Pursuit.
De temps en temps,
il faut répondre à des questions de culture générale
élémentaire, bien sûr, comme :
Qui a remporté l'épreuve des 400 mètres lors des
jeux inter-communistes de Moscou en 1947 ?
Et si par malheur vous ne savez pas,
vous pouvez toujours acheter la réponse.
À un autre moment, pour je ne sais plus quelle raison,
j'ai rappelé une réflexion que j'avais lue dans
fortune(6) :
Si le prix du timbre aux États-Unis est de 21 cents,
c'est qu'il y a 3 cents pour l'acheminement
et 18 cents pour le stockage.
Guillaume s'est alors rappelé d'un autre jeu,
Illuminati.
Dans ce jeu, les joueurs cherchent
à contrôler et à manipuler divers groupes de pression,
divers mouvements clandestins et diverses corporations.
L'une d'entre elles est
l'US Postal Service
et son emblème est l'escargot. Guillaume vient de comprendre
pourquoi grâce à ma citation.
Quelqu'un demande l'explication de l'expression going postal.
Cette expression vient des États-Unis et elle a pour origine
une série de faits divers où des employés fraîchement
mis à la porte de l'US Postal Service
ont pêté un plomb et se sont rendus sur leur lieu de travail
avec une arme pour massacrer leurs ex-collègues.
[ Nous en avons
déjà parlé.
C'était il y a assez longtemps, avant que
Terry Pratchett
sorte un
livre avec ce titre,
et même avant
que les premiers échos sur ce livre apparaissent.
]
Depuis qu'il a changé de travail, Jérôme a des problèmes
avec l'électricité statique. Sans doute la moquette est-elle
différente chez son nouvel employeur. Nous lui suggérons
d'adopter le gadget des années 60 et 70 pour les voitures :
la lanière en caoutchouc qui frotte sur le sol pour évacuer
l'électricité. D'ailleurs, comment cela pouvait-il fonctionner ?
Le caoutchouc est isolant, nous semble-t-il. Peut-être y avait-il
une tresse métallique noyée dans le caoutchouc et qui était mise
à nu au point de contact avec le sol. Mais ce n'est qu'une supposition,
ce gadget a disparu avant que nous ayons pu l'examiner de plus près
avec nos connaissances de sciences physiques.
Un autre gadget qui est passé de mode, c'est le « sapin magique »
qui diffuse un parfum censé réduire les effets du mal
des transports.
Un troisième gadget qui a disparu des voitures, c'est la petite
lumière violette qui était censée éliminer les risques
d'éblouissement. Il s'agissait d'une lampe fixée dans le coin
supérieur gauche du pare-brise et éclairant vers l'extérieur.
Charles suppose que la lumière violette favorisait la sécrétion
du pigment rétinien impliqué dans la vision nocturne.
Dommage, il ne se souvenait plus du nom de ce pigment.
[ Rhodopsine ? ]
Éric nous a de nouveau évoqué les « managueurs ».
Puis, un peu plus tard, il a évoqué les « ventilateurs »
corporate. J'ai tout de suite compris qu'il s'agissait de la
même classe d'individus, puisque ce sont des gens qui
produisent du vent et qui brassent de l'air.
Guillaume fait partie d'un club de plongée et il se rend
fréquemment à la piscine. Cela surprend quelques-uns
d'entendre notre anar dire qu'il va à la Piscine.
En effet, la Piscine, avec un « P » majuscule,
c'est le surnom attribué au quartier-général de la
DGSE,
situé boulevard Mortier,
à proximité immédiate de la piscine de la rue des Tourelles.
D'où le surnom.
Cela nous a amenés à essayer de nous souvenir de la signification du
sigle DGSE,
ainsi que de l'ancien, le
SDECE.
C'est la « Direction Générale de Sécurité Extérieure »
et le « Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage ».
Curieux, ce terme de contre-espionnage, car c'est plutôt le rôle de la
DST
(Direction de la Surveillance du Territoire).
Pour préciser ce point, nous avons fait le parallèle avec
les États-Unis. La DST est l'équivalent du
FBI,
qui opère dans le territoire national et la DGSE est
l'équivalent de la
CIA
qui opère théoriquement à l'étranger.
Mais le parallèle n'est pas très juste, car le FBI
joue également le rôle de la police au niveau fédéral :
enquête sur les crimes de droit commun,
recherche des criminels,
etc. D'autre part, les Américains ont la
NSA
(No Such Agency
nous rappelle Stéphane)
qui n'a pas d'équivalent chez nous à ma connaissance, tandis que nous avons
les Renseignements Généraux qui n'ont pas d'équivalent chez eux.
Une autre « agence à trois lettres », mais pas pour
espionner les étrangers ou les Américains, c'est le
DMV
(Department of Motor Vehicles). Une autre
différence, selon Stéphane, c'est que cette agence fonctionne
de façon efficace et sans anicroche. Stéphane nous raconte
comment il en est venu à passer son permis aux États-Unis.
Il s'est fait contrôler un jour par la police de la route.
Son permis international datant de plus de 6 mois,
le policier l'a menacé de lui coller a fine
(une amende). Stéphane a joué l'imbécile :
Oh, everything is fine? Great!
et dans le même registre pendant un certain temps. Apparamment,
son numéro d'imbécile a dû fonctionner, car un policier a
dit à son collègue (en anglais) :
Plus stupide qu'un Mexicain, ça existe.
Il a donc pris rendez-vous pour passer son permis américain,
ce qui lui a pris une demi-journée, pas plus. Quant à l'examen
du permis, l'anecdote a
déjà figuré dans un compte-rendu précédent.