Présents à la réunion, en fonction de l'ordre d'arrivée approximatif
Jérôme,
Anthony,
moi,
Nicolas,
Olivier,
Éric (glb),
Sébastien qui est venu il y a très longtemps,
Sébastien qui est venu le mois dernier,
et Laurent.
Nous avons mangé des cheeseburgers, des blue-cheeseburgers, des tartiflettes,
des tartes Tatin et une dame blanche.
Nous avons bu de la Beamish Red,
d'autres bières, du Pepsi, de l'Orangina et une margarita.
Sébastien aimerait avoir le coeur net au sujet
d'Audrey :
c'est une blague ou c'est la vérité ?
Éh bien c'est vrai. Jérôme était sur IRC lorsque l'annonce
a été faite. Et depuis, Audrey s'est
fait attribuer
un nouveau login CPAN,
même si l'ancien
existe toujours et comporte toujours les nombreux modules d'Audrey.
Anthony cherche à savoir s'il existe un moyen de connaître la taille
d'une boîte aux lettres Exchange dans un script Perl.
Son but est d'envoyer un message aux utilisateurs dont la
boîte aux lettres dépasse les 10 Mo autorisés.
Il y a bien les messages automatiques, mais Anthony
pense que la plupart des utilisateurs ont créé une règle
pour classer ce courrier comme indésirable.
Jérôme suggère de voir si le module
Win32::API
pourrait convenir.
Éric cherche à mettre un programme Perl à la disposition d'utilisateurs
lambda. La solution PAR
ne convient pas, car un programme obtenu à partir de cet
outil met 5 à 6 secondes à démarrer et pendant ce
temps-là, l'utilisateur a le temps de cliquer plusieurs fois
sur l'icône, faute d'avoir un résultat visible à l'écran.
Jérôme nous montre un site du genre
Orkut
ou Copains d'avant.
L'une des utilisations de ce genre de site est
la suivante : une personne observe certains
indices suggérant qu'une boîte concurrente bat de l'aile.
Cette personne peut alors prendre le nom d'un cadre
haut placé dans cette entreprise et la rechercher
dans ce site. Cela donne la liste des contacts du
cadre, parmi lesquels un bon nombre de collaborateurs
directs. Il est alors possible de démarcher auprès
de ces collaborateurs pour leur suggérer de changer
de travail et d'employeur.
Nous avons évoqué le
protocole FTP.
Certains participants à la réunion utilisent
Net::FTP
dans des programmes Perl ou bien le client FTP de base en mode ligne
de commande (/usr/bin/ftp ou bien FTP.EXE).
D'autres évoquent des utilitaires qui ont le double avantage
d'être légers et scriptables.
Une autre anecdote à propos de FTP. Quelqu'un raconte avoir connu
un administrateur système qui avait une démarche assez particulière
pour mettre à jour les fichiers de configuration des machines UNIX
qu'il administrait. Il commençait par les charger sur sa machine Windows
via FTP, les modifiait avec Notepad ou Wordpad et les réexpédiait
sur UNIX toujours via FTP.
Pour la rédaction de documents de conception, Éric utilise
un logiciel de mise en ordre des idées,
FreeMind.
Il s'agit simplement d'un logiciel permettant d'établir
une arborescence d'étiquettes, chaque étiquette représentant
un point méritant réflexion et les relations d'arborescence
représentant les enchaînements logiques dans la réflexion,
qu'il s'agisse d'un découpage affinant le concept étudié
ou d'une relation de cause à effet.
Jérôme utilise
Kdissert
dans le même but.
Quant à Nicolas, il spécifie les dépendances dans un
fichier CSV,
puis il envoie cela vers
GraphViz.
Et comme Éric et Jérôme avaient tous deux leurs
portables sous la main, nous avons eu droit à une
démo de chacun des deux logiciels.
Kdissert (et vraisemblablement également FreeMind)
permet d'obtenir des sorties sous différents
formats, notamment un graphique .png ou une
présentation OpenOffice.org.
Et c'est scriptable. Ou plutôt, le format interne est
un format XML, donc il est possible de générer le fichier
par un script.
Avec FreeMind, Éric obtient des graphiques beaucoup plus
esthétiques que ce que l'on peut obtenir avec Visio,
comme il le racontait il y a deux mois.
Et comme il y a deux mois, il a été question
d'ASCII art.
Quelqu'un a signalé qu'il existe un logiciel qui
permet de dessiner en ASCII art en utilisant la
souris.
Le travail informatique est-il un travail de solitaire ?
C'est ce que les interlocuteurs d'Éric lui avaient dit lors
de ses entretiens d'embauche. Il s'est aperçu par la suite
que ce n'était pas le cas, il y avait beaucoup d'interactions
avec les collègues et avec les clients. En revanche, Jérôme
cite le cas de quelques informaticiens qu'il a vus lors
d'une intervention chez un client précédent. Ces informaticiens
avaient l'air de travailler dans leur coin, sans jamais
parler à personne d'autre. L'un d'eux a acquis une notoriété
nationale par la suite, il s'agissait de
Serge Humpich.
Nous avons discuté de l'extension des logiciels libres et
de l'avenir des logiciels propriétaires et payants.
Il y a une abondance de choix de logiciels libres
pour les systèmes d'exploitation, les bases de données,
les outils de développement, les serveurs et clients Internet
et de nombreux autres domaines, mais le choix est beaucoup
plus restreint pour les applications métiers telles que les
logiciels de paye ou de comptabilité. Et dans les rares cas
où cela existe, le logiciel ne fait pas tout.
Dans le cas d'un logiciel de paye, il faut continuellement
modifier les paramètres de ce logiciel car la législation
fiscale et la législation du travail changent
chaque mois et on ne trouvera pas une bonne âme
pour se consacrer gratuitement à la tâche ingrate de
lire chaque mois une centaine de pages de jargon législatif
pour mettre à jour le logiciel de paye.
Theodore T'so, qui est pourtant l'un des pontes de Linux
puisqu'il était le mainteneur du système de fichiers ext2,
ne le cache pas : pour l'entreprise qu'il a créée, il utilise
des logiciels payants pour la comptabilité et la paie, alors qu'il
utilise des logiciels libres pour le reste.
Un domaine en revanche où les logiciels libres se développeront
peut-être, c'est dans l'imagerie médicale. Jusqu'à présent,
il y avait trois fabricants de scanners, appareils à IRM et
autres engins de ce type et chacun avait son format d'image
propriétaire et les logiciels d'accompagnement, eux aussi
propriétaires. Mais de plus en plus, sous la pression
des chercheurs, les fabricants sont obligés d'ouvrir leurs
standards, ce qui est susceptible de favoriser l'apparition
de logiciels libres dans le domaine.
À quelle date aura lieu le
SSTIC ?
Personne n'a pu
donner de réponse. En revanche, nous pouvons prévoir qu'il
y aura la communication de ce français qui a mis
en évidence une
faiblesse du Pentium.
Lors de circonstances particulières, comme une surcharge
entraînant une surchauffe du composant, le processeur
passe en system management mode.
Un certain nombre de protections et de barrières sont alors
mises entre parenthèses et celui qui a la main sur la machine
peut ainsi modifier le code qui sera exécuté lors du retour
à la normale.
Nous avons évoqué les élections en Italie, avec la
défaite de Berlusconi. Cette défaite est d'autant
plus ironique que les réformes de la loi électorale
instaurées par Berlusconi se sont en fin de compte
retournées contre lui, en augmentant le nombre de sièges
obtenus par la coalition de Romano Prodi.
Cela dit, Bush n'a toujours pas envoyé de message
de félicitations à Prodi. Sans doute attend-il le
résultat du recomptage des bulletins, puis celui
du re-recomptage.
Il a été question également des manifestations
en France contre le CPE. Certains, comme
Jérôme qui a effectué des déplacements à l'étranger
ou d'autres qui ont des collègues étrangers ont constaté
que les manifestations étaient présentées
à l'étranger comme des émeutes (riots
à la télévison britannique). Jérôme a tenté d'expliquer
à ses collègues britanniques que la télévision triait
les images qu'elle présentait pour ne diffuser que
celles qui semblent les plus spectaculaires.
Et somme toute, je pense que la situation était plus
calme dans les manifs anti-CPE qu'à la sortie
d'un match Manchester United contre Liverpool.
[ Cela dit, gardons à l'esprit que si les journaux
britanniques exagèrent à propos de nos mouvements sociaux,
peut-être que les journaux français exagèrent tout autant
lorsqu'ils décrivent la saison de foot-ball outre-manche. ]
Puisqu'il a été question de grève aux informations,
l'un des participants a appris à l'occasion l'étymologie
de ce mot. Dans le temps, il existait une place à Paris
appelée la « Place de Grève ». C'est là qu'avaient
lieu les exécutions capitales. Mais c'est là également
que se rassemblait le peuple pour manifester. C'est ainsi
que le mot « grève » a été associé aux manifestations
et aux arrêts de travail.
Une autre étymologie dont il a été question, c'est le signal
de détresse « Mayday ». Cela n'a absolument aucun
rapport avec l'appellation anglophone du 1er mai.
C'est en fait l'expression française « m'aider » avec
une orthographe anglicisée. Éric avait coutume de donner cette
explication en croyant que c'était une plaisanterie et un calembour,
alors que c'est
l'explication véritable.
Encore une étymologie, c'est celles des
« Fourches caudines ».
Le terme désigne un lieu-dit qui a été le théâtre d'une
bataille
entre l'armée romaine et les
Samnites.
Les Romains ont bel et bien pris la pâtée ce jour-là et le
terme est resté pour désigner quelque chose de catastrophique
et d'humiliant.
Nous avons brièvement évoqué le service militaire. Avant
d'être appelé, Éric avait entendu dire que c'était un métissage
social ou culturel, mais il a constaté le contraire.
Dans son contingent du mois d'octobre, tout le monde avait
fait des études. Anthony, lui, a vécu un métissage
culturel et a rencontré des gens qu'il ne côtoyait pas
habituellement. Dans son contingent, il y avait des
étudiants en droit, le genre à pouvoir énoncer
« l'usufruit de la quote-part » sans avoir
envie de rire. Il ne garde pas un bon souvenir d'avoir
côxstoyé ce genre d'individus.
Après Polytechnique et l'ENA
il y a un certain temps,
après Normale Sup'
il y a deux mois,
c'est Saint-Cyr qui
a eu les oreilles qui sifflent ce mois-ci. Et les
oreilles sifflent d'autant plus qu'il n'y a pas de
cheveux longs pour atténuer les sifflements.
Un autre élément mythique des forces armées, c'est
le BMC. Éric n'avait pas l'air de connaître ce sigle.
Nous lui avons donc appris qu'il s'agissait du
bordel militaire de campagne.
[ Apparemment, il n'est
pas le seulà ignorer ce sigle. ]
Lors de la réunion, Jérôme s'est connecté au Wifi de la
Taverne et il a jeté un léger coup d'oeil sur les actualités.
Il a vu l'annonce d'une campagne choc de la Sécurité Routière
qui va bientôt paraître sur les écrans de télévision.
Il n'a eu droit qu'à la description textuelle de l'un
des spots et il nous l'a lue. Déjà rien que cela, cela
nous donne pas vraiment l'envie de le voir.
Tout le monde n'a pas nécessairement les mêmes goûts modérés que les
participants à la réunion et on trouve même assez fréquemment des
personnes avec des goûts morbides. Anthony apporte son témoignage et
évoque une occasion où il a été bloqué dans un bouchon sur le
périphérique intérieur. Rien ne semblait pouvoir justifier ce bouchon,
d'autant plus que la circulation était fluide sur le périphérique
extérieur. Au bout d'un long temps passé à avancer au pas, Anthony a
vu que la circulation était bloquée à cause d'un accident sur le
périphérique extérieur. Oui, un accident sur l'autre
périphérique, ce qui ralentissait la circulation à cause de tous ceux
qui voulaient se rincer l'oeil au passage.
[ J'ai peut-être échangé les périphériques
extérieur et intérieur, mais cela a peu d'importance
pour la démonstration. ]
Ces jours-ci, Anthony a pu voir une publicité dans les
rames du métro pour Loana, qui semble vouloir revenir
sur le devant de la scène. Cela l'énerve d'autant plus
que, compte tenu de sa taille, les affichettes en question
se retrouvent quasiment sous son nez. Quelqu'un lui suggère
de les arracher, puisque cela lui obstrue le passage.
Comment sauver les abeilles ? En montrant qu'elles
rapportent du fric. C'est ce que quelqu'un a tenté
de faire en évaluant le montant des produits
obtenus grâce à l'activité des abeilles :
jus de fruits (grâce à la pollinisation des arbres),
par exemple. Comme le résultat est plus élevé que
le montant obtenu avec l'insecticide
Gaucho,
cela montre que l'abandon du Gaucho serait bénéfique
à la société.
Sébastien nous raconte le
procès
et le jugement
qui ont eu lieu récemment suite aux
événements
qui ont eu lieu chez
Thierry Desmarest.
Certains individus qui se sentaient concernés par
le naufrage de l'Erika pour les uns et par l'explosion
de l'usine AZF pour les autres se sont introduits dans la propriété
du patron de Total et ont tagué les murs, démonté les
volets, investi la cave, etc. À la question du président
du tribunal demandant pourquoi ils avaient tagué les
murs du château, les accusés ont répondu que Total avait
tagué plusieurs centaines de kilomètres du littoral
avec le pétrole de l'Erika. Quant au sort des volets
et des fenêtres de Thierry Desmarest,
ce n'est rien à côté des volets et des fenêtres des voisins
d'AZF : Desmarest pourra réinstaller
ses volets qui sont encore en bon état, ce qui n'était pas
le cas des habitants de Toulouse. Finalement, la ponction de
plusieurs bouteilles dans la cave a été justifiée par le
fait que les manifestants avaient apporté du fromage
pour se restaurer : pour bien apprécier le fromage,
il faut l'accompagner d'un verre de vin. Finalement, les
manifestants ont été condamnés à un euro de dommages
et intérêts. Le juge ou l'avocat a alors fait remarquer que, à ce
prix-là, le vin ne devait pas être un grand cru.
Nous avons parlé de
bridge
car quelqu'un a, ou bien
a eu, un collègue de travail fanatique de bridge
et qui raconte ses parties de bridge lors des
pauses au travail. Alors que personne d'autre
n'est intéressé. Lors de la réunion, il semble que
certains ne soient pas au courant de la règle du jeu,
comme en témoignent ces réflexions : « Au
bridge, on appelle un roi pour savoir qui est son
partenaire ? » « Le chien, c'est
combien de cartes ? »
Nous avons enchaîné avec une discussion sur le
tarot,
qui semble être mieux connu. La discussion a porté
sur la meilleure variante de jeu. Certains disent
que c'est la variante à cinq, car il est possible
de sonner les cloches à son partenaire si l'on perd.
Jérôme évoque une personne qu'il a connue et qui était
capable de deviner la main exacte de ses adversaires
rien qu'en examinant les cartes déjà jouées. [Note de Jérôme : en
l'occurrence, c'était à la belote coinchée.]
Jérôme évoque
Fluxx
et Aquarius,
les deux jeux de cartes dont il a connu l'existence
grâce à ceux qui y ont joué avec Geoffrey Avery
à YAPC::Belfast
et YAPC::Braga.
Son fils, qui a un peu plus de quatre ans, sait
très bien jouer à Aquarius. Ce jeu se joue
des cartes comportant un à quatre motifs graphiques.
Chaque joueur doit poser des cartes sur le tapis
et essayer de constituer une chaîne ininterrompue de
7 cartes portant un motif donné. Jérôme n'avait
pas le jeu de cartes sur lui, mais il avait une
version Java
de ce jeu sur son ordinateur portable et il nous
en a fait une démo. Effectivement, le jeu est
assez simple à comprendre, le plus dur étant la
syntaxe de la ligne de commande.
Tout comme le fils de Jérôme sait jouer à Aquarius,
le fils de Laurent (3 ans) sait jouer aux dominos.
Ce dernier avoue à sa grande honte qu'il s'est fait battre
aux dominos lors de la deuxième partie qu'il a jouée avec
son fils. Et il n'essayait même pas de le faire gagner, il
jouait normalement !
Anthony a évoqué une série de reportages qui vont être
diffusés à la télévision à propos de l'école.
Il se trouve que la France est au premier rang
pour le stress des élèves et quelque chose
comme le treizième rang pour les résultats de ces
mêmes élèves. Alors que l'on croit généralement que ce sont
les Japonais qui sont les plus stressés à l'école
maternelle et primaire, la réalité est que ce
sont les écoliers français.
Il a été question des « anarchistes de droite ».
Pour certains, c'est une antinomie. Pour d'autres, cela
désigne les partisans de l'ultra-libéralisme, dans la mesure
où ceux-ci prônent la diminution, voire la suppression,
du rôle de l'État dans le domaine économique.
Nous avons évoqué la législation sur les héritages.
En France, les frais de succession sont très faibles,
moins de 1 %, pendant les six premiers mois.
puis le taux passe à 10 % et
augmente de 10 % tous les ans.
Une question d'arithmétique nous perturbe :
est-ce une progression arithmétique, auquel cas il
ne reste plus rien à hériter au bout de 10 ans
ou est-ce une progression géométrique auquel cas il
reste quand même un tout petit peu à hériter ?
La législation en Corse est la même qu'en France
continentale, sauf sur un point. Quand il y a plusieurs
héritiers, les biens sont alors en indivision entre les
héritiers. En France continentale, si quelqu'un veut
quitter l'indivision, personne ne peut l'empêcher
et il faut alors lui payer sa part ou mettre en vente
le bien hérité. En revanche, en Corse, il n'est pas possible
de quitter l'indivision sans le consentement des autres.
C'est ainsi que l'on trouve des cabanes dans le maquis
qui appartiennent à une indivision d'une centaine de membres,
voire plus.
Les frais de succession peuvent paraître élevés en France,
mais aux États-Unis, c'est pis. Un héritier ne récupère quasiment
rien de son héritage. Cela vient de l'état d'esprit des
Américains, qui estiment que c'est à chacun à chaque génération
de faire ses preuves. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas,
car j'ai cru comprendre que certains
Américains placent leur fortune dans des fondations destinées
à bénéficier à leurs héritiers.
Laurent était vêtu d'un T-shirt avec un slogan mis
en forme comme les avertissements que l'on voit sur
les paquets de cigarettes. Le slogan :
« Turlutu tue ». Sur la demande
intéressée de plusieurs participants, Laurent précise
qu'il a acheté ce T-shirt dans un magasin à
Rennes, mais il n'est pas en mesure de donner l'adresse
précise. Ceux qui connaissent Rennes essaient de
deviner, mais sans résultat probant.
Il a été question d'un film de
Lars von Trier,
les Idiots.
Ce film marque l'apparition du
« Dogme »,
formulé par von Trier, en vertu duquel un film doit
être tourné en décor naturel, les accessoires utilisés
pour le tournage doivent être des accessoires se trouvant
naturellement sur le lieu du tournage et, la contrainte
la plus drastique, chaque plan ne doit donner lieu qu'à
une seule prise de vue. Le procédé a été utilisé pour
Festen,
un film tourné par un autre réalisateur.
Nous avons évoqué
Crash,
un film assez dérangeant de
Cronenberg.
Ce film est basé sur un livre homonyme de
J.G. Ballard
et selon ceux qui l'ont lu, le livre
est encore plus dérangeant que le film.
Quant au fait que Ballard continue à écrire
à l'âge de 73 ans, certains font remarquer
que cela n'empêche pas d'autres personnes
de présider une république au même âge.
Il a été question également de
Narco,
un film qui ne traite pas de drogue, mais de
narcolepsie.
Jean-Claude Vandamme y fait une courte apparition,
dans une séquence où le héros rève. Le héros lui
déclare dans son rève :
Jean-Claude, tu es un dieu pour ceux qui t'aiment.
Sébastien nous signale un site où
Jean-Claude Vandamme
figure en bonne place, mais où il n'est
pas seul, loin de là.
Ce site s'appelle
Nanarland
et est consacré aux différents navets qui
constellent l'histoire du septième art.
Pour JCVD en particulier, le site évoque un film,
Monaco Forever,
où notre Jean-Claude international joue le rôle
d'un karatéka gay.
Sébastien a évoqué
Robert Ginty,
un autre acteur qui figure en bonne place dans ce site.
Sauf qu'il ne se souvenait plus du nom de cet
acteur, simplement que c'est l'acteur
qui jouait « T.J. » dans les
Têtes Brûlées.
Ultérieurement, Robert Ginty a tourné dans
un navet connu sous plusieurs titres,
l'un d'eux étant
White Fire.
Et il y a aussi
Sylvester Stallone,
qui a commencé sa carrière dans un film porno, sous
l'appellation « l'étalon italien ».
Il a été question également de
Turkish Star Wars.
Le scénario est le même que celui qu'a utilisé
George Lucas,
mais les acteurs ont changé. Ils portent
les moustaches traditionnelles des Turcs.
En revanche, les scènes de combat spatial ont
été reprises telles quelles du film de George Lucas.
Éric a découvert grâce à un ami une série québécoise parodiant
Star Trek.
Jérôme a évoqué également
Galaxy Quest,
dont il a déjà été question
quelques mois plus tôt.
Dans les deux cas, il ne s'agit pas d'un navet,
car l'aspect parodique est délibéré.
Nous avons évoqué
la Marche de l'Empereur,
avec notamment la polémique qui oppose le réalisateur
aux deux cadreurs. Les deux cadreurs ont passé plusieurs
mois en Antarctique, à subir le froid qui y règne.
Le réalisateur n'est intervenu réellement que pour le
montage des séquences rapportées par les deux cadreurs.
Et lorsque le film a eu un
oscar à Hollywood,
seul le réalisateur a été récompensé.
Nous avons évoqué également la publicité pour le passage de ce film sur
une chaîne satellite.
Cette publicité met en scène deux personnes, la première
racontant le film à la seconde, qui tente de visualiser
les scènes. Sauf que la seconde personne s'imagine que
le film fait intervenir un puis plusieurs figurants habillés
en redingote et en bicorne. D'où un quiproquo dans l'esprit
de cette seconde personne. [NdJ] À noter que le
quiproquo est un des
ressorts classiques de l'humour dans un dialogue. Sauf qu'avant c'était
dans le théâtre, maintenant c'est dans la /p(?:o)?ub'/.
Pour venir à la réunion, Laurent a averti sa femme :
Chérie, ce soir c'est le dîner mensuel de mon club.
Cette phrase est inspirée d'une réplique de
Cravate Club,
un film mettant en scène deux amis dont les relations
sont mises à l'épreuve le jour où l'un d'eux (joué
par Edouard Behr) découvre que l'autre (Charles Berling)
est membre d'un club dont il ignorait l'existence.
Le film décrit la réaction d'Edouard Behr, qui s'apparente
fortement à une réaction de jalousie maladive contre une
personne étrangère au couple, alors qu'il ne s'agit même
pas d'une personne.
Il a été question du prochain film avec Tom Cruise,
M.I.3,
dont les affiches ont envahi le métro.
Ce qui a marqué les participants à la réunion, c'est le fait
que ce film est sponsorisé par de nombreuses sociétés,
à savoir
NRJ,
MSN,
Bouygues
et TPS.
Je fais remarquer que la série ne va pas pouvoir continuer
longtemps comme cela, car les dénominations
MI5
et MI6
sont déjà prises.
[ Nous n'avons pas pu lister toutes les sociétés, mais après
la réunion, je n'ai pas pu faire autrement que d'attendre
sur le quai du métro à proximité de l'une de ces affiches
et j'ai pu ainsi noter la liste des commanditaires. ]
Nicolas a parlé avec Éric de séries américaines à la télévision,
mais je n'ai pas suivi. J'ai juste entendu parler de
West Wing
(en français,
à la Maison Blanche,
car les Français ne connaissent pas les détails architecturaux de
ladite Maison Blanche).
Cette série met en scène un Président des États-Unis
(un démocrate, donc pas rien à voir avec l'actuel locataire)
et tous les spin doctors qui l'entourent.