Ce mois-ci, nous avons fait la connaissance de trois nouveaux.
Il y a Guillaume Rousse, un thésard en biologie à Jussieu et qui
a déjà posté sur la liste. Il y a Eric German qui
travaille dans un ministère et que l'on a également vu à
diverses reprises sur la liste. Il y a finalement Michel,
qui n'est pas inscrit sur la liste. Et il a failli y avoir
Isabelle Blanc, qui avait l'intention de venir cette fois-ci
mais qui n'a pas pu. À noter finalement une femme qui ne venait
pas pour nous, mais pour une réunion du parti humaniste. Elle s'est
installée dans l'autre partie de la salle au sous-sol, mais je crois
bien que personne d'autre a montré son nez pour cette réunion.
Présents à la réunion, par ordre d'arrivée approximatif :
BooK, qui a mangé une andouillette,
Sylvain qui a mangé un confit de canard (ou quelque chose comme cela),
Emmanuel, qui a mangé un oeuf mayonnaise et un poulet-frites
moi, qui ai mangé un magret de canard et une crème brûlée,
Guillaume, qui a mangé un tartare de saumon,
Stéphane, qui a mangé des spaghetti carbonara et une dame blanche,
Eric qui a pris une entrecôte,
D@vid, qui a pris un oeuf mayonnaise puis des saucisses et des frites,
Brix (Philippe Bricout) qui a pris un cheese-burger,
Briac, qui a mangé une andouillette,
Michel, qui a mangé une choucroute,
Nicolas, qui a pris un blue-cheese burger
et David qui a pris ??? et un nègre en chemise.
Philippe a eu droit à une bière gratuite, le patron ayant voulu fêter
le mariage de BooK. Les derniers survivants, après 23 h, ont eu
également droit à une bière gratuite (la deuxième, donc, pour
Philippe), sauf moi qui ai préféré prendre un café.
À son arrivée, Eric (G) s'est présenté en exposant son activité professionnelle.
Il est administrateur informatique dans un ministère, ce qui l'amène à travailler
en Perl mais aussi en PHP, Python et autres langages du genre.
Suite à cette présentation, nous avons entamé un tour de table. Stéphane
s'est présenté en évoquant
son travail sur
TEXmacs.
Lorsque mon tour
est venu, j'ai commencé à me présenter lorsque l'idée est venue à Philippe de
plutôt faire un tour de table où chaque ancien est présenté par les autres.
C'est ainsi qu'il a achevé ma présentation et qu'il a effectué celle de Sylvain.
Le tour de table s'est interrompu avec la présentation de BooK. Il a très
brièvement repris à l'arrivée de David qui s'est présenté, et s'est de nouveau
arrêté.
En fin de soirée, alors que tout le monde avait oublié
l'idée du tour de table, Guillaume nous a décrit son travail.
Cela consiste à analyser la classification des êtres vivants ce qui
permet, par exemple, de reconnaître dans le nom latin d'un animal quel
est le nom de genre (auquel on attribue une majuscule) et le nom
d'espèce (qui se contente de minuscules). Le problème, c'est que
tout le monde n'est pas forcément d'accord sur la classification de tel
ou tel animal, ou de telle ou telle plante. Telle plante sera considérée
comme appartenant à l'espèce « reine des prés » par un botaniste
mais pas par un autre.
Cela rappelle à David et à moi que les anglophones et les
francophones ne sont pas toujours d'accord sur la définition des
espèces. Par exemple, nous ne connaissons que les papillons, alors que
les anglophones distinguent les butterflies et les
moths. À l'inverse, là où ils ne connaissent que les
camels,
nous avons les chameaux et les
dromadaires
et là où
ils n'ont que des
owls,
nous avons des
hiboux
(rapaces nocturnes avec aigrettes) et des
chouettes
(rapaces nocturnes sans aigrettes). D'ailleurs, c'est une erreur d'associer les hiboux aux
expressions régulières. La couverture du livre correspondant de
O'Reilly représente en effet des chouettes.
À la suite d'une discussion sur la liste, nous avons abordé le
problème du logo des
Mongueurs de Perl.
La proposition de Briac est basée sur le dessin de la Tour Eiffel et
celui d'une grenouille. Que vaut-il mieux utiliser, une grenouille ou
un coq ? La grenouille est le symbole qu'utilisent les Anglais
pour nous, tandis que le coq est celui que nous nous sommes
attribués. L'avis de Stéphane est d'utiliser la grenouille, car elle
permet aux étrangers de comprendre qu'il s'agit de nous, alors que la
symbolique du coq leur sera obscure. Plusieurs contre-arguments lui
sont opposés : BooK pense que nous devons nous faire connaître
indépendamment de notre logo et que c'est par notre intermédiaire que
le coq sera perçu comme le symbole des Français par les
étrangers. D'autre part, le coq se prête mieux à la stylisation
graphique que la grenouille. David signale que la marque de vêtements
de sport Le Coq sportif est bien connue en Australie. Quant à
moi, l'utilisation de la grenouille dans le logo équivaut à mettre un
rosbif dans celui de
London.pm.
L'association d'idées entre le coq et les Français remonte très loin.
Ce sont en fait les Romains qui surnommaient les Celtes « les coqs »
(galli). Le surnom a été oublié et le mot « gaulois »
a pris son indépendance. [ En fait, l'expression « coq gaulois »
devrait être considérée comme un pléonasme, mais ce n'est plus le cas. ]
Pour lui, les « xxx » évoquent le quartier chaud de la
ville. Selon moi, il s'agit en fait du logo, voire du
blason,
de la ville. J'ai déjà vu ce logo (les « xxx » sans les
« $@% ») lors du rassemblement de voiliers « L'Armada
du Siècle » à Rouen en 1999, il figurait sur le pavillon de
l'Europa,
un voilier originaire des Pays-Bas.
Il y a quelques jours est parue une annonce pour le premier
International Perl Meetup,
ce qui consiste en l'organisation
simultanée de rencontres informelles de personnes intéressées par Perl.
Il est prévu pour ces rencontres un rythme mensuel.
Il y a deux choses qui clochent dans cela. D'abord, les rencontres informelles
existent déjà avec les
Perl Mongers,
même s'il n'y a pas simultanéité (et d'abord,
quel est l'intérêt de la simultanéité ?). Ensuite, la première rencontre
organisée tombe en plein pendant la
conférence YAPC::Europe.
En fait, il semble que les organisateurs de ces
meetups
ont mis au point le bizness suivant : ils démarchent auprès de restaurants en
mal de publicité, puis montent un site web où ils annoncent une réunion
en proposant comme lieux de rencontre les restaurants qui ont répondu
favorablement (et financièrement) à leur démarche. Certains participants
à la réunion (Stéphane, David, qui d'autre ?) sont allés voir le site
web en cause, et ont
suggéré une réunion
à... la
Taverne République.
[ Et comme pour confirmer le fait que les organisateurs des ces meetups
n'ont rien à voir avec Perl, j'ai vu dans un e-zine concernant le monde-disque
que des
« Pratchett Meetups »
seraient organisés à partir du mois
de septembre. ]
Le mois dernier,
j'ai relaté la partie de
Frozen Bubbles
qu'avait
faite BooK en pleine réunion, notamment le fait qu'il ne disposait pas de la
flèche lui permettant de prévoir la direction du prochain tir. En fait,
l'indication existait mais elle consistait en trois pixels, ce qui pouvait facilement
passer inaperçu. Ce mois-ci, BooK évoque l'idée d'utiliser le
module SDL,
déjà présenté par Briac, pour écrire un éditeur de niveau pour
Frozen Bubbles. Quel intérêt ? Philippe est le premier
à dire qu'il n'en voit pas l'intérêt, si ce n'est de faire quelque
chose en SDL.
Philippe a quelque peu examiné le source de Frozen Bubbles, notamment
le traitement de @ARGV car il a envie de renseigner un nom de fichier.
Pour lui, le traitement des options en ligne de commande passe nécessairement
par un
use Getopt::Long
ou un
use Getopt::Std.
Il conçoit à la rigueur qu'un débutant analyse les options avec une boucle
for (@ARGV). Mais ce qu'il a vu dépasse l'entendement.
L'auteur du programme commence par faire un join ' ', @ARGV,
puis il applique une série d'expressions rationnelles au résultat pour détecter
les options et éventuellement extraire la valeur des paramètres.
Il existe une
liste de diffusion
pour SDL
et Briac y est abonné. En ce moment,
les membres de la liste essaient de persuader leur auditoire de réaliser des jeux
d'arcade, car plus il y en aura de disponible, meilleure sera la notoriété de SDL.
En outre, SDL n'est pas réservé à la réalisation de jeux d'arcade. Certains programmeurs
l'utilisent pour réaliser des émulateurs.
Philippe a décidé d'abandonner le développement de son module
Games::Golf.
D'une part l'un des développeurs a la fâcheuse manie de vouloir mettre dans le programme
ce qu'il vient d'apprendre à la fac, même si l'algorithme ou le morceau de code en
question n'a aucun rapport avec le problème à traiter. D'autre part, de toutes les
compétitions de golf récentes, une seule a utilisé le module.
Lors du tour de table, il a été question de mon module de conversion avec le
calendrier républicain. Quelle est l'utilité de ce module, ainsi que des autres
modules de conversion de calendrier ? L'intérêt est assez faible pour les
calendriers imaginaires et les calendriers obsolètes, mais je trouve quand même agréable
de lire, chaque fois que je me connecte sur ma machine Linux :
Briac a lui aussi installé certains modules de dates. Et comme moi, il a trouvé
assez pénible l'installation de Date::Discordian. En effet, pour ce
module, il faut installer au préalable
Date::ICal,
lequel nécessite à son tour
Date::Leapyear.
De plus, à l'époque de la version 5.00503, il fallait d'autres modules comme
Memoize
qui ne figuraient pas dans la distribution standard.
Philippe a toujours l'intention d'écrire un programme de conversion pour le
calendrier pataphysique.
Les calculs associés à ce calendrier sont plus simples
que ceux pour le calendrier républicain, car les changements d'année coïncident
entre le calendrier grégorien et le calendrier pataphysique, donc ces calculs
ne portent que sur les dates d'une seule année à la fois. J'ajoute qu'il en va
de même avec le
calendrier discordien,
donc les années sont elles aussi calées sur
les années grégoriennes. Compte tenu des dogmes de l'église discordienne, l'an
discordien est découpé en cinq saisons de 73 jours. Lorsqu'il faut ajouter un
jour bissextile, celui-ci est inséré à une date biscornue, en plein milieu d'une saison.
Mais lorsque l'on y regarde de plus près, ce jour bissextile, St Tibb's Day,
correspond pour nous au 29 février !
D@vid m'a parlé de mon autre module, la version internationalisable de
diagnostics.
Il m'a conseillé d'en faire de la publicité chez les Perl Mongers des
diverses nations (à l'exception des anglophones). Sur le coup j'ai cru qu'il
me relançait car Philippe me l'avait déjà conseillé
le mois précédent.
Je pense en fait que l'idée lui est venue indépendamment de ce que
m'avait dit Philippe et que « les grands esprits se sont
rencontrés ».
Suite à diverses considérations culinaires, il nous apparaît que les
protocoles Internet présentent quelques lacunes. C'est pour cela que
David envisage un nouveau protocole, HTSML (prononcez :
« hache-té-smell ») qui permettrait de transférer non seulement
des images et du son, mais également des odeurs.
Il a été question des escroqueries pyramidales. Depuis peu de
temps, la présentation a changé quelque peu, ce qui les rend moins
visibles. Une chose existe toujours : quelque part dans le
message électronique (ou la lettre papier), il y a une liste de
5 adresses, et il faut supprimer la première, décaler les
4 suivantes et insérer la sienne à la fin. Lorsque l'Albanie
s'est mise à l'économie de marché, un tel raisonnement appliqué au
commerce de tous les jours a fait croire à la plupart des Albanais que
la prospérité allait s'étendre à toute la population du pays et ce qui
devait arriver est arrivé, l'économie de la nation s'est écroulée.
Une autre
arnaque à la mode,c'est celle qui consiste à vous demander
de l'aide pour un transfert de fonds en provenance d'un pays d'Afrique.
Stéphane a fait mine de répondre favorablement à l'une de ces demandes, mais
en demandant un pourcentage de 30 % et il a signalé qu'il mettrait son
« copain Jacques C » dans le coup. Il n'a pas demandé de pourboire
en diamants, ce n'est ce copain-là que ça aurait intéressé.
[ Les messages de cette catégorie vous demandent d'agir avec discrétion.
Cela dit, lorsqu'un message de ce style arrive sur une liste de diffusion
comme modules@perl.orgcertains s'interrogent
quant à la discrétion d'une telle démarche. ]
David évoque encore un autre type d'arnaque, dont j'ai déjà eu connaissance
dans le livre 200 % of Nothing dont il a été question
plusieursfois.
L'escroc s'arrange pour récupérer un certain nombre d'adresses électroniques,
disons 4096 pour avoir un compte rond. Le premier jour, il envoie gratuitement
un tuyau boursier à 2048 adresses en disant que l'action Tartempion va grimper.
Dans le même temps, il envoie le tuyau inverse aux 2048 autres adresses.
Le lendemain, il purge son carnet d'adresses pour ne conserver que les 2048
qui ont reçu le tuyau correct. Ensuite il envoie à 1024 d'entre elles un autre
tuyau, « l'action Machin-Chouette va grimper », et le tuyau
inverse aux 1024 autres. Au bout d'un certain temps, le nombre de destinataires
est très réduit, mais ceux-ci ont une confiance aveugle dans les conseils
de l'escroc et celui-ci peut alors leur demander de payer pour les conseils
suivants, et de payer très cher. L'arnaque existait déjà dans les années 1950,
à l'époque où il était impossible d'automatiser cela car ni Perl ni le courrier
électronique n'existaient.
Quelqu'un fait remarquer que ce genre d'arnaque
ne peut pas durer éternellement, mais David répond qu'il suffit d'être le premier
à le faire pour que cela rapporte. D'autre part, même si au bout d'un certain temps
le nombre de victimes est assez important, il reste toujours du monde à plumer.
Et comme l'a dit P.T. Barnum avant lui, « A sucker is born every minute. »
[ Cet été, j'ai rencontré un wargameur qui est admistrateur réseau dans
une grosse boîte. Il a raconté que dans cette boîte, le site web le plus
visité est
Boursorama.
Cela veut donc dire que les aspirants-pigeons sont
légions. D'autre part, avec le nombre de start-ups qui apparaissent
un beau jour et qui se cassent la figure quelques mois plus tard,
un abonné n'est pas étonné si le site disparaît sans laisser d'adresse.
C'est le genre d'arnaque où l'on peut se faire
avoir sans s'en rendre compte et donc où le même pigeon peut se faire plumer
plusieurs fois de suite. ]
David a eu des ennuis avec spews, un logiciel destiné à filtrer le
spam. La liste noire de ce logiciel ne mémorise pas les adresses IP complètes,
mais seulement 3 octets. Du coup, le filtrage rejette la totalité de la classe C
associé à une adresse indésirable, soit 255 adresses dont, a priori,
254 adresses inoffensives. D'autre part, un problème qui concerne tous les filtres
et pas seulement spews, c'est le fait que la liste des indésirables puisse
être erronée. Dans ce cas, cela conduirait à rejetter des messages légitimes parce
qu'ils proviennent d'une adresse cataloguée par erreur comme une source de spam.
Pour éviter un tel problème, David préconise la démarche suivante :
lorsqu'un MTA tente de transmettre du courrier à un autre, il envoie plusieurs
commandes HELO, MAIL FROM, RCPT TO:,
en attendant à chaque fois la réponse du serveur
SMTP.
Si l'émetteur est répertorié dans la liste noire, c'est-à-dire s'il est une source
vraisemblable de spam, alors le destinataire répond avec une temporisation
de quelques minutes. De deux choses l'une :
Ou bien l'émetteur est une machine honnête, figurant à tort dans la liste.
Dans ce cas, il cherche à remettre une quantité raisonnable de messages légitimes
et la dégradation due à la temporisation sera faible, voire insignifiante.
Ou bien l'émetteur est réellement une source de spam qui
tente d'envoyer des messages par centaines de milliers. Dans ce cas,
la temporisation, multipliée par le nombre de messages et par le nombre
de serveurs de courrier auxquels il tente de se connecter, provoquera des
retards intolérables.
Cela dit, il paraît que le coût d'envoi d'un spam a été multiplié
par 10 en quelques années.
Certains ont remarqué que l'IRC et le chat attirent une plus forte proportion
de femmes que les autres activités liées à Internet. D'autres répondent que
c'est peut-être une apparence. Entre la demande :
Bonjour, je m'appelle Luc, et j'ai des problèmes pour configurer mon serveur DNS.
et la demande :
Bonjour, je m'appelle Marianne, et j'ai des problèmes pour configurer mon serveur DNS.
devinez laquelle obtiendra plus de réponses. Il est donc fort vraisemblable
que des hommes se connectent en donnant un prénom féminin pour mettre les atouts
de leur côté.
David a découvert deux cartes réseau avec des adresses MAC identiques.
« Et alors, tu les a mises sur des sous-réseaux différents ? »
« Non, il y en a une qui est partie à la poubelle. »
D@vid nous signale qu'il sauvegarde quotidiennement ses données sur une
cartouche Zip. Nous en déduisons qu'il n'a aucun fichier Divx sur sa machine.
BooK effectue régulièrement une sauvegarde, mais il utilise le réseau et
la sauvegarde est stockée sur la machine des Mongueurs de Perl, chez Eric (C).
La première fois, cela a pris beaucoup de temps, mais grâce à rsync
les sauvegardes ultérieures sont incrémentales, donc de durée raisonnable.
Emmanuel a rencontré un ancien camarade de promotion qui est devenu administrateur
système dans son ancienne école d'ingénieur. La machine qu'il administre possède
plusieurs disques de 18 Go, mais il n'y a que 4 Go de disponible sur
chaque disque. Pourquoi ? Parce que la capacité des supports de sauvegarde
est justement 4 Go. Un élève demandait à pouvoir utiliser les 14 Go
supplémentaire, « parce que la sauvegarde, on s'en fiche ». Réponse
de l'administrateur : « Comment tu t'appelles ? » Nous avons
tous deviné la suite :
« Et maintenant, les sauvegardes, tu y fera attention comme ça. »
Après les médecins ces dernières années, c'est maintenant au tour
des notaires de s'informatiser et de se connecter. Il y a du travail
en perspective. Certains participants ont déjà trouvé une appellation
pour le réseau « cravate ».
Devinez de quoi Stéphane a parlé... De
TEXmacs,
bien sûr ! La situation n'a pas évolué depuis la dernière
fois. Joris n'est toujours pas disposé à tenir compte des bonnes idées
suggérées par son entourage, lequel se réduit de plus en
plus. Notamment, si David Allouche continue à travailler avec Joris,
c'est parce que Joris est le directeur de thèse de David.
Dans le système qu'il veut mettre en place en se basant sur TEXmacs,
Stéphane ne se contentera pas de simples améliorations cosmétiques. Il veut
remettre en cause un certain nombre de concepts qui paraissent acquis en programmation.
Par exemple, pour tous les langages de programmation à l'exception de
Befunge,
le source de programme est un texte organisé de façon séquentielle. Or, la principale
tâche d'un compilateur consiste à convertir ce texte séquentiel en un arbre,
plus apte à représenter les rapports entre les différentes éléments d'un programme,
variables, données, instructions, fonctions, structures de contrôle.
Stéphane fait le parallèle avec la thèse de Chomsky qui postule que
le langage humain possède deux niveaux de structure : le niveau superficiel,
qui se concrétise par une langue (le français, l'anglais, le chinois, etc)
et un niveau profond, qui est identique chez tous les humains.
Un autre problème qu'il souhaite résoudre est celui du renommage d'une
variable. Actuellement, lorsque quelqu'un crée une variable toto
avec une portée suffisamment étendue, il
est bloqué avec ce nom, et il lui est impossible de la renommer en tata.
En utilisant un procédé où chaque variable aurait un nom interne attribué
automatiquement et un nom externe au libre choix du programmeur, il serait alors
plus simple au programmeur de changer le nom externe.
Stéphane regrette que les créateurs de langages de programmation apportent
si peu d'attention à la syntaxe. Nombreux sont les langages récents qui
comportent la notion de hachage ou similaire, mais seul Perl possède une
syntaxe spécifique pour accéder à une valeur de hachage en fonction de la
clé. Pour tous les autres langages, cet accès utilise la syntaxe d'un
appel de fonction ou, dans le cas des langages OO, un appel de méthode.
La différence de Perl est due au fait que Larry a eu une formation de linguiste.
Stéphane parle à ce propos de « tagmemics », mais il ne donne pas
plus d'explications.
Tout n'est pas rose dans la syntaxe de Perl. Par exemple, il existe quelques
incongruités lorsque l'on utilise des références. La raison est historique :
les références ont été introduites avec Perl 5 mais Larry a voulu conserver une
bonne compatibilité ascendante avec Perl 4, ce qui l'a empêché d'adopter une
syntaxe propre pour les références.
Eric (G) a lu le compte-rendu du mois dernier, notamment la
partie sur les ambigrammes.
Il a imprimé le contenu complet de la
galerie de Gilles Esposito-Farnèse
et l'a apportée à la réunion. Cela nous a permis d'en discuter de
nouveau, cette fois-ci avec les ambigrammes sous les yeux, ce qui a
facilité les explications. Nous avons vu (ou revu) l'ambigramme
composé à l'occasion du mariage de Philippe et d'Estelle, ainsi que le
titre du menu du repas. Certains ont prétendu croire que c'était le
menu entier qui était un ambigramme et que les mets avaient été
choisis en fonction de la facilité à les écrire sous la forme d'un
ambigramme.
À propos, et si le logo des Mongueurs de Perl était un ambigramme ?
Dans l'immédiat, il est impossible de demander à GEF, il a des occupations
autres. Ultérieurement, peut-être...
Dans le compte-rendu, le
paragraphe sur les ambigraphes
était très bref, car je n'avais pas participé à la discussion et j'en
ai eu vent uniquement par un message de Brix sur
la liste. Eric (G) n'a donc pas saisi la différence entre ambigraphes et
ambigrammes. Un ambigramme est constitué de lettres tandis qu'un
ambigraphe est purement pictoriel. Il existe un certain nombre
d'ambigraphes célèbres :
la tête de Freud qui peut se regarder comme un corps de femme dans
une attitude lascive,
un homme apparaissant soit heureux, soit mécontent selon la façon
dont on le regarde,
???
David et Guillaume ont discuté de la
faune australienne,
le premier ayant passé son enfance en Australie, l'autre l'ayant
étudiée au fil de ses études. Au hit-parade des serpents venimeux de
la planète, l'Australie occupe la presque totalité des premières
places. Il y a le serpent Tampa cracheur d'un venin très
actif. La dose létale pour une souris est d'un millionième de
gramme. Les méduses australiennes sont elles aussi très venimeuses.
Heureusement, on ne trouve pas de méduses (on pourrait s'en douter) ni
de serpents dans les zones urbaines. En revanche, les araignées
venimeuses, la
Redback
et la
Funnelweb
peuvent se rencontrer en pleine ville. Lorsque les enfants de David jouent dans
la campagne française, il a toujours des mouvements d'appréhension lorsqu'il
les voit ramasser quelque chose par terre sans prendre de précaution.
En effet, il a appris à examiner les abords immédiats de l'objet pour
y vérifier qu'il n'y a pas de sale bête. De plus, si l'objet occupe une surface
au sol assez importante, il a appris à le soulever au moyen d'un bâton
pour pouvoir vérifier ce qui se trouve sous l'objet. Finalement,
avant d'enfiler des gants, il les piétine au cas où... Il a beau savoir
que ces précautions sont inutiles en France, il est difficile de revenir
en arrière sur ce que l'on a appris dans sa prime enfance.
Les
pies
ne sont pas venimeuses, mais elles sont quand même dangereuses.
Lorsqu'arrive la période de nidification, elles cherchent tout ce qui peut
garnir leur nid, comme des cheveux par exemple. Elles n'hésitent pas
à se servir sur la tête d'un humain qui passerait par là.
Il a été question des femmes australiennes qui, apparemment, sont
dans la droite ligne des bestioles citées ci-dessus. On comprend
pourquoi David a préféré épouser une française.
Nous avons discuté des noms de famille, notamment du fait qu'à l'occasion
du mariage, il n'est plus systématique que la femme abandonne son nom pour
prendre celui de son mari. Dans certains cas, si la femme a déjà acquis
une certaine notoriété, elle conserve son nom de famille. Dans d'autres cas,
comme cela s'est produit pour Gérald, le mari et la femme adoptent pour
nouveau nom de famille la composition des deux noms précédents.
De la même manière, un enfant peut adopter comme nom de famille
la composition des noms de ses parents.
Là où les problèmes se posent, c'est lorsque les deux parents
possèdent déjà un nom de famille composé, on est limité
à un nom de famille à deux éléments.
Il y a aussi le cas de Frédéric Joliot, qui a accolé le nom de
sa femme,
au sien, car il était plus connu que le sien dans son milieu...
Nous avons également évoqué le problème des prénoms. Non
seulement « Braianne » et « Djordan » comme
une fois précédente,
mais aussi les prénoms attribués par
des parents amateurs de calembours. Par exemple, un certain couple,
nommé Renaud, Renault ou similaire, a eu une fille et l'a appelée
Mégane. Le prénom a été accepté car la durée de vie d'un modèle d'automobile
est relativement brève, donc la gamine ne subira vraisemblablement pas
de quolibets au moment où elle commencera à côtoyer d'autres enfants.
Toutefois, en règle générale, un officier d'état-civil est en droit
de refuser le prénom d'un enfant s'il estime que ce
prénom
est susceptible de lui nuire ultérieurement.
La législation actuelle sur les prénoms est beaucoup moins stricte
que précédemment. Dans le temps, il fallait pouvoir prouver que le prénom
attribué figurait dans un calendrier (le calendrier grégorien ou un autre).
Même ainsi, il pouvait se produire des bavures. Des parents irresponsables
auraient pu prendre le calendrier républicain et appeler leur fille
« herse » ou « charrue » (Briac a utilisé l'exemple
de « brouette », mais j'ai vérifié, ce « prénom »
n'existe pas dans le calendrier républicain). Philippe demande si les
prénoms de fleur, comme Marguerite, sont dûs au calendrier républicain.
Je lui répond que ces prénoms existent depuis plus longtemps que cela,
comme en témoigne
Marguerite de Valois.
[ J'ajoute que l'écriture de mon module m'a permis de découvrir
que Sylvie, Pimprenelle, Angélique et Sabine étaient des prénoms de fleur.
J'étais déjà au courant pour Rose, Violette et Véronique.
Autre digression : dans
« Drôle de Drame »,
le personnage interprêté par
Françoise Rosay
s'appelle Margaret. Au milieu du film, Margaret rencontre William
Kramps, interprêté par
Jean-Louis Barrault.
Ce dernier lui adresse alors
la parole en ces termes :
Ça vous ennuierait si je vous appelais Daisy ? J'ai toujours rêvé
d'aimmer une femme qui s'appelerait Daisy.
Compte tenu de la fonction importante de
Jacques Prévert
dans le tournage du film, je pense que ce n'est pas un hasard si un
personnage du film se voit attribuer deux prénoms synonymes.
Une troisième digression et je m'arrête. Aviez-vous remarqué que dans
l'oeuvre de Tolkien, tous les hobbits féminins ont des prénoms de fleur ?
]
On connaît la réputation des mères juives. Les soeurs juives,
c'est pareil ! Chaque fois que D@vid rend visite à sa soeur,
elle achète des éclairs au café pour le dessert et chaque fois elle
insiste sur ce point, alors que D@vid préfère les éclairs au chocolat.
Il a attendu longtemps pour pouvoir rétablir la vérité...
Et il y a les belles-mères, même si elles sont gentilles et bien
intentionnées, et sans se restreindre aux belles-mères juives ou
australiennes. Quelqu'un (*) nous raconte la
première rencontre entre son père et sa grand-mère. Elle avait cuisiné
de la langue de boeuf pour l'occasion. Par politesse, le père de
Philippe avait fait semblant d'aimer ce plat. Mal lui en a pris, car
lors des visites suivantes il avait systématiquement droit à de la
langue de boeuf.
(*) Je croyais que c'était Sylvain ou Emmanuel,
mais tous deux ont démenti. En fait c'était Philippe.
Briac, BooK et qui encore ont parlé de
MAME
(Multi-Arcade Machine Emulation) et des jeux qui ont marqué leur
jeunesse. Philippe précise notamment que dès le début, ou presque,
certains jeux étaient en couleurs. Par exemple, dans
Space Invaders,
la première rangée d'aliens était, disons, jaune, la deuxième était
verte, la troisième rouge et la quatrième bleue. En fait, il
s'agissait de feuilles de plastique transparentes collées sur la vitre
de l'écran. On pouvait s'en apercevoir, d'ailleurs, parce que la
torpille photonique changeait de couleur au fur et à mesure qu'elle
s'approchait de la dernière rangée.
Philippe nous évoque sa vie étudiante, notamment une sortie d'examen
où un de ses camarades de promo avait le sentiment d'avoir raté la
composition dans les grandes largeurs. De dépit, ce camarade a pris
sa calculatrice HP-48 et l'a jetée contre un mur. En fait, cette
calculatrice était déjà hors d'usage et elle ne craignait plus rien.
Philippe et d'autres se sont donc livrés à des expériences de physique,
pour voir par exemple comment se déroule la combustion d'une HP-48,
après plusieurs sauts du troisième étage sur le bitume.
À l'occasion du 11 septembre 2002, un film, ou plutôt
un ensemble de courts-métrage,
est sorti pour commémorer
le 11 septembre 2001. Enfin, presque.
Ken Loach
a préféré rappeler le 11 septembre 1973, lorsque le Chili a subi
un coup d'état commandité par la CIA et que le président
démocratiquement élu s'est « suicidé » dans des
circonstances doûteuses.
Nous avons parlé de l'étymologie du
Franc. Pour moi, il s'agit de
l'une des plus anciennes « étymologies geek », dans laquelle
un mot possède deux dérivations simultanées. Le mot « franc »
vient d'une part du fait qu'il a servi à payer la rançon du roi Jean II
qui est devenu libre, c'est-à-dire « franc » et le fait que
la nation française est issue de la nation franque. Cela dit, je ne sais
pas quelles monnaies avaient cours à l'époque des Francs (VIIe
et VIIIe siècles), mais ce n'était sûrement pas le franc.