moi, qui ai mangé des spaghetti carbonara et une tarte tatin,
Sniper, qui a pris une côte de boeuf puis de la mousse au chocolat,
D@vid, qui a pris une assiette de frites puis ???
Romuald, qui a pris des spaghetti napolitaine,
Emmanuel, qui a mangé une entrecôte,
Stéphane, qui a mangé des spaghetti carbonara et une dame blanche,
et Nicolas, qui a pris un blue-cheese burger
Est-ce le décalage horaire ou une erreur de transmission de
l'information ? Yannick est arrivé à 19 heures alors que le
début de la réunion était fixé, comme de coutume, à
20 heures. Circonstance agravante, ceux qui arrivent
habituellement avant 20 heures n'étaient pas là, ou sont arrivés
plus tard que de coutume.
Je ne me souviens pas que nous ayons parlé de golf, mais nous avons
tout de même discuté de Perl. Il a été
question également informatique
et de sujets divers.
Yannick habite à Ottawa et travaille chez Alcatel. Il est
originaire de Montréal et connaît donc le français. Mais comme il est
à Ottawa depuis plusieurs années, il craignait d'avoir des problèmes
pour parler en français. En fait, nous n'avons eu aucun problème pour
le comprendre, sa connaissance de la langue était tout-à-fait correcte
et son accent n'était pas trop marqué. Cela fait quatre ans qu'il
connaît Perl, mais apparamment il n'a pas l'occasion de l'utiliser
pour son travail. Paradoxalement, jusqu'à présent, il n'a jamais
participé à une réunion
d'Ottawa.pm.
Sniper a de nouveau apporté
Extending and Embedding Perl,
mais cette fois-ci, les feuilles ne sont plus volantes mais collées
sur une reliure genre ruban adhésif chatterton. Du coup, les
participants ont plus tendance à feuilleter le « livre » que
précédemment. Sniper est (un peu) déçu : il s'est procuré le
livre parce qu'il était question de
Mutt
et il a constaté en feuilletant le livre que ce sujet était seulement
effleuré. Nicolas hésite à emprunter le livre car il n'aura jamais
l'occasion de mettre à profit les connaissances acquises. S'il lit ce
livre, ce sera uniquement pour sa culture générale. Je fais alors
remarquer que même pour ma culture générale je n'aurai pas envie de
lire ce livre, ma culture générale ayant trop de livres dans sa file
d'attente.
Stéphane remarque que ce livre signale que l'on peut se procurer
Parrot dans le
répertoire CPAN de Simon Cozens.
À peine sorti en version
électronique, le livre est déjà obsolète. En effet,
Simon Cozens
a laissé tomber Parrot. Ou alors, il se comporte comme une diva et
fait semblant de sortir, en attendant que quelqu'un le supplie de
revenir. Cela rappelle les Frères Jacques et les Compagnons de la
Chanson avec leurs nombreuses tournées d'adieu.
Dans les mentions techniques des pages de garde, Sniper a relevé
un « copyright 2003 ». Il en déduit que la version papier
n'est pas pour demain. Quant à moi, je remarque l'adresse de
l'éditeur : « Greenwich 74°W ». Or, il est bien connu
que Greenwich est la ville qui a donné son nom au méridien origine des
longitudes, donc la longitude est zéro, plus ou moins quelques minutes
d'angle. Je pense donc qu'il s'agit d'un deuxième Greenwich, compte
tenu du nombre important de villes américaines ayant repris le nom
d'une ville européenne.
Sniper évoque un autre livre sur Perl, Visual Perl. Le
titre ne se rapporte pas à la lignée de langages de programmation
développée par Microsoft, mais à la ligne directrice du livre ou de la
collection : « Assez de texte ! Des
images ! ». Donc, dans ce livre, chaque page comporte une
copie d'écran accompagnée d'une légende de 3 lignes. Par
exemple, on peut voir les différentes étapes de l'installation. Sur
la première page, on voit l'écran avec une barre de progression
quasiment blanche. La page suivante représente le même écran, sauf que
la barre de progression est arrivée à mi-parcours. Et la troisième page
nous donne encore le même écran avec une barre de progression
entièrement coloriée.
On en revient encore au fil de discussion sur les normes de
codage, en particulier concernant le
use strict,
ainsi que l'opinion de Guy Coslado sur le sujet. Pour Sniper, on écrit
le programme avec use strict, puis au moment de le mettre en
production on met cette ligne en commentaires. Certains lui font
remarquer que c'est inutile de désactiver strict, le coût
étant minime (juste la recherche dans @INC et le
chargement). D'après sa contribution à la discussion, Guy n'utilise
jamais use strict. Quelqu'un évoque Damian Conway. Dans un
module pour définir des classes (je ne sais plus lequel a été cité,
mais c'est le cas pour
Class::Delegation
et Class::Multimethods)
il y a un use strict au
début. Puis, à trois occasions, Damian ouvre une accolade, code no
strict 'refs', effectue une opération un peu spéciale comme la
définition au vol d'un accesseur pour la classe en cours de création
et referme l'accolade, réactivant ainsi le pragma. Pour en revenir à
Guy, il vient du monde Lisp,
donc il n'a aucune réticence à construire du code et à l'évaluer au
vol. On peut même dire que c'est une seconde nature pour un lispien ou
un ancien lispien. On comprend dans ces conditions qu'il s'abstienne
d'utiliser strict.pm.
Une idée reçue très répandue est que Perl = CGI. C'est faux.
Prenons par exemple le cas de D@vid. Il utilise Perl pour gérer son
courrier électronique avec une interface utilisateur de type fenêtre,
ce qui n'a rien à voir avec des programmes CGI. D'ailleurs, il ne sait
même pas ce que signifie CGI. De bonnes âmes se chargent lui
expliquer ce que c'est et en profitent pour signaler que l'on peut
utiliser d'autres langages de programmation : PHP, C, shell, etc.
La version 5.8.0 est âgée d'à peine plus d'un mois, mais nous sommes
plusieurs à l'avoir déjà installée. Cela dit, personne ne l'utilise
en production pour l'instant, chacun l'a installée sur sa machine
personnelle.
Nous évoquons les versions précédentes de Perl. Les différentes
versions 5, d'abord, pour souligner l'inflation de la taille de la
distribution. En effet, perl-5.8.0.tar.gz fait 11 Mo.
Juste après désarchivage, le répertoire perl-5.8.0 fait
52 Mo. Il faut tout de même savoir que le sous-répertoire
lib/unicore y est pour beaucoup dans cette inflation. [
J'ai vérifié, 4,8 Mo pour lib/unicore mais aussi
9 Mo pour ext/Encode/ucm. ] En parallèle, il y a
une dégradation des performances, laquelle a été masquée par une
augmentation de la puissance des machines. C'est pourquoi aucune
nouvelle fonctionnalité n'est prévue pour Perl 5.9-5.10, l'objectif
principal étant l'amélioration des performances.
Nous évoquons également les versions précédentes. La version 1
de Perl, pour rappeler que le nouveau pumpking vient d'être nommé, et
la version 4 pour signaler qu'il existe encore de nombreux sites qui
l'utilisent.
Combien de personnes utilisent Perl en France ?
« 100 », répond Stéphane. « Il y a 180 abonnés sur
la liste et il faut tenir compte de ceux qui ne savent pas qu'elle
existe ou qui n'ont pas daigné s'y inscrire » rétorque
D@vid. Pour avoir le dernier mot, Stéphane tente d'expliquer que ceux
qui sont abonnés à la liste sont des gens isolés qui cherchent à
recevoir du courrier et à subir des flamewars pour combler le
vide de leur existence.
Quelqu'un utilise-t-il la variable spéciale $^I ?
Nicolas, a déjà rencontré cette variable. C'est l'équivalent,
en moins lisible, de l'option -i de la ligne de commande.
Ainsi, les deux programmes suivants sont équivalents.
#!/usr/local/bin/perl
if(@ARGV == 0){die"Au moins un fichier en entrée"}else{local$^I = '.sav';while(<ARGV>){printuc$_}}
et
#!/usr/local/bin/perl -i.sav
die"Au moins un fichier en entrée"unless(@ARGV);while(<ARGV>){printuc($_),"\n"}
Là où travaille Nicolas, il y avait quelqu'un qui faisait des
scripts « jetables ». Comme de bien entendu, ces
scripts, qui devaient ne servir qu'une fois, sont toujours là.
Et de temps en temps, il faut en modifier un ou deux pour tenir
compte de l'évolution du contexte. Le problème est que ces
scripts jetables n'ont aucun commentaire et que toutes les
variables s'appellent $O, $OO, $OOO
et ainsi de suite.
Sniper s'est inscrit pour participer à un développement
conduit par Dave Cross. Cela s'appelle
NMS-CGI.
Tout le monde (même D@vid, maintenant) comprend ce que veut dire
« CGI », mais NMS ? C'est Not Matt's Scripts,
une allusion à
Matt's Scripts Archive,
un site web contenant une série de scripts CGI, illustrant tout ce
qu'il ne fallait pas faire : des open sans tester
$!, ou des system qui ne testent ni la valeur de
retour ni $!.
Dans le même genre, Nicolas a vu des scripts Perl contenant
des lignes dans le genre
openF,'cat /etc/passwd | awk | cut | sed |';
Dans la même veine, Sniper avait écrit le script suivant
pour un de ses collègues :
perl -pi.bak-e's/auteur est Pierre Dupnd/auteur est Pierre Dupond/ig' *.c
quelque temps plus tard, le collègue demande à Sniper de jeter un coup
d'oeil sur un autre script. Et que voit Sniper ?
#!/usr/bin/perl
`find . -name '*.c' -e perl -pi.bak -e 's/auteur est Pierre Dupnd/auteur est Pierre Dupond/ig'`
Sniper a passé une partie de la journée à câbler avec de la fibre
optique les locaux où il travaille en ce moment. Déjà que ce n'est pas
commode à insérer dans une gaine, si en plus quelqu'un fait tomber un
objet lourd sur la gaine, alors la fibre en prend un coup, et il faut
la remplacer...
Un schisme se prépare sur
TEXmacs.
Stéphane trouve que le logiciel est très bon en ce qui concerne la
mise en page, mais très mauvais pour la gestion des événements
d'interaction avec l'utilisateur. Mais comme Joris ne veut rien
entendre, Stéphane envisage de bifurquer. Ce que je n'ai pas compris,
c'est si David Allouche suivrait Joris ou Stéphane.
Stéphane a l'intention d'écrire un article sur TEXmacs
pour
Linux Magazine
mais il attend d'avoir atteint un niveau de convivialité suffisant
dans le logiciel.
Emmanuel évoque les débuts de Linux Magazine. Le premier
numéro était trimestriel. Le deuxième était bimensuel (2 mois plus
tard ou 3 mois plus tard ?). Le troisième était mensuel et
on a vu apparaître sur les différents forums Unix des discussions où
l'on se demandait quand la revue deviendrait quotidienne.
Par la suite, la rédaction a effectué un sondage pour demander
aux lecteurs quel niveau de connaissance de Linux ils avaient.
La réponse fut :
75 % débutants
15 % moyens,
10 % gourous.
Tenant compte de ce sondage, le numéro suivant comportait un article
où l'on expliquait comment supprimer des fichiers sous Unix...
Depuis, le niveau a augmenté, ce qui fait que la revue a une image
très technique. Un peu trop, même. Du coup, il y aura un retour du
balancier et la rentrée verra un changement de formule pour permettre
l'accès à une audience un peu moins spécialisée.
Emmanuel nous narre l'installation itérative de la
distribution Debian-Education. La première fois, il a booté sa
machine sur le CD-ROM d'installation. Diverses animations
graphiques apparaissent à l'écran, puis survient le message
suivant : « Vous avez des partitions autres que
FAT32. Arrêt de l'installation. » Plantage du programme
d'installation. Pour la deuxième itération, il commence par
utiliser une installation Red Hat, ce qui lui permet de
reformatter et repartitionner son disque dur, cette fois-ci avec
uniquement des partitions FAT32. Il interrompt l'installation
Red Hat et reboote sur le CD-ROM Debian-Education. Les mêmes
animations apparaissent, puis le message : « Vous
n'avez que 2 Go de disque, l'installation requiert
2,5 Go. » Arrêt de l'installation. Emmanuel laisse
tomber et en fait la troisième itération a consisté pour lui à
discuter avec une autre personne qui a réussi à installer
Debian-Education. L'installation s'est bien passée, mais :
« Si tu veux faire autre chose que des math ou de la
physique, la distribution ne te servira à rien. »
Stéphane consulte régulièrement le site
NTK
sur le web. Ce site comporte entre autres une rubrique
Sufficiently Advanced Technology: The Gathering
pour
présenter un logiciel digne d'intérêt. Assez souvent, il s'agit d'un
logiciel que Stéphane utilise déjà, mais parfois il découvre ainsi un
logiciel valable. Tout récemment, NTK présentait un programme pour
faire des graphiques. Non, ce n'est pas Logo ni GNU-Plot, c'est
Ploticus.
Récemment, le frère d'Emmanuel a eu un problème avec sa machine.
Il a donc appelé Emmanuel, puisque celui-ci en aurait pour
30 secondes de réparation. En fait, cela a duré plus longtemps
que cela. Emmanuel a été obligé de remporter la machine chez lui pour
l'examiner. Elle refusait de booter lorsque l'on appuyait sur le
bouton marche / arrêt. En enlevant le capot, Emmanuel a constaté que
le ventilateur destiné à raffraîchir le processeur ne fonctionnait
pas. Il a donc fallu changer la carte-mère (et, je pense, réparer le
ventilateur). Les 30 secondes ont donc été étendues à
3 jours.
Un projet est en cours pour
porter Linux sur les X-box.
Si cela aboutit,
cela permettra d'avoir un firewall silencieux, à faible prix, avec une carte réseau
et un disque dur de capacité importante. Pour ceux qui ont
absolument besoin d'un clavier, il y a moyen d'en connecter un grâce au
port USB. Sinon, pourquoi ne pas essayer de lire les fichiers log en actionnant
le joystick ?
O'Reilly
est bien connu pour
ses livres sur Perl,
sur Unix et sur l'informatique appliquée aux biotechnologies.
En revanche, ils ne sont pas très bien représentés dans la littérature
C++. J'en profite pour dire que dans le temps, j'avais envie de me
mettre à C++. Puis est arrivé Perl. Je me suis dit alors que j'allais
apprendre les rudiments de la programmation orientée objet avec Perl
et une fois ceux-ci acquis je les utiliserais pour faire du C++.
Cela fait deux ou trois ans que j'ai acquis les rudiments de la programmation
orientée objet en Perl, mais en C++ je n'ai toujours pas dépassé le stade de :
Emmanuel se souvient avoir lu il y a un certain temps un sondage
portant sur les technologies contemporaines. Il paraît qu'une forte
proportion de magnétoscopes affiche une heure à 88:88. Parmi
les possesseurs de ces magnétoscopes, 70 % possèdent un
ordinateur et prétendent savoir l'utiliser. On peut douter d'une telle
allégation.
Nicolas et Emmanuel sont assez souvent en contact avec des utilisateurs.
Ce qu'ils racontent corroborent le point précédent. Lorsqu'un utilisateur
téléphone, l'exposé du problème est souvent « Ça ne marche
pas. », sans explication complémentaire. Lorsqu'ils contactent leur
hot-line par messagerie électronique et qu'ils pensent à donner des détails,
c'est en joignant un fichier BMP pour la totalité de l'écran, pas
seulement pour la boîte de dialogue affichant l'erreur [ et en combien de
couleurs ? ]
Stéphane présente un autre point de vue, basé sur son expérience personnelle.
Chez ses parents, il y a trois télécommandes dans le salon : une pour le poste
de télévision, une autre pour le magnétoscope et une troisième pour je ne sais
plus quoi. Le père de Stéphane, qui ne connaît pas grand-chose à l'informatique,
maîtrise parfaitement le fonctionnement de ces trois télécommandes. À l'inverse,
Stéphane, dont nous connaissons les compétences, ne sait pas utiliser les
télécommandes. En fait, il serait capable d'apprendre leur fonctionnement, mais
il ne voit pas l'utilité de faire cet investissement intellectuel.
Emmanuel a évoqué une réunion familiale
récente. À un moment de la soirée, la tante
d'Emmanuel s'est excusée et a quitté la maison. Elle est retournée
chez elle, à quelques dizaines de mètres de là, a mis en route le
magnétoscope pour enregistrer l'émission qu'elle voulait regarder et
est revenue voir les parents d'Emmanuel. Elle ne savait pas comment
programmer le magnétoscope. Je fais remarquer que les magnétoscopes,
avec quelque chose comme 8 touches et un affichage réduit de LED,
ne sont ni ergonomiques ni conviviaux : l'utilisateur est obligé
d'appuyer de façon répétitive sur la même touche pour entrer un
chiffre, alors qu'un clavier de PC à 100 touches et quelques, c'est
nettement plus pratique. Cela dit, on me fait remarquer que c'était le
cas de l'ancienne génération de magnétoscopes, la nouvelle génération
étant très nettement améliorée par rapport à celle que je connais.
Pour en revenir plus précisément à l'informatique,
l'ergonomie n'est pas toujours idéale. Nicolas évoque un site sur
les
erreurs d'ergonomie,
site que je connaissais déjà, que Yannick a déniché sur le web à
son retour et que nous vous invitons très fortement à
consulter. Nous évoquons également des expériences vécues. Sniper
parle d'une boîte de confirmation pour l'installation d'une
machine, avec notamment formattage du disque dur. Celui qui avait
écrit ce script avait décidé d'affecter la touche « q »
à « oui » et la touche « a » à
« non », ce qui est pratique car elles sont
voisines. Ce qui est moins pratique, c'est que vous ne savez pas
si votre machine est configurée en AZERTY ou en QWERTY.
Ou alors, le programme affiche une boîte d'avertissement,
avec le pictogramme rouge des erreurs, un bouton « OK »
et un bouton « Annuler »... et aucun message. Ou dans un
autre cas, le message était réduit à une parenthèse gauche et une
parenthèse droite. Le programmeur a mis en place la boîte d'avertissement
sans mettre le libellé tout de suite pour une raison X ou Y, sachant
qu'il le mettrait ultérieurement lorsqu'il aurait toutes les billes.
Mais il n'a jamais eu toutes les billes, ou bien il a oublié de
parachever son programme et ce dernier a été livré tel quel.
Quand les boîtes d'avertissement comportent un libellé, ce n'est
pas forcément beaucoup mieux. Il y a parfois des triples négations, ce
qui fait que l'on ne sait pas à quoi correspond le bouton
« OK » et le bouton « Annuler ». Ou bien une
question du genre « Voulez-vous renommer ou supprimer l'ancien
fichier ? » avec les boutons « OK » /
« Annuler » [ Quoique j'ai déjà vu dans Ultra Edit le
cas où un fichier en cours d'édition est détruit ou renommé pendant
que l'éditeur n'a pas le focus. Lorsqu'il revient au premier plan, il
affiche alors
Le fichier toto semble ne plus être
disponible. Voulez-vous conserver la fenêtre ou la fermer ? (OK
pour conserver, Annuler pour fermer)
Ce n'est pas parfait, mais c'est quand même mieux que rien. ]
Lorsqu'un logiciel est traduit en français, il vaut mieux parfois
avoir une bonne connaissance de l'anglais malgré tout. Ainsi, Nicolas
a eu un message commençant par « Impossible de read la
memory address » et se poursuivant en mélangeant allègrement
le français et l'anglais.
Quant à moi, en réglant mon économiseur d'écran, j'ai pu constater que
« Texte 3D (OpenGL) » qui affiche une phrase en 3D proposait
le mode « voir-vu ». Il s'agit en réalité du mode
« dent de scie » (en anglais, see-saw !).
Nicolas me demande des précisions sur le message que j'ai envoyé
sur la liste et où je disais que dans le monde Perl, les fans de
Tolkien étaient en train de se faire détrôner par ceux de Terry
Pratchett. J'ai envoyé ce message lorsque
Michel Rodriguez a raconté
qu'il avait vu à TPC un T-shirt « Ankh-Morpork.pm », alors
que, fais-je remarquer, « Gondor.pm » n'existe pas. Parmi
les amateurs de Terry Pratchett, il y a Jarkko Hietaniemi, le
bibliothécaire de CPAN,
Emmanuel,
un contributeur à P5P,
moi
et un gars qui avait posé des questions à BooK à
Amsterdam (j'ai deviné cela car en jetant un coup d'oeil sur son
ordinateur portable, j'ai vu que le répertoire courant comportait les
niveaux
Rincewind
et the Luggage).
Nicolas explique qu'à plusieurs reprises il a tenté de lire des
romans de Pratchett, mais qu'il n'accroche pas et qu'il abandonne
au bout de 150 pages.
D@vid évoque le feuilleton Band of Brothers,
relatant la guerre vue par des parachutistes de la
101e division aéroportée. Contrairement aux
filmsmadeinHollywood,
les films de Spielberg,
Il faut sauver le soldat Ryan
et Band of Brothers
présentent la guerre sous un aspect
réaliste. Lorsqu'un personnage crève de trouille, il crève de
trouille tout le long du film ou de l'épisode et il n'y a rien pour le
racheter. Si par extraordinaire il parvient quand même à sortir de sa
tranchée, il meurt d'une balle perdue, sans avoir fait quoi que ce
soit de vaguement héroïque. Dans Ryan, l'un des personnages
meurt en saignant abondamment et en appelant sa mère.
Rien à voir avec les films dégoulinant de bons sentiments américains et
patriotiques (nous avons cité
Top Gun
et Rambo,
mais les exemples sont légion, même en se restreignant aux films de guerre).
S'il fallait une preuve du réalisme de Il faut sauver le
soldat Ryan, elle nous est donnée par Yannick : le nombre de
volontaires pour s'engager dans les forces armées des États-Unis a
nettement diminué à la sortie du film.
Pour en revenir aux sentiments américains dégoulinant de patriotisme,
Stéphane évoque une discussion qu'il a tenue en septembre 2001 sur
Perl Monks
avec un américain de New York. Son interlocuteur lui a raconté
qu'il se déplaçait en automobile et qu'il avait été contrôlé par
la police. Le policier avait remarqué avec un ton réprobateur
qu'il n'avait pas de drapeau américain. L'interlocuteur de
Stéphane avait alors répondu au policier qu'il venait de donner
du sang à un hôpital. Du coup, le policier était devenu tout de
suite plus aimable et l'avait laissé passer. D@vid répond que
les réactions des New-Yorkais n'a rien à voir avec l'attitude
habituelle des Américains. Les attentats ont causé chez les
New-Yorkais un traumatisme qu'il nous est impossible d'imaginer.
Il évoque « l'autre » David, celui qui est venu en
février et en mars et qui travaille dans la bio-technologie [
et qui s'appelle Daniel, paraît-il ]. Il avait préféré
prendre les devants et dire : « Je suis de New
York. Alors faites attention à ce que vous allez dire. »
Un autre film qui ne dégouline pas de sentiments patriotiques, c'est
M*A*S*H.
Quelqu'un a fait remarquer que si l'on établit la chronologie de
la série télévisée
issue du film, on obtient une durée supérieure à celle de la guerre du
Vietnam. Nous répliquons que le film et la
série
se situent en Corée, mais que si l'on prend un peu de recul, on
s'aperçoit qu'effectivement, le film s'inspire beaucoup plus du climat
au sein de l'armée américaine de la fin des années 60 que de la
première moitié des années 50.
D@vid tente également d'expliquer le point de vue des
anti-américains. À plusieurs occasions au siècle dernier [
le vingtième, bien sûr ], la politique extérieure américaine
a consisté à imposer leur conception de société aux autres
nations selon le principe de « si c'est bon pour nous, c'est
bon pour vous également ». Dans certains cas, cette attitude
est néfaste. Il y a des sociétés qui fonctionnent très bien sur
des principes qui n'ont rien à voir avec ceux énoncés par
Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et les autres, sociétés où
les gens sont (en majorité) heureux de leur sort. Là-dessus, les
Américains arrivent avec leurs gros sabots et bouleversent tout,
en anéantissant les structures sociales, les traditions
ancestrales, les croyances religieuses et tout ce qui constitue
le ciment de la société. Il n'est pas étonnant dans ces
conditions que les autochtones le prennent parfois très mal et
cherchent à défendre, par les armes si nécessaire, leur société.
George Bush ne le cache pas, il y a trois états qu'il veut détruire.
L'Irak, la Corée du Nord et (je suppose) la Libye. D@vid rappelle ce que
disait l'autre David (bio-tech, NY, Daniel) à ce sujet. David disait que Bush
est extrémiste, parce que l'on peut sans doute amener la Corée du Nord
à la raison, sans utiliser la force, mais qu'en revanche c'était justifié
pour les deux autres pays. Si c'est cela, être modéré...
Lorsqu'il a été question d'utiliser des X-box en tant que
firewalls, nous avons donné les prix en francs, alors que
Yannick les interprétait en euros. Cela fait 7 mois que l'euro
est dans la vie de tous les jours, et les Français comptent encore en
francs. Il est même parfois question des « ex-nouveaux
francs ». Stéphane fait remarquer que la génération qui nous
précède n'a jamais cessé d'utiliser les anciens francs. Je fais
remarquer que même parmi les gens plus jeunes que Stéphane et moi, on
trouve des personnes qui comptent en anciens francs, alors que le
nouveau franc était déjà en place lorsqu'ils sont nés. Je cite
également une publicité pour le loto que j'ai entendu au cours
des années 80, voire 70. Cette publicité annonçait une cagnotte
de « 900 millions d'anciens centimes ». Cela ne fait
guère que 90 000 francs, soit 13 000 à 14 000 euros.
Pour ou contre l'euro ? D@vid trouve que c'est dommage
d'avoir mis au rebut des monnaies chargées de plusieurs siècles
d'histoire, comme le franc, voire de plusieurs millénnaires,
comme la drachme grecque. Tout cela pour une uniformisation
dont il ne voit pas l'utilité. Sniper rétorque en évoquant notre
arrivée à Amsterdam l'an dernier,
où nous avons dû chercher un distributeur de billets puis retirer de
l'argent avec notre carte bleue internationale, le tout aux environs
de minuit, alors qu'il restait du chemin à faire pour rejoindre
l'hôtel. S'il y avait eu l'euro, nous aurions pu utiliser sur place
l'argent retiré en France.
En revanche, là où tout le monde est d'accord, c'est que
l'uniformisation n'a aucune utilité pour d'autres choses. Pourquoi
vouloir imposer un fromage européen unique ? Car c'est à cela que
l'on va aboutir, si l'on tient compte des directives européennes qui
imposent l'utilisation de lait pasteurisé pour la confection du
fromage.
À propos de l'euro, j'ai remarqué que les journalistes et
l'opinion publique se réjouissent du fait que l'euro est à parité
avec le dollar. Je fais remarquer que l'année dernière, c'était
le cas du peso argentin.
Stéphane recommande le
dernier film
de Woody Allen,
même s'il critique les Français. Il paraît que nous faisons deux
erreurs à son sujet : nous le prenons pour un intellectuel car il
porte des lunettes, et nous le prenons pour un artiste car ses films
ne rapportent pas d'argent.