Lorsque je suis arrivé, il y avait déjà une demi-douzaine de mongueurs dans le
sous-sol. Également, le vidéo-projecteur était en marche, et diffusait les
images du journal télévisé, mais pas le son. Plus tard, dans la soirée, le
patron est venu regarder
le match de foot-ball, Lens - Valence, et de temps en temps, il échangeait
quelques mots avec nous.
Présents à cette réunion :
Briac, qui a mangé une andouillette et bu de la Guinness,
Nicolas, qui a mangé un oeuf mayonnaise, et un cheese-burger, et bu un produit
pharmaceutique (c'est comme cela que le serveur appelle le Pepsi-Cola),
Philippe, avec une andouillette, de la blanche, de la Guinness et de la Kilkenny (comme d'habitude),
Yann, qui a pris des spaghetti carbonara et de la Blanche,
Simon, qui a pris une escalope normande et de la bière,
"Sniper" qui a mangé une andouilette et bu du Coca et de la Leffe,
David (le porteur de cravate), qui s'est fait remarquer en buvant une Kwack (une bière
belge, servie traditionnellement dans un verre en forme de sablier,
monté sur un support en bois)
Frédéric, qui a mangé un magret de canard, et bu de la bière,
Stéphane, qui a mangé du confit de canard et une dame blanche, et bu ???
David (L), qui a mangé du confit de canard et un nègre en chemise,
Emmanuel, qui a mangé une salade,
et moi, avec du magret de canard et une Margarita (comme d'habitude).
Cette fois-ci, il n'y a pas de confusion possible pour Philippe ou
pour Nicolas. Il s'agit respectivement de BooK et de Nicolas
Jourden. En revanche, nous avons eu aujourd'hui trois David :
David Landgren, David Rigaudiere alias "Sniper", et un nouveau venu,
au nom imprononçable si l'on en croit son adresse électronique.
Une personnalité dont le rapport avec Perl est tiré par les
cheveux, c'est le ministre Lépine. Nous l'avons évoqué, car outre le
concours du même nom, c'est lui qui est à l'origine de la loi des
associations, en 1901. D'où une réflexion de Stéphane : "C'est
parce qu'il s'appelait Lépine qu'il a eu l'idée de faire une loi sur
les membres actifs ?"
Il a été question également d'Alan Cox, et de sa capacité à
intégrer une dizaine de patchs par jour dans le kernel Linux, sachant
qu'il faut vérifier que ces patchs sont compatibles entre eux, et ne
cassent pas l'existant. Tâche lourde et épineuse s'il en est.
Quant aux personnalités réellement perliennes, il y a évidemment
Larry Wall.
Nous nous étonnons de ne pas avoir eu le deuxième texte
dans la série des apocalypses de Perl 6. Il semblerait que Larry ait
des problèmes de santé, ce qui expliquerait son retard. Déjà, sur son
site (qui ne répond plus, apparamment), il donnait les détails de sa
transplantation de cornée
il y a quelques années. Aurait-il encore des problèmes ? [ En
fait, la deuxième apocalypse est arrivée un ou deux jours plus
tard. ]
Lorsque Stéphane a rencontré Tom
Christiansen, à YAPC::Europe,
il l'a remarqué car il portait un badge
"TomC". Il a engagé la conversation en demandant "Tom who?" Tom, dont le sens
de l'humour n'est pas très développé, n'a pas apprécié. Stéphane a continué en
remerciant Tom, qui lui avait procuré un instant de gloire sur la
liste P5P.
En effet, Stéphane avait posté un message, et Tom avait répondu de façon
incendiaire. Tom n'a pas plus apprécié cette deuxième pointe d'humour.
Randal Schwartz
apparaît assez souvent sur Perl Monks.
Le problème, c'est que lorsqu'il poste un message, de nombreuses personnes lui
attribuent un "moins-moins", sans lire l'article, simplement parce que c'est
Randal qui l'a écrit.
Damian
et son année sabbatique : certains participants à la
réunion évoquent leurs périodes d'inactivité (vacances, chômage, etc),
et remarquent que cela aurait dû leur donner l'occasion de mener à bien quelques
projets personnels. Mais au bout du compte, lorsque cette période
se termine, rien ou presque n'a abouti. Rien de tel pour Damian
Conway. Ceux qui lisent son
journal
constatent que, tel que c'est
parti, son année sabbatique sera très productive. Il commence sa
journée à 6 heures du matin, pour la terminer à... Une mauvaise langue
prétend qu'il a créé un programme pour générer un fichier "plan"
chaque jour, et l'insérer sur sa page web.
Nous évoquons également ses
oeuvres.
BooK veut se plonger dans la programmation en Latin, avec Perligata. David veut
utiliser Quantum::Superpositions pour résoudre des équations faisant
intervenir, par exemple, des "et bit à bit" :
$x & 6 = 0
donne
$x = any 0, 1, 4, 5, 8, 9, etc
Et il y a encore la programmation Klingon. Briac, apparamment, sait
parler le Klingon sans accent. Il pourra un de ces jours nous faire
une démo de programmation Klingon.
Dans son module
Memoize
version 0.52, il avait inséré un
echo "rm -rf /" dans Makefile.PL, ce
qui m'a fait tout drôle lorsque j'ai installé le module. Il menaçait
de mettre un vrai rm -rf / , qui se produirait une
fois sur 1000. Si j'ai bien compris ce qu'ont dit les autres
participants à la réunion, il a mis sa menace à exécution, mais,
parmi les participants, aucune
victime n'a gagné le gros lot semble-t-il. Cela dit, Philippe fait
remarquer que la question mérite d'être posée de savoir comment
s'assurer que l'on ne télécharge pas n'importe quoi sur le net.
Sa participation au dernier OPC reposait sur le langage
unlambda,
un langage qui permet de faire du lambda-calcul, et
pas grand-chose d'autre.
C'est également lui qui a mis au point les expressions régulières
animées. Ça fonctionne sous Komodo, et lentement. Mais on voit au fur
et à mesure comment se déroule l'examen d'une chaîne de caractères par
une expression régulière. Cela dit, combien de temps faudrait-il
pour une regexp avec des quantificateurs imbriqués, comme :
print "Premier\n" if (1 x shift) !~ /^(11+)\1+$/
(Vous l'avez tous reconnue, c'est la regexp mise au point par
Abigail. Sauf que la véritable expression régulière est optimisée avec
un point d'interrogation : /^(11+?)\1+$/)
Simon Cozens
a succédé à MJD pour la chronique
P5P-digest.
Certains trouvent que maintenant, P5P digest est un peu
trop résumé, c'était mieux du temps de MJD. Simon Cozens a également
fait mauvaise impression à ceux qui l'ont vu lors de
YAPC::Europe : il a fait plusieurs réflexions montrant qu'il
s'estime supérieur aux autres, qu'il fait mieux que les autres, et
ainsi de suite. D'un autre côté, c'est grâce à lui que le "langage" Parrot a
été mis sur les rails. Plus ancien, c'est aussi lui qui a écrit
Sapphire,
une version de Perl qui fait intervenir le moins possible la bibliothèque
standard C.
Nous avons (un peu) parlé
d'Alligator Descartes.
Pour son livre Perl DBI, il a repris les documentations en ligne, et
les a rassemblées pour en faire un livre. J'avoue que je n'ai pas vérifié. J'ai
beau avoir gagné le livre le mois précédent, je n'ai pas encore eu le temps de
le lire. À noter le lapsus de Stéphane, qui a commencé à l'appeler
"Crocodile D...".
Un autre individu a été évoqué :
Michael Schwern,
dont je n'avais pas encore entendu le nom jusqu'à présent. Il a créé un module
Sex.pm,
qui en est (déjà !) à la version 0.69. Ce module combine les symboles de
deux modules parents, et le module enfant en hérite. L'auteur préconise, dans
certaines circonstances, d'utiliser à la fois Safe.pm et
Sex.pm.
Il a été question de Johan Vromans, l'auteur de Perl 5 Pocket
Reference. Mais je ne sais plus ce qui a été dit sur lui dans le détail.
La dernière célébrité évoquée, c'est notre BooK national. Compte tenu de
ses participations à l'OPC, et de ses interventions sur Perl Monks, son nom est
connu dans la communauté Perl, et associé à l'obfuscation.
Mark-Jason Dominus,
deuxième de l'OPC 2000, aurait préféré être deuxième derrière BooK, plutôt que
derrière un inconnu. Du coup, Philippe est surnommé "le Poulidor de
l'OPC". Outre ses activités perliennes, BooK est célèbre pour ses activités
oulipiennes. Il figure dans le dernier numéro de la Revue Littéraire
(et sa mère va en acheter un exemplaire, bien entendu). Il apparaît même dans
un roman !
Philippe voudrait bien participer à
CPAN, mais il ne sait pas
comment faire. D'autre part, il ne sait pas quoi proposer comme
module. Je lui propose Inline::Postscript. Il propose alors
Inline::Intercal, ou autres modules du même acabit. La
discussion dérive sur les modules Inline::xxx, où xxx est un
langage compilé (ou plus précisément, un langage pour lequel on utilise
généralement un compilateur) : à quoi ressemble l'interne des
modules de ce genre ? D'autre part, si l'on prend au sérieux ma
proposition, qui s'applique à un langage plutôt interprêté, comment
ferait-on pour un module Inline::xxx, chargé de communiquer
avec l'interprêteur, sans perte de contexte entre deux appels ?
Pour en revenir à la participation à CPAN, Briac précise que le
module doit avoir une utilité ou un intérêt. Il cite un module
Date::MMDDYY,
destiné à convertir une date au format mois-jour-an. D'une part ce module était
mal écrit, mais en plus, il n'a aucun intérêt : la fonction
strftime de Perl sait faire cela toute seule. Lorsque le module a été
chargé sur CPAN, ou dans les deux-trois jours suivants, Briac a envoyé quelques
remarques diplomatiques à l'auteur du module. Puis, une semaine après le
chargement, l'un des gestionnaires de CPAN y est allé sans ménagement, et a
supprimé le module.
Sur la machine de son travail, David (L) a installé Perl 5.005_03 en
production. Il estime qu'il n'est pas encore souhaitable de migrer la machine
de production vers la version 5.6.0 ou 5.6.1. Le problème, c'est que lorsqu'il
télécharge un module avec CPAN.pm, la procédure de téléchargement lui
suggère à chaque fois de mettre à niveau son installation, et d'installer la
version 5.6.x. Selon "Sniper" (ou Briac ?) il semblerait qu'il y ait un
moyen en triturant le fichier qui mémorise les dépendances entre modules, mais
ce n'est pas vraiment satisfaisant.
À propos de CPAN.pm, il figure dans la distribution
standard, mais pas le module MD5. Il est donc impossible de bootstrapper
CPAN.pm actuellement. Dans une version ultérieure, ces
modules seront tous les deux fournis en standard, et il sera possible
alors de tout installer par CPAN.pm.
Un autre module va faire partie de la distribution standard :
XML::Parser. Mais cela pose un problème. Ce module est une
interface entre Perl et le parseur expat de James Clark,
écrit en C. Or, tout le monde n'a pas forcément expat sur sa
machine. Dans ce cas, XML::Parser sera inutilisable. Mais en
y réfléchissant, ce n'est pas si gênant, car ceux qui travaillent avec
XML, donc avec XML::Parser, ont déjà expat, et ceux
qui n'ont pas expat n'essaieront pas d'utiliser
XML::Parser.
La discussion a porté sur les distributions binaires. Comme le
signale Briac, ces distributions ont l'intérêt d'être très simples à
installer. Il suffit de coller l'archive dans un répertoire approprié,
et de la décompresser. Pour Windows 32, Briac évoque la distribution
Indigo,
pour ceux qui ne veulent pas
d'Active State.
Il souligne les points suivants :
La procédure d'installation ne nécessite pas d'être connecté à
Internet, tandis qu'Active State l'exige.
La license Indigo autorise l'installation de Perl dans plusieurs
répertoires différents, par copie desdits répertoires. Active State ne
le permet pas.
L'installation des modules de CPAN est facilitée par un
gestionnaire à fenêtre, boutons et souris, du genre "cliquez, nous faisons le
reste". Pareil pour Active State.
Sur CPAN, on ne trouve pas que des distributions et des
modules. Il y a aussi quelques fichiers de "culture générale". Ces
derniers jours, la nouvelle version du
fichier JAPH
a été mise à disposition du monde entier. Dans cette nouvelle version, on
trouve bien sûr les JAPH de Randal, mais aussi ceux des autres
contributeurs. Il y en a un, notamment, dû à Robin Houston, qui s'est inspiré
de la contrainte du prisonnier inventée par l'Oulipo. Le nom de cette
contrainte vient du fait qu'un prisonnier doit économiser le papier lorsqu'il
écrit. Non seulement le prisonnier écrit tout petit, mais en plus il n'utilise
que les lettres qui ne comportent aucun jambage montant ni descendant. Les
lettres "bdfghijklpqty" et les voyelles accentuées sont donc interdites, ne
laissant que "acemnorsuvwxz". Dans le cas du JAPH évoqué, les caractères
autorisés sont "&+-.:<=>acemnorsuvwxz~".
Comment débugguer des
expressions
régulières ?
demande Philippe. Simple, réponds-je. Il suffit de mettre des
(?{ print STDERR "On a matché un \\w\n" })
un peu partout. Philippe donne une réponse moins générale, mais plus
intéressante. Il faut voir s'il n'y a pas besoin, parfois de remplacer
un quantificateur * par un quantificateur *?. [
Dans le même ordre d'idée, il faut se demander s'il n'y a pas besoin
de mettre des ancres ^, $ ou \b. ]
Encore un lapsus : Philippe a parlé du module
CSV::CVS, et nous nous sommes étonnés que quelqu'un puisse
trouver un rapport entre la gestion de version, et l'extraction de
données dans un fichier plat, dans lequel les champs sont séparés par
des points-virgules. En fait, BooK voulait parler de
VCS::CVS.
Nous voilà rassurés.
Une bonne nouvelle, et une mauvaise nouvelle :
TPJ
renaît de ses cendres. Le numéro 20 est imprimé, et disponible en
magasin. D'un autre côté, IT-Knowledge n'a pas versé les compensations
financières pour la reprise des abonnements. Par conséquent, les
abonnés devront attendre encore un peu avant de recevoir leur numéro.
[ Et deux semaines plus tard, je recevais mon exemplaire par la poste. Donc
bonne nouvelle quand même. ]
Philippe nous dit que, dans ses tâches professionnelles en cours,
il y a un script shell qu'il doit convertir en Perl, et que cette tâche est
en cours depuis plus de six mois. Je lui rappelle la citation de
Larry : "Perl est un langage qui vous aide à faire votre boulot,
avant que votre chef vous mette à la porte". Philippe nous dit que sa
chef ne le mettra pas à la porte, car elle a besoin de lui pour jouer
à Bananalotto. Donc, la citation s'avère correcte, même si ce
n'est pas exactement pour les raisons que Larry avait envisagées.
Philippe nous parle de ses problèmes pour ranger tout le courrier
électronique qu'il reçoit. Il a essayé
Pine
et Mutt,
et les deux logiciels ont leurs avantages et leurs inconvénients. À un
moment, Stéphane intervient dans la conversation et dit : "Je
n'ai pas écouté le début de la discussion, mais la réponse à tes
problèmes, c'est Mutt." Quelques minutes plus tard, c'est moi
qui interviens, pour dire : "La réponse à tes problèmes, c'est
Emacs."
Emmanuel n'était pas encore arrivé. Sinon, il aurait rappelé
la réflexion qu'il avait sortie en janvier.
David évoque encore un client pour le courrier
électronique, MH. Ce programme fonctionne sur le même
principe que les divers shells. Il démarre quasiment instantanément,
ce qui n'est pas le cas des autres logiciels cités. Pour obtenir par exemple la
liste des messages concernant les expressions régulières (c'est-à-dire
dont le champ Subject: contient la chaîne regex), il
suffit de taper une commande du genre
pick -subject "regex"
Si l'on veut lire tous ces messages, il suffit de reprendre cette commande, de
la mettre entre apostrophes inverses, et de renseigner la commande
show `pick -subject "regex"`
Un autre embryon de guerre sainte a porté sur la comparaison entre
Template::Toolkit
et HTML::Template.
Mais ne connaissant ni l'un ni l'autre, et n'ayant pas suivi attentivement la
discussion, je n'en dirai pas plus.
Il y a quelque temps, un débutant avait posé une question sur la
liste. Il n'arrivait pas à ouvrir un fichier. Le fichier qu'il voulait
ouvrir s'appelait (par exemple),
http://paris.mongueurs.net/meetings/2001/0502.html. La
réponse est qu'il faut passer par LWP. Mais lors de la
réunion, d'autres solutions ont été évoquées. On peut utiliser PHP,
qui sait très bien ouvrir des fichiers sur des machines distantes. Ou
alors, utiliser URLFS, l'extension du système de fichiers
Perl-FS
d'Assurdo Labs.
Avec cela, il est possible de considérer que l'on a tout Internet sur sa
machine. Cela dit, lorsque l'on veut faire une sauvegarde, ou lorsque l'on
écrit un find pour savoir quels sont les fichiers changés lors des 15
derniers jours...
Puisque l'on parle d'Assurdo Labs, Philippe évoque Intercal. Dans
ce langage, qui ne fait rien comme les autres, le "et" logique est un
opérateur unaire. Appliqué à un nombre de 32 bits, il fait un "et" du
bit 31 et du bit 30, et stocke le résultat dans le bit 31. Puis un
"et" du bit 30 (avant modification) et du bit 29, qu'il stocke dans le
bit 30, et ainsi de suite. Finalement, il fait un "et" du bit 0 et du
bit 31, et stocke le résultat dans le bit 0. En revanche, l'addition
n'est pas une primitive du langage. Heureusement, le compilateur
Intercal est fourni avec une bibliothèque, laquelle contient le code
permettant d'additionner deux nombres.
Encore une création d'Assurdo Labs :
dd-sh.
C'est un langage de programmation inspiré des shells Unix, et aussi de la
commande dd. C'est une commande à la syntaxe archaïque, permettant des
copies de fichier, en donnant notamment l'octet de départ et le nombre d'octets
à copier. Les gens d'Assurdo Labs ont utilisé ce langage pour faire un éditeur
de texte.
La discussion a abordé le sujet du site web de la SNCF, et de la
réservation électronique de billets de train. Les formulaires CGI ont
évolué ces derniers temps, et il est possible de demander des
prestations un peu plus compliquées qu'auparavant. En revanche,
l'ergonomie s'est dégradée : des étapes inutiles, des barres de
progression superflues, etc. Et malgré tout, à l'heure actuelle, il
reste des cas de figure impossibles à traiter sur le web. Ainsi, David
(celui avec une cravate) signale qu'il n'arrive pas à commander des
billets Découverte J-30. Ou encore, des contrôles mal
conçus. L'un des formulaires demande l'âge du voyageur. Ensuite, si le
voyageur a spécifié qu'il utilisait une carte 12-25, et si son âge
dépasse 25 ans, le système refuse la commande. Or, tout le monde, sauf
le programmeur du formulaire, a compris qu'il est très avantageux de
prendre une carte 12-25 la veille de son 26e
anniversaire. Et c'est légal.
Un autre exemple de traitement superflu. Dans un site de loterie,
des numéros sont générés au hasard par le serveur. Mais quand la page
s'affiche, vous ne les voyez pas, une image les cache. Il faut les
"gratter" avec la souris, pour les afficher. Quel intérêt ?
Philippe vient de découvrir que l'algorithme de compression et de
décompression LZW figure dans le noyau (ou la bibliothèque standard)
de Postscript. Ce qui veut dire qu'il va réaliser un programme qui se
décompresse lui-même.
Linux vient d'être porté sur Palm. La question qui se pose alors,
c'est de savoir à quoi ressemble l'affichage de
KDE sur l'écran d'un
Palm. Peut-être que les xterm nous rappelleront les minitels,
avec leur écran 16 x 40.
Les systèmes Windows disposent en standard de deux interpréteurs de
commandes. Il y a l'antique COMMAND.COM, et le plus récent
CMD.EXE. Celui-ci admet les noms longs pour les fichiers,
tandis que celui-là les digère mal. Quoique, en mettant les noms de
fichier entre quotes, ça doit marcher. Il existe un troisième
interpréteur, wsh, mais si on l'utilise, la machine est alors
vulnérable au virus
ILOVEYOU.
"Sniper" (ou Briac ?) évoque les fonctionnalités avancées des
fichiers .BAT. C'est ainsi qu'il était possible de faire de
la récursion dans un .BAT, au moyen d'instructions du genre
GOTO %1
Mais le fichier n'est pas très lisible.
Philippe nous reparle de son projet MAME (Multiple
Arcade Machine Emulator), qu'il mène en collaboration avec
Frédéric, Michel et "Jicé". Le problème de MAME est que cela utilise
un clavier, donc d'une part on n'a pas la véritable sensation des
bornes d'arcade, d'autre part le clavier souffre énormément. Ils ont
donc décidé de désosser un clavier usagé, et de lui connecter un vrai
joystick, comme on en a dans les bornes d'arcade.
Kai est venu avec un appareil photo numérique,
pour nous prendre en photo. Cela dit, vous avez failli ne jamais voir
ces photos, car
lorsque Kai est reparti avec tout son équipement, il avait bien pris
l'appareil, mais par la Smart Card indispensable pour son
fonctionnement. Heureusement, il venait juste de partir lorsque nous
avons constaté son oubli.
Kai nous signale que l'appareil photo lui a été prêté. Il profite de
l'avoir pour faire de nombreuses expériences. Par exemple, une fois,
sa copine a photographié son pied (le pied de Kai, je précise). D'où
des réflexions grivoises de la part de l'assistance : "Comment
fait-elle pour prendre ton pied ? Elle peut très
bien prendre le sien, mais le tien ? Et en plus,
vous étiez habillés ?"
Il nous raconte également comment il a hébergé
Peter Sergeant.
Il était prévu que Kai fasse le pied de grue à la Gare du Nord, avec un panneau
indiquant le nom de Peter (coutume anglo-saxonne, précise-t-il). Pour éviter
d'avoir l'air trop bête, il a décidé d'écrire plutôt un anagramme du nom. Et il
y en a justement un qui va bien : "Great present". Pour assurer le coup,
il avait en plus dessiné un petit dromadaire sur le panneau. Tout ceci ne l'a
pas empêché d'attendre de longues minutes à la descente du train, et de voir
passer tous les voyageurs avant que Peter lui tape enfin sur l'épaule.
Nous avons évoqué
l'article
de Slashdot, où un
informaticien américain
expliquait que la société pour laquelle il travaille avait
développé un logiciel en Lisp, et que ce choix leur avait permis de
suivre de très près, voire de précéder la concurrence. À chaque fois
que quelqu'un annonçait une nouvelle fonctionnalité, ils étaient en
effet capables d'ajouter une fonctionnalité identique à leur programme
dans les trois jours.
David nous parle d'un écrivain qu'il apprécie : Thomas
Pynchon. Ses ouvrages sont un peu ardus
à lire. David nous raconte que dans les livres, à certains endroits,
le fil narratif diverge à chaque virgule. Du coup le récit est
difficile à suivre, le cerveau humain étant très limité question
fonctionnement en multithread. Ou alors, on trouve des
tournures alambiquées, et le lecteur cherche s'il y a un sens caché,
un anagramme, quelque chose qui justifie la tournure de la phrase. En
fait, David estime que pour bien profiter de la lecture, il faut lire
une version annotée, ou disposer d'un livret explicatif à côté du
roman.
Dans un roman, qui se passe pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les
personnages s'intéressent de près à un homme qui fréquente des
prostituées à Londres. Et ils essaient de trouver le lien entre les
endroits où cet homme passe, et l'endroit où tombent les V-2. Je fais
le rapprochement avec cette anecdote : des chercheurs ont étudié
les différentes méthodes pour prédire l'évolution de la bourse, et
déterminer quelles valeurs vont monter et quelles valeurs vont
descendre. Après un certain temps d'expérience, ils ont conclu que la
meilleure méthode consistait à coller la liste des valeurs cotées en
bourse sur un mur, à se placer à quelques mètres, et à lancer des
fléchettes...
Un autre livre de Thomas Pynchon s'appelle
Mason-Dixon.
Comme l'indique le titre, le livre parle des
deux arpenteurs ou géomètres qui ont déterminé la frontière entre deux
états des USA. Dans ce livre, l'auteur a voulu faire couleur locale,
et il a utilisé l'Anglais avec l'orthographe du XVIIIe
siècle, comme The Olde Shoppe.
Artur a fait le rapprochement entre Thomas Pynchon dont les livres sont
ardus à lire, et Antonio Lobo Antunes, un écrivain portugais en vogue à l'heure
actuelle. Cet auteur écrit des phrases gigantesques, s'étalant sur plusieurs
pages, et en fait, Artur ne nous conseille pas de le lire. J'évoque également
RobertMerle,
et Un Animal doué de raison
(où un chercheur apprend à parler à des dauphins). Dans ce livre, de temps en
temps, l'auteur abandonne la ponctuation normale, pour ne plus utiliser que des
virgules, y compris en fin de paragraphe. C'est difficile à suivre, surtout les
parties dialoguées.
O'Reilly propose un nouveau service, appelé
Safari.
Pour 50$ par mois [ non, j'ai vérifié, c'est seulement 49.95$, d'où un gain
appréciable, non ? ], il est possible de consulter cinq livres en
ligne, sans aucune restriction de temps. Et il est possible de changer la liste
des cinq livres chaque mois. Philippe demande s'ils n'ont pas peur que les
abonnés utilisent wget pour télécharger la totalité du livre. Il
semblerait que non, ils estiment que cela n'enlèvera pas grand-chose à leurs
ventes sur support papier.
Stéphane a découvert l'Encyclopedia Universalis sur
CD-ROM. C'est de l'hypertexte, mais Stéphane constate que la lecture
de l'encyclopédie ressemble fort peu à une session sur le web. En
effet, chaque mot important est un lien hypertexte, qui renvoie à
l'article de l'encyclopédie qui va bien. Cela dit, je lui signale
qu'il existe sur le web un dictionnaire qui affiche des définitions
dans lesquelles tous les mots sont des liens hypertexte.
Il a été question d'un objet que l'on voit partout tellement il
est abondant de nos jours : le CD-ROM AOL. Quelqu'un a utilisé
ces CD-ROM, ainsi que quelques tubes de colle, pour faire des étagères
(pour des bibelots, pas pour des dictionnaires et des annuaires, faut
pas rêver). Il existe également un concours d'utilisation des CD-ROM
AOL, et le lauréat a construit une lampe décorative, en enfilant un
tube de néon à l'intérieur des CD-ROM.
Il y a eu une discussion sur le film
RockyHorrorPictureShow,
et sur ce que sont devenus les acteurs. Parmi eux,
SusanSarandon
a continué dans le cinéma. Un autre acteur (lequel ?) a
également fait quelques films. Sur le même sujet, "Sniper" nous a
révélé que pendant trois ans, il a fait partie de l'une des équipes
qui animent les projections du film. Il a ajouté que, peut-être, une photo de
cette époque traînerait sur le net. J'ai donc cherché, et j'en ai trouvé
une,
mais "Sniper" dit que ce n'est pas lui. C'est vrai que les David sont tellement
nombreux... Il m'a néanmoins fourni
une photo où il figure en tant que
simple spectateur. La recherche reste ouverte. ]
Le mois dernier, j'ai évoqué la cause de la cause de la Guerre de
Troie, avec le concours de beauté entre Héra, Aphrodite et une
troisième déesse dont j'avais oublié le nom. David (le nouveau venu
avec une cravate) vient à mon secours, et me rappelle que cette
troisième déesse est Athéna.
David (celui qui a une cravate), Philippe et moi évoquons
Galactica.
À vrai dire, je parlais du film, mais je ne sais
pas si David et Philippe parlaient du film ou de la série TV. Peu
importe.
Les méchants étaient les Cylons, ce qui n'a rien à voir avec les
Klingons, toute ressemblance phonétique ou orthographique n'est que le
fruit du hasard, bien entendu. Le Cylons étaient des robots (ou peut-être des
créatures constamment revêtues de leur scaphandre), avec une tâche
lumineuse violette qui balayait constamment leur visière.
Les deux principaux personnages étaient
Apollo et Starbuck.
Leur casque comportait une rangée d'ampoules
bordant la visière. Pratique pour filmer le visage de l'acteur, mais
s'il faut qu'un vrai pilote manoeuvre son engin dans le noir de
l'espace avec un tel casque... Ce qui était bien fait, en revanche,
c'était les appareils individuels, les
Viper.
Notamment, les scènes où le vaisseau amiral lance les Viper faisaient
de l'effet, car le film utilisait l'effet Sensurround, qui fait vibrer
les fauteuils grâce à des infrasons.
David (Landgren, cette fois) a évoqué un film, sorti en cassette
vidéo, et beaucoup moins intéressant : le trajet Paris -
Marseille en TGV, depuis la cabine du conducteur. On voir la Gare de
Lyon, puis pendant trois heures, on voit défiler des rails et des
caténaires, et à la fin on voir la Gare Saint-Charles. Y'en a qui
aiment ça. Dans le même genre, certains utilisent Flight
Simulator en temps réel et en situation (éclairage faible comme
dans le cockpit d'un avion de ligne), et effectuent le trajet Paris -
Los Angeles comme cela. Est-il prévu qu'une hôtesse en jupe courte
vienne de temps en temps apporter du café ?