La voix du secrétaire (Jean), avec l'aide de Jérôme et Paul-Christophe
Présents à la réunion, en fonction de la disposition autour de la table
David (L),
Théo,
moi,
David (Sniper),
Charles,
Nicolas,
Éric (glb),
Stéphane,
Thierry,
Paul-Christophe,
Jérôme,
et Sébastien.
J'ai retenu un faible portion des plats que nous avons mangés.
Il y a eu du canard laqué, du porc laqué, de la soupe aux
vermicelles chinois et des beignets de banane.
Nous avons bu une seule marque de bière, la Singha, et de l'eau.
Apparamment, personne n'a bu de la Tsing-Tao.
Perl 5.10 est sorti, avec tout un tas
de fonctionnalités intéressantes. Parfois,
les nouvelles fonctionnalités ne se comportent
pas tout-à-fait comme on pourrait s'y attendre.
C'est le cas du smart match.
David, qui a repris la rédaction des
résumés
de la liste P5P,
nous donne un exemple, rédigé sur la nappe et que m'a transmis Stéphane :
Pour ceux qui préfèrent le texte, cela ressemble à :
Pourquoi la même opération donne deux résultats
différents ? Que s'est-il passé ?
Lors de l'initialisation de $x,
la valeur est une chaîne de caractères, donc
seul l'indicateur POK, est positionné,
pour signaler que la variable peut être utilisée
en tant que chaîne de caractères. Le smart match
de la ligne 2 compare une chaîne de caractères avec un nombre,
il agit donc comme un eq avec une conversion
implicite du nombre 42 en chaîne. La ligne 3 contient
un == explicite. Perl effectue donc la conversion
de $x en numérique, ce qui positionne les
indicateur IOK et NOK pour
signaler que la valeur numérique correspondante
est disponible. Du coup, le smart match
de la ligne 4 réagit comme une comparaison numérique
et réussit. Si personne n'a identifié ce problème avant
la sortie de Perl 5.10, c'est que les
personnes
qui auraient pu y penser travaillent sur Perl 6.
Paul-Christophe nous a exposé une fragilité qui existe actuellement
dans le monde Perl sous Windows.
Pour ceux qui utilisent la version Perl de
ActiveState,
il existe une alternative très pratique pour installer
des modules CPAN :
les repositoriesPPM,
qui proposent les modules CPAN sous format pre-packagé,
avec les extensions XS déjà compilées sous format DLL.
Or il existe en ce moment un seul repository
qui essaie de packager systématiquement tous les modules CPAN
et de les proposer sous format PPM : celui de l'ukrainien
Serguei Trouchelle.
Tous les autres repositories PPM majeurs, notamment ceux d'ActiveState, de
l'Université de Winnipeg
et de Randy Kobes
ne proposent qu'un petit sous-ensemble de CPAN.
Quand le site de Serguei Trouchelle a des problèmes, comme ce fut le cas
en septembre dernier, la seule solution consiste à se rabattre sur
l'utilisation du module CPAN ou CPANPlus. Là les choses peuvent se compliquer,
car pour installer des modules ayant des extensions XS :
il faut avoir un compilateur C installé sur le serveur,
ce qui n'est pas toujours le cas sur des serveurs de production
sous Windows.
il faut le même compilateur C que celui
qui a compilé l'interpréteur perl.exe.
Or, pour des raisons de compatibilité ascendante, ActiveState utilise
un vieux compilateur (celui de Microsoft Visual Studio 6) .
En conclusion, la situation est actuellement fragile, car elle dépend
de la disponibilité d'un serveur PPM unique, se trouvant en Ukraine.
Paul-Christophe se demandait ainsi ce qui serait nécessaire pour monter
un miroir du repository PPM de Serguei Trouchelle en France...
Pour contourner complètement ce problème, David a évoqué la possibilité
désormais d'utiliser
Strawberry Perl
sous Windows. Il s'agit d'une implantation qui est plus
Unix-like, et se passe de certaines difficultés liées à
l'implantation d'ActiveState.
La nouvelle de la semaine, c'est que
Microsoft
a racheté le moteur de recherche
FAST.
Compte tenu des différences de mentalité,
il y a de fortes chances que FAST
passe de vie à trépas suite au
rachat par Microsoft.
Il a été question d'une gaffe récente de
Google Mail.
Il était possible à n'importe quel abonné
de voir les informations personnelles de n'importe
quel autre abonné. Heureusement pour Jérôme,
il a renseigné le strict minimum d'informations
personnelles lorsqu'il s'est fait ouvrir un compte
sur Gmail.
La nouvelle version de
PHP
fait tout pour gagner
de nouveaux adeptes. De nouveaux mots-clés ont
fait leur apparition... et ce sont des mots-clés
de JavaScript. Du coup, quelqu'un qui connaît
JavaScript aura l'impression de presque
connaître PHP. Et cela peut même servir d'argument
(fallacieux) pour convaincre son manager
à qui l'on peut faire croire que PHP est
une variante de JavaScript.
Il existe un équivalent de
DBI
pour PHP, permettant d'accéder à n'importe quelle
base de données ou presque. Mais de nombreux programmeurs
PHP estiment que cela ne sert à rien,
quand on a mySQL, pourquoi aller chercher ailleurs ?
Jérôme a fait un parallèle entre
CPAN
et J2EE.
On y trouve tout ce que l'on veut, la difficulté c'est
de savoir comment aborder ces deux répertoires de logiciels.
Il vaut mieux y aller progressivement plutôt que de chercher
à tout savoir dès le début. Voici les explications que
m'a transmises Jérôme ultérieurement et que je reprends
(presque) mot pour mot :
Par rapport à CPAN, J2EE est un ensemble de fonctionnalités
standardisées (avec le processus de vote au JCP), mais dont le corpus
reste conséquent.
Mieux vaut donc connaître ce qui existe au lieu de réinventer la brosse à dents.
Et là où ça se complique, ce sont les frameworks supplémentaires
au-dessus de J2EE pour gérer tel ou tel détail chiant, parmi les plus
connus :
plus les frameworks développés ici et là qui poseront des problèmes
de maintenance à terme, de par leur utilisation limitée. Comme si
j'inventais un moteur à huile, le construisais, le maintenais un peu,
mais que derrière personne n'est capable de maintenir ni à terme
d'utiliser. Bref, la différence entre spécifique et standards, dans le
monde du développement.
Pour reprendre la comparaison avec Perl, c'est qu'au moins, sur le
CPAN, on sait que ça peut casser la compatibilité au niveau source à
tout moment :) Par exemple,
PDF::API2
entre les versions 0.3x et 0.4+.
Et que ça n'est pas (forcément) standardisé.
Sniper a évoqué la façon d'écrire un « É »
ou une autre voyelle accentuée majuscule.
Il faut taper « caps-lock »,
puis la touche habituelle du « é », puis enlever
« caps-lock ».
J'étais au courant car j'ai déjà lu ce conseil
sur la liste. L'auteur de ce conseil sur la liste
n'était pas Sniper comme je croyais me souvenir,
mais c'était Alexandre (Midnite) et une autre
personne.
Alors que lors des réunions précédentes, le
parallélisme semblait l'apanage de langages
spécialisés tels que
Haskell
ou Erlang,
Jérôme évoque cette fois-ci le
projet GOMP,
qui permet
sans peine
de paralléliser
des programmes écrits en C.
Jérôme a dit qu'il était impossible d'écrire
du mauvais Python. C'est faux, répond-je,
car BooK a écrit
troisprogrammesmélangeant
Perl
et Python,
tandis qu'un autre Jérôme (Quelin), a écrit un
programme
qui mélange, entre autres, Perl et Python.
Cela avait fait l'objet d'une
présentation
à YAPC::Europe 2003
à Paris.
[ Et même si Python impose l'utilisation de la programmation objet,
un débutant peut créer une hiérarchie d'objets inadaptée au problème
à régler et donc qui embrouille ce problème plutôt que de le
résoudre. ]
Il a été question des effets imprévus du bug Y2K,
notamment chez IBM. Comme IBM pratiquait beaucoup la
mise en préretraite, ils ont eu un problème lorsqu'ils
se sont aperçus que de nombreux clients utilisaient
encore des systèmes archaïques avec OS/360 ou bien DOS/VSE,
mais que tous les spécialistes de ces systèmes archaïques
avaient quitté la société.
IBM a donc été obligé de rappeler des retraités, qui
ont parfois vendu leurs services au prix d'un consultant
extérieur.
Quelqu'un a parlé d'un autre dinosaure qui a survécu jusqu'en
2000 et même au-delà, le langage
COBOL.
Rappelons que
COBOL
a été créé en 1955 par
Grace Hopper,
qui a été amiral dans l'US Navy. Jérôme en profite pour
nous citer une réflexion sur
COBOL :
« On voit que COBOL a été écrit par une femme, tellement le langage
est verbeux. »
David évoque les anciens temps de
la hifi, où l'on cherchait
à avoir la meilleure dynamique et le taux
de distorsion le plus faible possible,
où l'on bidouillait les filtres de
ses enceintes pour avoir la meilleure
réponse du caisson de basses.
Et maintenant, la grande mode, c'est
les lecteurs MP3 et les iPods, avec
des écouteurs minuscules qui ont
une bande passante
très limitée.
Comme le fait remarquer Stéphane, sur une
véritable enceinte, la grosse caisse
fait : « Bmm, Bmm »
et sur les écouteurs d'un lecteur MP3,
la même grosse caisse donne :
« Tchh-tchh » à cause de la
disparition des harmoniques.
(*) J'utilise ces termes avec leur
véritable acception, qui a très peu de choses à voir
avec un débit exprimé en méga-octets par seconde.
Un système électronique, comme un amplificateur de
chaîne hifi, a un gain (rapport entre
le signal en sortie et le signal en entrée) exprimé
en décibels avec une échelle logarithmique. Ce
gain dépend de la fréquence du signal en entrée.
La bande passante est la plage de fréquences dans
laquelle le gain est quasiment constant. Par exemple,
pour un amplificateurhifi, le gain
ne varie que de 3 décibels entre 20 Hz et
10 kHz, donc la bande passante est 20 Hz--16 Khz.
David regrette en particulier les disques
33-tours. Il avait le plaisir de
regarder la jaquette qui, rappelons-le,
était faite pour contenir un disque de
30 cm de diamètre. Comment peut-on
avoir le même plaisir avec la boîte d'un disque laser
de 12 cm de diamètre ou celle d'une
cassette de 11 cm x 7 cm ?
Quant à la musique que l'on télécharge
sous la forme de fichiers MP3 ou autre...
Quelqu'un d'autre évoque un membre de
sa famille qui compte convertir tous ses
disques vinyle en fichiers MP3.
En soi, cela ne me choque pas. C'est normal
de vouloir diversifier les supports et les
formats de stockage. Ce qui
m'abasourdit, c'est qu'ensuite, cette
personne veut se débarrasser des disques
vinyle !
Puisque nous sommes en janvier, tout le
monde a souhaité à tout le monde des
souhaits de bonne année et de bonne santé...
sauf Éric, qui a repris, selon lui,
les souhaits traditionnels de sa province,
« comme on dit dans la province d'à côté,
bonne année et de l'intelligence ».
En effet, dans cette région pas très loin de
chez Éric, ils ont déjà
la santé.
Le restaurant où nous étions, le
Da-Lat,
comporte une salle de taille importante.
Mais ce n'est rien à côté du
Hawaï,
un autre restaurant chinois, situé dans
le treizième arrondissement et dans lequel
j'ai mangé à une ou deux occasions.
Qui lui-même s'efface devant la
Brasserie Georges
où a eu lieu l'un des repas des
Journées Perl Francophones :
une salle sans pilier avec une surface de 700 m2
et une hauteur sous plafond de 6 m je crois.
On nous avait placés dans une autre salle,
ce qui ne nous a pas empêché de traverser et d'admirer
la salle principale.
Sniper et Éric ont un nouveau gadget : un
iPhone.
D'où quelques anecdotes que je n'ai pas toutes
retenues. Il a par exemple été question
d'un iPhone dont l'écran tactile n'était
vraiment tactile que dans la moitié inférieure.
Du coup, son possesseur ne pouvait pas téléphoner
à ses contacts dont le nom de famille
commençait par « A ».
Sniper trouve que l'autonomie de l'iPhone
est un peu réduite. Il reconnaît toutefois
qu'il l'utilise beaucoup pour écouter
des podcasts, histoire
d'occuper ses longues heures de transport.
Peut-être qu'avec une utilisation un peu
plus traditionnelle, la batterie tiendrait
plus longtemps.
Dans un sujet voisin, il a été question des
sonneries de téléphone portable,
à télécharger sur Internet.
C'est un véritable Eldorado pour
les artistes. Cela rapporte beaucoup
plus que les ventes de disques,
surtout si l'on tient compte du fait
qu'une sonnerie de téléphone dure 7 secondes,
tandis qu'un disque, même un single,
dure plusieurs minutes.
C'est un peu le même problème avec les photographes
de mode. David signale que, ces dernières années,
la moitié des titres de magazines de mode
a disparu. Compte tenu de la loi de l'offre
et de la demande, les photographes de mode
se livrent une concurrence féroce dont les
magazines tirent profit. Ainsi, un magazine
peut demander à un photographe de faire
gratuitement des photos, en lui promettant
que « la prochaine foi, ça sera
payant. » (oui, bien sûr).
À côté de cela, certains photographes
se sont reconvertis dans la photo
érotique pour téléphone portable (quoique,
on ne voit pas grand-chose sur un écran
aussi petit). Et ces photographes-là
gagnent très bien leur vie.
L'interdiction de fumer
est entrée en vigueur
dans les restaurants, les cafés et les tabacs
au début de l'année. Du coup, lorsqu'il conduit
son gamin à la crèche, Sniper se permet de
faire une pause dans un café. C'est ainsi
que le patron du café a réalisé que l'interdiction
de fumer lui apporterait une nouvelle clientèle,
qui compensera la clientèle perdue des fumeurs
accros au tabac. C'est même un investissement à long terme,
avec tous ces gamins habitués dès leur plus jeune âge
à fréquenter les bistrots.
Même David (l'autre), qui pourtant fume
de temps en temps, apprécie les salles
de restaurant où il est possible de
voir ses compagnons de table sans
avoir besoin de « balayer » la fumée.
Certains ont regardé la conférence de notre
président à la télévision. Lorsqu'un
journaliste lui a fait remarquer qu'il
allait au devant de nombreuses manifs,
le président a répondu que les manifs n'avaient
jamais permis de résoudre les problèmes,
sinon ce serait le nirvana à l'Éducation
nationale.
Le programme de Sarkozy, c'est « travailler
plus pour gagner plus ». Compte tenu
de la menace sur les 35 heures,
annonçant un retour aux 39 ou 40 heures,
voire plus, on peut dire qu'au moins, il
aura réalisé la moitié de son programme.
Quelqu'un ajoute que c'est déjà bien,
par rapport à un autre président qu'il
n'a pas daigné nommer.
Une mesure annoncée lors de la conférence est
la suppression de la publicité sur les chaînes
du service public. Un des dirigeants de
France Télévision
aurait déclaré qu'il était satisfait de cette
mesure, car cela conduirait à une amélioration
des programmes de sa chaîne. Il semblerait
que la réalité soit assez différente.
Le gâteau de la publicité télévisuelle est
en train de se réduire. Donc, avec cette mesure,
les télévisions privées continueraient à pouvoir
profiter des revenus publicitaires, puisque
rien n'irait vers les chaînes du service public.
Charles a fait remarquer qu'en France, il y a
500 000 élus. Il a l'air de penser
que cela fait beaucoup trop. J'avoue que je n'ai
pas compris où il voulait en venir. 500 000,
cela ne fait même pas 1 % de la population
française. De plus, dans tout ce monde,
il y a de nombreux conseillers municipaux
de petites communes
qui ont un travail en dehors de leur fonction
électorale, et qui reçoivent une indemnité
ridicule, si tant est qu'ils en reçoivent bien
une.
Nous avons parlé de
Marie Curie
et de son atelier. Les touristes peuvent visiter une
reconstitution de cet atelier, mais pas
le véritable, qui est un peu trop radio-actif.
Dans cette réplique, il se trouve quand même
une armoire contenant quelques outils et
quelques accessoires authentiques utilisés
par Marie Curie.
Bien entendu, cette armoire
possède des vitres au plomb. Toutefois,
lors de chaque visite, le guide ouvre l'armoire
pour permettre aux visiteurs de mieux voir
les objets pendant quelques secondes. Il paraît que
les touristes japonais ont toujours la même réaction :
dès que le guide ouvre l'armoire, les touristes
reculent d'un pas. Alors que les touristes des
autres nationalités ne bronchent pas.
De même, les carnets de Marie Curie sont bien rangés de façon qu'on
puisse les consulter à l'avenir... quand la radio-activité
aura baissé.
Après la découverte des Curie et avant les retombées radio-actives sur
Hiroshima et Nagasaki, la radio-activité avait bonne
presse. Maurice Leblanc y fait allusion dans deux
romans d'Arsène Lupin et la présente comme une sorte
de substance miracle qui résoud les problèmes de santé.
À la même époque, on vendait de la pommade radio-active
en vantant ses vertus bénéfiques.
Le radium, ou d'autres métaux radio-actifs, étaient utilisés
pour les aiguilles lumineuses des réveils. Les personnes
chargées de préparer ces aiguilles déposaient le radium
au pinceau, après avoir humecté ce pinceau sur la langue.
Quelques années plus tard, elles avaient de méchantes
tumeurs dans le bas du visage, lequel était tout
déformé pour une raison inconnue...
Non seulement l'uranium et le radium sont radio-actifs,
mais en plus ce sont des métaux lourds, donc toxiques.
Cela nous amène à évoquer les chapeliers. À une certaine
époque, les chapeliers utilisaient le mercure dans
la fabrication des chapeaux en feutre. Du coup, les
chapeliers proches de la retraite avaient des
problèmes mentaux, causés par le mercure.
L'expression anglaise mad as a hatter
et le
personnage du chapelier fou
dans
Alice au Pays des Merveilles
en sont la conséquence.