La voix du secrétaire (Jean) avec la participation de Stéphane
Présents à la réunion, par ordre approximatif d'arrivée :
Emmanuel,
Philippe (Bl),
moi,
Eric (glb),
Jérôme son collègue,
Olivier,
Nicolas,
Antoine,
D@vid,
David (qui est déjà venu une fois ou deux il y a deux ans),
Stef,
David (Grinder),
et Kai, arrivé peu avant minuit.
Nous avons mangé des oeufs mayonnaise, des blue-cheeseburgers bleus,
des bacons cheesburger, des spaghetti bolognese et carbonara, des pavés
de kangourou, des magrets de canard, des tartiflettes,
des salades et des dames blanches.
Nous avons bu de la Beamish Red, de la Beamish Stout, de la Kriek
de la Blanche
et autres bières, de l'Orangina et une margarita.
Emmanuel est arrivé sur place vers 19h30 et les suivants, Philippe
et moi, juste avant 20h00. Emmanuel commençait à trouver le temps
long et à se demander si le message de Stéphane annonçant la réunion
reflétait bien la réalité. En attendant, il s'est connecté en Wifi
et il en a profité pour télécharger la
version 0.1.1 de Parrot
et la compiler. Puis il a écrit un one-liner
qui, oh surprise, imprime
« Hello world ».
Toujours est-il que, selon Stéphane, la version 0.1.1 de
Parrot
est obsolète. Stéphane a soumis trois patchs récemment et ces patchs
ont été acceptés. L'un d'eux concerne l'assembleur, qui est plus
destiné à être utilisé par des générateurs de programme que par des
êtres humains. Le patch consiste à permettre la déclaration
de plusieurs registres symboliques sur une même ligne de source,
ce qui humanise un peu l'assembleur.
Leopold Tötsch
veut réintroduire la notion de pile dans la
machine virtuelle Parrot. À l'origine,
Dan Sugalski
avait choisi
une architecture de machine à registres pour des questions de
performances. C'est effectivement ce que j'ai dit mais je me
suis trompé. Pour des raisons de commodité et de performance,
en interne, les registres seront accessibles de manière relative
mais, de l'assembleur, ils ne sont pas accessibles en tant que
pile . On peut toujours pousser/dépiler des registres dans une
pile utilisateur mais ce n'est pas le mode normal de passage de
paramètres à une fonction. Matt Fowles, le nouveau rapporteur,
donne dans son compte-rendu les liens vers
les mails sur ce sujet dans la rubrique "Calling Conventions and
Indirect Register Access".
(stef)
D@vid évoque
CPAN
et ses innombrables modules.
On trouve tout ce que l'on veut. Il cite par exemple un
module
qui implémente entièrement en Perl le
protocole ssh.
Je cite quant à moi un
module
qui permet de convertir les codes de taille des vêtements.
D@vid a énoncé, je ne sais plus dans quel contexte, l'affirmation
« L'avenir de Perl, c'est moi ! ».
Qui de Perl ou de
Python
a l'avantage ? À la lecture
des offres d'emploi, on constate que Perl est assez souvent
recherché, quoique beaucoup moins que Java, tandis que Python
est inexistant. En revanche,
il n'existe pas d'application phare dont on puisse faire
la démo à un « décideur pressé ». Il y a
Majordomo
et Sympa,
mais ils ne se prêtent pas à des démos sexy.
Un autre avantage de Python est le GUI
wxPython
(basé sur la librairie
wxWidgets)
qui bien que non distribué en
standard (le GUI standard de Python est comme pour Perl, Tk) est activement
développé. wxWidgets a l'avantage de bien s'intégrer sur toutes les
architectures cibles (Linux, Windows, Mac OS, etc), tandis que Tk, que certains
trouvent moches, a surtout le tort de ne pas s'intégrer comme il faut sous
Windows. wxPython est en train de devenir le standard Python. Il existe bien
wxPerl
mais n'a pas autant de succès.
Quant à comparer les GUI entre eux,
Perl/Tk
est moche, mais il est très commode pour la programmation. Comme
chaque méthode (autre que new, évidemment) renvoie l'objet sur
laquelle elle a été invoquée, il est possible d'enchaîner
les méthodes. Voici un exemple tiré de l'article de Charles :
MainWindow->new->Label(-text=>"Salut")->pack;
Pour faire la même chose en Gtk, il faudrait n
instructions successives. C'est même D@vid, le chantre de
Gtk,
qui nous a signalé ce point.
Eric a apporté un script qu'il a développé pour son client actuel
et qui permet d'obtenir des statistiques sur les machines du
réseau local. Pour obtenir quelque chose qui plaise à des
décideurs pressés, il met en forme ces statistiques dans
un fichier HTML, sans oublier de mettre le logo du client en
haut à droite. De plus, une fois ce fichier généré, le
script lance automatiquement Internet Explorer pour
afficher le résultat (merci
Win32::OLE).
Il propose à ses voisins d'effectuer une revue de code.
Je lui communique les remarques suivantes :
Je n'aime pas les commentaires avec un dièse pour marquer la fin, du genre
#---------------------------------------------## Début de l'extraction ##---------------------------------------------#
Je préfère
#---------------------------------------------# Début de l'extraction#---------------------------------------------
voire
## Début de l'extraction#
À un endroit de son script, il alimente une variable
avec du code HTML ainsi :
Eric est entièrement d'accord, en fait il ne comprend pas pourquoi il
a utilisé la syntaxe avec les chaînes élémentaires concaténées.
J'ai pu constater avec satisfaction que les
conseils de Nicolas
et mes comptes-rendus sont mis à profit par
les autres. En effet, Eric a truffé son script d'appel
à une fonction dprint pour des print
en mode débug.
Eric n'a pas les autorisations nécessaires pour installer des
modules Perl sur sa machine XP. Heureusement, il peut
les installer chez lui, écrire le script qui les appelle,
combiner l'ensemble avec
PAR
et installer l'exécutable
obtenu sur la machine de son travail.
[ Un paragraphe dû à Stéphane ]
J'ai notamment parlé avec Grinder des délires IRC, engrais
fertiles qui colonisent #mandrakefr de irc.freenode.net,
s'épandent ensuite sur #perlfr de irc.perl.org et enrichissent
même notre site web
articles.
Sur #mandrakefr, Rafaël mentionne le
chant du styrène
de Raymond Queneau. Ce poème a été écrit pour un
court-métrage
d'Alain Resnais sur les matières plastiques commandité par
Péchiney. BooK étant fan de Queneau, je m'empresse de lui en
faire part sur #perlfr. Je note que certains vers s'appliquent
directement au travail de Maddingue et BooK sur la colorisation
du code des articles et particulièrement des Perles :
Et ce qui donnait lieu à l'agglutination ?
Des perles colorées de toutes les façons.
Et colorées comment ?
BooK s'empresse alors de faire une commission^W^Wun commit sur la page
perles.
C'est alors que Rafaël pastiche le
Bateau Ivre :
Comme je compilais des codes impassibles
Je ne me sentis plus guidé par les erreurs
Des warningues criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux xterms de couleurs
Quelques participants, principalement Eric, Nicolas et Olivier,
ont discuté du problème de la documentation des systèmes
informatiques. Cette discussion a fait écho à un article
en cours de rédaction par Jérôme Fenal (article dont Nicolas
n'avait pas connaissance, il n'a toujours pas d'accès au
CVS
des articles ; mais maintenant, précise-t-il, c'est de sa faute,
il oublie régulièrement d'apporter sa clé publique SSH pour
l'accès à la machine). En laissant de côté la partie
humaine du problème (comment inciter chaque personne concernée
à écrire de la doc et à lire les textes écrits par les collègues),
le stockage des connaissances repose sur une solution
technique à choisir parmi les trois suivantes :
les blogs,
les wikis,
les logiciels de gestion de contenu (CMS), dont SPIP.
Cela ne s'applique pas uniquement à la programmation. Nicolas évoque
l'exemple (fictif) d'un cabinet de conseil juridique où chaque avocat ou
chaque juriste exposerait ses recherches dans son blog
chaque fois qu'il traite une affaire. Il évoque également (et ça,
c'est du vécu) la surveillance des ponts et ouvrages d'art par
les services de l'état dans un certain département.
Lorsqu'un ingénieur constate l'apparition de fissures
dans un pont, il prend des photos sur un appareil numérique,
puis rend compte de son inspection dans un wiki / blog en insérant
les photos correspondantes. Du coup, toutes les personnes concernées
peuvent immédiatement prendre connaissance de ce compte-rendu
depuis n'importe où.
SPIP
est un logiciel très puissant pour gérer des documents dans un environnement
collaboratif, mais il présente un certain désavantage. La structure des
documents est plutôt rigide. Il vaut mieux ainsi savoir dès le début comment
organiser le site de documentation. SPIP organise les documents (articles et
brèves, SPIP gère à la base des journaux) en rubriques. La forme est en donc
plus rigide qu'un wiki, mais rien n'empêche d'utiliser un outil de gestion de
contenu comme un wiki. L'avantage avec ce type d'outil est que l'on peut comme
les wiki revenir sur le contenu, mais aussi organiser a posteriori les
documents, rajouter des mots clés, etc. Et toujours comme les wiki, une
recherche sur le contenu reste disponible, ce qui est bien souvent le mode de
consultation le plus utilisé.
Olivier rappelle l'existence
d'AGORA,
un fork de SPIP développé par le Service d'information du gouvernement.
L'intérêt d'un wiki par rapport à un éditeur de source
qui travaille en HTML, c'est que la syntaxe wiki
est beaucoup moins perturbante pour un néophyte
que la syntaxe HTML. Les néophytes n'ont pas
(trop) de réticences à taper **chaîne en gras**
pour mettre en relief un passage du texte, tandis
que taper <b>chaîne en gras</b>
risque à coup sûr de les affoler.
Nicolas et Olivier ont passé en revue les
principaux logiciels de wiki.
Il y a
Twiki,
Kwiki (entièrement écrit en Perl par
Brian Ingerson)
et WikiNi.
On peut également jeter un coup d'oeil sur
Wikipedia
et sur son moteur
MediaWiki,
pour voir ce que l'on peut faire. Tous ces systèmes
ont des fonctionnalités variées. L'un permettra
par exemple de saisir des tableaux sans se prendre
la tête, tandis qu'un autre facilitera l'insertion
d'images dans le corps du texte. Il importe de bien
choisir le logiciel Wiki adapté à ses besoins,
car la syntaxe est incompatible d'un système à l'autre,
donc impossible de migrer après la mise en service.
[ Et merci à Olivier d'avoir fourni dès le lendemain
la plupart des adresses web, cela a accéléré ma recherche
de documentation. ]
D@vid a découvert récemment
Wikipedia.
Il a remarqué des lacunes, notamment dans certains
articles traitant de l'Histoire de France.
Il aimerait créer un site personnel portant sur
l'Histoire de France, en l'organisant de façon qu'il
lui soit très facile de copier un article de son
site vers Wikipedia ou inversement.
Outre la documentation, il y a les tests. On cite l'exemple d'une
application web, qui avait été réalisée et testée par le développeur,
c'est-à-dire quelqu'un qui sait quelles sont les valeurs permises dans
les différents champs et qui clique une fois toutes les trente
secondes. Ce test avait parfaitement bien réussi, mais il y a
un gouffre entre ce test et un test dans des conditions réelles,
c'est-à-dire avec une cinquantaine d'internautes qui ne savent pas forcément
les valeurs qu'il faut saisir et qui, leur nombre aidant,
cliquent plusieurs fois par seconde. Est-ce que le programme serveur
est capable de supporter les nombreuses requêtes simultanées ?
Est-ce que la base de données digère bien les accès concurrents ?
Rien n'est moins sûr.
Le problème de la montée en puissance peut venir
de la programmation. Si un programmeur ouvre plusieurs
curseurs SQL dans son programme sans jamais les refermer,
le programme fonctionnera convenablement le temps des
tests élémentaires avec un seul utilisateur, mais il sera sur les genoux
lors d'une utilisation un peu plus intensive.
Quelqu'un a évoqué un article dans la presse informatique pour
décideurs pressés, article paru en 2001 environ et décrivant
une « nouveauté », le standard DNS, mis au point
par Microsoft. Il en tirait des conclusions péjoratives vis-à-vis
de cette presse. D'autres participants ont répondu qu'il
y avait confusion. Il y a bien eu un standard DNS annoncé
par Microsoft à cette époque, mais ce standard n'avait
rien à voir avec les
Domain Name Servers.
Cela signifiait en fait Digital Network
quelque chose.
D@vid est toujours à la recherche d'un emploi. Il a pu constater,
à notre grand bonheur, que le nom des
Mongueurs de Perl
est connu dans le milieu de l'informatique. Mais ce n'est pas
suffisant, car ses employeurs potentiels regrettent que D@vid
n'ait pas d'expérience professionnelle en informatique.
Comme la majorité de la demande en ce moment porte sur
Java,
D@vid songe sérieusement à suivre une formation sur ce langage.
De plus, avec une formation en alternance, il pourrait alors
revendiquer une expérience professionnelle de quelques mois dans
son CV.
D@vid recommande également de lire
01 Informatique
et Le Monde Informatique
deux semaines avant de passer un entretien d'embauche. Comme cela, nous
pouvons espérer connaître les derniers buzzwords
à la mode et pouvoir les caser au cours de l'entretien.
Olivier a évoqué un bug qu'il a eu dans un programme C et qu'il
a mis longtemps à identifier. Le programme contenait
une chaîne de caractères avec plusieurs points
d'exclamation, au moins deux, suivis d'une apostrophe. Ce que le
mongueur ne savait pas, c'est que la chaîne ??' est
remplacée, lors de la compilation, par un accent circonflexe.
Ayant lu le
livre
de Ritchie
et Kernighan,
je connaissais l'existence de cette particularité de la compilation.
Elle permet d'écrire des programmes en C sur des architectures
dont le jeu de caractères ne connaît pas l'accent circonflexe,
les crochets (utiliser ??( et ??))
et les accolades (utiliser ??< et ??>).
Au début, je croyais que le jeu de caractères foireux qui avait nécessité
cette bidouille était
l'EBCDIC,
mais un ancien collègue m'avait
dit qu'il avait programmé en C sur une machine EBCmerdique sans utiliser
de trigraphes. Il doit donc exister une autre architecture
avec un jeu de caractères encore plus pourri que l'EBCmerdique.
Pour ceux qui ne savent pas, rappelons qu'en EBCDIC les
caractères « A » à « I » sont codés C1 à
C9, les caractères « J » à « R »
sont codés D1 à D9 et que la fin de l'alphabet,
à partir de « S » est codée de E2 à E9.
Pourquoi deux trous dans la séquence des lettres ?
[ Et que donne l'incrémentation magique des chaînes Perl sur
une machine EBCDIC ? ]
Jérôme F. : avez-vous regardé une carte
EBCDIC ? Vous remarquerez que les lettres s'inscrivent dans un
rectangle, ce qui était pratique avec des cartes perforées. Et EBCDIC vient de
BCD (Binary
Coded Decimal, à l'arithmétiqueamusante),
encodage peu pratique pour coder des valeurs entières avant la notion de mot 16
ou 32 bits. Un point à signaler le jour où vous aurez à communiquer avec une
machine EBCDIC : les jeux de caractères EBCDIC (dont certains gèrent le
caractère Euro, que cette page ne gère pas à cause qu'elle est en iso-8859-1),
ont une particularité : le caractère « { » ne se
situe jamais au même endroit dans la table. Comme les gens sur ce mainframe ont
des outils pour avoir la correspondance entre le caractère et son code, cela
vous permet de retrouver la bonne table. Ce qui m'a permis de créer avec un peu
de Perl une table identité : perl -e 'print chr foreach (0..255)' >
atoa.
J'ai ensuite passé un outil de conversion tel recode, iconv, ou uconv (de ICU, intégré dans Parrot, soit dit
en passant) sur cette table, ce qui m'a donné une table de correspondance
utilisable par CFT. Et hop, des euros et des accents dans les impressions gérées
par le mainframe.
Après les querelles sur les GUI, les distributions, les éditeurs de source
et les gestionnaires de courrier électronique, nous avons eu droit
aujourd'hui à une discussion sur les
gestionnaires de fenêtres.
C'est ainsi que Nicolas nous a décrit sa configuration, basée
sur AfterStep. Il a 4 bureaux virtuels, avec pour chacun
9 fenêtres (au sens subdivision d'un bureau virtuel).
Nicolas n'utilise pas du tout la souris. Il a
même dit à un moment qu'il n'en avait pas (lapsus ?).
Sauf cas particulier (j'ai oublié lequel), il
refuse que deux fenêtres (traduction de frame)
se chevauchent. Dans une fenêtre (bureau virtuel), il a
six fenêtres (frames), chacune effectuant
un tail -f sur un fichier de log différent.
Il peut ainsi surveiller simultanément l'activité de différents
services sur différentes machines. Hélas, il n'a pas le budget
pour acheter plusieurs écrans et les disposer en mosaïque,
comme pour les vigiles d'un centre commercial.
Le lancement des applications sous AfterStep se fait par des
équivalents clavier Ctrl-Alt-une lettre.
Par exemple, pour lancer
Firefox,
il tape Ctrl-Alt-N.
Pourquoi N et pas F ? Parce que Firefox vient de
Mozilla.
Alors, pourquoi N et pas M ? Parce qu'à son tour, Mozilla
vient de
Netscape.
Il a été question de
Ion,
un autre gestionnaire
de fenêtres, qui utilise une ligne de commandes, à la manière
de vi.
David (L) a proposé
TWM.
En revenant aux
fichiers de configuration
de Nicolas, il nous
signale qu'il a adapté son prompt shell (tout le monde sait
faire) pour indiquer le nom de la machine
en haut à droite. Non, pas à gauche, mais bel et bien à droite.
Il a quand même été question de distributions Linux, mais sans
polémique. Les programmes d'installation sont plus ou moins
efficaces selon les distributions. Notamment, certains sont plus doués que d'autres
pour détecter automatiquement le matériel présent sur la
machine. Du coup, certains participants racontent qu'ils
installent une première distribution de Linux, notent
dans un coin le détail de la configuration matérielle
telle qu'elle a été détectée par le programme d'installation
et écrasent tout pour installer leur distribution
préférée.
Après
Microsoft
et SCO,
le prochain méchant sera-t-il
Kodak ?
Ce constructeur d'appareils photos a déclenché une procédure
judiciaire contre
Sun,
car ce dernier aurait enfreint un brevet
logiciel déposé par Kodak et qui décrivait une vague
machine virtuelle. Le procès n'est pas allé à son terme
car il y a eu un règlement « amiable » et pécunier.
Mais il y a d'autres machines virtuelles en circulation :
celle de Perl 5, celle de Python, Parrot, que sais-je encore.
Qui sera la prochaine victime ?
Quel est le langage de programmation majoritaire pour
les programmes utilisés sur l'ensemble des machines de la
planête ? Il semblerait que ce soit
COBOL,
encore utilisé
à l'heure actuelle pour les développements de programmes
chez les banques et les assurances.
[ Je ne suis pas de cet avis. Compte tenu de l'expansion
considérable des PC depuis quelque temps, je pense que
C
et C++
ont dû passer devant
COBOL.
Et puis, en quel langage ont été programmés Excel et Word ? ]
Olivier, qui travaillait précédemment dans le domaine
bancaire, précise que sa boîte utilise un logiciel écrit en
Cobol Microfocus.
Le montant de l'achat ou de la redevance tient compte
du nombre d'utilisations simultanées de programmes
écrits en Cobol. Ce qui signifie que sur la machine
où ces programmes tournent, il existe un serveur
de licences destiné à contrôler et à limiter le
nombre de programmes autorisés à tourner à
un instant t. Que se passe-t-il si le nombre
maximal est atteint ? Le programme excédentaire
attend 10 minutes et affiche un message d'erreur
indiquant que la limite est dépassée. Pourquoi l'attente
de 10 minutes ? Pour tenter de mettre le grappin
sur une licence qui se serait libérée ? Il semblerait
que non, le serveur attend uniquement pour faire
poireauter l'utilisateur.
Nous avons évoqué une personnalité du logiciel libre,
DJ Bernstein.
Les logiciels qu'il développent
sont paramétrés de façon que les fichiers
nécessaires soient installé dans le répertoire /djb,
en contradiction avec la norme
File Hierarchy System
d'Unix. Preuve, sans doute d'un
ego hypertrophié.
Là où il travaille, Eric n'est pas administrateur de sa
machine. Il a les droits correspondants sur divers
serveurs de la boîte, mais pas sur sa propre machine.
Certains lui suggèrent de faire tous ses tests,
programmes « crades » etc. directement
sur les serveurs. D'autres lui suggèrent de
demander de nouveau
les droits d'admin et de faire pression en fermant
le port 6000 et quelque sur les serveurs (il s'agit
du port de Kazaa).
Était-ce une mauvaise langue ou quelqu'un qui n'a pas
compris que
Spiderman 2
était une oeuvre de fiction ? J'ai entendu quelqu'un dire que pour
pouvoir utiliser
Emacs
comme il faut, il fallait faire pousser un cinquième tentacule.
Une autre conversation a évoqué quelqu'un qui avait
« très bien compris » comment utiliser
Emacs.
Jugez-en :
s'il avait besoin d'éditer simultanément n fichiers,
par exemple, il ouvrait n instances d'Emacs.
Nicolas utilise lui aussi plusieurs instances d'Emacs, trois
en l'occurrence. Mais dans son cas, il s'agit de mieux
organiser son travail en séparant les tâches
indépendantes. Par exemple, l'une des instances
d'Emacs lui sert pour lire les nouvelles avec Gnus.
Nicolas va peut-être enfin se procurer un téléphone
portable. Il demande des conseils quant au modèle à
acheter, car il aimerait avoir une intégration poussée
entre son PDA et le téléphone portable. Il aimerait,
par exemple, pouvoir programmer son téléphone à
partir de son PDA. Quand je suggère qu'il installe
Emacs
et Gnus
sur son PDA pour pouvoir lire les SMS, il fait remarquer
que c'est assez difficile de taper des commandes
Ctrl-Alt-Shift-X avec le stylet d'un PDA.
La discussion a porté sur les PDA et les problèmes de
batterie et d'alimentation. Kai et moi n'avons pas
ces problèmes. Nous avons des PDA basés sur une
technologie éprouvée. Le mien est un Clairefontaine
à petits carreaux, sa capacité mémoire est 48 pages de
7,5 cm x 12 cm
et il n'est jamais tombé en panne.
Nicolas a évoqué sa calculatrice
HP-48.
Les HP-48
répondaient aux conditions pour être autorisées
dans certains examens et certaines épreuves de concours.
Mais ce que les règlements desdits examens et concours
n'avaient pas prévu, c'est que la calculatrice
HP-48
avait une mémoire permanente beaucoup plus importante que ses
prédécesseurs, ainsi que la possibilité de stocker
du texte et des formules mathématiques. C'était donc
l'instrument rêvé pour avoir des antisèches le plus
légalement du monde. Néanmoins, Nicolas
raconte qu'il avait dû virer ses
« aides-mémoire » pour installer
un Pacman
et un autre jeu.
Nous avons discuté d'architecture et d'urbanisme. C'est ainsi
que l'on peut constater qu'il existe une nette différence
entre Paris, qui a subi
l'influence
du baron Haussmann
et Londres qui a conservé l'aspect acquis au fil des
siècles.
Postérieurement à Haussmann, celui qui a eu le plus d'influence
sur l'architecture parisienne a été Mitterrand. Il s'agit
d'architecture avec la construction de monuments, pas d'urbanisme
avec l'amélioration des infrastructures, comme la création de la
voie rapide Georges Pompidou. Parmi les monuments, il en est
un qui fait réagir D@vid, c'est la
pyramide du Louvre.
Avant la construction de la pyramide, on pouvait se placer
dans la cour du palais du Louvre et avoir une vue d'ensemble des différentes
façades du Louvre. Maintenant, avec la pyramide qui bouche
la perspective, c'est impossible d'apprécier les façades du Louvre.
On a beau dire que la pyramide est en verre, donc transparente,
la vue est quand même bouchée. Un autre argument pour la pyramide
est qu'avant sa construction, la cour du Louvre servait de parc à voitures
pour les trois ministères installés au Louvre à cette époque. D@vid rétorque
que les voitures ont une hauteur limitée et qu'il est toujours
possible de regarder au-dessus d'une voiture pour obtenir
une vue d'ensemble de la façade, tandis qu'il est impossible de
regarder par-dessus la pyramide. À l'inverse, la
Tour Eiffel
ne bloque pas la perspective du Champ de Mars vers l'École Militaire,
il suffit de passer en-dessous.
En parlant de la
Tour Eiffel,
D@vid fait remarquer que le monument
le plus représentatif de Paris serait plutôt Notre-Dame de Paris,
surtout la vue de l'abside depuis le quai de la Tournelle (celui
où se trouve la Tour d'Argent). Il cite plusieurs films récents
où la vue principale, voire la seule vue de Paris est justement
l'abside de Notre-Dame. À titre de contre-exemple, j'évoque
Frantic
de Roman Polanski
dans lequel la principale vue de Paris que nous offre le
cinéaste est... le ramassage des poubelles.
Cela dit, le film montre aussi la
Statue de la Liberté de Paris,
la deuxième pour la taille et la célébrité, mais la première
chronologiquement.
Dans le douzième arrondissement, il existe une promenade
gazonnée et ombragée par des arbres située sur un viaduc.
Un viaduc en plein Paris, loin de toute montagne digne de
ce nom [ ne parlons pas de la Montagne Sainte-Geneviève
ni du Mont Martre ] quelle idée curieuse !
Avant d'être une promenade, ce viaduc supportait une
voie ferrée. Le développement du chemin de fer
date du milieu du XIXe siècle, peu de temps
après les
Trois Glorieuses
de 1830
et alors que
les souvenirs de 1792
étaient encore présents.
Les autorités ont donc construit une voie ferrée qui,
en cas d'insurrection, aurait permis d'amener la troupe
dans les quartiers populaires au sein de Paris, sans
être gêné par les barricades.
Juste après la réunion, il y aura le troisième débat Bush-Kerry,
en direct pour les insomniaques. Kai nous signale qu'il existe
un drinking game pour les débats Bush-Kerry :
chaque fois qu'un candidat prononce un mot-clé, « Irak »,
« Halliburton » ou autre, le téléspectateur doit
boire un coup. Kai a simplifié les règles, il boit un coup, quel
que soit le sujet traité.
Il est également question d'un précédent débat, au cours duquel
les téléspectateurs ont pu remarquer une bosse dans le dos
de la veste de George Bush. Serait-ce un micro caché ?
D'autant plus que, par moment, Bush faisait une pause dans
son intervention, comme s'il était en train d'écouter quelqu'un
d'autre. Des journalistes ont posé la question ultérieurement
pour savoir si ces pauses étaient dues au fait que Bush écoutait
quelqu'un grâce à une oreillette bien dissimulée et le porte-parole
de Bush a répondu que non, faire des pauses de temps en temps
était un comportement habituel de Bush.
Cela fait trois ans que
Ben Laden
est en cavale avec des troupes
américaines à ses trousses. Nous subodorons que son arrestation
pourrait avoir lieu dans les derniers jours du mois d'octobre,
juste avant les élections. Étant donné qu'une émission est
prévue pour permettre aux républicains d'expliquer à la nation
américaine qu'il ne faut pas voter pour Kerry, certains pensent
même que l'arrestation de Ben Laden pourrait avoir lieu
en direct pendant cette émission. Cela dit, il y a un
précédent avec les élections de 1988 en France, lorsque
les forces de l'ordre avaient pris d'assaut une grotte
occupée par des indépendantistes de Nouvelle-Calédonie.
Mais cela n'avait pas profité à Chirac, qui a dû attendre
encore sept ans avant de se faire élire.
[ Post scriptum début novembre : il a bien été
question de Ben Laden à l'approche des élections, mais ce
n'était pas pour montrer un G.I. examinant sa denture et
dire « We got him. » ]
À l'occasion de l'un des nombreux reportages et débats sur
la politique américaine, certains ont entendu dire que la
population carcérale aux États-Unis était de 2 millions,
soit 25 % de la population carcérale mondiale.
Avec un calcul rapide, nous évaluons la population des États-Unis
à 5 % de la population mondiale. On peut se rendre
compte d'une légère disproportion... Et quelle influence la
Chine a-t-elle sur cette statistique ? Nous ne pouvons
émettre que des hypothèses. L'une d'entre elles serait
que les exécutions capitales sont encore plus nombreuses
que ce qui est connu et que la population carcérale de Chine
en est diminuée d'autant.
Certains (pas moi) ont lu le Prince
de Machiavel.
Cet ouvrage explique que le but d'un chef d'État n'est
pas nécessairement le bien-être de ses sujets (ou citoyens),
mais celui de l'État. Les deux buts coïncident en général,
mais dans certains cas particuliers, la préservation de l'État
peut aller à l'encontre du bien-être des citoyens. On
appelle cela « la raison d'état ».
Nicolas (le nôtre, pas l'Italien du XVIe siècle)
est en train de suivre un cycle de formation continue.
Du coup, il passe la majeure partie de ses journées à
écrire des notes sur papier au lieu de les taper dans un
traitement de texte. Quelle sensation curieuse !
Je rapproche cela d'une période où, suivant le conseil
d'un copain, j'avais essayé de me remettre à l'écriture au
stylo-plume. J'avais donc repris le stylo-plume qui datait
de mes années estudiantines. L'encre avait dû mal vieillir,
car je passais beaucoup plus de temps à nettoyer le stylo pour
le déboucher qu'à écrire avec. Finalement, maintenant,
j'ai laissé tomber la plume et
je n'utilise plus que le stylo-bille et le crayon à papier.
J'ai entendu quelques bribes d'une conversation entre
Stéphane et David sur l'histoire militaire de l'Australie.
Ils ont parlé entre autres de l'expédition de
Gallipoli
pendant la
Première Guerre Mondiale,
de la Campagne de
Nouvelle Guinée pendant la
Deuxième
et de la présence de
troupes australiennes
aux côtés des Américains au
Vietnam.
Il a été question de la législation aux États-Unis, notamment
du partage entre le gouvernement fédéral et le gouvernement
de chaque état. L'exemple était celui de la législation
sur la pollution des automobiles en Californie.
La Californie a une législation très stricte en ce domaine.
Du coup, les constructeurs automobiles sont obligés
d'avoir deux variantes pour chaque modèle de leur catalogue :
la variante californienne et la variante « ailleurs ».
Compte tenu des coûts que cela représente pour l'industrie
automobile, le gouvernement fédéral aimerait ramener la Californie
dans le rang. Le gouvernement fédéral a donc tenté de faire passer diverses lois
pour décréter que la Californie devait annuler sa loi sur la pollution
automobile, pour décréter que toute nouvelle loi sur la pollution
devait être moins restrictive que celle de la Californie,
pour décréter que toute nouvelle loi ailleurs qu'en Californie
devait être moins restrictive que celle de la Californie, etc.
Je ne sais plus à partir de quel moment la loi a été acceptée.
Lors de la précédente réunion, Nicolas débarquait tout juste de
Kirghizie. Depuis, il a eu le temps de décharger les photos de
son appareil et de les mettre
en ligne.