Nous avons mangé des oeufs mayonnaise, des blue-cheeseburgers bleus,
des bacons cheesburgers, des spaghetti bolognese et carbonara, des pavés
de boeuf, d'autruche et de kangourou, des magrets de canard, des travers de porc,
des salades et des dames blanches.
Nous avons bu de la Beamish Red, de la Beamish Stout, de la Kriek
de la Blanche
et autres bières, de l'Orangina et une margarita.
Au lieu de s'intéresser aux coutumes, guerres tribales, rites d'initiation
et structures sociales des peuples de la forêt amazonienne ou des îles
de l'Insulinde, Jelena sort des sentiers battus et s'intéresse aux
coutumes,
guerres tribales,
rites d'initiation
et structures sociales
du milieu français du logiciel libre.
Et comme moi, Jelena a assisté à la réunion sans prendre aucune note !
C'est l'occasion de rappeler l'historique des Perl Mongers
et des « Mongueurs de Perl », depuis la tentative de
Brian D. Foy de créer les /M((o|u)ngers|aniacs)*/
(tentative infructueuse car l'administration américaine a refusé
d'admettre des caractères ésotériques comme l'étoile
et la barre verticale), jusqu'à la tenue des
Journées Perl Francophones.
David raconte notamment la préhistoire du
groupe de Paris.
Lorsque Brian a lancé les
Perl Mongers,
il a créé un site web où les gens intéressés pouvaient remplir un
formulaire et apparaître ainsi dans une liste de personnes
susceptibles de former un groupe à tel ou tel endroit.
David s'est donc inscrit pour signaler qu'il serait intéressé
si quelque chose se faisait sur Paris. Quelques autres personnes
se sont fait connaître, mais pendant un certain temps, rien ne
s'est concrétisé. Puis un jour, David a décidé de lancer le
groupe de Paris et il a donc fixé un jour et un
lieu pour la
première réunion
(réunion dont j'ai appris
l'existence in extremis, la veille de la
date et que Kai a ratée d'une journée).
Nous avons parlé également des articles parus dans
Gnu-Linux Magazine France.
Il y avait
déjà un sentiment d'insatisfaction avec les quelques
programmes Perl qui figuraient dans la revue et qui
ressemblaient plus à du C qu'à du Perl. Puis il y a eu
l'article de Marianne Ciaudo,
suite à sa visite un
mercredi soir.
Et enfin, c'est Sylvain qui a lancé pour de bon
notre collaboration avec GLMF, avec sa
série de sept articles d'initiation
et la mise en place du
groupe de travail.
BooK parle également de nos motivations pour écrire des
articles. Pour certains, la contrepartie pécuniaire de GLMF
est un élément important, même si ce n'est pas le seul. Pour
d'autres, le simple fait de voir son nom imprimé dans une
revue (et de le montrer à son entourage) suffit pour
justifier l'écriture d'un article.
BooK montre également à Jelena que les Mongueurs de Perl
se sont occupés de la traduction en français du
Camel Book.
Il a sorti un exemplaire du livre traduit et a
montré un passage de la préface qui n'existe pas dans la version
originale. C'est le passage où David présente l'association
et invite les lecteurs à nous rejoindre.
YAPC::Europe-2004,
c'est la semaine prochaine. Philippe (BooK) et D@vid évoquent
un message récent de Norbert Gruener sur la liste de la fondation YAPC Europe,
qui s'inquiétait que le site de la conférence ne donnait
pas encore la liste des exposés. Marty, l'un des organisateurs,
a répondu qu'il y aura des exposés et que l'emploi
du temps sera rempli.
BooK a l'intention de faire une démo de ACT, A Conference
Toolkit. Il manque encore certains éléments pour un fonctionnement
optimal du module. Par exemple, il n'est pas possible de gérer
plusieurs conférences séparées dans la même instance de base de données.
La fondation YAPC Europe commence déjà à l'organisation de YAPC::Europe-2005.
Il était question de Copenhague, qui s'était proposé pour la conférence
de 2004. Les
Perl Mongers de Copenhague
ont répondu qu'ils avaient réussi à motiver des gens pour 2004 mais que ces
mêmes personnes ne seraient plus disponibles pour 2005. Donc inutile
d'envisager YAPC::Europe-2005 à Copenhague. Il ne reste
plus qu'un prétendant,
Braga,
au Portugal. Seul problème, la ville
de Braga est loin de tout. L'aéroport le plus proche est à 80 km,
par exemple.
Il est également question de la
conférence OSCON 2004,
qui s'est tenue
il y a un peu plus d'un mois. C'est au cours de cette conférence que
chaque année, Larry présente son
discours sur l'état de l'oignon.
Cette année, il a pris pour thème les économiseurs d'écrans. Il s'est
également plaint que la tranche horaire attribuée à son intervention
se réduit d'année en année. Stéphane fait remarquer une différence de
style entre les autres intervenants, qui présentent l'avancement
technique de leur logiciel
(Python,
Apache, etc),
avec le résumé des spécifications
des nouvelles fonctions et des fonctions à venir, et Larry
qui met en avant plutôt l'état d'esprit qui règne dans la
communauté Perl et qui parle très peu de technique.
OSCON a également vu la remise des trophées du logiciel libre
aux différents lauréats. Et parmi les lauréats, il y avait
Larry Wall pour... son outil
patch(1).
Dan Sugalski
a trouvé cela insultant et en est presque venu aux mains
avec
ESR.
Soit dit en passant, Eric Raymond est un adepte
farouche de Python. Stéphane fait remarquer que Perl n'aurait
pas pu exister si patch n'avait pas été là.
[ Je ne suis pas d'accord avec cette remarque de
Stéphane. patch n'est pas basé sur un concept
novateur, on avait des fonctions du même style avec
diff --ed et diff --rcs. Si patch
procure un garde-fou en examinant le contexte fourni par
diff --context et par diff --unified,
le travail des P5P aurait quand même été possible avec
diff --ed et diff --rcs, quoique
beaucoup plus lent. Et il me semble que jusqu'à l'arrivée
de Perl 5, l'ensemble des personnes impliquées dans le
développement de l'interpréteur Perl était beaucoup plus
réduit que les P5P. D'autre part, Perl est un logiciel
qui possède une certaine personnalité. Peut-on vraiment
en dire autant de patch ? patch
aurait pu être écrit par n'importe quel bon programmeur.
Seul Larry pouvait créer Perl. ]
Comment financer Larry et les autres personnes
au premier plan dans le développement de Perl ?
Damian a trouvé la solution en reprenant une recette
qui fonctionne : soutirer de l'argent
à des gogos avec la méthode prouvée des
arnaques « 419 » du Nigeria. Il a même récemment
donné un exemple du courrier que le
« Dr. Larry N'Wall » pourrait
diffuser sur Internet.
À ce sujet, Dam's et Guillaume évoquent le module
ACME::Lingua::NIGERIAN
qui permet de convertir les chaînes de caractères
d'un programme pour les mettre en majuscules.
BooK a apporté son exemplaire
d'Amélia
en français portant le tampon et la signature
de Larry,
ainsi que la signature de Gérald et la mienne. En fin de
réunion, le livre aura également la signature de Jon et celle de Kai.
[ BooK - La preuve ultime de ma mégalomanie serait que je me dédicace
cette traduction... ]
Remarquant ma correction de « Pékin » en « Beijing »,
Kai me demande pourquoi
je n'ai pas également corrigé « Cologne » en « Köln ».
C'est tout simplement parce que, à ma connaissance, le gouvernement
allemand ne s'est jamais intéressé à la transcription du nom
des villes allemandes dans les langues étrangères, alors
que le gouvernement chinois, lui, s'y est fermement intéressé
et a édicté des règles de transcription des noms propres
en langue étrangère.
En plus des nombreux livres et exemplaires de TPJ
concernant Jon, j'ai aperçu un
livre
sur Template Toolkit
qu'un mongueur avait promis à un autre.
Sniper va pouvoir reprendre l'écriture de son article sur
xchat.
L'auteur du programme s'est enfin décidé à figer son API.
Dans un autre ordre d'idée, l'auteur de xchat
a un patch qui permet de faire fonctionner son programme
sous Windows, mais il ne le diffuse qu'aux utilisateurs
enregistrés. Cette attitude est-elle conforme à la licence GPL ?
Robin Berjon (que Stéphane appelle « Robine » et que les
interlocuteurs de Stéphane appellent « Berjonne ») a bien
aimé le logo que Philippe a réalisé pour les Mongueurs de Perl.
Il aimerait avoir un logo du même type pour le groupe
Dahut.pm
qu'il anime. Problème, on ne sait pas exactement à quoi ressemble
la tête d'un dahut. Ses pattes sont bien connues, mais pas sa tête.
Il a été question des quelques israéliens qui sont venus à
YAPC à Paris.
Combien étaient-ils ? J'ai annoncé le nombre 3,
comprenant :
l'auteur d'un livre sur Perl et Windows, prénommé
Yevgeni,
un conférencier
qui avait fait une partie du trajet en métro avec moi
à la sortie du speakers' dinner,
En fait, dans mon décompte, j'avais laissé de côté les deux plus
importants.
Gabor Szabo,
qui réside en Israël mais que je n'avais pas compté
parce qu'il est citoyen hongrois
et Stas Bekman,
qui est citoyen israélien mais que je n'avais pas
compté en raison de ses origines biélorusses.
Le site de YAPC::Europe 2004 a donné
quelques éléments biographiques
à propos
d'Allison Randal.
C'est ainsi que certains ont été surpris
d'apprendre qu'elle n'avait pas un profil d'informaticienne mais,
comme Larry, un profil de linguiste et qu'elle a exercé dans l'Afrique
orientale.
Paul-Christophe a très récemment appris l'existence des comptes-rendus
de nos réunions. Il apprécie le contenu détaillé qui permet aux absents
de prendre connaissance des sujets abordés. Il apprécie également les
nombreux liens qui permettent d'obtenir un complément d'information
sur un sujet ou un autre. Je lui fait remarquer que les liens sont
parfois dus à des circonstances particulières. Par exemple, pour le
compte-rendu précédent,
j'avais prévu d'évoquer les vacances de BooK
en Irlande et sa visite chez John McNamara, sans préciser que ce
dernier habitait la ville de
Limerick.
Ensuite, en rédigeant le paragraphe
où nous évoquions l'article de Jeff Pinyan sur les
tableaux et les listes, j'ai recherché cet article sur le web
et je suis tombé sur la page personnelle de Jeff. J'ai remarqué
sur ce site un poême qu'on appelle un
limerick.
Plus long qu'un
haiku, un
limerick
doit répondre à des contraintes du même style pour le nombre
et la longueur des vers. Il doit comporter également un jeu
de mots vaseux. Comme j'ai bien aimé le limerick
de Jeff Pinyan, j'ai voulu partager cette découverte avec mes lecteurs
et je suis donc revenu sur le paragraphe au sujet de John McNamara,
histoire d'y ajouter une référence à
Limerick-ville
et un lien vers le limerick-poême.
Paul-Christophe, constatant que je ne prends aucune note, me demande
comment je fais pour rédiger les comptes-rendus et comment il peut
faire corriger les erreurs qu'il a remarquées. Voici donc comment
je procède.
Lorsque je reprends le métro après avoir quitté la
Taverne République,
je prends une feuille de papier dans la sacoche que je transporte
et j'établis la liste des participants, soit par ordre chronologique
d'arrivée, soit en fonction de la disposition autour de la table.
Toujours dans le métro, j'énumère les sujets abordés, dans l'ordre
où ils me reviennent à l'esprit.
Le lendemain, je recopie la liste sous forme électronique, en
répartissant les sujets au fur et à mesure dans les quatre catégories
habituelles et en les ordonnant dans l'ordre où ils apparaîtront dans
le compte-rendu, ordre qui a souvent peu de choses en commun avec le
déroulement chronologique de la réunion.
Puis je rédige le compte-rendu, directement en format HTML, mais avec
relativement peu de liens. À ce moment-là, la rédaction repose presque
en totalité sur ma mémoire et sur la liste des sujets établie au
point précédent. Les liens insérés à cette étape sont des liens
qui ont déjà été utilisés dans des comptes-rendus précédents et
dont j'ai généré la liste dans un fichier spécifique. Éventuellement,
si un sujet concerne directement la programmation Perl, je consulte
perldoc
et j'écrit un programme de test (généralement inséré
dans le compte-rendu, d'ailleurs). Il m'arrive donc de laisser
en blanc un certain nombre de sujets pour lesquels je n'ai pas
retenu assez d'éléments.
Je reprends le texte depuis le début et pour les sujets sur lesquels
j'ai des doutes, je me documente sur Internet. J'ajoute également
des liens hypertextes par-ci par-là.
Si un sujet me semble encore incomplet ou présentant des risques d'inexactitude,
j'envoie un message à l'individu concerné ou aux individus concernés
pour leur demander des précisions. Ce message comporte assez souvent
la version provisoire du paragraphe correspondant dans le compte-rendu.
Lorsque je reçois la réponse, j'adapte le texte en fonction des
précisions et des corrections reçues. Il arrive parfois que
certains participants (Sniper, récemment) m'envoient de leur
propre chef des contributions à insérer dans le compte-rendu.
Je les insère donc en précisant leur origine.
De temps en temps, j'imprime le compte-rendu sur papier pour
le relire, détecter les fautes de frappe et de grammaire
(*)
et voir si certains passages ne méritent pas d'être reformulés.
Je fait passer une moulinette pour insérer des balises
<a name=...> après chaque balise <li>.
Cela peut servir pour les prochains comptes-rendus si je fais
référence à un compte-rendu passé.
J'envoie le fichier sur le serveur des Mongueurs. Quelques minutes plus tard,
quand j'ai pu vérifier qu'il était disponible sur le web pour quiconque
tape l'adresse dans la zone de saisie, je modifie les fichiers index
pour y insérer des liens hypertextes vers le nouveau compte-rendu.
Et j'envoie un message sur la liste Paris.pm.
Les Mongueurs qui disposent d'un accès CVS au serveur le téléchargent,
le corrigent si jamais j'ai laissé passer une coquille ou une faute
d'orthographe, complètent certains points ou ajoutent des liens auxquels
je n'ai pas pensé.
Les Mongueurs qui ne disposent pas d'un accès CVS m'envoient un message
pour me signaler une erreur ou pour me donner des précisions et j'adapte
le compte-rendu en conséquence. Pas forcément tout de suite, je dois le
reconnaître.
Tout ceci pour expliquer que les comptes-rendus, même si vous les trouvez
abondants, ne sont pas fiables à 100 %. Une erreur très fréquente
consiste à attribuer à une personne la réflexion émise par une autre.
Et s'il m'arrive très fréquemment d'écrire « Un participant
à la réunion raconte... », c'est le plus souvent pour cette raison.
Parfois, si un participant exprime une opinion
qui serait mal perçue par son employeur par exemple,
je ne donne pas son identité. Mais cette raison est beaucoup
moins fréquente.
(*) Bizarrement, je détecte mieux les fautes
d'orthographe et de grammaire sur du papier avec des caractères à
300 dpi que sur un écran avec un affichage à 72 dpi.
Je ne passe jamais les comptes-rendus dans un programme
de correction orthographique, je préfère le dictionnaire papier
qui m'accompagne depuis ma scolarité au collège. Et pour qu'un
programme de correction orthographique soit utilisable, il
faudrait qu'il traite convenablement les balises HTML, notamment
qu'il change de dictionnaire en recontrant
un couple de balises <i lang="en"> et </i>
et qu'il fasse le contrôle qui convient pour une balise
telle que <img src='pic01.png' alt='les participants'/ >.
Jon est arrivé très tard à la réunion, peu de temps avant que je parte.
Il est venu en France pour des raisons professionnelles, puisqu'il travaille
pour une filiale américaine de
France Télécom.
Lors d'une réunion chez FT, un problème potentiel a été évoqué,
celui du vol de la base de données des abonnés au téléphone.
Pas de problème pour qu'un humain lance une requête en saisissant
quelques champs sur la
page clickodrome de FT,
mais il est hors de question qu'un robot aspire cette base de données.
Si j'ai bien compris, Jon a expliqué alors que cette bataille
était perdue d'avance et il a montré pour preuve le
module de recherche
de Briac.
Les réactions ont été diverses. Certains ont traité
Briac de hacker (au sens négatif, à coup sûr),
tandis que Jon considère Briac comme une personne correcte,
sympathique et dont il a apprécié la rencontre.
Emmanuel et Sniper sont de nouveau venus avec leur portable
pour tester l'accès Wifi de la Taverne République. C'est ainsi
que Sniper a changé de place autour de la table pour améliorer
la réception. À un autre moment, sur la demande de
l'intéressé, Sniper a tenu le portable d'Emmanuel à bout de bras
tandis que ce dernier tapait sur son clavier en hauteur, tout ceci
parce que la réception est meilleure en hauteur qu'au niveau de
la table.
Quelqu'un a apporté un article paru dans le Virus Informatique
et traitant des radars automatiques routiers et de la façon
de les pirater. Cet article est en fait une parodie des articles
paraissant dans Hackerz Voice.
Lorsque l'on se trouve connecté sur IRC, en même temps que deux
personnes qui travaillent dans la même boîte, il est parfois
gonflant d'assister en spectateur à une discussion à laquelle
on ne comprend rien. Surtout si les deux autres désignent
leurs collègues par des initiales. De temps en temps,
heureusement, un extérieur intervient pour ramener un
peu de sérieux et de sagesse dans la discussion.
Exemple de discussion typique :
<BooK> Hier, j'ai vu K qui sortait de chez M
<BooK> et il m'a parlé de la prochaine mission de S
...une dizaine de lignes comme cela...
<BooK> et donc maintenant, la balle est
<BooK> dans le camp de S.
<Ymmv> Justement, L m'a parlé de ça et
...une autre dizaine de lignes comme cela...
<Ymmv> donc D doit commencer à s'inquiéter
<echo> C'est quoi ces zigotos ? Faudrait les flinguer !
J'ai entendu de loin quelques-uns parler de la citation
qui figure dans mon sigblock depuis
quelque temps. C'est une citation de
Douglas Adams
que j'ai extraite de
The Salmon of Doubt.
Traduite en français, cela donne :
Curieuse chose que le World Wide Web.
C'est une expression dont l'abréviation « WWW »
prend trois fois plus de temps à prononcer que l'expression
complète.
J'ai vu récemment que ce livre était traduit
en français sous le titre Fonds de tiroir.
Jérôme évoque l'élaboration de ses articles sur LDAP et Nagios. Il a écrit
ces articles en partie pour expliquer à lui-même comment cela fonctionne.
Il a donc tiré profit de son article, pas vraiment parce qu'il a appris
quelque chose, mais parce qu'il a bien assimilé ce qu'il savait déjà
mais de façon confuse.
Dans le dernier numéro de GLMF, nous avons trouvé le compte-rendu des
Journées Perl
par Sébastien. Un jeu qui a intéressé beaucoup de monde
lors de la réunion a été d'essayer de reconnaître qui est qui
sur les photos accompagnant le compte-rendu.
En revanche, une page qui n'a intéressé personne, c'est la page
dans un autre article
donnant le détail des fichiers contenus dans la distribution
d'un logiciel décrit dans cet article.
Un admin amateur et
quelques personnes en contact avec des administrateurs professionnels
ont échangé quelques anecdotes horribles sur la récupération
d'espace disque. L'administrateur amateur, c'est D@vid,
vis-à-vis de sa machine personnelle. Il voulait
déinstaller un logiciel installé par RPM.
Lassé de voir le désinstallateur ne pas effacer certains répertoires
manifestement inutiles sous prétexte qu'ils n'étaient pas vides, il
décide de prendre les choses en main pour effectuer des désinstallations
complètes.
Il établit donc la liste des fichiers du logiciel par la
commande rpm avec les bons paramètres, redirige la sortie
vers un fichier et insère rm -rf au
début de chaque ligne. Puis il exécute ce fichier.
Il trouva le temps d'exécution un peu long mais patienta, sûr de son fait
Hélas, il n'avait pas remarqué que la première ligne
du fichier évoquait le répertoire /usr.
Lorsqu'il a voulu examiner le résultat avec Midnight Commander,
il a juste obtenu ce message :
mc: command not found
Sur une machine d'exploitation, l'un des participants
à la réunion a vu un collègue compresser par
gzip
un gros fichier, histoire de récupérer un peu d'espace disque.
Le problème, c'est qu'il s'agissait du fichier où le gestionnaire
de base de données (en train de tourner, évidemment) stockait
ses verrous.
Sur un autre site, un admin a gzippé des fichiers qui prenaient
de la place. Pas de bol, sur cette variante d'Unix, les fichiers
devices ne répondaient pas à la codification
habituelle et c'était justement ceux que l'admin venait de compresser.
Ou alors, cet admin, que nous appelerons Gaston,
qui venait d'effectuer une sauvegarde et qui
devait ensuite supprimer les fichiers temporaires. Il commence
donc à écrire :
rm -rf
Avant qu'il ait pu écrire *.tmp, un collègue l'interrompt
et lui pose une question du genre : « Les fichiers
*.sav ont-ils tendance à augmenter ou à diminuer
de taille en ce moment ? ». Gaston répond à la question
puis reprend sa tâche :
rm -rf *.sav
Il s'est aperçu de sa méprise au moment où il ne restait plus
qu'un fichier .sav à effacer. Quelques minutes plus tard,
un autre membre de l'équipe arrive et s'adresse à Gaston :
« Est-ce que tu pourrais me restaurer le volume machin,
s'il-te-plaît ? ». C'était la première fois en deux ans
qu'il fallait restaurer un volume... Gaston s'est mis alors
à flipper sérieusement. L'autre revient juste un peu plus tard
et annonce : « Oublie ce que je t'ai demandé, je viens
de m'apercevoir que le logiciel de sauvegarde n'avait pas les droits
en lecture sur le volume, donc jusqu'à présent, le volume n'avait
jamais été sauvegardé. » Gaston s'est bien gardé de faire
des réflexions désagréables sur ce revirement...
[ Ne vous attardez pas sur les détails comme les extensions de fichier
de sauvegarde. J'ai retenu les grandes lignes de l'anecdote, pas les
détails précis. ]
Une autre histoire horrible, mais qui n'est pas liée à l'espace
disque. BooK devait envoyer un message à trois personnes
avec des noms à l'orthographe complexe. « Heureusement »,
sa messagerie était sous Lotus Notes qui possède un utilitaire
permettant de trouver l'adresse réelle d'un destinataire
dont on fournit le nom avec une orthographe approximative. BooK commence donc son
message, en citant M. « chrchrchr », M. « bloukblouk »
et M. Dupont dans l'adresse
et le corps du message. Puis, interrompu par un
collègue, il clique machinalement sur le bouton d'envoi.
Lotus Notes corrige le nom « chrchrchr » en
« Charrier » et « bloukblouk »
en « Ballocq » (par exemple) dans l'adresse, mais
laisse le corps du texte tel quel, avec « chrchrchr »
et « bloukblouk ». L'un des destinataires a
répondu qu'il ne trouvait pas ça drôle, c'était... M. Dupont.
Philippe a été obligé d'envoyer un second message, avec le
nom correct de ses interlocuteurs ainsi qu'un post-scriptum
où il se confondait en excuses. Depuis, le champ destinataire
est le dernier qu'il remplit lorsqu'il rédige un courrier électronique.
[ Là encore, les robots Google sont priés de ne pas indexer
Cherrier, Ballocq et Dupont, ce ne sont pas les noms réels. ]
Kai travaille sur des machines situées un peu partout, notamment au Texas
et à Taïwan. Cela pose des problèmes pour le travail en équipe.
Lorsqu'il travaille sur la machine du Texas, il est tout seul
le matin et c'est seulement sur le coup de 3 heures de l'après-midi
qu'il voit ses collègues émerger de leur sommeil. En revanche,
s'il travaille sur la machine de Taïwan, à peine se connecte-t-il
à 8 heures du matin qu'il est accueilli par :
« C'est à cette heure-là que tu arrives ? »
Dam's et Guillaume évoquent un logiciel figurant dans la distribution
Mandrake.
Au début, le fichier de configuration par défaut avait
à peu près cette tête-là :
#
# Fichier de configuration de toto
# Version 2.0.3 du 2003-09-08
#
# Répertoire initial
~
Maintenant, essayez donc de consulter ce fichier sous vi.
Perturbant, non ? Du coup, ce fichier ressemble maintenant à :
#
# Fichier de configuration de toto
# Version 3.0.5 du 2004-09-08
#
# Répertoire initial
~
# Par défaut, ce répertoire initial est le home directory de
# l'utilisateur, soit un tilde avec la notation habituelle de sh.
# Contrairement aux apparences, ce fichier n'est pas vide.
BooK est venu avec son PC portable professionnel. Donc un PC qui
tourne sous Windows XP, pas sous Linux ou *BSD. Cela dit,
il a installé
coLinux,
une distribution prévue pour fonctionner
en tant que service Windows. C'est en quelque sorte l'inverse
de Wine.
Cela présente quelques limites, toutefois. Il est impossible
de recompiler le noyau de façon simple. Le système de fichiers Linux
est vu de Windows comme un gros fichier de 1 Go, impossible
de savoir depuis Windows ce qu'il y a à l'intérieur. Il y a également
des problèmes pour accéder aux fichiers Windows depuis Linux.
[ BooK - J'ai de plus constaté de Subversion ne fonctionne pas
sous coLinux. Je pense que c'est lié à un problème d'entropie qui existe également
sous FreeBSD. Une autre limitation de coLinux, c'est que vu du PC
sous Windows, il s'agit d'une machine distante connectée par une interface
virtuelle, donc sur un autre LAN. Mais sinon, c'est sympa de se connecter
en ssh sur son Linux dans le TGV... sans Internet, hélas. ]
Dans le dernier compte-rendu,
j'ai signalé que Sniper avait
dit que les sauvegardes représentaient à peu près 1 To chacune
(avec le « T » de « téra »).
Il l'a redit à cette réunion, mais j'ai remarqué un mot que
je n'avais pas retenu le 18 août : les sauvegardes
incrémentales représentent à peu près 1 To.
Cela dit, il préfère utiliser des cartouches de 20 Go
plutôt que des cartouches de 200 Go. D'accord, cela
nécessite plus de manipulations au cours de la sauvegarde.
Mais s'il faut restaurer un fichier, il faut attendre
moins longtemps.
Il a été longuement question des langages fonctionnels entre Philippe (Bl),
Guillaume, peut-être Dam's et d'autres.
OCaml
est un langage fonctionnel,
mais qui permet d'utiliser quand même le style impératif
si le besoin s'en fait sentir. À l'inverse, un autre langage
dont je n'ai pas retenu le nom impose l'utilisation du style
fonctionnel et c'est la croix et la bannière pour imprimer
quelque chose avec ce langage, puisque les entrées-sorties sont
l'archétype de l'effet de bord, donc de ce qui est interdit en
programmation fonctionnelle.
OCaml
n'est pas pour autant le meilleur langage fonctionnel.
Il lui manque quelque chose qui existe avec
Haskell,
l'évaluation paresseuse. Pour ceux qui ne savent pas, l'évaluation
paresseuse est ce qui permet de coder :
if($y == 0 || $x / $y > $seuil)
sans que le programme plante sur une division par zéro :
le deuxième terme du « ou » logique est évalué
seulement si le premier est faux. Si le premier terme est
vrai, il n'y a pas besoin d'évaluer le reste du « ou »
logique, on sait d'ores et déjà que le résultat global
est vrai.
[ Je n'ai pas regardé dans les détails, mais je pense que
l'évaluation des expressions logiques en
OCaml
est une évaluation paresseuse, comme dans la quasi-totalité des langages de
programmation. L'avocat
d'Haskell
voulait dire, je pense,
qu'Haskell
pratique l'évaluation paresseuse aussi pour les
expressions arithmétiques et pour les expressions de type
liste. ]
Un domaine où les langages fonctionnels sont très pénalisés,
c'est les interfaces graphiques. Pour la totalité des
participants à la discussion, le style fonctionnel est
incompatible avec le fonctionnement événementiel des
interfaces graphiques.
Si Philippe (Bl) n'a aucune difficulté à travailler sur des
arbres en programmation fonctionnelle, il ne sait pas
s'il est aussi facile de travailler sur des graphes.
Dam's évacue le problème en expliquant qu'il est
fréquemment possible de traiter un graphe comme s'il
s'agissait d'un arbre.
[ Graphes acycliques, peut-être ? ]
Il y a eu quelques anecdotes sur les soutenances de thèses, dues
à BooK, Sniper et Eric (echo). Lorsqu'il est question des membres
du jury qui commencent à piquer du nez, certains émettent
l'hypothèse que, parfois, le membre du jury simulerait
l'endormissement pour faire comprendre aux autres membres du
jury, à la personne qui soutient la thèse et à l'assistance
que l'exposé est inintéressant.
Pour fixer la date de la soutenance d'une thèse, il faut
prendre en compte plusieurs facteurs en plus de la
disponibilité des membres du jury, de la durée de la
rédaction et de la durée de la bourse. Par exemple,
il faut tenir compte de la période de l'année où les
contrats « post-doc » seront attribués,
pour que la thèse soit terminée à ce moment-là.
Quoiqu'il en soit, la durée moyenne d'une thèse
est de trois ans, et non pas de pi années comme
je l'ai annoncé en m'inspirant d'une
entrée du Jargon File
portant elle sur les thèses aux États-Unis.
Il a été question également de la
recherche
de la
Chouette d'or.
C'est un jeu qui a commencé en 1993 et qui consiste à résoudre
plusieurs énigmes. La dernière consiste à trouver une
statuette en or représentant une chouette, qui a été dissimulée
sur le territoire français. Depuis le temps que le jeu
a commencé, personne n'a trouvé la chouette. En fait,
il se pourrait fort bien que quelqu'un d'étranger au jeu
ait pu trouver la statuette et l'emporter sans se faire
connaître. Si, pour vérifier cette hypothèse, l'organisateur
allait jeter un coup d'oeil pour contrôler la présence
de la chouette, il y a de fortes chances qu'il soit pris
en filature par un participant au jeu...
Comment se jeter par la fenêtre du troisième étage et se
rattraper à la bordure du trottoir ? C'est arrivé à
un ancien chef de Sniper. Lors d'un entretien, le chef
jette un coup d'oeil sur le CV de Sniper et :
-- Mais tu es un gamin !
-- Comment ???
-- Je voulais dire, ton expérience professionnelle
est impressionnante, compte tenu de ton âge.