Présents à la réunion, par ordre approximatif d'arrivée :
Sylvain,
moi,
Emmanuel,
Olivier,
BooK,
Stéphane,
David (Allouche),
Charles,
Catherine,
Pascal,
Guillaume,
Briac,
Simon,
Michèle,
Isabelle,
Nicolas,
David (notre tsar),
et David « Sniper ».
Nous avons mangé des oeufs mayonnaise, des saucisses, des blue-cheese burgers, des
bacon cheese burgers, des côtes de boeuf, des magrets et des confits de canard,
des salades, des nègres en chemise, des dames blanches, des crèmes brûlées et
des glaces ou sorbets. Nous nous sommes désaltérés avec de la Kriek, de la Warsteiner,
de la Blanche, du Pepsi-Cola, de l'Orangina et une Margarita, plus deux
bouteilles de Saint-Emilion offertes par la maison.
Charles est ingénieur en électronique. Il n'est pas directement
concerné par Perl mais il y est venu à cause de la diversité des
composants et des circuits qu'il utilisait et des besoins documentaires
résultants.
Sa femme, Catherine, est encore moins concernée par Perl. Elle est psychanalyste.
Certains ont fait le rapprochement avec
Eliza
(ou M-x doctor sous Emacs) mais non, sa profession n'est pas
(encore) informatisée.
Pascal est étudiant à Jussieu, en analyse numérique. Je n'en sais pas plus
sur son compte car il était à l'autre bout de la table.
Simon est un collègue d'Olivier. Il connaît très peu Perl et il avoue
utiliser Perl comme si c'était du C. BooK fait remarquer que cela peut être
pire.
Quelqu'unqui
écrit du C comme si c'était du Perl obtiendrait un programme
qui ne passe pas à la compilation. En ce moment, Simon recherche des exemples
de programme
awk
et sed
car il doit assurer une formation
sur ces langages. Hélas, nous ne pouvons pas l'aider car cela fait belle lurette
que nous n'utilisons plus
awk
ni sed,
Perl permettant de faire la même chose aussi facilement.
Michèle est venue sur l'insistance de Stéphane. Elle participe au développement
de
TEXmacs.
Elle ne programme pas, mais elle s'occupe de la doc.
En revanche, elle se défend d'avoir fait quoi que ce soit à propos de l'interface
graphique. Bien que ne faisant pas de la programmation, elle ne craint pas
de lire et mettre à jour du code source HTML.
La veille, Stéphane et Isabelle sont allés visiter le
CNAM.
Les locaux
et l'équipement conviennent bien à une conférence comme YAPC, à quelques
détails (par exemple, la rareté des prises qui posera des problèmes à ceux
qui veulent recharger la batterie de leur ordinateur portable). L'entrevue
avec la personne du CNAM a toutefois donné lieu à quelques quiproquos et
le climat n'était pas des plus détendus. Espérons que ce n'était que passager
et que les contacts à venir auront lieu dans un climat plus serein.
Un point positif à noter : les salles sont louées avec leur équipement.
À l'inverse, si cela avait lieu dans les salles de conférence d'un hôtel,
il faudrait louer tout l'équipement en plus : chaises, appareils de projection,
sonorisation, etc. Le CNAM et les autres lieux proposés (Cité des Sciences,
écoles d'ingénieurs, etc) sont plus clairs sur ce point.
Le point qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, c'est la couleur
des T-shirts des organisateurs. Quelle nuance faut-il choisir exactement ?
Briac a déjà composé une bannière pour le futur site de
YAPC::Europe-2003,
bannière comportant deux nuances différentes de rose. Après réflexion,
Philippe n'aime ni le rose pâle ni le rose soutenu de cette bannière.
David (L) fait remarquer que c'est inutile de se baser sur cette bannière
pour choisir la couleur du T-shirt. En effet, le même fichier sera
affiché de façon différente sur un PC ou un Mac, le réglage gamma du
rendu des couleurs n'étant pas le même sur ces deux familles de machines.
Et l'on apprend qu'il y a eu une erreur lors de la préparation de la
conférence à Londres. Il était prévu que les organisateurs aient un T-shirt
orange et que les participants aient un T-shirt blanc, mais le fabricant s'est
trompé dans les quantités et il a produit une vingtaine de T-shirts blancs
pour quelques centaines de T-shirts orange.
Philippe a demandé la répartition par nationalité des participants
aux conférences des années passées. On peut noter une forte proportion
d'« indigènes » : Hollandais à
Amsterdam,
Allemands à
Munich.
Compte tenu de la faible notoriété de Perl en France, la
proportion d'« indigènes » risque d'être moins importante.
À cette occasion, Philippe a constaté qu'il y avait 10 Français
à YAPC::Munich. Nous étions quatre à venir de Paris et Philippe a
rencontré deux personnes venant de Lille (personnes qu'il a tenté en vain
de recontacter de retour en France). Qui étaient les quatre autres ?
Je signale avoir vu dans le bureau des organisateurs un badge pour
Léo Cacciari,
l'auteur de
Date::Roman,
résidant dans le sud-ouest de la France. Le deuxième jour de la conférence
à midi, il ne s'était pas encore présenté pour retirer son badge. Je pense
donc qu'il n'a pas pu se libérer et qu'il a manqué la conférence.
Peut-être est-il compté parmi les 10 Français et qu'il s'agissait
donc du nombre d'inscrits, pas du nombre de présents.
Le jour même, une
nouvelle sur use.perl
a annoncé la création
du comité YAPC. Personne de Paris.pm n'y figure, ce que certains trouvent
scandaleux. Les autres expliquent que le comité YAPC regroupe les organisateurs
des conférences passées. Il est donc normal que nous n'en
fassions pas partie cette année.
Jon Orwant compte venir à YAPC::Paris. D'autant plus qu'il travaille
pour France Télécom (une filiale américaine, en fait), il pourra
donc en profiter pour rendre visite au « vaisseau-mère ».
Il y a eu une discussion pour savoir quelles personnes seraient
habilitées à mettre à jour la page YAPC::Europe du site de YAS.
D'un côté, Léon n'a pas tellement envie de donner l'accès à
tout un régiment de Mongueurs de Perl. D'un autre côté, il faut
prévoir le cas où la personne habilitée a un empêchement et doit
passer la main temporairement à une autre. Pour prévoir le cas
où cet empêchement serait inopiné, il faut désigner un suppléant
avant que le problème surgisse.
Sylvain vient de remettre son article sur les références à
Linux Magazine.
Dans cet article, il n'a pas parlé
des références symboliques. Cela soulève une question de fond
pour la pédagogie et l'éducation. Faut-il laisser l'élève dans
l'ignorance des pratiques aussi douteuses que les références
symboliques ou bien faut-il les présenter en exposant tous les
désagrémentsqu'elle peuventengendrer ?
Dans le premier
cas, le débutant n'aura pas l'idée d'utiliser cette pratique
dangereuse, du moins jusqu'au jour où il découvrira l'utilisation
des références symboliques dans un programme écrit par quelqu'un
d'autre. Dans le deuxième cas, il n'y a aucun risque que le
débutant prenne connaissance par hasard des références symboliques,
mais il y a le risque qu'il passe outre les avertissements
du formateur.
Après cet article, Sylvain n'en a plus que deux à écrire.
Par la suite, il faudra que quelqu'un prenne la relève.
Philippe et moi avons déjà commencé un article sur l'utilisation
de CPAN mais il vaut mieux attendre que Sylvain ait rédigé son
article sur les modules pour continuer sur notre lancée :
il faut autant que possible éviter des redites par rapport à l'article
de Sylvain.
Lorsque nous avons fait un tour de table pour présenter les
nouveaux (voir ci-dessus) et les anciens (voir les comptes-rendus
des années passées), Philippe a précisé à mon sujet que j'ai écrit
un article pour le
spoothathon
de Nicholas Clark expliquant « pourquoi
INTERCAL
est meilleur que Perl ». BooK a
l'intention d'en écrire un pour
PostScript,
mais il ne sait pas
comment procéder. Je lui réponds qu'il suffit essentiellement d'avoir
de la mauvaise foi, tout le reste viendra naturellement.
Ma réponse a involontairement fait l'écho d'un échange sur IRC et sur la
liste dans lequel Isabelle a été taxée de mauvaise foi.
Briac a envoyé sur CPAN un module très utile. Ce module
permet d'accéder aux
Pages Jaunes
simplement, sans avoir besoin de passer par le
site web correspondant.
BooK croyait avoir réalisé un module qui n'était utilisé par
personne,
Log::Procmail.
Olivier le dément et révèle qu'il
l'utilise. À propos, Olivier a un
répertoire CPAN bien fourni.
Il est sur le point d'ajouter un module supplémentaire, mais
il reste un problème de nom et les « autorités » de
modules@perl.org n'ont pas encore décidé si ce module
s'appellera Net::Mail::Server ou Net::Server::SMTP.
Nicolas n'a toujours pas envoyé son module Tomcat sur
CPAN. Ce module est prêt, il est même couramment utilisé par les
collègues de Nicolas, mais ce dernier a la flemme de charger le
fichier sur le site. Pourtant, c'est l'étape la moins fatigante.
Il suffit de quelques clics sur le site web de PAUSE et le
programme est envoyé. Nicolas préférerait un utilitaire en ligne
de commande ou un makefile pour mettre à jour CPAN.
PAUSE
affecte un module à une personne et le module
sera stocké dans le répertoire de cette personne. Qu'arrive-t-il lorsque
cette personne arrête de travailler sur son module ?
Il est possible de préciser que pour tel ou tel module, telle ou
telle personne est un co-développeur et a le droit de charger
une nouvelle version du module dans le répertoire du développeur
d'origine. Il est également possible de transférer la responsabilité
d'un module d'une personne à l'autre. Dans ce cas, une requête
par CPAN.pm ou CPANplus.pm affichera
deux versions du module : la dernière diffusée par le développeur
actuel et la dernière diffusée par le développeur précédent.
Du bon usage de IRC. Eric, David et
Philippe ont mis en place une mailing-list sur laquelle
sont diffusées toutes les informations en rapport avec
l'organisation de YAPC. Cela dit, certains se retrouvent
sur un channel IRC et discutent de problèmes liés
à la conférence. C'est bien. Ce qui est moins bien, c'est
que des décisions sont prises sur IRC et qu'il n'y en a aucune
trace sur la liste, ou bien que la liste en est avisée beaucoup
plus tard. C'est ainsi par exemple que Stéphane a écrit un
texte décrivant nos besoins en matière d'informatique et de connectivité.
Il l'a écrit le mardi matin et l'a chargé aussitôt sur le
CVS des Mongueurs.
Philippe a effectué quelques corrections grâce à CVS
et Stéphane a envoyé le message le mardi après-midi au CNAM. Ensuite, le mardi soir,
en prenant connaissance de mon courrier électronique, j'ai
remarqué ce texte et les corrections (incomplètes) de Philippe.
J'ai donc ajouté les miennes (quelques fautes d'accord, mais aussi des
anglicismes comme l'utilisation de la marque du pluriel pour les sigles)
mais c'était trop tard, je ne savais pas que le message était
déjà envoyé.
À noter que j'ai une répugnance certaine à l'égard du chat et
d'IRC. C'est un dialogue direct entre les participants, donc cela
s'apparente à la discussion orale. Néanmoins, il y a des différences,
accessoires pour certains, rédhibitoires pour moi. Le débit n'est pas
le même que pour les discussions orales (à moins que tous les
participants n'aient pris des cours de dactylographie). On ne dispose
pas des autres éléments de la discussion : intonation,
expressions faciales, gestes ; on peut bien insérer des
:-) et des :-( par ici ou par là, mais c'est très
limité. En conséquence, l'ambiance a tendance à s'échauffer et le
seul moyen de rétablir le calme est de ne plus répondre et de faire
le sourd en attendant que les esprits soient calmés. Si plusieurs
fils (threads, pas sons) apparaissent dans une
discussion orale, il est assez facile de filtrer les sujets qui ne
nous intéressent pas en tournant la tête du bon côté ou en
déplaçant son siège pour s'éloigner d'un groupe et se rapprocher
d'un autre. Je doute que l'on puisse faire cela aussi
facilement avec IRC. Cela dit, je n'ai jamais essayé IRC sur Internet.
J'ai essayé l'équivalent sur Minitel il y a très longtemps et je
ne pense pas que ce soit fondamentalement différent sur Internet.
Philippe a lui aussi un avis critique vis-à-vis d'IRC. Depuis
quelques jours, il ne se connecte plus sur IRC et il a découvert
qu'il avait alors beaucoup de temps libre pour ses autres activités.
David regrette le fait que de nombreux sites du web soient prévus
pour
Internet Explorer,
parfois Netscape
et ignorent tous les
autres navigateurs. Il utilise
Mozilla,
en autorisant
Javascript
mais en désactivant les pop-ups,
le redimensionnement des fenêtres et quelques autres fonctionnalités,
mais à ce moment-là les sites basés sur du
Javascript
ne fonctionnent plus.
Philippe s'est renseigné pour avoir ADSL
avec Free.
Une chose qui l'a
favorablement impressionné, c'est que lors de l'inscription, les informations
renseignées dans le formulaire CGI permettent de créer un fichier PDF
comportant le nom, l'adresse, etc. de l'abonné. On télécharge ce fichier,
on l'imprime et on le renvoit par la poste, rien de plus facile.
En revanche, il est plus réservé quand au fait que le paiement se fait
obligatoirement par prélèvement sur le compte en banque.
Il est toujours possible que l'opérateur saisisse un montant erroné
10 ou 100 fois trop élevé. Avec un paiement manuel, il est possible
de contester le montant avant que cela soit débité du compte en banque.
Avec un prélèvement automatique, même si l'on suit régulièrement
son compte sur Internet ou avec un serveur vocal, le montant est déjà
débité et les agios sont déjà calculés.
Plus divertissant : il existe un site web avec un programme
CGI qui génère automatiquement des photos. Vous tapez un message
personnalisé, et vous voyez apparaître la photo d'une personne
peu vêtue (si tant est qu'elle soit vêtue) et présentant une
feuille de papier avec le message que vous avez tapé.
(Pas de lien, c'est un script PHP !)
Pour ou contre les e-books ? Par certains côtés
cela constitue un progrès sur les livres en papier. Mais il existe
un certain nombre de désavantages. Dans le cas de
Safari,
par exemple, l'utilisateur a quelques livres à sa disposition pour
une période d'un mois. À la fin de cette période... plus rien !
Pour Philippe, le livre n'est plus une marchandise mais un service,
ce qui constitue une régression. [ On peut moduler cet argument de
la façon suivante. Il existe déjà un service mettant à la disposition
des usagers des livres pour une période réduite, cela s'appelle des
« bibliothèques de prêt ». Mais certaines sont gratuites
et les tarifs pratiqués dans les autres n'ont rien à voir
avec ceux de Safari. ]
L'organisation des livres papier est adaptée à l'usage que
nous en faisons. Il permet la lecture séquentielle de la première
à la dernière page. Il permet également un certain type de recherche
qu'il est peu commode, voire impossible, à reproduire sur un
e-book : « J'ai lu un passage intéressant dans
ce livre. Je me souviens que c'était aux deux tiers du bouquin,
en haut d'une page de droite. Je ne sais plus ce qui était dit, mais
je sais que c'était intéressant. » Allez faire une telle recherche
avec un grep et des expressions régulières !
D'autre part, dans l'état actuel de la technique, les écrans
ont une résolution de 72 dpi, tandis que les livres
imprimés ont une résolution de 300 dpi, voire plus et le
confort de lecture n'a rien à voir entre les deux.
Et il y a un aspect plus émotionnel. Un livre imprimé est tout
d'abord destiné à être lu, mais certains ont un rôle secondaire de
décoration. Il est plus agréable de poser les yeux sur des étagères
ou une bibliothèque bien fournies que sur un mur vide et nu.
Finalement, voici un argument qui n'a pas été évoqué lors de la réunion.
L'électronique et l'informatique sont des domaines où l'évolution est
très rapide. Un appareil est obsolète dès qu'il arrive sur les étagères
d'un magasin. Il en va de même avec les formats de documents. Si certains
formats ont été conçus pour être perennes (TEX par exemple),
ce n'est pas le cas de tous et la compatibilité ascendante a ses limites.
Comment, dans ces conditions, garder un livre électronique
pendant plusieurs décennies ? Il existe, c'est vrai, des problèmes
pour conserver les livres imprimés, notamment pour ceux qui utilisent du papier
acide. Mais les échelles de temps ne sont pas les mêmes entre les livres
imprimés et les livres électroniques.
Nous avons évoqué Compilateurs, principes, techniques et outils de
Aho, Sethi et Ulmann, plus connu sous le nom de « Livre du Dragon ».
Stéphane se fait l'écho d'une réflexion de Dan Sugalski : ce livre
est obsolète, il est inutile de le lire. C'est vrai que le domaine a évolué
depuis la rédaction de ce livre et de nombreuses techniques n'y apparaissent
pas. Cela dit, nous ne connaissons pas d'autre livre qui permette à un
débutant de se lancer dans le domaine des compilateurs. D'autre part, même
si de nombreuses techniques n'apparaissent pas dans ce livre, celles
qui apparaissent sont toujours utiles. [ C'est un peu comme si l'on disait
que, depuis que l'on sait utiliser les nombres complexes, il est inutile de
savoir calculer avec des entiers naturels. ]
David (A) ayant apporté son ordinateur portable, les petits nouveaux
ont eu droit à une démo de
TEXmacs.
Lors des réunions précédentes, nous avons eu vent des problèmes de
relations humaines au sein de l'équipe de développement de
TEXmacs. Néanmoins, David nous annonce qu'il a un emploi à
l'université de Rennes pour travailler sur TEXmacs et qu'il
a trouvé ce boulot grâce à Joris.
David (L) a lu quelque part un article sur les systèmes embarqués.
Certains systèmes sont basés sur des automates à états finis.
Dans certains cas, le nombre (fini) d'états d'un système peut atteindre
plusieurs centaines de milliers. Je fais remarquer que le « Livre
du Dragon » présente la méthode pour convertir un automate
à état finis indéterministe en un automate déterministe. Avec
cette méthode, si l'automate indéterministe a n états,
l'automate déterministe équivalent peut avoir jusqu'à 2n
états. On atteint facilement les centaines de milliers ainsi.
Pendant la journée du mercredi, des échanges sur IRC et sur la liste
ont évoqué un HOWTO,
HOWTO Encourage Women in Linux.
Lors de la réunion,
certains pensent qu'il faudrait rédiger un autre document,
HOWTO handle Stéphane Payrard.
Philippe est revenu à temps pour la réunion, il a passé la journée
à Londres. Il en a rapporté un
plan de métro.
Nous remarquons que, comme
pour le
métro parisien,
le plan du métro londonien a un graphisme
abstrait, indiquant la topologie du réseau mais inutilisable pour
faire de la géographie.
Le
métro parisien
a eu une genèse longue et difficile. Le projet
de créer un métro est contemporain de celui de Londres, soit 1869
environ. Mais les discussions et les tractations ont traîné en longueur
et on a tourné en rond pendant plusieurs années. C'est seulement un an
avant l'Exposition Universelle de 1900 que les travaux ont commencé.
Pourquoi le métro
roule-t-il à droite alors que les trains roulent à gauche ?
Trois explications ont été avancées. Selon la première, le métro parisien
a été construit avec l'aide d'ingénieurs anglais, ce qui explique que
les règles de circulation sont identiques à celles de Londres. D'après
la deuxième,
Fulgence Bienvenüe
voulait à tout prix conserver son indépendance
vis-à-vis des chemins de fer. C'est pour cela qu'il a choisi un sens de circulation
différent, un écartement différent pour les rails et un rayon de courbure
plus serré pour les virages. La troisième explication est voisine de la
deuxième.
Fulgence Bienvenüe
devait éviter de se faire absorber par les
chemins de fer, mais pas pour des raisons psychologiques liées à la gloire
et la postérité. Cette indépendance était justifiée par le fait que si le métro
et les chemins de fer constituaient un seul réseau, il ne serait plus possible
de conserver les octrois à l'entrée de Paris. Pour ceux qui ne le savent pas,
les octrois sont à mi-chemin entre les postes de douane et les péages.
Ils servent à lever des taxes d'« importation » sur les marchandises,
mais ils ne sont pas installés sur les frontières nationales, seulement les
limites des villes importantes.
Emmanuel a de gros problèmes avec l'un de ses serveurs, qui plante
fréquemment et aux moments les plus incongrus. Samedi dernier, il était
dans la file d'attente pour un cinéma des Champs Élysées. Au moment
d'entrer dans le cinéma, il s'assure que son téléphone portable est
éteint. Or, juste à ce moment-là, il reçoit un appel. Il entre en communication
avec son correspondant, c'était un collègue qui l'appelait pour lui signaler
que le serveur habituel venait de planter. C'est ainsi qu'Emmanuel n'est
pas encore allé voir
Bowling for Columbine.