La voix du secrétaire (Jean)
Présents à la réunion, en fonction de la disposition autour de la table :
Nous avons mangé des pizzas Santa Monica et calzone sans fromage, des salades italiennes, des pâtes (je ne sais plus lequelles), une coupe colonel, une coupe à deux boules de vanille, une coupe avec une boule de vanille et une boule de chocolat, un gateau au chocolat et un tiramisu. Nous avons bu de l'orangina, de la menthe à l'eau, un kir, et de la bière. Le lemoncello et l'amaretto étaient offerts par la maison.
Nous avons parlé de Perl, Internet, informatique et points divers.
Un avion se trouve sur un tapis roulant animé d'une vitesse de 160 km/h vers l'arrière. L'avion a lui-même une vitesse de 160 km/h vers l'avant. Va-t-il décoller ?Ma première interprétation était que la deuxième valeur 160 représentait la vitesse de l'avion par rapport au tapis roulant. Donc l'avion a une vitesse nulle par rapport à la piste et il ne décolle pas. Une meilleure formulation serait la suivante
Un avion se trouve sur un tapis roulant animé d'une vitesse de 160 km/h vers l'arrière. L'avion est en régime de décollage, ce qui se traduit habituellement par une vitesse de 160 km/h vers l'avant. Va-t-il décoller ?La réponse est que l'avion décolle normalement, ce qui peut surprendre les gens qui n'ont pas l'habitude des calculs de la mécanique du vol. Prenons le cas d'un avion décollant à partir d'une piste en béton, sans tapis roulant. S'il est en régime de décollage avec une vitesse stabilisée de 160 km/h, cela signifie que les réacteurs ont une poussée qui compense exactement les forces s'opposant au mouvement. Ces forces sont la traînée aérodynamique (pifométriquement 99%) et les forces de frottement dans les essieux du train d'atterrissage (pifométriquement 1%). Si, maintenant, l'avion se trouve sur un tapis roulant, les « parts de marché » de la traînée et des frottements passent, toujours pifométriquement, à 98% et 2%. On aura donc toujours un avion avec une vitesse-air de 160 km/h (ou peut-être seulement 158 km/h) et une vitesse-sol de 320 km/h par rapport au tapis roulant. L'avion pourra donc décoller. Le seul problème, que rappelle Laurent, c'est que le train d'atterrissage a été conçu pour une vitesse nominale de 160 km/h et qu'il risque de céder si on lui impose une vitesse de 320 km/h.