Présents à la réunion, en fonction de la place autour de la table :
Charles,
Laurent (B),
Théo,
Franck,
et moi.
Nous avons mangé des salades au chèvre chaud, des salades de poulet au curry
et de la saucisse de Morteau avec de la purée, des lentilles et des pommes de terre.
Nous avons bu diverses bières, dont de la Telenn'du,
ainsi que de la vodka et un Ricard.
Avant que j'arrive, Charles a montré à Laurent
quelques nouveaux projets d'affiches et il les
a très brièvement montrées de nouveau par la suite.
Si j'ai bien compris, ces affiches ne chercheraient
pas à lister toutes les activités de l'association
ou tous les avantages de Perl, mais elles se contenteraient
de délivrer un slogan, appuyé par l'image, sur
un mode humoristique.
Dans le cadre du fonctionnement de
l'association,
il est prévu un nettoyage des adresses périmées.
Il était convenu que j'enverrais des messages
pour demander à ceux qui n'ont eu aucune activité
sur la liste de confirmer leur adresse. Ensuite,
après quelques relances, il était convenu que
Sébastien supprimerait les adresses qui n'ont
pas répondu aux rappels. En fait, ainsi que je
m'en suis rendu compte après mon retour
de congés le lundi 10, je partage avec Sébastien
le rôle d'administrateur sur la liste adhérents
(mais pas les autres listes), donc je suis en mesure
d'effectuer moi-même le désabonnement des listes
périmées. J'en informe Laurent (je crois que Charles
était déjà parti lorsque j'ai évoqué ce point).
Laurent nous le confirme, la conférence
FPW 2011
aura bien lieu au carrefour numérique de la
Cité des Sciences et de l'Industrie.
Les problèmes de la fusion entre le
Palais de la Découverte
et la Cité des Sciences et de l'Industrie
semblent se tasser, mais ils ne sont
pas totalement disparus.
Le mois précédent, il y aura le salon
Solutions Linux.
Laurent nous signale que chaque association
du village associatif doit remplir un
formulaire pour expliquer pourquoi elle
souhaite avoir un stand sur le salon.
Laurent se dit qu'il va attendre
qu'Emmanuel s'exprime sur le sujet
et transmette des explications et son
avis aux associations.
Il paraît que BooK conserve tous les messages
qu'il reçoit, aussi bien les messages
intéressants (Mongueurs de Perl,
YAPC-Europe Foundation,
autres) que le spam. Du coup,
lorsque quelqu'un comme Laurent fait référence à
un ancien message, BooK demande à ce qu'on lui
renvoie ce message, car il ne sait pas où le
chercher dans ses archives.
Laurent ne comprend pas pourquoi il conserve tous
ses spams. Je suppose qu'il veut
connaître les tendances du moment, savoir par exemple
si le \/|@gr@ est en perte de vitesse tandis que les
Rolex « authentiques » sont en progrès.
Mon système de traitement de la messagerie est
différent. Je l'ai mis en place en mai 2005, à l'époque où j'avais encore
un modem 56K. Devant la montée
du nombre de spams, j'ai décidé d'écrire un script
Perl qui liste tous les messages dans la boîte à
messages sur le serveur de mon FAI, puis un autre
script qui détruit les messages que je lui désigne,
sans avoir besoin de les charger sur ma machine.
Donc en fait, le premier script se contente de
charger tous les entêtes de message, sans charger
le corps desdits messages. Il me liste le sujet,
l'émetteur supposé, la date et la taille du message.
En fonction de ces éléments, je détermine si je
pense si le message est légitime ou si c'est un
pourriel. J'y ajoute un système de liste noire
et de liste blanche pour me faciliter le catalogage
des messages. Et donc, une fois que j'ai supprimé
les messages que je considère comme pourriels,
je les charge dans mon client de messagerie
(Evolution
pour ne pas le nommer).
Je ne suis pas à l'abri des fausses manips et
j'ai cru que j'en avais fait une un jour avec
un message de Laurent.
Mon premier script avait listé un message en
réponse à un message de ma part. Je marque les messages à purger,
je lance le script de purge, je charge les messages
restants dans Evolution... et je ne trouve pas le
message de Laurent. J'envoie un message à Laurent pour
lui dire que j'ai fait une fausse manip et rebelote,
il m'envoie le message, je constitue la liste des messages
en attente de réception, je marque les messages à purger
en faisant bien attention de ne pas marquer le message
de Laurent, je les purge, puis je charge les messages
restants. Et là encore, le message n'apparaît pas dans
ma boîte de réception. En cherchant un peu plus,
je me suis aperçu que les deux messages avaient
bien été chargés, mais c'était Evolution qui les avait
automatiquement transférés dans le dossier "Pourriels".
Notons que dans les deux cas, Laurent avait expédié
les messages à partir de son Blackberry et que
l'adresse de courriel était 0655512345@sfr.fr,
c'est-à-dire le numéro de portable de Laurent
(n'essayez pas ce numéro, je l'ai arrangé pour l'occasion,
comme les
numéros avec l'indicatif "555",
caractéristique des films de cinéma).
Pour résumer, pour lutter contre les spams,
j'ai un système à trois couches :
le filtre anti-spam qu'Orange met gratuitement à disposition de ses abonnés depuis juin 2007,
les deux scripts de liste et de purge que j'ai écrits, en prenant pour base de départ
l'article
de David dans Linux Magazine,
le filtre incorporé à Evolution.
Toujours pour lutter contre les pourriels, les
sites web ont coutume de faire appel à des
captchas. C'est ainsi qu'en
faisant mes courses pour Noël, j'ai
découvert le site du jeu
War on Terror
et le site de l'éditeur
Terror Bull Games.
Dans ce dernier site, il y a une page
pour leur envoyer des messages, donc
une page avec des captchas.
Comme ils le disent, ces captchas
sont destinés à éliminer les robots et les
imbéciles. On vous présente donc cinq photos,
avec par exemple
Céline Dion,
une commode à tiroirs,
Tony Blair,
une vue de Stratford-upon-Avon
et la grande barrière de corail.
La question est de trouver le criminel
de guerre parmi ces cinq photos.
Et si vous essayez de nouveau, les photos
ont changé, puisqu'il y a
le Mahatma Gandhi,
un mignon petit lapin à fourrure,
un clavecin,
Scooby Doo
et Tony Blair.
Mais la question est la même, « trouvez
le criminel de guerre ».
Laurent a l'impression que ce test est
un peu orienté.
Charles a évoqué une technologie qui était déjà
tombée en désuétude quand j'ai commencé à pratiquer
l'informatique : les
mémoires en tores de ferrite.
Chaque tore de ferrite représente un bit et selon
la direction du champ magnétique dans le tore, le bit
sera 0 ou 1. L'aimantation du
tore
étant permanente,
elle est conservée lorsque le courant est coupé,
donc cela sert de mémoire de masse. Dans toutes les
photos que j'ai pu voir avant de préparer ce compte-rendu, il n'y a aucun indice permettant
de donner une échelle et je n'en ai jamais vu en réel.
En écoutant Charles, j'ai compris que j'avais mal
interprété ces photos et qu'en réalité,
ces tores étaient minuscules, ce qui permettait donc
d'en avoir beaucoup. Néanmoins, le volume
occupé par un
tore
est largement supérieur à celui
occupé par un bit dans un disque dur moderne
(volume du boîtier divisé par sa capacité mémoire).
Donc, je doute que la technologie des
tores de ferrite
eût pu permettre le stockage
de fichier MPEG, si elle avait continué
à vivre.
Charles évoque une autre technologie, restée
elle au stade expérimental, les
mémoires à bulle.
Avec un champ d'excitation bien pensé, on arrive
à créer dans un matériau adéquat des champs
magnétiques qui se referment sur eux-mêmes
et que l'on appelle « bulles ».
Cette bulle continue à exister en l'absence du
champ excitateur, donc là aussi cela sert pour
de la mémoire de masse.
Laurent a fait mine de croire que lorsque
le champ magnétique forme une boucle se
refermant sur elle-même, cela représente
un bit à 0, tandis que lorsque le champ
est rectiligne comme c'est l'habitude,
alors cela représente un bit à 1.
J'évoque deux problèmes de mots de passe,
que j'ai vus dans une entreprise qui utilisait
CICS,
donc sans environnement graphique, avec
seulement des grilles de saisie dans
des écrans 24 x 80 caractères.
Le site où j'étais avait fait un gros
investissement en utilisant des
terminaux couleurs (8 couleurs, faut pas
pousser, on était au milieu des années 1980)
et les normes d'ergonomie étaient basées
sur ces couleurs. Les libellés fixes étaient
en bleu foncé (c'est pas très lisible, mais
comme au bout de quelques jours, on les connaît
par cœur, ce n'est pas grave), les libellés
saisissables étaient en vert ou en jaune selon leur importance,
les libellés affichés étaient en bleu clair,
le titre et le message d'erreur étaient en blanc
et les champs saisissables erronés étaient en
rouge. Tout cela avec un générateur de programmes
et un système de macros qui aidait à harmoniser
la gestion des couleurs. Il fallait faire un petit
effort pour programmer les écrans comportant un mot de passe, pour
positionner un attribut spécial permettant de
masquer le champ, car le générateur de programme ne
savait pas le faire. Sauf que dans l'application
de saisie des temps, la personne qui avait
développé la majeure partie de cette application
avait oublié que, de temps en temps, il arrive
que l'on fasse une faute de frappe en saisissant
son mot de passe. Donc, compte tenu des règles
d'ergonomie et des macros afférentes, le mot
de passe erroné s'affichait en rouge. L'utilisateur
devait ensuite taper la valeur correcte, dans
un champ où les caractères s'affichaient
en rouge...
Une autre erreur dans l'application stocks,
qui concernait la même personne
mais qui n'est pas directement liée à la technologie CICS
[ Teuf-teuf, si par extraordinaire tu lis ces lignes,
tu vois que j'ai gardé quelques souvenirs de toi ! ].
Dans cette application, il n'y avait pas de code
utilisateur individualisé, mais des simples mots
de passe génériques, pour éviter que le simple magasinier
affecté aux réceptions ait l'idée d'aller modifier les
paramètres de valorisation comptable. Ainsi, on avait :
motpas0 pour l'accès en consultation pure,
motpas1 pour ceux qui pouvaient faire des réceptions de marchandise
et autres transactions simples,
motpas2 pour ceux qui pouvaient faire des inventaires,
motpas3 pour ceux qui pouvaient faire des régularisations,
motpas4 pour les responsables financiers qui pouvaient modifier les paramètres de valorisation des stocks.
Pour autant que je me souvienne, ce sont les valeurs
réelles. Cela dit, cela fait 25 ans que l'application
a été mise en place, à mon avis elle n'est plus en service
à l'heure actuelle. Et même si c'était le cas, les mots
de passe ont été changés. N'importe comment, je ne vous ai
pas dit dans quelle entreprise c'était.
Une autre remarque sur les anciens temps de l'informatique,
je me souviens qu'en 1989, à l'époque de
MS-DOS,
lorsque j'avais dû déplacer un PC d'un bureau à un
autre, on m'avait dit de lancer la commande
PARK
avant d'éteindre la machine.
C'était destiné à éviter les chocs de la tête de lecture
contre la surface du disque pendant le déplacement.
J'ai été étonné que Théo, qui est pourtant nettement
plus jeune que moi, connaisse l'existence de cette
commande.
À l'époque de
MS-DOS,
les disques durs n'étaient pas
aussi fiables qu'actuellement. Par exemple, si l'on
formattait un disque dur en position horizontale,
il était alors exclus de changer la position de l'ordinateur
et de mettre ainsi le disque dur en position verticale,
il n'aurait pas pu positionner les têtes de lecture
sur les bons secteurs.
Une commande Unix que je connaissais mais que je n'ai pas
utilisée depuis longtemps, c'est celle que Laurent nous
indique :
stty sane
Cela sert lorsque l'écran est dans un mode inhabituel, pour
diverses raisons. Soit c'est un programme
curses
qui a planté, soit vous avez par mégarde fait un cat
d'un fichier binaire contenant des caractères de contrôle
(fichier .o, par exemple). Il faut donc apprendre à
taper cette commande sans faire attention à ce qui s'affiche
à l'écran.
Théo a trouvé récemment le
texte sur le mode viper d'Emacs,
texte que j'ai écrit après
l'exposé
que j'ai fait aux
Journées Perl 2010.
Hélas, il n'utilise ni Vi ni Emacs, donc il n'a pas d'utilisation
pratique de cet exposé.
Laurent explique quelques problèmes qu'il a avec l'utilisation
du pavé numérique. Je n'ai pas retenu ce qu'il avait
expliqué, mis à part que cela l'obligerait à modifier le
fichier de configuration de X-Window ou de X.org.
Si je n'ai pas suivi, c'est parce que j'ai immédiatement
pensé à mes propres problèmes avec le pavé numérique.
Un problème que j'ai rencontré dès 1993, lorsque je travaillais
sur Unix via un terminal de type VT-220 et que je continue
à rencontrer maintenant que j'utilise Linux en mode graphique,
c'est l'utilisation de facteurs multiplicatifs sous Vi.
Pour un facteur inférieur ou égal à 9, vous pouvez taper
l'unique chiffre avec le pavé numérique. À partir de 10,
vous pouvez utiliser le pavé numérique seulement pour
le premier chiffre. Pour le deuxième et les suivants,
vous serez obligé d'utiliser la rangée supérieure de la partie
principale du clavier, avec la touche majuscule dans le cas
d'un clavier français.
Un autre problème qui ne m'a pas préoccupé longtemps,
c'est l'utilisation du pavé numérique sous
Xemacs.
C'est bien simple, il est impossible d'utiliser le pavé
numérique pour taper des chiffres. Et ma réaction a été
très simple, elle aussi : abandonner Xemacs et rester
avec GNU-Emacs.
Encore un problème de pavé numérique, que je n'ai pas mentionné lors de la réunion
et que je me permets de relater quand même
dans le présent compte-rendu. Pendant quelques
mois, en 1997, là où je travaillais, on m'a collé une machine fonctionnant
sous OS/2.
Il paraît que c'est un système d'exploitation fiable, avec beaucoup
moins de bugs que Windows. Le problème dans mon cas, c'est que l'un
des bugs d'OS/2 est que des actions d'utilisation très fréquentes désactivent
le pavé numérique. Par exemple, il vous suffit d'ouvrir une fenêtre
et cela désactive le pavé numérique. Il y a peut-être peu de bugs
dans OS/2, mais ils se déclenchent plusieurs fois par minute, alors
que les nombreux bugs de Windows me laissaient tranquille pendant
plusieurs heures d'affilée. Je préfèrais de loin travailler sous
Windows, c'est dire !
Charles nous informe que le support de BlueTooth par
Windows XP est très fluctuant. Cela fonctionnait avec
XP-SP1, cela plantait avec XP-SP2, cela fonctionne de
nouveau avec XP-SP3. Nous lui conseillons de ne pas essayer
XP-SP4. D'un autre côté, peut-être y a-t-il un rapport
entre « BlueTooth » et le
Blue Screen of Death.
Il paraît qu'il existe un économiseur d'écran qui affiche
un Blue Screen of Death. Je trouve cela
mauvais, car avec un tel économiseur d'écran, la quasi-totalité
des pixels bleus sont activés continuellement, d'où une usure
prématurée de l'écran. Un autre participant y voit une autre source
de problème. Vous lancez un tâche de fond qui va prendre plusieurs
minutes, voire plusieurs heures, vous activez votre économiseur
d'écran BSOD et vous allez prendre un café. À votre retour,
un collègue vous annonce fièrement : « Ta machine
était plantée, alors pour te rendre service, je l'ai
redémarrée. » Merci beaucoup...
Cela fait bientôt 10 ans que Windows XP est sorti et pendant
tout ce temps, il y a un bug que personne (à part moi) n'a remarqué
dans Windows. Parmi les
fonds d'écran proposés,
il y a l'image
radiance.jpg,
qui représente une partie du globe lunaire
(sauf qu'un jour, un collègue m'a demandé si c'était une
photo de Mars !).
Pendant longtemps, je me suis contenté de l'afficher
en fond d'écran, c'était à mon goût la meilleure image parmi
les pages proposées, très loin devant l'horrible
colline passée au vert Ripolin.
Et puis un jour, j'ai voulu chercher comment
s'appelaient les principaux cratères visibles sur la photo.
Comparez donc cette image avec la
carte du projet Clementine.
Indications : le site fonctionne si JavaScript est activé.
Choisissez une longiture de -6° et une latitude de 38°.
Avec un grossissement moyen, vous voyez le
cratère Platon
en plein milieu de la chaîne des Alpes lunaires,
puis les trois cratères
Archimède,
Aristillus
et Autolycus
et le site d'Apollo 15
près du sillon Hadley. Vous pouvez aussi consulter
le croquis
extrait entre autres de l'article de Wikipedia sur la Mer des Pluies.
Avec le recoupement de ces diverses sources d'information,
vous constatez que l'image radiance.jpg a été
retournée comme dans un miroir. Peu importe que le nord
ne soit pas vers le haut, mais j'aurais aimé que
les points cardinaux soient N, E, S et W dans le sens
des aiguilles d'une montre et non pas l'inverse.
Donc, en fait, sur la machine de mon boulot, j'ai
ouvert radiance.jpg sous MS-Paint, j'ai
fait un miroir horizontal et j'ai sauvegardé.
Il ne me reste plus qu'à envoyer un rapport
de bug à Microsoft...
Suite aux inondations annoncées aux informations,
nous avons essayé de partager nos connaissances
diffuses sur la géographie de l'Australie.
Je sais que les villes les plus connues se
trouvent dans les
Nouvelles Galles du Sud,
tandis que
Brisbane
se situe dans le
Queensland,
ainsi que je l'ai appris en écoutant la radio.
Mais je ne sais pas placer les différentes provinces
de l'Australie, à part la Tasmanie. Laurent regarde
sur Internet et nous montre que le Queensland et
les Nouvelles Galles du Sud forment la côte est
de l'Australie et que Brisbane se trouve à la limite
entre ces deux provinces.
Je relate une anecdote parue dans
The Daily Telegraph
et reprise dans le numéro
d'Air & Cosmos
du 5 janvier 2007
sur un sujet voisin de la méconnaissance de la géographie
australienne. Un jeune allemand voulait rejoindre
sa fiancée en Australie. Il commande donc un
billet d'avion sur Internet, pour aller
à Sidney.
Bien entendu, il n'y avait pas de vol direct.
Il a donc eu une correspondance à
Portland dans l'Oregon et au
moment de prendre l'avion
Portland-Sidney, il a eu
l'impression que quelque chose débloquait :
l'avion était un court-courrier
à hélices. Et c'est ainsi que pour une faute
de frappe, il s'est retrouvé à Sidney
dans le nord-ouest des États-Unis, au lieu
de Sydney en Australie.
Charles nous parle de la toponymie des États-Unis.
De nombreuses villes portent le nom de villes européennes.
C'est ainsi qu'il y a une foule de
localités appelées Paris.
Mais c'est le cas aussi
pour de nombreuses autres villes européennes.
C'est dû au fait que lorsque des colons venaient
d'Europe pour s'établir en Amérique, ils avaient
tendance à reprendre le nom de leur ville d'origine.
Je fais remarquer que, de temps en temps, ces colons
ajoutaient l'adjectif New, notamment
pour New-York (qui d'ailleurs, s'est d'abord appelée
New-Amsterdam). Certaines villes américaines ont éclipsé
leur homonyme européenne, ainsi qu'en témoigne l'anecdote
suivante que nous raconte Charles. Un de ses professeurs
avait demandé le nom d'une ville irlandaise.
Charles avait répondu : « Baltimore ».
Le professeur avait répondu :
« Baltimore
se trouve en Amérique. » Charles avait rétorqué :
« Non, c'est en Irlande. » Dans la réponse
de Charles, le « non » est de trop.
Même s'il a raison d'affirmer que Baltimore
se trouve en Irlande, il a tort de nier que
Baltimore se trouve en Amérique.
En marge de l'affaire
Wikileaks,
il y a les accusations de viol portant
sur Julian Assange. Il paraît que dans
un cas, la suédoise était consentante, mais que
le préservatif utilisé était défectueux,
en conséquence de quoi la femme avait porté
plainte et que ce fait avait été assimilé
à un viol. Curieuse extension de la notion
de « fuite ».
Le principe du préservatif n'a rien de nouveau.
Charles signale que cela existait déjà dans l'Angleterre médiévale,
le matériau utilisé à l'époque étant le cuir.
Et il me semble même cela existait dans l'Égypte
antique. Sinon, on peut signaler que le
Catalogue d'objets introuvables
proposait un préservatif en dentelle.
Pour ceux qui ne le connaissent pas,
le Catalogue d'objets introuvables
est un livre illustré
de Carelman,
reprenant le principe et le style du
catalogue de Manufrance,
mais présentant des objets assez
saugrenus et loufoques.
Une idée répandue est que la syphilis
est arrivée en Europe à l'occasion des
expéditions de Christophe Colomb
(la grande vérole ayant traversé l'Atlantique
dans le sens ouest -> est, tandis que la petite
vérole l'a traversé dans le sens est -> ouest).
Charles nous explique ce que j'avais déjà
vaguement entendu dire, que la syphilis existait
déjà en Europe avant la découverte de l'Amérique.
Si j'ai bien compris ses explications, lors des
fouilles à Pompéi,
on a retrouvé certains squelettes qui portaient des
traces qui sont indéniablement des séquelles
de la syphilis.
Nous avons évoqué ce que l'on a coutume d'appeler
les « munitions intelligentes ».
Je rapporte une opinion que j'ai lue quelque
part, comme quoi il ne faut pas aller trop loin
dans l'intelligence des munitions, sinon elles
risquent de développer une sorte de conscience
de soi et ensuite, un instinct de survie.
Cette éventualité a été mise en image par
Martin Leeuwis
dans Say Again pages 134 et 135. Dans un
premier dessin, on voit un bombardier lâchant
une bombe « stupide » (dumb bomb).
Le bombardier effectue un piqué élégant suivi d'une ressource, tandis que la bombe
décrit une élégante parabole aboutissant sur la cible.
Dans un second dessin, le bombardier lâche
une bombe intelligente. Il vole horizontalement, tandis
que la bombe effectue une trajectoire compliquée pour
rejoindre la cible. Un troisième dessin met en scène
une bombe « plus intelligente que le pilote »
et dans ce cas, c'est la bombe
qui vole en ligne droite horizontale, tandis que l'avion
décrit une parabole aboutissant sur la cible.
Charles a vu je ne sais plus quel reportage décrivant la fin
de la guerre au Japon. Il faut savoir qu'en août 1945, après le
test de la première bombe atomique
dans le désert du Nouveau-Mexique
le 16 juillet, les Américains ne disposaient que
de deux bombes atomiques. Donc, après le bombardement de
Nagasaki
le 9 août, il ne leur en restait plus aucune.
Il avait été envisagé de faire une démonstration
de la bombe sur un terrain désertique en présence
d'observateurs japonais, pour que ceux-ci puisse
rendre compte au gouvernement japonais qui aurait
ainsi été incité à faire cesser les combats. Mais
c'est l'autre possibilité qui a été retenue :
lancer la bombe directement « pour de vrai ».
Cela dit, certains historiens sont d'avis
que l'élément déterminant dans l'arrêt des hostilités fut
l'offensive soviétique en Mandchourie
et non pas les deux bombes atomiques.
Certains auteurs vont même jusqu'à décrire la
bataille de Khalkhin-Gol
(également connue sous le nom de
bataille de Nomonhan)
comme étant l'une des batailles cruciales
de la Seconde Guerre Mondiale, c'est-à-dire une bataille
dont le résultat a très fortement influencé l'issue
du conflit. Or, cette bataille s'est déroulée de mai 1939
jusqu'à juillet 1939... soit quelques mois avant
l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, en septembre 1939.
Pourquoi dire qu'il s'agit d'une bataille cruciale, d'un
tournant dans le conflit ? Cette bataille a opposé
l'armée rouge à l'armée japonaise. Et les Japonais se
sont pris une pilée. Du coup, ils ont soigneusement
évité par la suite de se frotter à l'Union Soviétique.
Juste après le raid sur Pearl Harbour et l'attaque
de Singapour, Hitler a déclaré la guerre aux États-Unis,
en espérant que le Japon lui renverrait l'ascenseur
et déclarerait la guerre à l'Union Soviétique.
La réaction des Japonais a été, en substance :
« Ben... Euh... Enfin... Nous allons commencer
par rendre leur compte aux Américains, aux Britanniques,
aux Australiens et autres membres du Commonwealth,
aux Philippins et aux Chinois (et j'ai dû en oublier
dans le lot). Mais pour les Soviétiques, on attendra
un peu. Lorsque nous aurons fini avec les autres,
alors nous envisagerons de réunir une commission
pour étudier la faisabilité et la profitabilité
d'une éventuelle attaque de l'Union Soviétique. »
Et finalement, c'est l'Union Soviétique qui a attaqué
trois mois, jour pour jour, après la fin du conflit
en Europe.
Voir, entre autres,
Dirty Secrets of World War II,
pages 279 à 281,
par James Dunnigan
et Albert Nofi,
éditions Quill William Morrow.
Il a été question également de la tactique soviétique
à Stalingrad. Il y avait deux lignes soviétiques.
La première ligne était chargée de mener l'assaut
de la ligne allemande. La deuxième ligne avait pour
consigne de tirer sur tout ce qui bouge dans le mauvais
sens, quel que soit son uniforme.
C'est très bien montré dans l'une des premières scènes du
film de Jean-Jacques Annaud
sur Stalingrad
et Zaitsev.
Il a été question d'un accident qui est survenu
à un car pour touristes. Ce car était garé en bordure
de la Seine et il semblerait que les freins aient
lâchés. Le car s'est ainsi retrouvé dans la Seine.
Heureusement, les touristes n'étaient pas
à bord. La discussion a dérivé sur la possibilité
de faire « amerrir » un avion sur la Seine,
pour imiter l'exploit de
Chesley Sullenberg
en janvier 2009 sur le fleuve Hudson.
Quelqu'un émet des doutes sur la faisabilité d'un
tel exploit : la Seine n'étant pas très large, le
bord des ailes risquerait de frotter sur les quais
de la Seine. [ Après réflexion, il y a un argument
plus important. La Seine à Paris est traversée par
de nombreux ponts et passerelles. Il n'y a pas
d'espace suffisamment long pour permettre l'amerrissage
d'un avion. ]
Non, on ne trouve pas tout sur Internet. Charles,
qui s'intéresse à la plomberie, a
cherché des informations sur les systèmes anti-rebond
et n'a rien trouvé. Pour ceux qui ne savent
pas, les systèmes anti-rebond servent à éviter ce que
l'on appelle également « coup de bélier »,
c'est-à-dire l'onde de surpression qui remonte le
sens du courant lorsque l'on ferme brusquement
un robinet ou une valve.
Toujours en plomberie, Charles nous évoque une technique
récente pour intervenir sur la tuyauterie : la
« bombe à -50 ». Les bombes de ce genre
envoient un gaz très froid, à -50°, ce qui
gèle localement l'eau dans les tuyaux.
Le plombier peut alors scier le tuyau, enlever
une portion et la remplacer avant que le bouchon
de glace dans les parties restantes du tuyau
ait fondu. Contrairement au gel hivernal qui
fait pêter les canalisations, la bombe à -50
ne les abîme pas, car la dilatation de l'eau
qui gèle reste locale, donc l'augmentation
de volume se fait en poussant l'eau encore
liquide dans les tuyaux.
Compte tenu de ses déplacements en Suisse, Laurent
commence à avoir une certaine expérience du passage
des frontières. Ainsi, il semble que pour ne
pas être importuné par un contrôle des papiers
ou des bagages, la meilleure tactique consiste
à ouvrir son ordinateur portable et à travailler.
Cependant, Laurent n'a pas pu me répondre lorsque
je lui ai demandé s'il valait mieux travailler avec
excel ou avec World of Warcraft pour éviter les
contrôles douaniers. Comme j'ai pu le constater
dans un autre cadre, en l'occurrence le métro
parisien, certaines personnes profitent de leur
trajet en métro pour travailler avec World of Warcraft.
Charles a évoqué la
Place Rouge
de Moscou. Le nom ne vient pas d'une dominante de couleur
dans la décoration de la place, ou d'une association
d'idée avec le régime en place pendant sept décennies,
mais en réalité d'une association d'idée dans la culture
russe entre le rouge et la beauté. La Place Rouge mériterait
donc d'être appelée plutôt la
« Belle Place ».
Pour enchaîner sur le rouge en politique, je signale un
paradoxe chez les Américains. D'un côté, comme pour tout le monde,
chez eux, le rouge est associé aux soviétiques et aux
communistes. D'un autre côté, comme on peut se rendre compte
au moment des élections, le rouge est la couleur du
parti républicain
et le bleu la couleur du
parti démocrate.
Or le parti républicain est plus à droite que le parti
démocrate. (Je ne cherche pas à prétendre que le parti
démocrate soit à gauche. Même s'il est plus à gauche que
le parti républicain, c'est quand même un parti de droite.)
Le rouge symbolise donc les deux extrémités du spectre
politique.
Nous avons parlé de diverses substances à ne pas
utiliser, même avec modération. Ainsi, lorsque l'on parle
d'acide prussique,
Laurent pense toujours aux amandes amères et il ne sait pas pourquoi. C'est en fait un
souvenir inconscient de ses leçons de chimie, puisque c'est un
lieu commun des cours de chimie : chaque fois que
l'on parle d'acide prussique, le livre de chimie ou
le professeur de chimie ajoute que l'on reconnaît
ce produit grâce à son odeur d'amande amère.
Un autre souvenir, conscient celui-là, c'est la formule
du cyanure de potassium. C'est « KCN »,
« K » et une charge positive pour l'ion potassium et
« CN » avec une liaison triple et une
charge négative pour l'ion cyanure.
Parlant non plus de l'ion potassium mais de l'atome potassium,
Charles évoque sa réactivité très forte au contact de
l'eau. Je ne crois pas trop à ce phénomène.
Charles se base sur la règle selon laquelle les corps
apparaissant dans la même colonne de la classification
périodique ont des propriétés chimiques identiques.
Je n'ai pas explicité mes arguments, je me rattrape ici.
Cette règle est vraie jusqu'à un certain point. Mais les énergies
mises en jeu ne sont pas les mêmes. Donc, la cinétique de la
réaction (qui dépend de l'énergie d'activation) et les
concentrations à l'équilibre (qui dépendent de l'énergie
totale de la réaction) ne sont pas identiques entre
le sodium et le potassium. Une réaction qui est explosive
avec le sodium peut être relativement lente avec le potassium.
Nous avons évoqué l'approvisionnement des centrales nucléaires
en combustible fissile. Je me souviens avoir vu passer
dans Slashdot
un article expliquant
que le démantèlement des armes nucléaires
avait jusqu'à présent fourni du combustible
fissile en abondance. Mais cette source
était en train de se tarir. Je regrette de ne
pas avoir lu cet article en détail, car
il y a un point que je ne comprends pas.
Le matériau utilisé pour les bombes atomiques
est de l'uranium très enrichi, dans les
90 % d'uranium 235, tandis que les
centrales nucléaires utilisent de l'uranium
légèrement enrichi, avec 3 % d'uranium
235, donc un produit très nettement différent.
Charles renchérit en rappelant que les
armes nucléaires peuvent aussi
être basées sur une charge de plutonium,
ce qui est inutilisable dans les centrales
nucléaires. Le mystère reste entier.
Pendant que nous mangions, quelqu'un a évoqué
le triste destin des feuilles de salade. Les feuilles
de salade sont des êtres grégaires, habituellement
groupées en troupeaux compacts. Hélas, les restaurateurs
ont l'habitude d'arracher les feuilles de salade
à leur groupe et de les disposer seules sur
les assiettes des convives. Heureusement, il existe
un groupe destiné à protéger les feuilles de salade.