Attirés par l'odeur, nous avons mangé des salades de poulet au curry
en entrée. Ensuite, des saucisses de Morteau, des foies de veau,
une andouillette et une bavette.
Nous avons bu de la bière Petrus, Karolus, Orval et Kriek, un
Kir, un pastis et une vodka.
La réunion a eu lieu au Maldoror. Nous avons commencé sur la rangée de
fauteuils le long de la baie vitrée, puis nous nous sommes
installés au fond de la salle, prévoyant un nombre plus important
de participants. En fait, nous aurions peut-être pu tenir à huit
le long de la baie vitrée, mais nous étions quand même mieux installés
au fond de la salle.
Sylvia est venue à notre réunion parce qu'elle s'est arrêtée
à notre
stand
au salon et qu'elle a discuté avec Stéphane
qui lui a suggéré de nous rejoindre le mercredi suivant.
Nous n'avons pas eu, pour l'instant, d'autres recrues
pour nos réunions mensuelles. C'est vrai que nous avons
plutôt mis l'accent sur les
Journées Perl.
Laurent (B) nous raconte comment cela s'est passé pour lui.
Il a eu affaire notamment à un visiteur qui lui a raconté
sa vie et ses problèmes en long, en large et en travers.
Laurent a en quelque sorte « fait du social ».
Et dans l'ensemble, c'était crevant.
Tout au long de la première journée, Laurent a raconté
la même bourde, confondant
Parrot
et Ponie.
Il a expliqué, si je me souviens bien, que
Parrot était une implémentation de Perl 6
en Perl 5, ce qui à mon avis ne correspond
pas à la description de Ponie.
On voit enfin la fin des Dossiers Perl !
Laurent (B) a épuisé son stock dès la première
journée. J'ai distribué le mien en deux parties,
l'une le mercredi après-midi, l'autre le jeudi
matin et Laurent (G) a apporté deux paquets le
jeudi à midi. Ils ne sont pas partis en totalité,
mais le stock sera bientôt épuisé.
Le grand buzz du salon fut l'absence
de Red Hat.
Théo et Laurent (B) en ont même entendu parler dans le métro
lors de la correspondance à
Montparnasse-Bienvenüe.
Jérôme explique que le retour sur investissement
ne vaut pas la peine d'acheter un stand au salon.
Red Hat est suffisamment connu comme cela, leur présence
n'aurait rien apporté de plus.
[ Paradoxalement, leur absence leur a peut-être apporté
plus de publicité que leur présence. ]
Jérôme se demande si le salon
Solutions Linux
pourra continuer. Il est basé sur le principe suivant :
les entreprises achètent leur stand à un tarif
un peu plus élevé que la normale, tandis que les
associations ne paient rien. Le rôle des associations
est d'amener le public au salon, public qui
passera devant les stands payants des entreprises
avant d'accéder au village associatif et qui, ainsi,
verra les entreprises. Ce principe peut bénéficier à
des petites boîtes dont la notoriété est très faible,
mais pas à des sociétés de la taille et de la notoriété
de Red Hat. Si, à l'avenir, les grosses sociétés se
retirent de Solutions Linux, les petites sociétés
suffiront-elles à assurer le financement du salon ?
Un sujet qui concerne Perl, sans Solutions Linux :
J'ai toujours cru que
Learning Perl
et Intermediate Perl
avaient le même animal en couverture, un lama.
Éh bien non, le second a un autre camélidé américain en couverture,
l'alpaga. Pour mémoire, il reste encore deux autres camélidés
américains disponibles, la vigogne et le guanaco.
La nouvelle marotte de Stéphane, c'est
Yi,
un éditeur de texte programmé en
Haskell.
Il a voulu envoyer un patch à l'auteur pour
proposer une nouvelle fonctionnalité, mais ce
patch n'est jamais arrivé. Stéphane pense
que c'est parce qu'il a utilisé un compte de
messagerie incompatible avec son fournisseur
d'accès. Or, depuis qu'il utilise
G-mail,
il a oublié comment utiliser
SMTP,
sendmail
et Postfix.
Laurent (B) et moi, qui utilisont respectivement
Thunderbird
et Evolution,
savons ce qu'est SMTP. C'est un paramètre
à renseigner dans la configuration du client
de messagerie, sous la forme
smtp.monfai.fr.
Pas besoin de paramétrer Postfix
ou sendmail ou autre.
Stéphane évoque la réunion en ligne de l'avant-veille,
notamment un échange qu'il a eu avec
Laurent (B). Ce dernier s'était adressé à lui
en abrégeant son identifiant IRC « cognominal »
en « cogno ».
Stéphane lui avait fait remarqué qu'il pourrait
quand même utiliser l'identifiant complet, il
suffit d'utiliser la complétion automatique avec
la touche de tabulation.
Stéphane rappelle ses premiers pas sous Linux.
C'était l'époque où aucun des « *BSD »
n'était libre et où la plupart des distributions
de Linux étaient sur disquettes. Stéphane
a préféré prendre une distribution sur CD-ROM,
ce qui l'a obligé également à acheter un
lecteur de CD-ROM SCSI. La distribution
qu'il a utilisée a disparu de la circulation,
c'était une distribution
Yggdrasil.
À Solutions Linux, Stéphane et moi avons tous les
deux acheté à 10 minutes d'intervalle
un exemplaire
de Fontes et Codages,
de Yannis Haralambous
au stand d'Eyrolles.
Le mien est encore dans le pipe
des livres à lire, tandis que Stéphane a commencé
à lire le sien. C'est ainsi qu'il a appris
que le codage
EBCDIC[ ou « EBCmerDIC » comme disait un de mes
anciens collègues ]
était prévu pour que, dans une
carte perforée,
il y ait au maximum deux trous par colonne. Cela n'empêche
pas, comme je le rappelle, que des plaisantins perforaient des cartes
pour avoir de la
dentelle,
ainsi que c'est raconté dans le
Jargon File.
Une autre anecdote que Stéphane a apprise dans
ce livre est que le premier codage binaire
date de la Grèce antique. Chaque lettre
de l'alphabet était codé avec des torches
allumées ou éteintes (ce qui revient à une absence
de torche).
Cela amène Stéphane à évoquer le livre de
Georges Ifrah,
l'Histoire Universelle des Chiffres,
présentant entre autres la numération grecque.
En fait, comme je le précise, il y a deux numérations. La première,
assez semblable à la numération romaine, est basée sur
iota pour les unités,
pi (pour Pénté) représentant 5,
delta (pour Déka) représentant 10,
un amalgame de pi et de delta pour représenter 50,
eta (comme Hékatón) pour 100,
une combinaison de pi et eta pour 500,
chi (comme Khilioi) pour 1 000,
une combinaison de pi et chi pour 5 000,
mu (comme Múrioi) pour 10 000,
une combinaison de pi et mu pour 50 000,
Pour les unités, le iota peut être remplacé par d'autres
lettres, par exemple un tau si l'on compte des talents.
Dans ce cas, le 5 est représenté par un amalgame de pi et de tau.
La deuxième numération grecque fait intervenir
les 24 lettres de l'alphabet, plus 3 lettres
archaïques,
digamma,
koppa
et sampi
(que Georges Ifrah appelle
« san »).
D'alpha à théta, en passant par digamma en position 6,
vous avez les unités de 1 à 9.
De iota à pi puis koppa, vous avez les dizaines
de 10 à 90.
De rho à oméga puis sampi, vous avez les centaines
de 100 à 900.
Et la dernière série est constituée des lettres
de alpha à théta, avec une espèce d'accent, pour les nombres de
1000 à 9000.
Stéphane a évoqué un autre livre, consacré à
l'histoire
des notationsmathématiques.
Hélas, il n'a pas pu donner l'auteur. C'est dommage, car
cela m'aurait intéressé.
[ Post-scriptum : Stéphane m'a envoyé un
lien
vers Amazon donnant les différentes éditions de ce livre.
]
Sylvia participe aux réunions du
JUG
c'est-à-dire du
Java User Group.
C'est très différent de nos réunions.
Tout d'abord, cela a été institué par Sun
pour la diffusion du langage Java, tandis que
les réunions de Perl Mongers
« viennent de la base ».
Ensuite, les réunions du JUG
se composent de deux exposés techniques, entrecoupés
par une pause d'une demi-heure, alors qu'à Paris.PM,
nous n'avons quasiment jamais eu de réunion
technique et que dans les autres groupes,
il existe à la fois des réunions techniques
et des réunions sociales.
Lors des réunions du JUG,
les collations sont parfois offertes par
un sponsor, tandis que chez nous, chacun paie
sa part.
L'effectif d'une réunion du JUG
atteint facilement la centaine de participants, alors
que ces derniers temps, nous dépassons rarement
la quinzaine de participants.
En conséquence, lors des réunions du JUG,
il est difficile de s'intégrer si l'on ne
connaît personne, alors que dans nos réunions,
ainsi que Sylvia a pu le constater,
un nouveau-venu n'est pas ignoré et peut
participer à nos discussions. C'était d'autant
plus facile pour Sylvia que quand elle est arrivée,
j'étais tout seul, donc nous avons immédiatement
engagé la conversation.
Sylvia a également participé à des réunions
du libre. Dans ce cas également, l'assistance
est trop nombreuse pour qu'un nouveau-venu
puisse s'intégrer aux discussions.
PHP
est en retard de 6 ans sur
Perl.
En effet,
l'AFUP
organise une conférence
au CNAM
en 2009, soit 6 ans après
YAPC::Paris.
Stéphane a évoqué son séjour aux USA, chez Sun,
où il a connu
NeWS,
le gestionnaire de fenêtres
de Sun écrit en PostScript.
Il était possible d'avoir des fenêtres de formes
et d'orientations diverses, pas seulement
des rectangles aux bords parallèles aux bords de
l'écran. Et NeWS avait même un
outil pour commander des pizzas.
Nous avons enchaîné en parlant des nouveaux gestionnaires de fenêtres.
L'un d'eux permet de faire pivoter les fenêtres sur un axe
vertical et donc de les afficher en perspective presque sur la tranche.
La fenêtre reste donc visible en totalité, mais en occupant
une place réduite à l'écran. Il n'est pas possible de lire
le détail de ce qui est inscrit dans la fenêtre, mais il
est possible d'en avoir un échantillon grâce aux
premiers (ou derniers) caractères des lignes affichées.
Un autre gestionnaire (ou le même, je ne me souviens plus)
permet de coller des Post-It au dos des fenêtres (pas des
Post-It physiques, bien sûr, on reste dans la métaphore
du bureau et il s'agit de mini-fenêtres sur lesquelles vous
pouvez écrire un texte réduit). Le problème, c'est qu'il
faut retourner la fenêtre pour lire le Post-It. Ou alors,
disposer d'un second écran qui affiche le bureau virtuel
vu de l'autre côté, du côté donc des Post-It.
Stéphane évoque un
gestionnaire de fenêtres
qui permet
seulement de juxtaposer les fenêtres, pas de les superposer.
Donc, les fenêtres forment un pavage du plan. Cela veut-il
dire que si l'on ne veut pas de fenêtres rectangulaires,
on ne peut avoir que des fenêtres hexagonales ou que des
fenêtres triangulaires ?
[ Post-scriptum : Stéphane m'a indiqué que le gestionnaire
de fenêtres en question s'appelait
Xmonad.
]
La grande information du moment, c'est la tentative de rachat de
Sun
par IBM
et l'abandon de ce rachat.
Cela veut-il dire que Sun est condamné à disparaître ?
Ou bien y aura-t-il un autre acquéreur ?
Je ne me souviens plus de toutes les hypothèses avancées
ni de tous les arguments évoqués.
[ Depuis, on a appris qui est l'acquéreur définitif. ]
Jérôme explique l'intérêt des doubles licences,
pour la diffusion par exemple de
MySQL.
Si MySQL était diffusé uniquement avec la
GPL,
alors il aurait été impossible d'écrire des
logiciels propriétaires utilisant cette base
de données. En effet, puisqu'il y a édition
de liens (dynamique ou statique, peu importe)
pour lier le logiciel à la base de données,
alors le logiciel aurait dû lui aussi être diffusé
sous GPL. C'est pour cela que certains utilisent
la métaphore de la contagion ou de la contamination
pour la GPL. Donc, MySQL était diffusé sous deux licences :
la GPL, libre et gratuite et une licence
payante, mais qui permet d'écrire des logiciels propriétaires
sans mettre en œuvre les mécanismes pour la mise à disposition
des sources à quiconque en fait la demande.
Il a été question d'un nouveau langage,
Groovy,
basé sur la JVM. De la sorte, il est possible d'utiliser
Groovy
sur un projet Java si l'on n'aime pas Java.
Il a été question d'Alan Cox,
qui refuse d'aller aux États-Unis,
à cause de l'arrestation de
Dmitry Sklyarov.
Si je me souviens bien, Sklyarov a été
attiré aux États-Unis par une fausse offre
d'emploi et il a été coffré par le FBI à son
arrivée sur le sol américain, pour une infraction
à la loi américaine qu'il aurait commise en Russie,
donc hors de la juridiction américaine.
Effectivement, il y a de quoi refroidir les
personnes résidant à l'extérieur des USA.
Les étapes de réaction face à la crise pour une entreprise sont :
le gel des embauches,
la suppression des bonus et des dividendes,
le gel des salaires,
les licenciements économiques.
Hélas pour Laurent (B), sa boîte en est arrivée à la dernière
étape et c'est lui, entre autres, qui en fait les frais.
Pourtant la boîte de Laurent n'est pas cotée en bourse.
Donc, comme certains le font remarquer, dans une entreprise
qui n'est pas cotée en bourse, les dirigeants font attention
à l'évolution sur le moyen terme de l'entreprise et de son
domaine d'activité, alors que pour une entreprise
cotée en bourse, les dirigeants ont l'œil rivé sur
le cours de l'action.
Du coup, Laurent n'est pas sûr de pouvoir aller
à Lisbonne
cette année. Moi non plus, mais pour une autre raison :
YAPC a lieu pendant la première semaine du mois d'août
et tous les membres de mon équipe ont posé cette semaine,
aussi bien les juillettistes qui débordent sur le mois
d'août que les aoûtiens qui partent le plus tôt possible.
Il faudra donc que quelqu'un déplace ses vacances pour
assurer une présence au travail début août.
Donc, il se peut que ce soit moi le volontaire
désigné d'office.
Nicolas rentre d'un voyage en Inde. C'était dans le sud,
peut-être bien au Kerala. Il a visité entre autres
Trivandrum, Cochin,
Goa (un état en fait) et Mumbaï.
L'Inde est un pays où la violence est
endémique. Nicolas n'a pas assisté à
des scènes de violence, mais il a lu pas mal
d'articles
sur ce sujet. Il n'est pas
rare de voir des bagarres entre groupes ethniques
différents. Si
Gandhi
a inventé la non-violence,
c'est parce que venant de l'Inde, il s'était rendu
compte que c'était indispensable pour améliorer la
société indienne.
Nicolas et Jérôme évoquent la conduite automobile
en Inde et au Sri-Lanka. Le code de la route diffère
sur plusieurs points par rapport à ce que nous connaissons.
Par exemple, un conducteur actionne son clignotant
pour prévenir celui qui le suit qu'il peut le
dépasser. En fait, il est interdit à un Européen
de conduire en Inde ou à Ceylan, il provoquerait
des accidents même s'il est un très bon conducteur
dans son pays d'origine.
Jérôme nous raconte également une fête foraine
qu'il a pu visiter au Sri-Lanka. Le train fantôme
n'est pas réellement un train, les visiteurs
se déplacent à pied dans les tunnels. Et les monstres
(des humains déguisés) profitent de la relative
obscurité pour effrayer les visiteurs et peloter les visiteuses.
La grande roue est beaucoup moins grande qu'en
Europe. De plus, elle est actionnée par des
hommes dans une
« cage à écureuil ».
Les employés lancent la grande roue en grimpant d'un
côté de la cage à écureuil
puis passent de l'autre côté
de la cage
pour faire contrepoids quand vient le moment d'arrêter la grande roue.
Stéphane nous raconte une anecdote récente d'une femme
qui conduisait sa voiture en regardant les indications
de son appareil de localisation par GPS et de guidage.
Sa voiture a quitté la route et est tombée dans un
bayou. Comme la conductrice était menacée par de sales bestioles
(des crocodiles ou des caïmans ? Stéphane ne se souvenait
plus), les forces de l'ordre l'ont extraite de la voiture,
mais il a fallu lui envoyer un coup de taser pour
la calmer.
[ Post-scriptum : Stéphane m'a envoyé le
lien vers l'anecdote en question,
qui ne laisse aucun doute sur la véracité de l'article : c'est complètement faux,
c'est un poisson d'avril.
]
À mon avis, il ne s'agissait ni de crocodiles, ni de caïmans.
L'animal emblématique des bayous de Floride et de Louisiane
est l'alligator. Laurent (B) ajoute que si la bestiole
a un chapeau, un faux-col et une cravate, alors c'est
WallyGator.
Je croyais pouvoir retrouver l'anecdote de Stéphane
dans le
Forum des Risques.
D'ailleurs, j'ai découvert ce site web
lorsque Slashdot
a donné un
lien
vers une
anecdote
à propos d'un couple d'allemands qui avait eu un accident
similaire en Allemagne (avec les alligators et le taser en moins)