La voix du secrétaire (Jean) avec la participation de Sniper
Présents à la réunion, en fonction de la disposition autour de la table
Sébastien,
David (L),
David (Sniper),
moi,
Théo,
Laurent,
Olivier,
Kai,
Jérôme,
et Christophe.
Nous avons mangé entre autres de la soupe Phô, des nems,
divers plats difficiles à mémoriser,
des beignets de pomme
et des beignets de banane.
Et bu de la bière Singha et de la Tsing Tao, de l'eau et du Coca-Cola.
Après avoir essayé PDF, Théo s'essaie maintenant
au SVG,
le langage dans la famille XML qui permet
de faire du graphisme vectoriel, avec le
module Perl
associé. Moi, cela fait une paie que je n'ai pas
utilisé du XML.
Quant à faire des desssins, j'ai surtout
utilisé GD.
Et il m'est arrivé de faire des scripts
Perl-fu
pour GIMP.
À un moment, j'ai entendu de l'autre côté de la table
qu'il était question d'écrire des scripts avec des
indentificateurs en
UTF-8,
mais je n'ai pas entendu les détails de la conversation.
[ La voix de Sniper ]
J'ai parlé de la disponibilité de Perl sur iPhone. David m'a proposé
d'en faire une machine pour CPAN::Reporter, je ne
me suis pas encore penché sur la question mais j'ai décidé d'utiliser
certaines de mes machines comme smoke boxes
depuis.
[ Jean reprend ]
On sait déjà que Sniper provoque des gaffes
en raison de son manque de diplomatie, lorsqu'il
appelle un chat « un chat ». Il lui arrive
également de provoquer des gaffes sans rien dire.
Lors du dernier salon
Solutions Linux,
il était chargé de s'occuper d'une salle de conférence
et d'apporter son aide aux conférenciers successifs,
pour le son, les appareils de projection, et ainsi
de suite. Au début de la demi-journée, il y a eu
plusieurs grosses pointures du logiciel libre,
comme
Tristan Nitot .
Leur succédaient deux personnes de
l'Association Française de Python,
qui, quelque temps plus tôt, avaient raillé
Sniper en disant que plus personne n'utilisait
Perl. Comme les spectateurs avaient passé
plusieurs heures d'affilée à écouter
Tristan Nitot et autres célébrités, ils
avaient besoin de se dégourdir les jambes.
C'est pourquoi Sniper a conseillé aux Pythonneux
d'attendre quelques minutes avant de commencer leur
conférence. Ceux-ci n'ont rien voulu savoir
et ils ont commencé leur exposé devant une
salle quasiment vide. Et ils ont continué devant
une salle quasiment vide, car quelques minutes plus tard,
lorsque les spectateurs qui étaient partis se dérouiller
les articulations sont revenus, ils on vu que la conférence était
déjà commencée et ils n'ont pas osé déranger.
Une autre fois où Sniper n'a pas eu besoin de faire quoi
que ce soit pour causer des problèmes, c'était à
YAPC::Europe 2001 à Amsterdam. Juste après la vente
aux enchères, il y a eu une tombola pour gagner
des T-shirts, animée comme la vente par
Greg McCaroll.
L'un des noms tirés par Greg, ce
fut « Rigaudiere », un nom difficile à dire
lorsque l'on prononce les « R » à la manière
anglo-saxonne. Greg a eu tellement de mal à prononcer
ce nom que Sniper a mis du temps à comprendre qu'il
s'agissait de lui. En fait, comme il me l'a rappelé,
c'est moi qui ai décodé les tentatives francophones
de Greg et qui ai averti David qu'il avait gagné.
Il paraît que Google
est une compagnie où l'on utilise quatre
langages :
Python,
Java,
JavaScript
et C++.
Jérôme nous rassure, chez
Red Hat,
on utilise plus de langages que cela.
À quoi cela sert-il d'avoir un téléphone avec appareil photo
incorporé et avec l'accès sans fil à Internet ?
Sniper a la réponse. Lorsqu'il a des problèmes
de transport avec le RER, il prend en photo
le panneau d'affichage, où tous les trains
portent la mention « en retard » et
il expédie cette photo à ses collègues, qui sont
ainsi prévenus de son retard.
Le téléphone de Sniper, c'est un
iPhone.
De nombreuses applications sont disponibles sur iPhone.
Après tout, c'est une machine qui fonctionne
sous Mac OS-X.
Mais il y a une application qui n'existe pas, l'envoi
de MMS.
Pourquoi envoyer des MMS lorsque l'on peut
utiliser la messagerie électronique pour
envoyer des images en pièce jointe ?
C'est ce qu'on dû penser les concepteurs
chez Apple et ils en ont déduit que l'envoi
de MMS n'apporterait rien de plus. Or, Sniper a un autre
argument. Parmi les correspondants de Sniper,
certains ont un téléphone portable, mais pas
d'adresse électronique. Donc, des correspondants
qui peuvent recevoir des MMS mais pas des
messages électroniques.
Puisqu'il était question d'iPhone, il a été question
de la
mésaventure
des possesseurs d'iPhone qui avaient installé
le SDK d'Apple.
Au bout de 11 jours, pas
plus, le SDK a atteint la date de péremption.
Et pas seulement le SDK, mais l'OS complet.
Du coup, ils se retrouvaient avec une brique à 400 euros portant
le logo d'Apple.
En fait, Sniper nous rappelle qu'il suffisait à
ces possesseurs d'iPhone de réinitialiser
leur appareil et de recharger le firmware,
en branchant le téléphone sur la
station d'accueil.
[ Un point que j'avais complètement oublié, jusu'au moment où il
est réapparu sur la liste.]
Surtout, n'utilisez pas passwd pour changer le
mot de passe root sur votre iPhone !
Cela fait planter votre appareil !
La solution
consiste à utiliser Perl et sa fonction
crypt
pour générer la forme cryptée du mot de passe, puis un
éditeur de texte pour l'attribuer à root.
[ La voix de Sniper ]
Nous avons parlé de la politique commerciale de RedHat qui m'oblige
chez certains clients à préconiser un Windows
à la place d'une Redhat. Les accords entre
IBM, éditeur de TSM
et Microsoft leur permet de proposer du support à partir des versions
de base de Windows Server. Alors que le support
n'est proposé pour RedHat qu'à partir de RedHat Enterprise Linux. La
licence de RHEL coûte plus du double que la
licence Windows de base. Dommage...
[ Jean reprend ]
Il a été un peu moins question de SQL que les mois passés.
L'un des sujets abordés est que l'introspection en SQL n'est
pas portable d'un SGBD à l'autre. Cela vient d'un paradoxe dans
la spécification SQL : cette spécification impose aux
gestionnaires de base de données de pouvoir faire de l'introspection,
mais elle ne précise pas la syntaxe de cette introspection.
De l'avis de Richard Stallman,
la meilleure distribution Linux,
celle qui ne contient aucun logiciel propriétaire,
c'est la distribution
Ubuntu.
Cela a peut-être été vrai il y a quelque temps,
mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.
En effet, la distribution ne doit pas manquer
d'inclure des codecs propriétaires pour les
logiciels multimedia. La distribution Ubuntu
cherche à être une distribution très simple
à installer et à utiliser, une
« distribution pour Mme Michu »
(si je me souviens bien du nom qui a été donné).
Donc, il ne faut pas imposer à cette « Mme Michu »
d'aller rechercher sur Internet
les codecs
qui lui manquent et de les installer.
Cela dit, la distribution
Debian,
parente spirituelle d'Ubuntu,
a décidé de forker
Firefox
et de créer ainsi un nouveau navigateur,
Iceweasel.
La raison est que Firefox comporte quelques portions de logiciel
propriétaire, que Debian a voulu retirer de leur version
de Firefox. Mais la
Mozilla Foundation
a refusé que le logiciel obtenu continue de s'appeler Firefox.
C'est pour cela que l'on est passé d'un renard de feu
à un furet de glace.
C'était le changement d'heure quelques semaines plus
tôt. Certains participants, qui apparamment tiennent
à rester éveillés pour la circonstance, ont remarqué
que le changement d'heure se fait progressivement
sur Mac OS-X, alors que sur la version de Windows
qu'ils connaissaient précédemment, le changement
se faisait brutalement à l'heure dite. J'avoue ne
pas comprendre comment ce changement d'heure peut
se faire progressivement, puisque une seconde
après 01:59:59, il est 03:00:00.
Cela rappelle à Sniper quelques anecdotes
sur le sujet. Alors qu'il existe
un protocole
pour mettre à jour l'heure d'un système informatique,
certains administrateurs en sont encore à
modifier l'heure en téléphonant à l'horloge
parlante et en attendant le quatrième top
pour presser la touche Return
(sous Unix) ou pour cliquer sur « OK »
(sous Windows). Et comme la page man
de tzfile
« est trop compliquée »,
ces admins préfèrent modifier la date système
pour refléter le changement d'heure.
L'un de ces admins a eu une idée « excellente »
lors d'un changement d'heure automnal :
au lieu de reculer d'une heure, il était possible d'avancer
de 23 heures. Sauf que la manpage de
date
devait être aussi absconse que celle de tzfile,
car au lieu d'avancer la date de 23 heures, il l'a
avancée de 23 ans. Et un peu plus tard dans la journée,
en lisant le compte-rendu de sauvegarde, Sniper a constaté
que tout avait été sauvegardé, étant donné que
la sauvegarde précédente datait de plusieurs années, 23
en l'occurrence.
Toujours au sujet du changement d'heure, je croyais qu'un
système d'exploitation évolué utiliserait
l'heure UTC,
et que la conversion dans un fuseau horaire
ou un autre se ferait en fonction d'une variable
d'environnement initialisée au login de chaque
utilisateur. Cela dit, il reste encore la possibilité
d'obtenir un fonctionnement curieux. C'est ce que j'ai
constaté à mon travail, sur un poste Windows.
Si l'on regarde l'explorateur d'événements, on remarque
facilement l'heure à laquelle je me connecte le matin
et l'heure à laquelle je me déconnecte le soir.
Sauf cas exceptionnel, il est environ 9h moins 10
lorsque je me connecte. Mais si, juste après le
changement d'heure printanier, j'observe les événements
de la semaine passée, je constate que je me suis connecté
vers 8h moins 10... ou bien, juste après le changement
d'heure automnal, on remarque que la semaine précédente,
je me connectais vers 10h moins 10 !
Cela fait plus d'un an que Vista est sorti et il y
a quelques personnes, même parmi les mongueurs, qui
commencent à l'utiliser. Mais ils ne sont pas
convaincus que les nouveautés de l'interface
utilisateur. Cela ne ressemble absolument pas
à ce à quoi les utilisateurs sont habitués.
Quant à la taille occupée sur le disque,
un système Vista occupe 10 Go, pas moins.
Un expert en sauvegarde comme Sniper
s'en est aperçu très rapidement, lorsque
Vista a été déployé sur un site.
Mais on annonce déjà le successeurs de Vista,
Windows 7. Sauf que Sniper a tendance
à l'appeler
seven,
comme si c'était un tueur en série (enfin, c'est comme
cela que je l'interprête).
Sniper nous apprend qu'un règlement vient de passer
interdisant la vente des pointeurs laser
de conférence. Et ceux qui se trouvaient en
magasin ont dus être renvoyés en usine, plutôt que
d'être vendus. Tout ça parce qu'ils peuvent
être utilisés pour aveugler des personnes.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas interdire
également la vente des couteaux et de l'eau
de Javel ? David (L) a un laser de conférence
sur lui et il l'a utilisé pour éclairer le plafond à l'autre
extrémité de la salle de restaurant. Comme nous
avons pu le constater, le faisceau était déjà
assez large pour ne plus constituer un réel
danger.
Récemment,
des voyoux armés de pointeurs lasers
s'en sont pris à des avions en phase d'atterrissage
à Sydney. Là aussi, il risque d'y avoir une
interdiction d'importation des pointeurs.
[ Bruce Schneier
a utilisé une métaphore équivalent à la mienne.
Il estime que l'interdiction des lasers devrait s'accompagner
de l'interdiction des automobiles, puisque les
délinquants en font usage également. ]
David (L) apporte un autre élément sur le sujet.
Les couloirs d'approche de l'aéroport de Sydney changent
régulièrement. Lorsque la droite est au pouvoir,
les couloirs d'atterrissage survolent les banlieues populaires.
Tandis que lorsque la gauche est au pouvoir, les
couloirs survolent les banlieues résidentielles.
Du coup, les cotes immobilières jouent au yoyo.
Il a été question des téléphones portables
et de leurs innombrables gadgets. Kai
nous montre un gadget vraiment utile,
un téléphone qui fait également
lampe de poche.
David (L) et moi avons également
un téléphone qui fait lampe de poche, mais
qui ne fait pas téléphone. Cette formule alambiquée
désigne la lampe de poche à LED offerte par
Morgan Stanley
qui a sponsorisé
YAPC::Europe 2006
à Birmingham.
Comme le dit David, c'est le goody
le plus utile qu'il a eu dans une conférence.
C'est vrai que cette lampe est suffisamment petite
pour tenir dans la poche.
Il est de nouveau question de gastronomie asiatique,
ce qui n'est pas étonnant compte tenu des endroits
où nous nous retrouvons. Kai vante la
soupe Phô.
La principale variante est à base de tripes,
mais, selon Kai, on aime la soupe Phô même si
l'on n'aime pas les tripes. Je regrette, mais
je n'aime pas les tripes et je n'aime pas
la soupe Phô. Ce n'est pas le seul grief que
j'ai contre ce mets. L'autre problème c'est
qu'il contient des vermicelles montés sur ressort
et à l'issue du repas, on se retrouve avec
une chemise décorée à la soupe Phô.
Cet échange a eu lieu avant l'arrivée
de Jérôme. Lorsque celui-ci est arrivé
et a commandé son repas, le sujet est revenu
et Kai a pu constater que Jérôme était
du même avis que moi. Finalement, Laurent,
qui a demandé une bonne portion de soupe,
a compris ce que je voulais dire par
« vermicelles montés sur ressort ».
Heureusement, il portait un T-shirt
Debian
donc qu'il ne portera sans doute pas
au travail.
Kai a apporté un livre de circonstance.
Je n'ai pas noté le titre exact (en anglais),
mais la traduction donnerait quelque chose comme
« Précis de caractères chinois à l'usage
du gastronome ». Sans doute pour pouvoir
manger dans un restaurant au fin fond de la campagne
chinoise, avec un menu sans traduction ni photos.
Jérôme est intervenu récemment en Arabie Saoudite.
Il en a rapporté un billet de banque et il nous le montre.
Il y a le portrait d'un émir, que nous ne connaissons
pas, mais qui est peut-être très connu là-bas.
Il y a aussi, comme sur les billets de nombreux
pays, la représentation d'un site touristique
en Arabie Saoudite. Le site choisi, c'est...
une raffinerie de pétrole !
Certains se sont posés des questions sur la géographie
de la péninsule arabique, à savoir quels émirats font
partie des Émirats Arabes Unis et lesquels n'en font
pas partie : Mascate ? Oman ? le Qatar ?
Bahrein ?
Sniper a évoqué les repas de midi dans le quartier de la
Défense. Pour pouvoir manger dans des conditions acceptables,
il faut manger soit très tôt, genre 11 h 30,
soit manger très tard, genre 14 h, soit accepter
de faire le poireau dans une file d'attente pendant
un temps indéterminé.
Un adage connu en programmation, c'est que pour résoudre
un problème, il suffit souvent d'ajouter un niveau
d'indirection. Quelqu'un a voulu adapter ce principe
à l'organisation du travail, en créant des comités.
Et cela ne fonctionne pas...
[ Cela dit, il y a des cas où la création d'un
comité a fait bouger les choses. Pas forcément dans
la bonne direction, mais les choses ont bougé.
Je pense notamment au
Comité de Salut Public.
]
Lors de la création du
Vélib'
l'été dernier,
certains avaient prédit que cela ne passerait
pas l'automne et qu'il n'y aurait plus personne
à vélo pendant l'hiver. Cette prédiction s'est
révélée fausse. La fréquentation a diminué,
mais elle est encore importante. Parmi nous,
Olivier
et Kai continuent d'utiliser le Vélib'.
[ Et peut-être David (L), qui n'a pas pris part
à cette partie de la conversation. ]
À ce sujet, Kai
a évoqué un itinéraire qu'il suit en vélo, la
Coulée Verte.
Cet itinéraire reprend en surface la partie souterraine
d'une ligne de TGV. Olivier lui a suggéré
de communiquer cet itinéraire à un site web spécialisé,
peut-être
Open Street Map.