La voix du secrétaire (Jean) avec l'aide de Stéphane
Présents à la réunion, en fonction de l'ordre d'arrivée
Laurent (B),
Théo,
Éric (glb),
moi,
Stéphane,
Romain,
Laurent (G),
Jérôme,
Cyrille, un collègue de Jérôme et Laurent, mais qui ne vient pas de Red Hat,
Antoine, un autre collègue de Jérôme et Laurent, qui ne vient pas non plus de Red Hat,
Nicolas,
Olivier,
et Kai.
Nous avons mangé de la salade de gésiers, des andouillettes, un
pavé de veau et des pavés de boeuf.
Nous avons bu du pastis, de la tequila,
de la Kwak, de la Petrus et de la Leffe.
La réunion a eu lieu au Maldoror. Compte tenu de la disposition
de la salle, nous n'avons pas pu avoir des tables adjacentes
et donc la réunion s'est retrouvée scindée en deux groupes.
Certains sont allés passer quelques minutes avec l'autre
groupe, mais les contacts ont été hélas assez limités.
Comme je suis arrivé un peu plus tard que d'habitude,
j'ai manqué l'éloge d'Éric sur la distribution
d'ActiveState,
avec entre autres
perlapp,
mais j'en ai eu un bref résumé.
J'avoue que je dois avoir quelques CD-ROM d'installation
de la version de démo, mais que je ne les ai
pas encore installés sur une machine bootant sous
Windows. Éric précise qu'il existe également des versions
d'ActiveState tournant sous Mac OS-X et Linux.
Quelqu'un demande ce qu'est une continuation en Parrot
ou en n'importe quel langage approprié. Stéphane tente
de répondre, mais je n'ai pas compris ses explications.
[ Si j'ai bien compris les explications du même Stéphane
à d'autres occasions, une continuation est un sous-programme
qui contient des instructions return en plein milieu.
Lorsque l'un de ces return rend la main au programme
appelant, puis que le programme appelant appelle de nouveau
le sous-programme, ce dernier s'exécute à partir de l'instruction
qui suit le return au lieu de reprendre au tout
début du sous-programme.
]
Stéphane ajoute que les continuations sont liées au
copy on write,
ce qui, pour moi, n'est pas justifié. Le copy on write
a plus à voir avec l'allocation mémoire, le garbage collector
et les threads qu'avec les continuations.
Laurent (B) a tenté d'amener le sujet des
Journées Perl Francophones 2009
pour que Paris fasse candidature,
mais rien de concret n'est sorti de cette
relativement brève discussion.
La question a été posée de savoir quelle est l'origine
des réunions hérétiques. D'après ce que j'ai cru comprendre,
s'il y a des réunions hérétiques à Paris.PM,
c'est parce que
London.PM
a des réunions hérétiques
et que si London.PM le fait, Paris.PM doit le faire aussi.
Et aussi parce qu'après avoir émigré à Lyon, BooK ne pouvait pas se
passer des réunions de Paris.pm ; il a donc organisé ces réunions
en dehors de l'emploi du temps canonique, au gré de ses passages à Paris.
Stéphane nous a évoqué un utilitaire système,
dtrace,
qui vient de chez
Sun Microsystems.
Cet utilitaire permet de surveiller l'activité d'un système
ou d'une application pour diagnostiquer les problèmes
éventuels. Il donne l'exemple d'une application graphique
qui faisait du context switching
pour chaque pixel traité, le contexte contenant, bien sûr,
tous les paramètres de l'affichage graphique.
Comme certains ont pu le découvrir,
la version Mac OS-X de dtrace n'était pas franche du collier.
Certaines applications, notamment
iTunes,
étaient dispensées de surveillance.
Heureusement,
la situation a été assainie.
Stéphane rève d'« instrumenter »
Parrot,
c'est-à-dire d'y inclure dtrace, pour surveiller
les performances de la machine virtuelle.
Lorsque Laurent, de
Red Hat
est arrivé, Stéphane lui a demandé s'il était
prévu de mettre « dtrace » dans les distributions
Red Hat. Au début, Laurent a compris
« mettre des traces ». Stéphane
a donc été obligé de réexpliquer à Laurent
ce qu'était « dtrace »
et Laurent a alors répondu qu'il existait déjà
systemtap
qui faisait à peu près la même chose.
Il a été question du système de fichiers
zfs,
le nec plus ultra en matière de
systèmes de fichiers. Grâce à l'implémentation du
copy on write,
il est possible de faire des sauvegardes « à chaud »,
sans interrompre les sessions utilisateurs. En effet,
lorsqu'une sauvegarde est lancée, le système de fichiers
effectue un cliché
c'est-à-dire une copie de l'ensemble
des fichiers, ce qui est immédiat et instantané avec le
copy on write. Ensuite, pendant
que la sauvegarde tourne, si d'aventure un autre processus
modifie un bloc de données, la version « avant »
cohabite avec la version « après » sur le disque,
la sauvegarde utilisant la version « avant » pour
avoir des données cohérentes.
Il a été question d'un autre système de fichiers,
reiser4.
Non pas tellement à cause de ses fonctionnalités de journalisation
et d'organisation en arbre équilibré (B-tree),
qui étaient à la pointe du progrès lorsque
reiserfs
première version est sorti, mais qui ont été reprises
par les concurrents, mais plutôt de la fonctionnalité
qui est apparue la veille pendant quelques minutes dans la
page Wikipedia comparant les systèmes de fichiers :
la fonctionnalité murders your wife. En effet, une
nouvelle qui date du 7 juillet
est que Hans Reiser a accepté de conduire la police à l'endroit
où le cadavre de sa femme est enterré, moyennant
la reclassification du crime, qui passe de la première
catégorie (entre 25 ans et la perpétuité) à la deuxième catégorie
(entre 15 ans et la perpétuité). Le cadavre se trouvait
dans un lieu de promenade
tout près du quartier résidentiel où habite Reiser
et ses voisins ont été choqués d'apprendre qu'ils
passaient à proximité du cadavre quasiment tous les
jours. En revanche, il est illusoire de retrouver
l'arme du crime. En effet, Reiser est un judoka
et il a pu utiliser ses compétences en judo pour
faire passer sa femme de vie à trépas.
Avant la découverte du corps de Nina, la justice
avait un gros problème pour juger le crime dans la mesure
où il n'y avait pas de cadavre. Cela me rappelle
le point de départ de l'intrigue dans
la Dame de Shangaï.
Dans ce film, un personnage, Bannister, veut se refaire une
nouvelle vie et donc, se faire passer pour mort
dans sa première identité. Pour ce faire, il propose
un marché à Michael O'Hara, interprêté par Orson Welles :
celui-ci va déclarer à la police qu'il a assassiné Bannister.
Compte tenu des incohérences de la loi américaine :
O'Hara ne sera pas emprisonné comme meurtrier, puisqu'il n'y a pas de cadavre,
Bannister sera déclaré mort, puisque O'Hara a déclaré l'avoir tué.
Le problème, c'est qu'un peu plus tard, Bannister
est retrouvé mort pour de vrai... Je ne vous raconterai
pas la suite du film, car dans ce film, tout le monde
(sauf Orson Welles) cherche à trahir, escroquer, duper, tromper et doubler
tout le monde et je n'ai pas réussi à suivre le détail
des trahisons. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce
film se termine par la célèbre scène des miroirs,
avec Rita Hayworth et Orson Welles.
Éric déplore que certains collègues ne connaissent pas
les usages du milieu informatique. Ainsi, il avait demandé
qu'une partition soit initialisée à 6 Go. Il a obtenu
une partition de 6 000 Mo, au lieu des 6 144 Mo
attendus. Certains ne savent pas que « K » signifie souvent
1 024, que « M » signifie 1 048 576 et ainsi
de suite.
Il est question de « Linux sans Linux ». Il s'agit
d'une distribution de type Linux, avec tous les logiciels
habituels, genre
gcc,
Apache,
Perl,
avec des répertoires
/etc et autres organisés comme sous Linux, mais dans
laquelle le noyau n'est pas Linux. Non, ce n'est pas non plus
le noyau Hurd. À vrai dire, nous avons assez peu souvent
des nouvelles de Hurd.
Olivier nous a parlé d'une nouvelle activité
dérivée du Vélib', la
chronoculture.
Pour inciter les usagers sportifs à grimper les côtes au lieu de céder
à la facilité et de se laisser porter par la pente descendante,
Vélib' accorde un bonus de 15 minutes de crédit aux usagers qui déposent un vélo
dans une station en altitude, en espérant ainsi que lesdites
stations en altitudes seront suffisamment fournies en vélos
pour les usagers un peu moins en forme.
La faille dans le raisonnement, c'est que rien n'a été
prévu pour empêcher l'usager sportif de reprendre
illico presto un vélo (le même ou un autre,
peu importe) à la même station. Dans ce cas, le bilan
de la station est nul (mais au moins, il n'est pas négatif).
Pour aller plus loin dans cette idée, il est possible
de faire un trajet entre deux stations, dont une avec bonus,
qui dure moins longtemps que le bonus. En répétant ce
trajet plusieurs fois de suite, on engrange plusieurs fois
le bonus. C'est analogue au
gold farming
pratiqué dans les jeux de rôle en ligne, comme dans
World of Warcraft.
Cette pratique consiste à effectuer des quêtes inintéressantes
mais qui rapportent de l'argent (dans le jeu), de façon à pouvoir
effectuer une quête réellement intéressante. Il existe même des
professionnels de WOW qui ne font que du gold farming
et qui, ensuite, revendent leur argent virtuel WOW contre de l'argent
réel pour les joueurs intéressés.
Stéphane nous parle d'un récit
Blanche-Neige. Non, ce n'est pas Perrault revu
et corrigé par Disney, surtout que le titre réel, comme me l'a signalé
Stéphane ultérieurement, est
Blanc comme neige
(Big White Lie).
C'est l'histoire d'un policier du
DEA
qui cherche à infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue.
Pour se faire admettre dans les réseaux, il lui faut
proposer de la marchandise adéquate. Et c'est le DEA
qui la lui fournit. Cela lui pose des problèmes, parfois,
lorsqu'il se rend compte, en même temps que ses clients,
que la drogue n'est pas aussi pure qu'il le croyait.
À la fin du livre, il est sur le point de faire
coffrer un gros trafiquant, lorsqu'on lui fait dire
que ce gros bonnet est protégé en haut lieu et
que cela n'ira pas plus loin.
Le fait que des organismes gouvernementaux soient
eux-mêmes des pourvoyeurs de drogue a également
été évoqué avec
Air America.
C'était une ligne aérienne qui transportait du fret,
notamment pour son principal actionnaire, la
CIA.
Nous avons parlé également des nostalgiques de la
Guerre du Vietnam
chez Monsanto.
J'ai cru que mon interlocuteur associait Monsanto
aux pilotes de chasse ou de bombardiers, mais il
savait comme moi que, pendant la
Guerre du Vietnam,
Monsanto produisait
l'Agent Orange.
Ce qui a amené Stéphane à évoquer un film,
l'Échelle de Jacob.
C'est l'histoire d'un
vétéran du Vietnam
qui se croit en proie à des hallucinations.
En fait, il subit les effets à retardement de l'Agent Orange.
Nous avons évoqué les romans
d'Isaac Asimov.
Stéphane signale que l'un des romans d'Asimov
raconte une tricherie académique. Hélas, il n'a pas
donné le titre de ce roman. Dans ce roman, les personnages
ont une véritable psychologie, ce n'est pas comme dans
le reste de l'oeuvre
d'Asimov,
où la psychologie des personnages est plutôt sommaire.
Vous avez le droit de préférer
Stefan Zweig.
Laurent (B) et moi évoquons nos nouvelles préférées.
Pour Laurent, c'est
Au Prix du Papyrus
(dans l'anthologie éponyme chez Denoël, Présence du Futur).
Pour moi, c'est
la Machine qui gagna la guerre
(dans l'anthologie Jusqu'à la Quatrième Génération
chez Denoël, Présence du Futur).
Je ne donnerai pas le résumé de ces nouvelles dans le compte-rendu,
je préfère que vous les lisiez vous-mêmes.
Tout ce que j'ai lu d'Asimov, je l'ai lu en français,
je n'ai pas cherché à me procurer la version originale.
On me répond que je n'ai rien manqué, le style d'écriture
d'Asimov n'est pas fameux. J'ai néanmoins feuilleté
Foundation's Edge en anglais, pour
la raison suivante : dans la traduction
Fondation Foudroyée, j'ai lu un
excellent jeu de mots et je voulais savoir comment
c'était dans la V.O. Le jeu de mots figure dans la
remarque d'un personnage :
Tout cela, ce sont des contes de
Mamie Supernova
pour effrayer les enfants.
Et dans la V.O., il s'agissait de
Grandmother Spacewarp.
Je trouve que la traduction est nettement supérieure
à la version originale.
Stéphane a repris les explications sur le Congo, les gorilles
et les garde-chasses. Cette fois-ci, il a évoqué
les milices et le
Maï-Maï.
Pour prendre le contrôle d'un village,
un chef de milice se pointe dans ce village et
demande qui croit au Maï-Maï, qui est une
divinité ou un esprit censé protéger des
armes à feu. Puis il organise une mise
en scène en tirant à blanc sur une personne
qui croit au Maï-Maï et en tirant à balle réelle
sur quelqu'un qui n'y croit pas,
mais en s'arrangeant quand même pour
que ce soit une simple blessure superficielle.
Le subterfuge lui assure la soumission des villageois.
Lorsqu'il s'agit de recruter des troupes, les milices
embrigadent les enfants orphelins. Ceux-ci se
retrouvent au sein d'une troupe constituée, ce qui remplace
la famille qui leur manque. D'autre part, la partie
militaire de leur nouvelle situation ne leur cause
aucune crainte, ils croient au Maï-Maï.
Lorsque l'on se trouve en face d'un rebelle adulte,
on a encore des chances de pouvoir parlementer
pour sauver sa peau. Lorsque l'on est en face
d'un enfant qui croit au Maï-Maï, les chances
de survie sont beaucoup plus réduites.
Stéphane nous parle également de l'époque où il
travaillait aux États-Unis. Là-bas, il est
formellement interdit de servir de l'alcool
à une personne de moins de 21 ans.
Cela n'empêche pas les jeunes filles au
pair de se retrouver dans certains bars
précis et de se faire servir des boissons
alcoolisées. La différence, c'est que les
jeunes filles qui viennent d'Europe sont
habituées à côtoyer l'alcool et elles savent
se limiter avant la cuite ou le coma éthylique.
Stéphane nous parle également d'une pratique
qui existe là-bas. Fini, les tatouages, oubliés
les piercings, place au branding.
Il s'agit de se marquer la peau au fer rouge.
À l'époque des gigantesques troupeaux de vaches
que l'on voit dans les westerns, on disait
que le marquage du bétail au fer rouge ne
provoquait aucune douleur au veau marqué.
Il avait juste un peu de stress
lorsqu'il se faisait attraper au lasso,
mais rien pour le fer rouge lui-même.
Je ne sais pas si l'on a posé cette question
aux adeptes du branding...
Éric ne croit pas à la numérologie, à la numéromancie et
pratiques associées. Toutefois, il a eu récemment
une note au supermarché de 64 euros et zéro centime.
Il a fait remarquer à la caissière que c'était assez rare
d'avoir un compte rond. La caissière n'y a pas
prêté attention. De plus, en ce moment, Éric est en train
de se demander s'il ne devrait pas retourner dans son
Béarn natal. Alors obtenir une note de supermarché avec
le numéro des
Pyrénées-Atlantiques...
Toujours sans accorder de signification surnaturelle
à tel ou tel nombre, Éric s'amuse néanmoins à noter
chaque fois qu'il obtient un ticket de 6,66 euros
à la cantine. Là encore, ses collègues n'y accordent
aucune attention. De même qu'ils ne comprennent pas
lorsqu'Éric suggère par exemple : « on va
dire 1024 pour avoir un compte rond. »
Stéphane fait remarquer que l'on peut simultanément
avoir des connaissances scientifiques évoluées
et des convictions religieuses. La science ne peut
pas répondre à toutes les questions que l'on se pose.
D'ailleurs, comme on l'a constaté tout au long du
XXe siècle, la science a fait de gigantesques
progrès, mais le nombre de réponses apportées est inférieur
au nombre de questions qui sont apparues à cause des
résultats obtenus par l'avancée scientifique.
Stéphane estime qu'une personne scientifique peut
donc avoir des convictions religieuses, à condition
de savoir faire la part des choses entre ces convictions
personnelles et les résultats démontrables obtenus par la
méthode scientifique.
Stéphane a également évoqué Einstein qui croyait qu'en tant que scientifique
il pouvait découvrir les lois créées par Dieu mais il pensait que
« Dieu ne joue pas au dés », ce qui lui a posé
problème pour accepter la mécanique quantique. [ J'en profite
pour caser ce que
Terry Pratchett
et Neil Gaimandisent
sur le sujet (traduction par mes soins) : ]
Dieu ne joue pas aux dés avec l'univers. Il joue un jeu
de cartes ineffable qu'il a créé lui-même et qui, du point
de vue des autres joueurs, peut se décrire ainsi : il
s'agit d'une version complexe et absconse du poker, dans
une pièce plongée dans le noir, avec des cartes vierges de tout symbole,
pour des mises illimitées, avec un donneur qui refuse de vous
dire les règles et qui sourit continuellement.
Dans cet ordre d'idées, il a été question du
principe anthropique.
Non, il ne
s'agit pas du principe « entropique », bien que
les deux notions, entropie et
principe anthropique,
se côtoient souvent en
cosmologie
lorsque l'on s'intéresse à
l'évolution de l'univers. Lorsque l'on considère
les valeurs des constantes physiques, on
peut constater un certain équilibre ou une
certaine harmonie qui fait que l'univers
peut être le siège de phénomènes plutôt complexes,
ce qui ne serait pas le cas avec un autre jeu
de constantes physiques. Parmi ces phénomènes
complexes, il y a la vie et l'émergence de l'intelligence.
Le principe anthropique dit ainsi que si nous existons,
c'est que l'univers est taillé sur mesure pour nous.
Ou bien, une formulation que j'ai trouvée dans
Une Brève Histoire du Temps,
que j'ai lue la semaine après la réunion,
C'est parce que nous existons que nous voyons l'univers
tel qu'il est.
[ Et notons qu'il existe un lien entre la
loi de Murphy
et le principe anthropique.
Robert Matthews
a démontré que les valeurs des constantes physiques de l'univers
expliquent pourquoi les tartines ont tendance à tomber sur
le côté beurré. Cette démonstration lui a valu le
Prix Ig Nobel de Physique en 1996.
]
Il existe une théorie selon laquelle si quelqu'un découvre
précisément la cause primordiale et le but ultime de l'univers,
l'univers disparaît instantanément et est remplacé par quelque
chose d'encore plus bizarre et inexplicable.
Il existe une autre théorie selon laquelle cela s'est
déjà produit.
Pour en revenir à des considérations plus scientifiques,
Stéphane se fait l'écho d'une opinion qu'il a lue
sur la théorie de la Relativié
et la théorie des super-cordes. La théorie de la
Relativité est une théorie scientifique, car selon
les critères de
Popper,
pour qu'une théorie soit scientifique, il faut qu'elle
soit réfutable, c'est-à-dire il faut que l'on puisse
décrire une expérience qui, selon les résultats obtenus,
validera ou réfutera la théorie. C'est le cas
de la Relativité. En revanche, ce n'est pas le cas de la
théorie des super-cordes
car cette théorie englobe tous les phénomènes imaginables,
donc on ne peut pas concevoir une expérience qui
pourrait réfuter la théorie. J'avoue ne pas avoir
tout suivi dans les explications. Stéphane m'a signalé ultérieurement
qu'il ne faisait que répéter ce qu'il a lu.
Finalement, nous avons parlé des mauvaises affaires des banques
en général et de
Jérôme K
en particulier. Le parcours de
Jérôme K
est à l'opposé de ce que l'on pourrait penser comme naturel.
Il a commencé par contrôler la bonne utilisation des logiciels
d'opérations financières, notamment que les utilisateurs
ne contournaient pas les barrières logicielles mises en place,
avant de devenir utilisateur de ces logiciels. Donc, dans
son nouveau poste, il avait la connaissance nécessaire pour
contourner les gardes-fous logiciels et il avait l'incitation
pour ce faire. Quelqu'un qui aurait eu une carrière inverse
aurait eu une incitation au contraire à renforcer les barrières
logicielles.