Présents à la réunion, en fonction de l'ordre d'arrivée
Nicolas,
Jérôme,
moi,
Jean-Philippe,
Laurent,
Olivier (M),
Julien,
David,
et Éric (glb).
Il était prévu que nous retournions à la Taverne
République, certains ayant la nostalgie du
blue cheese burger bleu.
Or, en arrivant sur place, nous avons trouvé
la Taverne fermée, avec les signes d'un chantier
de réfection ou de réaménagement à l'intérieur.
Nous nous sommes rabattus sur le
Café Indiana, juste à côté. Heureusement,
ce café proposait entre autres des
blue cheese burgers.
Outre ce plat, nous avons mangé des
bacon cheese burgers
et une dégustation Indiana (un assortiment
de plats plutôt mexicains). Quant à la
boisson, c'était de la Heineken.
Plus un Bloody Mary.
La seule fois que j'ai entendu parler de Perl,
c'était pour savoir quand et où se tiendrait
les prochaines
Journées Perl Francophones.
Et pour dire que cela serait intelligent de
plutôt faire une conférence sur les langages
dynamiques, ou bien sur les langages open-source,
plutôt que de rester chacun dans sa chapelle.
Compte tenu de la présence de Nicolas et de Jean-Philippe,
il a été abondamment question de
Ruby on Rails.
Cela dit, je n'ai pas retenu les détails.
Il a été question également des autres ORM.
Et qu'existe-t-il comme ORM basé sur Java ?
Maintenant que
Castor
est disparu ou presque,
il ne reste plus
qu'Hibernate.
Du bon usage des listes de discussion :
bien sûr, il ne faut pas s'adresser à une liste dès
que l'on a le moindre problème. À l'inverse,
il ne faut pas non plus rester bloquer pendant plusieurs
heures, alors que quelqu'un d'autre a peut-être
déjà rencontré le même problème et peut ainsi
fournir la réponse.
Le phénomène est très sensible chez les
informaticiens de la génération précédente
(dixit Jérôme ou Nicolas,
personnellement, cela se situerait plutôt
à une demi-génération d'écart).
Une liste de discussion avait été mise en place
dans un domaine où la plupart des informaticiens
sont de cette génération précédente. On observe
que seuls les informaticiens les plus pointus
discutent sur cette liste. Les informaticiens
« moins performants » n'osent pas
s'adresser à la liste.
Nicolas nous parle de
Géoportail
et notamment de la raison pour laquelle
le site est toujours saturé. À l'origine,
l'IGN
avait prévu de fournir des informations
cartographiques aux collectivités locales
intéressées, pour leurs besoins administratifs
et fiscaux. Le site aurait été payant,
en fonction de critères tels que la superficie
de la collectivité locale qui cherche à obtenir
ces informations. Le tout avec une interface web.
L'application est étudiée, évaluée, développée, testée
puis déployée, quand tout d'un coup quelqu'un
qui chapeaute l'IGN trouve que cela serait bien
si le public avait accès à une partie du site,
pour voir gratuitement les photos aériennes.
Du coup, le site a été lancé en fanfare
mais sans rien changer au matériel
destiné à le faire fonctionner.
Et comme on pouvait s'en douter, les machines
ont immédiatement saturé.
Nicolas a lu récemment le blog d'un informaticien
de la côte ouest des États-Unis. Il y raconte qu'au
début, il travaillait chez
Microsoft.
Puis il a quitté MS pour fonder sa start-up.
Quelque temps plus tard, sa boîte a été rachetée
par
Google.
Puis il a quitté Google pour se faire réembaucher
chez Microsoft. D'où quatre atmosphères différentes.
Oui, quatre, car le Microsoft d'aujourd'hui ne
ressemble pas au Microsoft d'il y a quelques années.
Compte tenu de la présence de Jean-Philippe,
il a été question de
Ruby.
Il existe maintenant une nouvelle implémentation,
JRuby.
Il n'y a pas besoin d'être un grand druide pour
comprendre qu'il s'agit d'un interprêteur Ruby écrit en Java.
Mais quel est l'intérêt par rapport à l'implémentation
standard (ou par rapport à l'implémentation
en Parrot) ?
Tout d'abord, c'est buzzword-compatible.
Plus précisément et moins cyniquement,
si vous êtes obligés de travailler sur un projet en
Java,
vous avez quand même un bon langage à votre
disposition. Et qui plus est, ce langage est
en mesure de s'interfacer avec les différentes
bibliothèques Java disponibles sur le site
où vous travaillez.
Nicolas évoque l'occasion où il avait dépanné
Jean-Philippe en lui suggérant d'installer
tmpfs
pour éviter de malmener la mémoire flash
d'un appareil. Nicolas pensait que Jean-Philippe
en aurait pour deux jours à lire et comprendre la
doc. Or, le lendemain matin, Jean-Philippe
annonçait à Nicolas qu'il avait réussi à
installer tmpfs sur sa machine.
Nicolas en avait été sidéré.
Jérôme évoque un autre système de fichiers prévu
pour les machines qui fonctionnent sur mémoire flash,
JFFS.
Ce système de fichiers fait que lorsqu'un fichier
est réécrit, la nouvelle version se trouve
à un emplacement différent de l'ancienne.
Le but n'est pas de conserver l'historique,
mais d'éviter que ce soit toujours le même
bloc de bits qui soit écrit et réécrit.
Cela dit, comme son nom l'indique,
JFFS comporte une journalisation.
Si la journalisation des fichiers existe sous Linux avec
Reiserfs
et ext3,
la gestion des versions n'existe pas
au sein du système de fichiers, cela nécessite
l'installation d'un logiciel supplémentaire,
CVS,
Subversion
ou autre. En revanche, comme le fait remarquer Jérôme,
la gestion de versions était intégrée au système
de fichiers de
VMS.
Pour avoir travaillé quelques heures sur une machine VMS,
je confirme les dires de Jérôme. Pour accéder à telle
ou telle version d'un fichier, il suffisait de
faire suivre le nom de ce fichier d'un « ; »
et du numéro de version.
Jérôme nous énumère les sept services qu'un utilisateur,
ou plutôt une entreprise, peut recevoir de
Red Hat
en souscrivant un abonnement. Je ne les ai pas
retenus, mais vous pouvez vous référer à la doc
commerciale de Red Hat. Le seul qui m'a marqué,
c'est que Red Hat propose une garantie contre les
brevets logiciels. Si un logiciel présent dans une
distribution Red Hat entre en conflit avec un brevet
logiciel, Red Hat s'engage à le remplacer par un
logiciel équivalent dans un délai relativemet bref.
Laurent étant présent à la réunion, Nicolas
évoque la gaffe de Laurent, relatée dans l'article sur
cfengine,
paru dans un numéro récent de
GLMF.
Lorsqu'un fichier de configuration contient
une valeur obtenue en lançant une commande Unix,
Laurent croyait que cfengine lançait un interpréteur
shell, alors qu'en fait, cfengine crée un simple
processus fils. Du coup, il n'y a pas d'interprétation
des caractères spéciaux, notamment le pipe.
Tout est passé tel quel en tant que paramètre de la commande.
C'est ainsi que Laurent, voulant exécuter la commande
hostname dans un pipeline,
il a simplement rebaptisé tout un parc de machines
avec le petit nom de « | ». Et du coup,
certaines de ces machines étant des serveurs de base
de données, les applications ont cessé de fonctionner.
Heureusement, ssh continuait à fonctionner
sans problème et c'est ainsi qu'il a été possible
de rétablir une situation saine en à peine plus
d'une heure.
Olivier nous a montré son dernier gadget :
un Nokia.
Ce n'est pas le modèle 770 de Laurent,
mais le modèle suivant. Laurent
n'est pas jaloux.
Nicolas évoque la réflexion
d'un geek sur les
vacances à la plage.
Quelle plaie !
Avec les grains de sable qui s'infiltrent dans le clavier,
avec le soleil qui empêche de lire l'écran...
Jérôme a la solution à ce dernier problème.
À son bureau, il a un
OLPC.
C'est un portable avec un écran plat. Mais
cet écran fonctionne selon deux modes.
Il y a le mode rétro-éclairé habituel,
pour travailler à l'ombre où en intérieur.
Et il y a le mode en réflexion, où c'est une source
de lumière extérieure qui permet l'affichage.
Dans ce cas, c'est forcément un affichage monochrome.
Mais au moins, plus il y a de soleil, meilleur
est l'affichage.
Toujours est-il que l'arrivée de l'OLPC sur
le marché va sûrement tirer le prix des autres
portables vers le bas, pense Jérôme.
Sur le portable qu'il avait lors de la réunion,
Jérôme n'a ni souris ni touchpad.
Le pointage se fait avec un bittoniau coincé entre
trois touches au milieu du clavier (Y, G et H,
peut-être ?). Il trouve cela supérieur au
touchpad. Nicolas et moi préférons
le touchpad. [ J'ai déjà essayé le système du bittoniau.
En moins d'une heure, j'avais des crampes dans les
poignets. Alors, non merci ! ]
Profitant du peu de courant que pouvait encore
fournir la batterie de son portable, Jérôme
est allé visiter quelques sites web, dont
celui de
Dell.
Et là, j'y ai remarqué un produit à la pointe
du progrès, le Dell 6800. C'est curieux, pour moi, le
6800,
cela m'évoque plutôt
les anciens temps
que les dernières nouveautés à la
pointe du progrès !
Dans le même registre, nous avons appris que
Jean-Philippe possédait de nombreuses
machines des anciens temps.
Du coup, nous lui proposons d'offrir
ses services pour réaliser des
smoke tests
sur des architectures exotiques comme
l'Oric Atmos
ou le ZX81.
Bon, dans ce dernier cas, avec 1 Ko de mémoire vive, c'est peut-être
un peu limité. Mais heureusement, une extension permet de passer à 16 Ko.
Nous sommes sauvés !
Avec le haut débit, il est possible de charger des films et des feuilletons
à un rythme soutenu, mais avec notre activité professionnelle,
nous n'avons pas le temps de regarder tout ce que nous
téléchargeons. La solution ? Regarder
des épisodes condensés à 6 minutes
voire moins. Ou bien faire varier la vitesse pour les
voir en accéléré.
Jérôme nous apprend que cette
technique est utilisée pour les livres audio des aveugles.
Avec un traitement du signal adéquat,
il est possible de faire passer un enregistrement
sonore à vitesse double, sans pour autant faire
monter les notes d'une octave. On a juste l'impression
que le lecteur parle très vite sans hausser le ton. Mais malgré le rythme
soutenu de la voix, un aveugle arrive très bien à
suivre le discours.
Et on nous révèle que cette technique est également
utilisée par les radios, pour réduire le temps
d'antenne d'une chanson et augmenter ainsi le temps
disponible pour passer des publicités.
[ Je n'ose envisager ce que donnerait
le Tango Corse
dans ces conditions... Ou bien, à l'autre bout
du spectre,
Je n'suis pas bien portant
de Gaston Ouvrard...
]
Nicolas nous raconte ses dernières vacances au Laos.
Et notamment, le fait qu'il a décidé sur place de
prolonger d'une semaine pour visiter également
le Cambodge. Bien entendu, il a téléphoné à son
chef pour avoir l'autorisation d'allonger son
absence. Mais il avait déjà acheté son nouveau
billet d'avion au moment où il a téléphoné.
Cela me rapelle une ancienne collègue, qui à l'époque
était fiancée à un Grec. Le fiancé en question
était reparti en Grèce pour effectuer son
service militaire. Ma collègue avait posé
une semaine de congés pour aller le retrouver
là-bas. Manque de chance, à la fin de la semaine,
elle a raté son avion ! Et le vol Athènes-Paris
suivant était une semaine plus tard !
Ou alors, une anecdote racontée par Jérôme,
concernait deux étudiants qui étaient allés
faire du ski à la montagne. Et qui ont été
bloqués par une avalanche ou une tempête
de neige. Leur professeur est resté incrédule.
Ou alors, mais ce coup-ci l'excuse était justifiée
[ ah bon ? Parce que précédemment ce n'était
pas justifié ? ] quelqu'un qui s'était rendu
à la Réunion il y a trois ans et qui a été bloqué
par l'un des pires cyclones qui se sont abattus
sur l'île.
Nicolas raconte avoir participé à une « teuf »
le week-end précédent. De là, il enchaîne en décrivant
le monde des « teufeurs », notamment
certains qui n'hésitent pas à partir le vendredi
pour se rendre à une « teuf » en Allemagne,
puis qui rentrent en faisant escale à Reims parce qu'une
autre « teuf » se déroule à cet endroit.
Ces individus n'ont pas beaucoup dormi, pendant
un tel week-end.
Il a été question du film
Super Size Me.
Le film présente entre autres un bon
moyen de dégoûter les enfants de manger
chez MacDonald's. La solution
est inspirée de Pavlov : chaque fois
que vous passez devant un MacDonald's avec
votre gamin, envoyez-lui une claque.
Très rapidement, il cessera d'associer
les Happy Meals (tm)
à l'enseigne au « M » jaune.
En raison de sa forme qui n'était pas brillante
ce soir-là, David L n'est resté que quelques minutes
parmi nous. Il a eu le temps de faire un commentaire
sur la Taverne République. Comme il a
l'occasion de passer devant de temps en temps,
il a pu constater que l'affluence s'est beaucoup
réduite par rapport à l'époque de Youssef.
Il a été question des trajets en autoroute vers l'ouest de
la France, avec notamment la traversée en centre-ville
d'Angers, je crois. À propos
d'Angers,
nous avons parlé du château qui s'y trouve. En revanche,
pas question d'y trouver la Loire, c'est la
Maine
qui arrose Angers.
Compte tenu des nombreuses bières qu'il a ingurgitées,
Nicolas a effectués de nombreuses visites aux WC du
café. Je cite à ce sujet un romancier qui a fait remarquer
la couleur habituelle de la bière et le fait
que ce liquide ne séjournait pas très longtemps à l'intérieur
de notre corps. La conclusion de ce romancier était que :
La bière, ça se loue.
La citation complète est la suivante, ce qui donnera à
certains l'identité du romancier :
On raconte qu'à Ankh-Morpork, tout s'achète et tout se
vend, sauf la bière et les femmes qui sont simplement
en location.
Pour vous aider un peu, je vous précise le titre du livre
en V.O. : Sourcery.
Du coup, Jérôme et moi avons parlé de bistrots et
de WC. Il a vu en Allemagne, à Munich je crois,
des toilettes optimisées pour les heures d'affluence.
La porte d'entrée est à une extrémité et la porte de
sortie est à l'autre bout. D'autre part, il n'y a pas
d'urinoirs individuels, mais deux réceptacles carrelés
qui font toute la longueur de la pièce, un sur chaque mur.
J'ai vu un bistrot dans le nord de la France, avec
un urinoir à l'extérieur, juste à côté de la porte,
pour que les clients pressés ne fassent pas de dégâts
des eaux sur le mur. Finalement, Jérôme évoque
des toilettes superbement décorées, situées dans un
établissement d'une île de l'ouest de la France
(Noirmoutier ? Oléron ? Ré ? je ne
me souviens plus). Au lieu d'un mur couvert de carreaux
de faïence, vous vous retrouvez face à la paroi d'un
aquarium. Et vous pouvez admirer les évolutions des poissons
tout en répondant à l'appel de la nature.