Rafael, pour sa première apparition à Paris en dehors de YAPC,
Emmanuel,
Sniper,
D@vid (la cravate),
moi,
Eric (glb),
Nicolas (Chuche),
Philippe (brix),
Anne,
Dam's,
Arnaud,
Pascal,
et Guillaume,
La Taverne vient
d'être rénovée. Nous avons donc eu du mal à la retrouver. Bien qu'elle
soit au même endroit de la place de la République, son aspect
extérieur a considérablement changé. C'est pourquoi il a été question
lors de la réunion de tourner un clip vidéo qui montrerait la Taverne
dans son environnement, de manière à mieux faire comprendre comment la
retrouver. À l'intérieur, le rez-de-chaussée a lui aussi bien changé,
ainsi que l'escalier. En revanche, le sous-sol n'a subi aucune
modification, ou du moins aucune qui saute aux yeux.
Nous avons mangé un blue-cheese-burger bleu et un
saignant-cheese-burger bleu, une escalope milanaise, un pavé
d'autruche, une salade végétarienne, une autre salade (quelle
composition ?). Nous avons bu des bières diverses, un Orangina et
une margarita. La serveuse (une nouvelle dont c'était la première
journée de travail ici et elle tombe sur nous, la pauvre) nous a
allumé des bougies. C'était la réunion anniversaire des cinq ans du
groupe, mais je crois bien qu'il y avait plus de cinq bougies.
Nicolas a lu l'article de D@vid sur
MIME.
Il a bien aimé, sauf juste à la
fin du programme. Là il a vu que D@vid archivait ses fichiers ainsi :
system("mv",$ancien,$nouveau);
et D@vid ne teste même pas le code retour du
system.
La meilleure méthode est :
useFile::Copy;move($ancien,$nouveau)ordie"problème à l'archivage de $ancien en $nouveau : $!";
D@vid tente d'expliquer qu'il avait déjà introduit de nombreux
concepts dans l'article, y compris quelques-uns qui ne sont
pas directement en relation avec MIME comme les here-documents
(documents en ligne). Nicolas rétorque qu'il aurait été préférable
de bien écrire l'instruction archivant le fichier, quitte à ne pas
donner d'explications. En effet, certains programmeurs s'inspirent
des programmes parus dans une revue et reprennent des portions de code
pour écrire les leurs. Autant s'arranger pour qu'ils recopient du code bien
fait, même s'ils ne peuvent pas encore en juger.
Sniper se rappelle un collègue qui, comme Nicolas, abhorrait les
system superflus. Un jour, Sniper a jeté un coup d'oeil
dans un script écrit par ce collègue et il y a vu :
cp$ancien,$nouveau;rm$ancien;
et ainsi de suite. En remontant jusqu'au début du script, Sniper
a eu l'explication :
useShell;
Nous avons parlé des programmeurs qui codent leurs programmes
Perl comme ils codaient leurs scripts shell, avec des instructions
du genre :
my$texte = `cat $fichier`;# PAS BEAU !
Rafael évoque également ceux qui programment en Perl comme ils
programmaient en C et qui codent :
Pourquoi Nicolas a-t-il attendu la sortie de
Linux-Magazine
et n'a-t-il pas corrigé au cours de la relecture ?
Simplement parce qu'il n'a pas accès au répertoire des articles.
Il en a fait la demande il y a un certain temps et il n'a
pas eu de réponse. En fait, il s'en accommode bien.
D'autres font remarquer qu'on peut comprendre une telle attitude.
Selon la page d'introduction, le trafic de la liste Paris.PM
est relativement faible, dans les 220 messages
par mois. Mais si l'on ajoute les messages qui viennent de
CVS-articles (compte-rendu de cvs commit et
messages de réponses, de questions ou de commentaires divers),
le trafic dépasse de beaucoup cette valeur. On arrive parfois à
une cinquantaine de messages en un seul jour !
Nous avons parlé du rôle de l'esperluette en Perl 5. Certains ne
savaient pas que l'on pouvait invoquer une fonction ainsi :
$resultat = &ma_fonction;
et, franchement, cela ne leur a pas manqué. Cette syntaxe
fait que la fonction appelée reçoit automatiquement et
implicitement le tableau
@_
des paramètres d'appel
de la fonction supérieure. Pour illustrer cela,
voici un programme d'exemple.
## Test des appels de fonction avec ou sans esperluette#essai('a','b','c');sub routine{if(@_){print"@_\n"}else{print"Pas de paramètres\n"}}sub essai{print"Appel sans esperluette avec paramètres ";routine(1,2,3);print"Appel avec esperluette avec paramètres ";&routine(1,2,3);print"Appel sans esperluette avec liste vide ";routine();print"Appel avec esperluette avec liste vide ";&routine();print"Appel sans esperluette et sans liste ";routine;print"Appel avec esperluette et sans liste ";&routine;}
et voici son résultat, sans -w ni use strict
Appel sans esperluette avec paramètres 1 2 3
Appel avec esperluette avec paramètres 1 2 3
Appel sans esperluette avec liste vide Pas de paramètres
Appel avec esperluette avec liste vide Pas de paramètres
Appel sans esperluette et sans liste Pas de paramètres
Appel avec esperluette et sans liste a b c
Essayez ce script en déplaçant la définition de routine
après celle de essai et en utilisant les diverses combinaisons
des quatre lignes suivantes au début du script :
Eric a presque réussi à imposer Perl dans la boîte où il est
prestataire. Depuis la nuit des temps, chaque mois, une personne du
service du personnel soumet une requête qui lance un programme pour
constituer un fichier bancaire pour les salaires du personnel, envoyer
à la banque et expédier un message électronique de confirmation à la
personne qui a soumis la requête. Ce programme, tout au moins la
partie qui met en forme le message électronique, est écrite en
ksh. Le message contient un résumé du traitement avec, entre
autres, le montant total des virements. Suite à une montée de version de
HP-UX
et de sendmail,
le script ksh s'est mis à envoyer des messages avec un
contenu vide. Eric a alors suggéré de réécrire ce programme en Perl. Dommage,
sa mission se termine dans peu de temps. Le comptable a-t-il essayé
de soumettre une deuxième fois la requête après avoir eu un message vide ?
Et une troisième fois peut-être ? Eric précise que le cas avait
été prévu et que le fichier des virements de salaire a été envoyé
en un seul exemplaire. Dommage...
J'ai entendu Sniper dire à Rafael qu'il avait eu un
plantage sv_break alors qu'il faisait une manip
pas franchement dangereuse sur @ARGV.
On me demande des explications sur le tri présenté
dans l'article que j'ai écrit en complément à celui de Jérôme.
Cet algorithme est utilisable lorsque le nombre de clés possibles
est très faible. Il consiste à créer une structure FIFO
(fichier temporaire, par exemple)
pour chaque valeur possible. Puis on lit le fichier en entrée
et on distribue chaque enregistrement dans le fichier temporaire
correspondant à la clé. Lorsque c'est fini, on concatène les
fichiers temporaires dans l'ordre des clés associées.
Voici un exemple triant un fichier log selon les gravités
décroissantes. Avec 5 valeurs possibles pour la gravité,
on est tout-à-fait dans le champ d'application du tri
par distribution.
## Tri par distribution#useIO::File;my@niveau = qw/F E W I D/;# Fatal, erreur, warning, info, débugsub critere{substr$_[0],0,1}my%fic;# Ouverture des fichiers temporairesforeach(@niveau){$fic{$_} = IO::File->new_tmpfile()ordie"Pb pour $_ : $!"}# Distributionwhile(<DATA>){my$fh = $fic{critere$_};print$fh$_}# Fusionforeach(@niveau){my$fh = $fic{$_};seek$fh,0,0ordie"seek : $!";printwhile<$fh>;}__DATA__I coucouE ouille !F bang !I salutW euhF boum !!!E aie !I bonjourE ouch !F crac !E eek !F blam !W mais...
L'un des avantages de ce tri est que le temps d'exécution
est proportionnel au nombre d'enregistrements à trier, même si
vous en avez des millions à trier.
C'est asymptotiquement meilleur que le O(n.log(n)) des tris par comparaison.
Un autre avantage est que le tri est stable. Dans le cas
de l'exemple ci-dessus, cela signifie qu'avant même de lancer
le tri, vous pouvez être certain que « ouille » apparaîtra
avant « aïe » qui apparaîtra lui-même avant « ouch ».
Avec la fonction qsort() de C ou l'instruction sort
de Perl, vous n'avez pas cette garantie (à moins de prendre des précautions
particulières).
Dans le numéro 59 de Linux-Magazine,
le sommaire comporte une photo prise à l'occasion de
Linux-Expo.
Sur cette photo, j'ai parfaitement reconnu D@vid dont
le visage est caché et dont on ne
voit qu'une oreille et les cheveux, mais je n'ai pas
reconnu Santini, dont le profil était visible sans aucune
gêne (en fait, c'est Santini qui bloque le visage de D@vid
sur la photo).
La nouvelle serveuse a essayé de nous convaincre de nous mettre
au karaoké. Suite à cela, la discussion a porté sur l'existence
ou non de chansons dédiées à Perl. Je rappelle qu'il y a déjà eu
une réunion où le sujet a été abordé.
Je rappelle également qu'il
y a eu un article sur use.perl
où un professeur d'informatique annonçait qu'un de ses étudiants
avait créé
une chanson sur Perl,
inspirée de
Let It Be.
J'avais répondu en lui communiquant l'adresse d'une
page web
où l'on trouve quelques chansons des Beatles adaptés pour Unix et C
et le professeur avait eu des doutes sur son élève.
[ À noter qu'il existe des chansons
pour GNU
et pour OpenBSD,
le sujet a lui aussi
déjà été abordé en réunion. ]
Dam's ayant parlé d'un canal IRC qu'il fréquentait, nous lui avons
demandé comment ce canal s'appelait et comment on pouvait y accéder.
Il a répondu : « Je ne sais pas, il faut que je demande
à ma conf. » (c'est-à-dire à mon fichier de configuration).
Sniper a évoqué un test comparatif de
Tomcat.
Une personne, experte
Unix et Apache, devait installer
Tomcat sur un serveur Apache,
tandis que l'autre, experte Windows et
IIS,
devait l'installer
sur un serveur IIS.
Au bout de deux heures, l'expert Apache a terminé son installation
et est allé prendre un café. Puis il a rendu visite à l'expert Windows
pour voir comment cela avançait. Éh bien, cela n'avait quasiment pas
avancé. Ultérieurement, l'expert Windows a manifesté son intention
de se mettre à Unix, Linux et Apache. Nicolas n'a pas été impressionné.
En fait, il a même trouvé que deux heures pour installer Tomcat, cela
faisait beaucoup. Peut-être le gars avait-il oublié d'enlever ses moufles
pour taper sur son clavier. Ou bien on lui avait lié les mains dans le dos
et il en était réduit à taper avec son nez... Sniper précise alors
que le test comportait l'installation de la machine, du serveur HTTP et
de Tomcat.
Toujours Tomcat : il paraît que certains utilisent Tomcat pour
faire du
CGI
(ou comment écraser une mouche avec un marteau-pilon).
Comment ennuyer un admin UNIX gérant un DNS ? Simple, installez un
client Windows, indiquez lui le DNS géré par l'admin en question et attendre.
Deux cas peuvent se présenter, l'admin n'en est pas un et vous ne voyez rien
venir ou alors, comme moi, vous voyez un message quasi instantané de la part de
echo : "C'est quoi ça : Write acces denied on domain mongueurs.net from
sniper.mongueurs.net" (ou un truc dans le genre). En effet, il faut savoir
que sous Windows, il y a un équivalent des DNS, pour le protocole NetBios,
nommé WINS. Qui gère presque tout en automatique, les machines passant
leur journée à se parler entre elles pour alléger l'admin de la tâche
ingrate de remplir un fichier de conf. Cette idée a été portée sur le DNS
de MicroSoft et par défaut les postes de travail vont d'eux même se déclarer
dans le serveur DNS car dans la configuration TCP/IP l'option « Enregistrer
automatiquement cette connexion dans le DNS » est cochée par défaut.
Un constructeur informatique dont je n'ai pas retenu le nom
propose l'envoi de documentation par courrier électronique.
Rédigez un message avec le nom du fichier dont vous avez besoin,
envoyez-le à l'adresse indiquée et quelques heures après, vous
recevez une réponse avec le fichier en pièce jointe. Celui qui
nous raconte cela a essayé de demander le fichier
../../../etc/passwd et l'a effectivement reçu.
Il a été question de lutte anti-spam avec un nouveau mécanisme :
la grey list. Lorsqu'un serveur de messagerie reçoit
une demande de connexion d'un serveur suspect, il lui renvoit
un compte-rendu d'erreur en prétendant être surchargé de boulot et
en lui demandant d'attendre deux heures et de réessayer. Si le serveur
d'en face est honnête, il conservera la requête sous le coude et il
tentera de nouveau une connexion deux heures plus tard. Si le serveur
d'en face est un spammeur, il laissera tomber et cherchera un autre
serveur victime qui ne fera pas attention. Quoique, si ça se trouve,
il y a des spammeurs qui tiennent compte de la demande pour un
délai de deux heures et qui reviennent à la charge au bout desdites
deux heures.
Impressionné par le fonctionnement du
groupe « Articles »,
Sniper a voulu installer pour une assocication une gestion de versions via
CVS
avec notification automatique des mises à jour. Il s'est vite
aperçu que cela n'était pas aussi simple que cela et que cela ne
pouvait pas s'improviser. En effet, très rapidement il a constaté
que sa messagerie était engorgée par des notifications, une par répertoire
modifié et pas une par commit. A un moment, un membre du groupe de travail
l'a averti par téléphone qu'il avait fait une fausse manip et que
les fins de ligne en CR-LF étaient devenues des LF ou inversement.
Après avoir reçu 800 notifications par email Sniper a jeté un coup d'oeil
sur la configuration du serveur CVS
installé par Eric pour les Mongueurs et il l'a recopiée sur le serveur
de l'association.
Nicolas nous raconte que dans l'administration où il travaille,
la politique il y a quelques années était de faire appel à la sous-traitance
pour installer des nouvelles machines. Du coup, il n'y avait aucune
compétence interne pour effectuer des installations... ou des réinstallations
après plantage. Si un accident se produisait, le responsable téléphonait
au sous-traitant qui avait effectué l'installation initiale.
Celui-ci répondait alors :
« Mais bien sûûûûr ! Nous vous
envoyons immédiatement notre meilleur expert dans ce domaine ! ».
Et ils envoyaient, comme convenu, le meilleur expert, avec la
facture correspondante.
Depuis, il semble que l'administration trouve plus rentable
d'avoir des compétences internes dans ce domaine.
C'est toujours Nicolas et toujours à propos de son administration.
La tendance serait d'installer maintenant des logiciels libres.
Du coup, Microsoft commence à s'inquiéter et à démarcher auprès
de Nicolas. Il faut dire que cela vaut le coup, cela pourrait
concerner 1 500 sites.
On peut noter à cette réunion la présence de partisans de
distributions diverses, y compris des distributions marginales
comme Gentoo
ou des distributions qui ont connu des jours meilleurs
mais qui sont tombées en disgrâce comme
Slackware.
Il s'en
est suivi plusieurs échanges où chacun s'est appliqué à dénigrer la distribution
favorite de son interlocuteur.
Les deux reproches principaux faits à Slackware, c'est l'absence de
gestion des dépendances entre packages et l'impossibilité de mettre à
niveau son installation via Internet. Arnaud, le partisan de Slackware,
nous répond qu'il est en train de développer un utilitaire
slack-get
pour répondre à ce besoin.
Quant aux dépendances entre packages, il faut s'assurer
qu'elles sont gérées correctement. Quelqu'un cite une distribution connue,
je ne sais plus si c'est
Debian
ou Mandrake,
pour laquelle l'installation
de X-Window nécessite l'installation de 47 packages
différents et que, comme les dépendances ne sont pas toutes spécifiées,
il faut lancer l'installation de plusieurs packages
avant de pouvoir utiliser X-Window. Avec Slackware, la granularité
des packages est beaucoup moins fine, ce qui fait
qu'un certain nombre de dépendances sont automatiquement assurées par
le fait que les logiciels sont chargés ensemble dans la même
archive.
L'un des outils utilisés par Mandrake s'appelle
urpmi.
Et c'est Rafael qui le maintient depuis quelques jours.
Une autre personne a évoqué des problèmes pour mettre à jour
une machine qui avait subi une installation minimale.
Je ne me souviens pas de quelle distribution il s'agissait,
mais il me semble que c'était un Unix payant et propriétaire.
L'installation minimale ne comportait pas les manpages
ni aucune autre sorte de documentation. Notamment, aucune documentation
n'indiquait comment fonctionnait le logiciel permettant de mettre
à jour l'installation. Du coup, il a été plus simple et plus rapide
de reprendre à zéro et de réinstaller le système en sélectionnant cette
fois-ci quelques logiciels optionnels, dont les manpages.
Encore un problème d'installation pour une distribution dont
j'ai oublié le nom (quoique, je pense que c'est l'un des *BSD).
À un moment, le programme d'installation demande si l'on veut
installer tous les logiciels sélectionnés ou si l'on veut
quitter l'installation. Le logiciel demande donc « Q »
pour quit ou bien « A » pour all.
Et on est tout surpris quand on répond sur un clavier AZERTY
alors que le système est encore configuré en QWERTY. On pourrait
penser qu'en répondant « Z » ou « W »,
on pourrait déterminer indirectement la configuration du clavier.
Éh bien non, le programme d'installation répond que la valeur
est erronée, sans donner cette valeur.
On pourrait penser que les banques font attention lorsqu'elles
se transmettent des fichiers d'interface. Détrompez-vous.
Un participant à la réunion raconte qu'un jour, le service
informatique d'une banque a reçu un fichier d'interface.
En examinant le contenu, un informaticien a constaté que
tous les « é » apparaissaient sous la forme d'une virgule
(si je me souviens bien, cela signifie une confusion entre l'encodage
ISO-8859-1 et l'encodage CP-437). Quelle fut la réaction de l'informaticien ?
s/,/é/g
Problème ? Il y a un problème ?
Quelques anecdotes sur la sécurité. Dans une société, les informaticiens
sont sensibilisés aux problèmes de sécurité. Ils prennent bien
soin de verrouiller les tiroirs de leur bureau (meuble) ou bien la
porte de leur bureau (pièce) chaque fois qu'ils
s'absentent. En revanche, il est très facile de s'introduire
sur leur site web et de modifier tout et n'importe quoi.
Ailleurs, il est question de mots de passe de root qui ne
font que 4 caractères, ou bien de mots de passe qui ne résistent
pas à une attaque de type dictionnaire.
Sniper évoque les droits d'accès sous Windows. Un collègue administrateur
a reçu un appel d'un utilisateur qui n'arrivait pas à accéder à
tel ou tel répertoire réseau. L'appel est arrivé 10 minutes avant
le départ en week-end. L'administrateur a donc purement et simplement
fait l'équivalent Windows d'un chmod 777. Puis il est
parti en week-end. Et à son retour de week-end, il n'a pas cherché
à rétablir une situation plus saine, plus résistante aux fausses manipulations
(sans parler des intrusions délibérées).
Arnaud nous a dit qu'il a retiré de sa machine tout ce qui consommait
beaucoup de ressources machine, comme
Emacs.
Mais à un autre moment, il nous a dit qu'il avait
Unreal Tournament 2004
et que ce logiciel utilise 160 méga-octets de mémoire vive
(60 % de la RAM de la carte vidéo et le reste de la RAM du système)
rien que pour charger les textures du jeu !
Nicolas va bientôt partir en vacances et il n'a pas l'intention
d'emporter des affaires trop fragiles. Il laissera donc son
Palm chez lui. L'inconvénient, c'est qu'il n'aura alors plus
sa liste de numéros de téléphone, dans le cas où il voudrait
appeler quelqu'un pendant ses vacances. C'est l'inconvénient
de disposer d'un outil trop pratique, on ne peut plus s'en
passer.
Actuellement hébergé chez une cousine, Rafael est en train de
chercher un logement à Paris. Nous évoquons les difficultés
liées à cette quête, notamment la constitution d'un dossier
complet. Emmanuel évoque le cas de ses grands-parents. En peu
de temps, ses grands-parents paternels et ses grands-parents maternels
viennent de déménager. Dans les deux cas ils ont eu des problèmes,
car il fallait fournir des bulletins de salaire !
J'ai demandé s'il leur fallait également une caution des parents,
mais il semble qu'ils en ont été dispensés.
Rafael a mangé une salade végétarienne, non pas pour des raisons
philosophiques, mais parce que les ingrédients lui convenaient.
Néanmoins, constatant que la salade comportait un oeuf dur, il
demande si les végétariens acceptent de manger des oeufs.
Quelqu'un lui répond qu'il y a plusieurs degrés. Il y a les
végétaliens qui refusent toute exploitation des animaux par l'homme
et qui refusent donc d'ingérer des produits dérivés de l'élevage,
comme le lait, le miel ou les oeufs. Il y a les végétariens qui refusent
de manger tout ce qui marche ou qui court. Au fait, vous ne vous en êtes peut-être
pas rendus compte, mais une huître est un animal coureur. C'est pour
cela que les végétariens n'en mangent pas. Et il y a une dernière
catégorie, qu'on appelle aussi végétariens, qui refusent de manger
certaines viandes mais acceptent d'en manger d'autres, comme du
poulet.
Parmi les produits que les végétaliens refusent d'absorber, il
y a la gélatine, puisque ce produit est obtenu à partir de la
viande. Impossible donc de manger ces confiseries en forme
d'ourson, puisqu'elles sont constituées de gélatine.
Ou alors, on mange « sainement » un ourson sans
sucre à la gélatine d'algues...
Nicolas va passer quelques jours de congés en Kirghizie à faire
du cheval. Pour se prémunir contre la pluie, il a acheté
un chapeau à larges bords. En effet, si on se contente d'une
bombe d'équitation normale, il est difficile d'empêcher l'eau de s'infiltrer dans le
col. Tandis qu'avec le chapeau, l'eau de pluie tombe sur les
épaules, lesquelles sont couvertes par un long manteau
comme on en voit dans les westerns. Le jour où il
a acheté son couvre-chef, il est rentré chez lui en métro,
coiffé de son chapeau. Cela a dû impressionner les
voyageurs qui se trouvaient dans le même wagon. Mais personne
n'a sorti son
harmonica
pour jouer du
Ennio Morricone.
Nicolas évoque également une autre randonnée équestre, mais
dans le passé celle-là. Tous les soirs, ses
compagnons et lui sortaient les calembours les plus horribles
sur les chevaux (en partie tirés de la chanson
Saucisson
de Cheval
de Bobby Lapointe).
Ils ont réussi à faire craquer le moniteur qui les a laissé
tomber, excédé qu'il était avec tous les calembours.
Arnaud raconte comment lui aussi a fait craquer un moniteur.
Son frère et lui apprenaient à faire du snowboard,
alors qu'ils n'ont jamais fait de ski jusqu'à présent.
Le moniteur tentait de leur dire de prendre la descente en faisant
trois virages, mais Arnaud et son frère descendaient tout droit,
c'est plus rigolo. Quand il en a eu assez, le moniteur leur
a dit d'aller se tuer tout seuls, il ne voulait pas être là
quand cela se produira.
À la Courneuve, il existe une caserne de pompiers, un commissariat
de police situé juste en face et un collège à proximité, collège où
Sniper a passé une partie de sa scolarité. Sniper nous raconte
que les policiers et les pompiers faisaient du footing à 6h30
chaque matin. Comme ils sortaient de leurs bâtiments respectifs
au même moment, il y avait une certaine émulation entre les deux.
Arnaud les voyait très bien de la fenêtre de sa salle de classe.
Précisons que Sniper avait des horaires normaux pour un collégien.
C'est-à-dire que les cours commençaient à 8h30.
Arnaud a beau être sportif, il n'a pas réussi ce matin à courir
assez vite pour attraper le bus qui conduisait à la manif
contre les brevets logiciels à Bruxelles. Et pourtant,
il avait mis son réveil à une heure très matinale.
Guillaume, au contraire, a pu se rendre à Bruxelles. C'est
d'ailleurs pour cela qu'il est arrivé très tard à la réunion.
Il nous raconte comment cela s'est passé, avec lâcher de ballons
et tout et tout.
Dans l'esprit du grand public, les brevets logiciels servent à
contrer le monopole américain et à favoriser ainsi l'essor des petites
entreprises européennes comme
Nokia.
C'est une image complètement
distordue de la réalité. En fait, Nokia est une grosse boîte,
qui n'a rien à envier aux entreprises américaines du même secteur.
Les brevets logiciels bénéficieront bien à Nokia, mais pour étouffer
les petites entreprises qui pourraient faire un peu d'ombre à Nokia,
qu'elles soient américaines, européennes ou autres.
Certains ont évoqué le souvenir des rangers, les chaussures que nous
avons portées à l'armée. Les soldats qui ont de la chance tombent
sur une paire de rangers déjà portée, donc des chaussures dont
le cuir est déjà assoupli. Du coup, si quelqu'un a une pointure
qui sort de l'ordinaire, il a peu de chances de tomber sur une paire
déjà assouplie. Nous évoquons le cas d'un soldat dont la pointure
dépassait le 50. Son régiment n'avait
pas de rangers de cette pointure en stock, donc le magasin
d'intendance a commandé une paire au service central. Au bout de
quelques semaines, ne voyant rien venir, le magasinier téléphone
au service central pour demander où en était cette paire de chaussures.
Son interlocuteur lui a répondu : « Ah ! Parce que ce
n'était pas une blague ? »
La position relative de l'euro et du dollar fait qu'il est très
intéressant en ce moment de commander des T-shirts chez
Think Geek.
Et nous avons évoqué certains T-shirts au goût douteux,
comme celui-ci, dont la taille correspond à celle d'un
bébé et qui porte la mention « je suis le résultat
d'un accident ».
Eric
continue à lire les annales du Monde-Disque. Il en est
au roman homonyme,
Faust Eric.
Quelle satisfaction pour son ego !
[ Remarque : si vous êtes en texte simple, sans balise
<strike>, par exemple dans un groupe de nouvelles comme
alt.fan.pratchett,
la façon conventionnelle d'exprimer ce titre
est :Faust^WEricou bienFaust^H^H^H^H^HEric.
]
Nicolas évoque un collègue qui a voulu raconter une histoire drôle
mais qui n'a pas fait rire grand monde.
Il y a 10 sortes de gens : ceux qui savent compter en
binaire et ceux qui ne savent pas.
Lors de la réunion, l'histoire n'a pas fait rire non plus.
Mais ce n'est pas le but que Nicolas recherchait.
Sniper a tenté de nous raconter une histoire drôle.
La voici :
Un indien entre dans un bar.
C'est tout. Nous n'en avons pas su plus. À chaque fois que Sniper
a tenté de nous la raconter, quelqu'un lui a coupé la parole à ce moment-là.
Mais ce n'est pas grave, l'histoire nous a quand même fait
beaucoup rire.